LA MORT AU LARGE - Cloverfield de Matt Reeves

 

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LA MORT AU LARGE

Cloverfield de Matt Reeves

Cloverfield

  • Titre Original : Cloverfield
  • Pays/Année de Production : Etats-Unis, 2007
  • Réalisation : Matt Reeves
  • Scénario : Drew Goddard
  • Dir. Photo : Michael Bonvillain
  • Production : J.J. Abrams, Bryan Burk
  • Interprétation : Michael Stahl-David, Mike Vogel, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, T.J. Miller
  • Durée : 85'
  • Distribution : Paramount Pictures France
  • Sortie Originale : 18/01/2008
  • Sortie en France : 06/02/2008
  • Site Web :
    http://www.06-02-08.com/

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Cette année à Gerardmer, trois long-métrages à l'approche artistique similaire se tiraient la bourre en compétition. Trois films, trois sujets distincts, trois réalisateurs en tout point différents pourtant indubitablement connectés par une mise en scène et des objectifs communs. L'esthétique cinéma-vérité appuyée par un filmage à l'arrachée, caméra à l'épaule et image brinquebalante en sus, se trouve effectivement fortement sollicitée dans [Rec], Diary of the dead et Cloverfield, tous trois interrogeant avec plus ou moins de portée le rapport du spectateur au réel et à sa retransmission cinégénique. Premier métrage à sortir dans les salles hexagonales, Cloverfield s'impose, aux dires des chanceux ayant pu voir tous les films précités, comme le plus faiblard des trois. Stigmatisation évidente de la « génération youtube » dégainant la caméra plus vite que son ombre pour pouvoir témoigner visuellement d'un événement impromptu auprès de la communauté internaute, Cloverfield, de part son ambition peut-être démesurées par rapport à sa forme conceptuelle, se retrouve bien malgré lui le cul entre deux chaises.

Ca partait pourtant très bien, avec cette entrée en matière plutôt astucieuse dévoilant les protagonistes à l'occasion d'une fête étudiante par l'intermédiaire de la caméra vidéo du personnage/témoin Hub, vidéaste amateur chargé d'immortaliser la soirée. La banalité du contexte et la simplicité des personnages appuient totalement l'approche cinématographique adoptée et constituent un véritable point d'ancrage pour le spectateur, conquis par une crédibilité documentaire et des personnages sonnant vrais car bien éloignés des canons hollywoodiens et jamais réellement valorisés par la mise en scène (quasi-inexistante par définition). S'il paraissait ardu de développer une intrigue de monster-movie par le biais d'un tel parti-pris technique (l'approche du spectaculaire devra forcément être repensé), les premières séquences de Cloverfield l'entérinent immédiatement en choisissant dans un premier temps d'exclure tout argument fantastique. L'impact n'en est que plus fort lors de la première manifestation du monstre qui, même partiellement dévoilée lors de la campagne promotionnelle au gré des multiples trailers ayant inondé la toile, parvient à impressionner en ne suggérant de la créature que certains de ses attributs qualitatifs (taille, puissance, ...) sans jamais la dévoiler à l'écran. Un choix artistique en totale harmonie avec les séquences précédentes, affirmant le côté fonctionnel du point de vue unique et de la grammaire cinématographique adoptée.

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Cloverfield - Bande-annonce US

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  • Vos Réactions
  • Réaction de Rob Hawkins
  • le 22/04/2008 à 21h40
  •  
  • CITATION(Colonel @ 22 4 2008 - 21:11) (source)
    Un film vide et sans contenu aucun. Pas l'ombre d'une thématique, et un monstre ridicule de platitude. On rejoint la joyeuse famille de tarés Blair Witch et autre Rec calqués sur la "culture" MTV du sempiternel miroir narcissique, transformant tout en reality show rassurant car distanciateur. Infantilisant et sclérosant...


    Où est l'influence de MTV dans ces films?
    C'est filmé en caméra subjective et en plan-séquence MTV? CNN alors?
    Non, il y a un storyboard, un script... on parle de ciné, faut pas dire n'importe quoi quand même. LA référence inévitable, c'est le documentaire des frères Naudet.
    Peut-être que le reality show que tu juges rassurant et distanciateur ne l'est que pour toi.
    Dans Irréversible, tu es peut-être le mec qui apparait dans le coin de l'image et se casse tranquillement, sans faire de bruit.
    Dans Cloverfield, tu es peut-être le quidam en train de se bourrer doucement la gueule (parce que dans ce film, tous les persos sont archi-défoncés, leurs réactions contradictoires et suicidaires en atteste suffisament), ou alors tu refoules un père à la recherche de sa fille, juste comme ça (fallait penser à parler anglais aussi, non mais!).

    Le seul miroir évident que le film nous renvoi est celui d'une réalité encore trop fraîche dans certaines mémoires, une catharsis qui se transforme la plupart du temps en "rejet". Pour ma part, ce film exerce une fascination réelle, surtout grâce à son ARG.

    Tu dis "vide", je réponds "simplicité", et sûrement pas infantilisant, tout le contraire même...
    Mais j'en sais rien en fait et c'est certainement mieux ainsi.

    Je te laisse sur une note plus positive et te souhaite une bonne soirée.

    So no one told you life was gonna be this way
    Your jobs a joke, you're broke, your love life's D.O.A.

    It's like you're always stuck in second gear
    And it hasn't been your day, your week, your month,
    or even your year
    but..

    I'll be there for you
    When the rain starts to pour
    I'll be there for you
    Like I've been there before
    I'll be there for you
    'Cuz you're there for me too...

  • Réaction de Colonel
  • le 22/04/2008 à 21h11
  •  
  • Un film vide et sans contenu aucun. Pas l'ombre d'une thématique, et un monstre ridicule de platitude. On rejoint la joyeuse famille de tarés Blair Witch et autre Rec calqués sur la "culture" MTV du sempiternel miroir narcissique, transformant tout en reality show rassurant car distanciateur. Infantilisant et sclérosant...
  • Réaction de Phantasm
  • le 27/02/2008 à 18h32
  •  
  • Contrairement aux deux Madnautes precedents (hello les gars !) j'ai adoré le film.

    Et je vais m'en expliquer (sinon ca ne sert a rien) ^^

    Deja la facon de filmer est vraiment tres immersive,des la 1ere attaque j'y etais deja a fond dedans ... le passage ou nos protagoniste descendent dans la rue ou la video du 11/09 est ici quasiment reprise a l'identique avec les batiments s'ecroulants,le nuage de poussiere,les gens se refugiant dans le magasin,moment precis ou ils se rendent comptent que ce n'est pas des terroriste (cela me fait pense a une phrase que m'avait dit un ami a l'epoque des evenements : et si c'etait un ovni qui s'etait crashé contre les tours ?" ... peut etre un postulat semblable qui a donné l'idée au scenariste).

    Et j'ai envie egalement d'argumenter sur des propos que j'ai lu ou entendu sur le film.

    Deja que le scenar' n'etait pas tres poussé,bon n'oublions pas que c'est tout de meme un blockbuster (et puis quand un blockbuster pousse un peu plus ses idées les gens ne suivent pas,cf : "I Robot" (mon film favoris cecit expliquant peut etrre un peu mes arguments ...).

    Que les motivations des personnages ne sont pas tres credibles,voir incoherentes ... personnelement quand je regarde un film je m'implique tres emmotionelement dans celui ci,et le code filmique y aide encore plus dans ce cas la,alors je me suis dis que ferais je comme le "heros" si la personne qui represente tout ce que j'ai de plus cher au monde me lancait un appel comme ca ,je chercherais a la retrouver et ne pas la laisser dans sa situation.

    Que le personnage qui film est un gros looser qui paraphrase trop,lache trop de vanne,et surtout qui continue de filmer malgres les attaques et la presence de la bete,moi ca ne m'a pas choqué car comme il le dit : "quand je parle,personne ne m'ecoute, jamais"et il n'a apparement personne a qui reelement se raccrocher,donc la camera lui donne un but,un sens dans tout ce fatras ... et donc surtout l'element qui fait qu'il continue a filmer malgres tout cela,que personne ne reagirais comme ca,et bien je dis le contraire et cela me rememore la catastrophe du tsunami en Indonesie,combien de gens ont continué a filmer malgres l'arrivé de la vague et encore ensuite malgres les risques (autant de replique que sanitaire),et ces personnes qui sont resté a regarder la vague arriver vers eux "subjugués" et "fascinés" par cet evenements qui les depassent.

    !!! ATTENTION SPOILERS A SUIVRE !!!














    Il y a aussi des scenes qui m'ont enormement touchées,comme celle de la mort du frere qui se fait en plusieurs temps (quiquonc a perdu un etre cher dans des conditions dramatique reagis quasiment de cette facon) ... l'annonce fait a la mere au telephone qui fait realiser cette perte a ce moment la.

    La fin au le protagoniste principal se retrouve sous le pont avec sa copine,l'on entend la sirene qui signifie qu'ils sont dans la zone de bonbardement et qu'ils vont y passer,mais elle n'est pas au courant et il se cache de lui dire pour ne pas l'effrayer ... d'ou la scene dechirante ou l'on entend l'explosion et qu'il lui dit : "regarde moi dans les yeux,je t'aime !" et puis plu rien ... sincerement dechirant ...

    Et concernant l'origine du monstre chacun peut y aller de a propre deduction,mais j'ai eu l'impression d'avoir vu des indices,comme dans la scene finale ou l'on vois dans le fond a droite a fete foraine quelquechose bouger dans la mer au fond a droite et au moment ou nos heros remontent a la surface apres avoir quittés les militaires,le cameraman reprend son souffle et on vois a gauche sur l'image un contenaire avec un signe de produits toxique dessus ... mais bon tout ceci n'est que supposition et pour ma part l'idée d'un grand ancien qui refait surface me plais d'avantage ^^ (et la bete a aussi une morphologie semblable au creature du jeu Half Life 2)












    !!! FIN DES SPOILERS !!!



    Donc pour moi un film tres immersif et qui n'a pas qu'un niveau de lecture comme son "model" "Le Projet Blair Witch" (comme la plus part des gens le crois)

    Ce n'etait que mon avis perso (plaie aux nasmes ^^)

    Cloverfield un film marqué par sa triste epoque et qui marque un tournant dans le paysage cinematographique.

    4/6
  • Réaction de johnp.
  • le 26/02/2008 à 09h58
  •  
  • Entièrement d'accord avec Mclane, ce film est d'un vide abyssal concernant le scénario tout d'abord ( vous allez pas me faire croire que quand vous voyez un monstre de 10 mètres en face de vous que vous allez continuez à filmer????), le jeu des acteurs pathétique, qui nous montre que tous les américains sont beaux au cas où il y aurait encoure un doute...

    Le concept en lui même peut être intéressant à la rigueur pour un court métrage où un autre type de film mais pas pour le film fantastique ça n'a aucun sens!!
    Reste évidemment les effets spéciaux, qui dégagent un sentiment d'immersion sur certaines scènes absolument bluffant ( le passage de la traversée du pont par exemple).

    Enfin bon pour résumer j'en attendais rien , c'était censé être réaliste puisque filmé amateur et c'est quand même un grand n'importe quoi!!!

    2/6
  • Réaction de McClane
  • le 25/02/2008 à 00h08
  •  
  • Pour moi, un film de gros roublard ou, à l'instar du Projet Blair Witch, la campagne marketing semble avoir annihilé toute l'imagination des instigateurs. Le problème de Cloverfield est que toutes crédibilité vole en éclat passé le premier quart d'heure quand Reeves et Abrahmans essaient de nous faire avaler la viabilité de leur partis-pris quand les personnages ne sont que caricatures (le side-kick insupportable, la meuf qui tire la tronche, le héros romantique) et que la toîle de fond n'est que pretexte à une histoire d'amour toute droit sortie des Feux de L'Amour. Surtout, Reeves se retrouve vite confronté à la contradiction de on parti-pris quand celui qui tient la caméra se retrouve à filmer l'action comme un réal le ferait derrière son combo (voir la scène du métro), d'autant plus quand on ne peut plus croire à la crédibilité du procédé lorsque que le protagoniste continue de filmer avec des monstres qui lui courent au cul. A ce propos, pas vraiment une idée lumineuse de confier la caméra à l'insupportable sidekik de service qui se sent obligé d'en placer ,une toute les 10 secondes, extrapolant ainsi ce qui se passe à l'image afin de compenser ce que le procédé ne peut montrer! Bref, une banqueroute artistique totale faute d'une reflexion suffisante sur les tenants et aboutissants du parti-pris visuels, que seul vient justifier quelques fulgurances très spectaculaires mais qui ne feront certainement pas le même effet sur un petit écran.
    2/6

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