Pablo Helman

- Date de Naissance : 5/07/1959
- Lieu de Naissance : Buenos Aires
- Activités : Concepteur SFX
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Simple technicien sur Broken Arrow, Independence Day et Men in Black, Pablo Helman a rapidement gravi les échelons de l’industrie des effets spéciaux. Superviseur du compositing digital sur Le Monde perdu – Jurassic Park, il entame également très tôt une collaboration suivie avec Steven Spielberg, qui l’amènera à travailler en tant que superviseur associé, puis superviseur tout court, sur Il faut sauver le soldat Ryan, La Guerre des Mondes et Munich. Parallèlement, Helman gère des projets aussi exigeants que Master and Commander, Terminator 3, La Vengeance dans la peau, Les Chroniques de Riddick et bien sûr Star Wars Episode III : La Revanche des Sith, qui l’imposent comme l’un des grands héritiers de Richard Edlund et Dennis Murren. Un statut qui passe forcément par l’autre grande franchise créée par George Lucas, Indiana Jones, dont Helman nous expliques les enjeux technologiques près de trente ans après la sortie des Aventuriers de l’Arche perdue…
Comment avez-vous obtenu les rênes du Royaume du Crâne de cristal? Tous les fans attendaient Dennis Murren sur ce film.
Dennis ne voulait plus avoir à assumer de projet aussi lourd. Il a écrit un livre sur les effets spéciaux, il commence à transmettre ses connaissances… Je ne pense pas qu’il aurait voulu subir dix semaines de tournage. Je m’en serais bien passé moi aussi à vrai dire. Il faut vraiment croire en un film pour partir en quêtes d’images fortes à l’autre bout du monde.
Quel a été votre plus gros défi sur Indiana Jones 4 ?
Je crois que ça a été de faire en sorte que le film ressemble aux trois précédents. C’est très dur parce qu’en trente ans, les choses ont changé. La technologie a changé, le réalisateur aussi, le public surtout. Je me suis retrouvé à la tête de ce monstre, qui devait laisser aux spectateurs de nombreuses images fortes. J’ai un fils de quinze ans et quand il rentre à la maison, il regarde du baseball sur une énorme télé HD, tout en écoutant de la musique, tout en faisant ses devoirs, tout en parlant à ses amis sur MSN. Comment voulez-vous concurrencer ce type de stimulus ? On s’en est donc remis à une constante visuelle de la série, cette manière de mettre en avant de grands événements en plans très larges (Helman affiche à cet instant sur son ordinateur une image du climax des Aventuriers de l’Arche perdue, puis le plan-séquence final du Royaume du Crâne de cristal – ndlr). Et ce même si Steven Spielberg n’a plus du tout la même approche des effets spéciaux qu’auparavant. Dans les précédents films, sa caméra s’arrêtait presque systématiquement pour les plans truqués. C’était lié à des contraintes d’alors, qui n’existent plus aujourd’hui. Du fait qu’on peut désormais bouger la caméra en toute liberté dans les plans à effets spéciaux, le film ne peut être à l’exacte image de la trilogie originale. Ma situation a été un peu difficile à ce niveau. Mettez-vous à ma place : vous voulez faire un film comme il y a trente ans, puis vous lisez le script et vous découvrez les morceaux de bravoure… Il y a trente ans, ils n’auraient pas pu faire ce genre de film.
Pouvez-vous nous parler de la création des environnements, notamment la jungle amazonienne ?
Voici par exemple un matte painting typique du métrage (posé à côté de lui, l’ordinateur de Helman affiche un travelling arrière nocturne qui balaie la jungle, avant de se pencher sur le camp russe et son feu de joie – ndlr) : l’horizon et la forêt ont été filmés au Brésil, et nous avons incrusté au milieu une scène tournée en studio. Ça donne une idée de la méthodologie que nous avons adoptée pour ce film : je voulais au moins 50% d’images réelles dans chaque plan truqué. Le fait qu’on puisse tout faire en images de synthèse ne signifie pas qu’on le doit. Autre exemple, ce plan aérien où la jeep des héros roule à toute allure au bord de la falaise. Il s’agit d’un mélange entre deux plans distincts, reliés entre eux par une ligne de falaise reconstituée numériquement. Les deux véhicules et les acteurs, à droite de l’image, ont été filmés à Hawaï, et le paysage en contrebas, à gauche de l’image, au Brésil. Est-ce que c’est une image factice ? Bien sûr, mais nous avons tourné presque tous les éléments en live. La logique était la même pour la poursuite dans la jungle. Nous avons tourné le maximum d’images réelles, puis nous avons étoffé la végétation grâce aux images de synthèse. J’ai tenu à ce qu’on filme les acteurs dans les décors réels, afin que Spielberg puisse saisir avec authenticité les réactions des personnages. La scène était tournée en toute sécurité, et nous pouvions rajouter une sensation de danger grâce à quelques arbres digitaux défilant au raz des visages.

La destruction du village test était-elle en images de synthèse ?
C’est une question intéressante, car pour des raisons de budget, nous n’avons construit qu’une seule et unique maison pour le village test. Le reste a été créé grâce à des miniatures filmées en extérieur, ce qui nous assurait une lumière naturelle et nous évitait des ombres de caméras dues aux projecteurs. Nous avons pris cette décision en travaillant sur les prévisualisations : nous ne pouvions pas nous permettre de construire un village entier pour ensuite le détruire. L’explosion en elle-même a été réalisée en miniatures. C’est ce que je préfère dans mon boulot. Nous avons seulement ajouté des débris et un effet de crémation, en nous référant à des archives de l’armée. Juste avant l’explosion, on pouvait y voir que tout se mettait à fondre subitement. Nous avons reproduit l’effet grâce aux ordinateurs.
Vous devez être fier d’avoir réalisé des effets invisibles comme ceux-là…
Oh oui. J’ai lu beaucoup de journalistes qui ont cru que cette ville était réelle. Et ce n’est pas le cas. Mais comme j’étais tenu au secret à l’époque, j’ai dû laisser dire…



- Vos Réactions
- Réaction de cinefan3000
- le 12/11/2008 à 17h24
- Sacré George Lucas !

- Réaction de Willow Argento
- le 08/11/2008 à 03h31
- Tu te rappelles bien, et c'est vrai que ça fait mal.
- Réaction de francky
- le 07/11/2008 à 17h15
- Si je me rappelle bien le film débute sur une taupe toute pourrie en CGI, difficile d'y croire ensuite.
- Réaction de scream king
- le 07/11/2008 à 13h00
- CITATION(dreef @ 07 11 2008 - 00:52) (source)"Qui a eu lidée de créer des singes et des chiens de prairie en CGI ?
(Rires) Vous vous en doutez, cétait George Lucas."
no comment.
Tu oublies aussi le "Pour George, ce qui compte cest la post-production. Alors que pour Spielberg, tout se passe au tournage."... Anthologique !

- Réaction de sturgeon
- le 07/11/2008 à 07h55
- CITATION(dreef @ 07 11 2008 - 00:52) (source)"Qui a eu lidée de créer des singes et des chiens de prairie en CGI ?
(Rires) Vous vous en doutez, cétait George Lucas."
no comment.
beaucoup de moyens, beaucoup d'effets futiles pour un film qui reste pour moi la purge la plus navrante de cette année.
Ce film depasse les star wars dans le domaine de l'éclat de rire. Je n'avais jamais entendu ( à part pour spidey 3) autant de sifflets et de baillements éunis lors d'une projection, et cela durantune heure, après heuresement la douce torpeur du sommeil à gagné le public, moi le premier.
Juste pour rire, le Mad shop, le prochainement il est provisoire ou définitif.
Allez steven wake up, quant à georges, une bonne retraite avant 70 ans ça te tente. - Réaction de dreef
- le 07/11/2008 à 00h52
- "Qui a eu l’idée de créer des singes et des chiens de prairie en CGI ?
(Rires) Vous vous en doutez, c’était George Lucas."
no comment.


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