Les Derniers Événements
La huitième édition du « Neuchâtel International Fantastic Film Festival » (NIFFF pour les intimes) s’est déroulée du premier au six juillet derniers. Partenaire officiel de la sélection asiatique, Mad Movies était évidemment sur place pour couvrir l’événement.
Plus jeune que ses concurrents les plus prestigieux (successeur d’Avoriaz, le festival de Gérardmer fêtait cette année ses quinze hivers), le NIFFF a tout ou presque pour s’imposer dans les années à venir comme un rendez-vous immanquable de la communauté des fantasticophiles. Car passée la déception liée au manque d’ambiance général (la ville est par exemple loin de vibrer au son de l’événement au-delà du périmètre du cinéma Apollo), le festival remplit son contrat sur les points essentiels, de la liste des personnalités présentes à la pertinence de la sélection en passant par la richesse des manifestations annexes. Quand il n’assistait pas à une conférence de Jess Franco ou ne traînait pas du côté de l’exposition sur les designers suisses (H.R. Giger forever), le badaud pouvait ainsi croiser cette année le regard de Paul Andrew Williams (Bienvenue au Cottage), Xavier Gens (Frontière(s)), Jens Lien (Norway of Life), Syd Mead (designer de Blade Runner et Aliens) et surtout George A. Romero et Joe Dante, le premier venu présenter Diary of the Dead, le second assurant avec enthousiasme son rôle de président du jury longs-métrages et distribuant aux quatre vents des tracts pour son fabuleux site web.
Niveau sélection officielle, ce NIFFF 2008 exposait un panel assez large de la production de genre internationale, au sens propre du terme. Peu ou prou de films anglo-saxons, si l’on excepte Bienvenue au Cottage de Paul Andrew Williams, l’indispensable Diary de tonton Romero et son bien triste concurrent Dance of the Dead de Gregg Bishop (dire qu’on accusait Black Sheep de donner dans l’humour facile…). Au contraire, la sélection donnait cette année dans le suédois (la très belle quoique trop digressive love story vampirique Let The Right One In de Thomas Alfredson), le norvégien (le survival ultra sauvage, pourfendeur de hippies et accessoirement vide de sens Manhunt de Patrick Syverson), le danois (The Substitute de Ole Bornedal, ersatz rigolo de The Faculty), le mexicain (l’honnête, passionné et malheureusement fauché Sleep Dealer d’Alex Rivera), le japonais (le Django barré et jouissif de Miike), le coréen (Devil’s Game de In-Ho Yun, détournement tragicomique et pas inintéressant de Volte / Face) ou encore le macédonien (l’improbable ghost story Shadows de Milcho Manchevski, véritable oasis pour festivalier en manque de sommeil tout de même traversé de quelques idées amusantes). La compétition officielle faisait également les yeux doux à la nouvelle vague espagnole, via un Eskalofrio (signé Isidro Fausto 5.0 Ortiz) qui aurait très bien pu se contenter d’une place dans la programmation annexe Spain : Land of Fright.
- Vos Réactions
- Aucune réaction pour le moment...
RSS 2.0