STAR WARS : 30 ANS APRÈS - La Prélogie

 

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STAR WARS : 30 ANS APRÈS

La Prélogie

Passé les débats houleux entourant le contexte de sortie des films, voici quelques pistes de lectures et d’analyse sur la très controversée seconde franchise de la saga Star Wars où l’on tentera de décrypter les ambitions, les choix de Lucas dans leurs réussites comme dans leurs échecs et de déterminer la manière dont se fait (ou pas) le lien avec la mythique trilogie originelle. Imaginée au départ par Lucas comme un hommage aux space-opera et aux serials de son enfance, la trilogie originale, au gré de l’approfondissement de son univers, des judicieuses suggestions des collaborateurs et des limites budgétaires de l’époque avait pris une toute autre direction. Si la première trilogie s’inscrivait à plusieurs niveaux dans l’esthétique SF de son époque (Silent Running, Alien) avec ses vaisseaux usés et défaillants, ses planètes bondées et crasseuses, il en est tout autrement pour la prélogie. Thématiquement, cette différence se tient, nous sommes à l’ère de la République, de la liberté, et l’extravagance visuelle est de mise. Au niveau des costumes, on constate une influence orientale beaucoup plus appuyée, notamment les fantastiques tenues de la princesse Amidala. Cette esthétique renvoyant à une imagerie SF à l’ancienne, plus outrée et plus naïve qui replace (volontairement) la prélogie dans une chronologie à rebours, comme si les épisodes 1,2 et 3 avaient été réalisés avant les années 70. Les seuls à garder leur unité visuelle d’une trilogie à l’autre sont les membres de l’ordre des Jedis hormis un changement notable et pas si innocent, la nature des sabres laser. Uniquement rouge (Vador), bleu (Luke, Obiwan) et vert (Luke) et en restant à leur fonctionnalité d’épée. Dans la prélogie, l’arme se voit attribuer des fonctions plus dévastatrice comme le fameux double sabre de Darth Maul et surtout la scie circulaire dévastatrice créée par les bras multiples armés du général Grievious. De même, les couleurs des sabres se font plus variées, illustrant la diversité et l’ouverture des membres de l’ordre des Jedis.

Un nouvelle fois, au niveau de la thématique le changement se tient. La prélogie montre une République à son apogée technologique, et il en va de même pour ses ennemis (on peut en dire autant de l’arsenal militaire de la prélogie d’ailleurs). La première trilogie, qui vit une ère d’obscurantisme et d’oppression avec l’avènement de l’Empire se devait donc de revenir à une simplicité, à un mysticisme « zen » et pur dans le statut du Jedi (dont le rôle politique est bien remis en cause dans toute la prélogie), débarrassé des artifices et revenant donc également à une variété de couleur des sabres plus limitée, figurant les grand archétypes du bien et du mal. Les décors participent à cette logique pompière dopée par la volonté du tout numérique de Lucas. L’ambiance spatio-médievale de la trilogie originelle laisse place à une grande influence péplum. La bataille finale de La Menace Fantôme évoque indirectement dans sa mise en place et son cadre le Spartacus de Kubrick, la course de pods renvoie évidemment à Ben-Hur tandis que le combat de monstres dans l’arène de L’Attaque des Clones paie son tribu à Ray Harryhausen, pour citer les exemples les plus marquants. Bien que certaines créations s’avèrent fort réussies comme le royaume sous-marin des gungans dans La Menace Fantôme, ou la planète Kamino (monde totalement aseptisé qui évoque THX 1138) dans L’Attaque des Clones, il faut bien reconnaître qu’il y a de sérieuses ratés. Victime d’une omniprésence d’un numérique encore balbutiant (à cette échelle) à l’époque, certaines scènes sont d’une rare froideur, l’incrustation hasardeuse n’aidant pas. La bataille finale entre les gungans et l’armée de la Fédération du commerce sur Naboo (avec sa pelouse verte qui évoque le fond d’écran type de Windows) est d’une rare laideur, tout comme les apartés amoureux de Anakin et Padmé encore sur Naboo, où Lucas semble donc s’être un peu laissé aller pour traduire le côté luxuriant et exotique.

Ces deux premiers volets de la prélogie auront donc servi de terrain d’expérimentation pour la grande réussite visuelle que constitue La Revanche des Siths. Si certaines scories des précédents demeurent (doublure numérique assez ratées, incrustation meilleure mais pas encore suffisamment convaincante) l’univers acquiert une consistance, un foisonnement et une vie autrement plus immersive que les deux premiers opus. Deux sommets : la bataille spatiale d’ouverture, la seule digne de la première trilogie, où l’image foisonne de détails parallèles à la tentative désespérée de Anakin et d’Obiwan, et l’affrontement final Anakin / Obiwan sur la planète volcan dont l’intensité dramatique est renforcée par l’environnement en fusion, l’excès permis par le numérique renforçant la dimension mythologique du combat, évoquant dans un autre style le soleil rougeoyant qui conclut le combat Mordred / Arthur dans Excalibur.

Partagé entre des velléités plus « serialesque », la continuité avec la première trilogie et la volonté d’aborder des grands thèmes plus « adultes », le scénario de la prélogie prête largement à la controverse. On sais que Lucas avait tenté de contacter Lawrence Kasdan, auteur d’un si merveilleux travail sur L’Empire contre-attaque et Les Aventuriers de l’Arche Perdue, mais ce dernier, devenu réalisateur à son tour, refusa poliment obligeant Lucas à se retrousser les manches comme au bon vieux temps de A New Hope. Le côté serial se manifeste le plus dans La Menace Fantôme, tous les écueils que l’épisode IV (modèle d’introduction dans un univers inconnu) avait su éviter sont franchis ici. Des enjeux inutilement complexes dont se fiche bien le spectateur et où Lucas ne semble avoir retenu que l’aspect « exotique » du serial avec son exploration de divers lieux lors d’une première heure totalement dépourvue d’intensité dramatique et de rythme. Les seuls moment véritablement prenants sont ceux montrant le tout jeune Anakin Skywalker faisant le lien avec la première trilogie, raison première de l’intérêt du film, ce que Lucas semble avoir oublié.

Leçon retenue par Lucas sur les deux opus suivants où il n’oubliera jamais de faire constamment le rapprochement avec la trilogie originelle en incluant de manières constante (et parfois artificielle comme Jango Fett qui est un modèle des futurs Storm Trooper, ou bien Chewie dans l'épisode 3) dans son intrigue des éléments futur de l’histoire connue de tous. Au niveau des influences, exit celles de Kurosawa, des légendes nordiques et de Tolkien pour laisser place à une intrigue de péplum spatial. On voit par conséquent un sous-texte biblique pas toujours très heureux se faire jour. Dans La Menace Fantôme, il est ainsi affirmé que Anakin serait né de l’immaculée conception, tandis qu’il est sous-entendu tout au long de la prélogie qu’il serait l’élu capable de rééquilibrer la force. Le mythe de la Force qui en prend d'ailleurs un sacré coup dans les dents avec une explication physique de l'origine du pouvoir, Lucas là encore, choisi l'explicite au lieu de suggérer, et du coup ruine complètement la puissance du concept de la Force propre à tout être vivant, qui devient une capacité élitiste. L’antagonisme entre les « frères ennemis » Anakin et Obiwan peut renvoyer aussi au mythe de « Caïn et Abel », surtout dans l’analogie Caïn / Anakin , tous deux esclaves de leurs émotions, incapables de maîtriser leurs accès de fureur et qui connaîtront la même longue punition (Anakin esclave de l’Empereur, Caïn condamné à vivre en fugitif avec sa culpabilité). C'est aussi dans l'écriture des personnages que l'on note une grande différence. Là où les personnages de la trilogie étaient des archétypes, paradoxalement, leur développement et leur relation n'en étaient pas moins subtils, tandis que dans la prélogie où la devise semblait être "plus de drama", les personnages semblent figés, sans subtilités et presque caricaturaux (il suffit de voir les scènes coupées entre Padme et Anakin dans l'Episode2 : encore pire qu'un épisode de Dawson !).

L’intrigue politique voyant l’ascension progressive de Palpatine jusqu’à l’avènement de l’Empire s’inspire, de Napoléon en passant par Jules César, de toutes les grandes prises de pouvoir réalisées en temps de crise à travers l’histoire. La grande différence étant que ces personnages historiques, s’ils ne manquaient pas d’ambition, ont profité des circonstances pour s’imposer au sommet du pouvoir (guerre civile et duel à distance avec Pompée pour César, guerre avec la Grande Bretagne pour Napoléon). Lucas fait de son Palpatine l’instigateur et le principal bénéficiaire de cette guerre. Bien qu’assez subtilement amené grâce au jeu vicieux de Ian Mc Diarmind et des éléments qui se révèle progressivement (la manière dont il obtient les plein pouvoir dans L’Attaque des Clones est très intelligemment amenée), un complot aussi alambiqué sur plusieurs année paraît peu crédible. La pilule passe uniquement grâce aux connaissances futures des événements par les spectateurs qui leur fait accepter des manœuvres grossières et peu crédibles. On se souvient encore de certains articles dans la presse au moment de La revanche des Siths qui s’extasiaient sur le message politique du film avec la fin de la République, et allant de l’analogie facile avec un certain président Texan…

Autre problème et de taille, cette trilogie n’offre rien de plus que ce que le spectateur est venu chercher, à savoir comment Anakin Skywalker est devenu le terrifiant Dark Vador, comment Luke et leia ont été séparés, comment Palpatine est devenu Empereur. Après l’accueil glacial réservé à La Menace Fantôme (finalement le seul épisode à oser un traitement différent, en bien comme en mal), Lucas se retranche définitivement derrière les recettes de la première trilogie et offre aux fans (les moins exigeants...) ce qu’ils attendent. Pourtant, pour donner à cette prélogie une identité propre (ce qu’il a réussi visuellement), il y avait de nombreuses pistes potentielles alléchantes à exploiter, quitte à brusquer le fan : un triangle amoureux Anakin / Padmé / Obiwan (accentuant le sentiment paternel d’Obiwan pour Luke), ou encore plus fou, Luke serait le fils d’Obiwan qui aurait sombré dans le côté obscur, et Anakin, après avoir défait son maître, aurait par respect pour lui repris le nom de son ami. Ca n’aurait peut-être pas été une franche réussite mais cela aurait été plus audacieux que le déroulement attendu des évènements capitaux de la prélogie, qui aurait sans doute gagnée à être envisagée de manière plus indépendante que son illustre modèle.

Si cette nouvelle trilogie n’aura pas autant révolutionné le cinéma que son illustre modèle (comme dans la manière de concevoir une suite qui se ressent encore dans le récent Pirates des Caraïbes 2), elle aura une nouvelle fois montré Lucas en visionnaire d’une révolution technique en marche. Encore balbutiante sur les deux premiers volets, elle est poussée vers une perfection encore inégalée par les suiveurs récents, le tournage sur fond bleu avec des acteurs évoluant dans un décor totalement factice s’étant largement démocratisé depuis. Idéal pour l’esthétique serial d’un Captain Sky, sans doute un peu plus discutable pour le film épique 300 (ces films ne disposant pas du budget pharaonique de Lucas), cette technique révolutionne la manière de faire des films et autorise les idées visuelles les plus folles tout en minimisant l’effort logistique. Cependant, la méthode n’est jamais été aussi efficace que lorsqu’elle fut mélangée à d’autres techniques (comme sur la trilogie de Peter Jackson) ou carrément mêlées à d’autres avancées futures révolutionnaires (Le Pôle Express, Monster House), mais son utilisation unique sur le médium cinéma n’a pas encore fait ses preuves (ce fameux sentiment de factice qu’on ne ressentait pas avec nos bon vieux matte paintings et maquettes ultra détaillées ), cependant la révolution est en marche.

30 ans après, que reste-t-il de Star Wars ? Lucas est à la tête d'un empire financier et audiovisuel, il n'arrête pas d'annoncer une nouvelle orientation dans sa carrière mais se contente d'exploiter le filon Star Wars. La prélogie qui devait rameuter une nouvelle génération de fans n'a qu'à moitié réussie sa mission; les plus jeunes n'ont pas accroché outre mesure ou on étés séduits par d'autres franchises concurrentes (Matrix, LOTR, la nouvelle vague d'adaptations de comics...), quant aux "vétérans", peu se sont reconnus dans les nouveaux films ou ont quittés le navire, vu l'orientation qu’a prise la franchise. Sentiment de rejet ressenti par ce public fidèle, renforcé par l'affaire des "Editions Spéciales" et des multiples révisions et retouches apportées aux films où Lucas prive les fans du strict minimum nécessaire à leur "fandom" : les films originaux. La communauté fan de Star Wars qui était unie pendant de longues années, se retrouve désormais embourbée dans une guerre de tranchées où chacun défend son point de vue sur la saga, où le dialogue devient vite impossible et où les fans de la première heure sont marginalisés. Ce qui était l'un des étendards de la communauté geek de par le monde est devenu l’un de ses principaux sujets de discorde. Finalement, Star Wars reflète bien 30 ans de production US : du "Nouvel Hollywood" à l'ère des méga blockbusters dont il est l’un des parents, la saga spatiale de Lucas a marqué le cinéma moderne et l'inconscient collectif du 20ème siècle comme l'on fait peu d’œuvres. Il n'appartient qu'au même Lucas de faire que ce mythe moderne retrouve sa splendeur d'antan, même s’il est probablement déjà trop tard...

Profondo Rosso


  • Vos Réactions
  • Réaction de Le Grand Wario
  • le 27/09/2008 à 11h13
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  • µExcellent article, Prof'.

    Juste un truc :! Il ne faut pas confondre "immaculée conception" et "naissance virginale" : L'Immaculée conception est le dogme selon lequel Marie (la mère de Jésus, y en a d'autres dans la bible wink.gif ) n'était pas entachée par le péché originel. Elle était sans opéché à sa naissance à la différence des autres humains. Cette doctrine a été érifgée en dogme au XIX ème siècle. (Vous allez me dire, c'est d'ailleurs parce que la mère, vierge, du christ ne pouvait pas être une pécheresse que ça a été élaboré.)

    (Vous allez peut-être aussi me dire que c'est de l'enculage de mouches, mais bon)
  • Réaction de Elfahiar
  • le 04/07/2008 à 15h55
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  • Juste un autre "fan trentenaire" de Star Wars qui laisse son opinion (très courte)

    J'ai adoré les 6 films. Voila, c'est dit. J'aime autant la vieille trilogie que la "nouvelle" (OK... avec une petite préférence pour l'ancienne, nostalgie oblige). Il existe donc des gens qui sont heureux du travail de Georges Lucas.

    Cheers...
  • Réaction de mad edd
  • le 26/02/2008 à 09h48
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  • CITATION(Weng Weng @ 21 2 2008 - 13:26) (source)
    CITATION(mad edd @ 21 2 2008 - 11:26) (source)
    Plo Koon a un sabre jaune/orange il me semble...


    Nan, mais c'est vrai que su Geoonosis, la lumière est telle que les sabres semblent parfois jaunes. Sauf que y en a que des verts et bleus. Et un violet aussi.


    J'ai un vieux jeux pourri "Jedi Power Battle" ou plo koon a un sabre jaune...
  • Réaction de darklinux
  • le 21/02/2008 à 15h32
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  • Ont va surtout dire que Lucas pensait un peux trop au Retour du Jedi et pas assez a l ' Empire contre attaque point de vu caratérisation
  • Réaction de Weng Weng
  • le 21/02/2008 à 13h26
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  • CITATION(mad edd @ 21 2 2008 - 11:26) (source)
    Plo Koon a un sabre jaune/orange il me semble...


    Nan, mais c'est vrai que su Geoonosis, la lumière est telle que les sabres semblent parfois jaunes. Sauf que y en a que des verts et bleus. Et un violet aussi.
  • Réaction de mad edd
  • le 21/02/2008 à 11h26
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  • Plo Koon a un sabre jaune/orange il me semble...
  • Réaction de Innuendo
  • le 20/02/2008 à 19h02
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  • CITATION
    De même, les couleurs des sabres se font plus variées, illustrant la diversité et l’ouverture des membres de l’ordre des Jedis.


    Juste une petite remarque :
    il n'y a aucune nouvelle couleur de sabre dans la nouvelle trilogie...
    SAUF le sabre violet de Maace Windu, en fait un "caprice" de Samuel L. Jackson.
    A part ce cas particulier, on reste sur vert ou bleu pour les Jedi et rouge pour les Sith. Après, selon l'éclairage, certains sabres bleus tirent parfois sur le blanc, mais c'était déjà le cas dans certains plans de la 1ere trilogie.


    Voilà wink.gif
  • Réaction de Tom Robin
  • le 20/02/2008 à 13h13
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  • CITATION(Dereck-et-stoïque @ 20 2 2008 - 12:43) (source)
    Meme si j'ai du mal à y croire (ca peut etre l'habitude tout simplement,) ta théorie est super intéressante et a l'air de bien tenir la route. Ca me donne presque envie de revoir le tout.


    de quoi étayer la théorie icon_mrgreen.gif


  • Réaction de Dereck-et-stoïque
  • le 20/02/2008 à 12h43
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  • Meme si j'ai du mal à y croire (ca peut etre l'habitude tout simplement,) ta théorie est super intéressante et a l'air de bien tenir la route. Ca me donne presque envie de revoir le tout.
  • Réaction de JayMuz
  • le 19/02/2008 à 22h46
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  • CITATION(Brad Majors @ 19 2 2008 - 18:56) (source)
    A Jaymuz,

    Moi, je crois qu'une autre explication de l'immaculée conception d'Anakin apparait dans la scène de l'opéra.
    On est d'accord, Palpatine parlait probablement de son maître. Il en dit que c'est un jedi tellement puissant qu'il état capable de créer la vie (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus des mots exacts). Bref, serait-il possible que son maître ait "créé" Anakin?


    Ce serait tout à fait possible en effet, mais ca enlèverait tout le charme de ma théorie avec cet affrontement Grand-père vs. Père vs. le fiston.

    Encore que si Palpatine n'a pas créé Annakin lui-même, il serait alors une sorte de père adoptif pour lui. Déjà dans la trilogie originale, Vader avait beau être le père de Luke, Obiwan, dans son rôle de mentor, jouait aussi les pères de substitution.

    Merci en tout cas de ne pas me jeter de pierre avec cette théorie, vous n'imaginez pas les railleries que j'ai essuyées sur StarWars.com à la sortie de l'épisode 3 rolleyes.gif
  • Réaction de Brad Majors
  • le 19/02/2008 à 18h56
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  • A Jaymuz,

    Moi, je crois qu'une autre explication de l'immaculée conception d'Anakin apparait dans la scène de l'opéra.
    On est d'accord, Palpatine parlait probablement de son maître. Il en dit que c'est un jedi tellement puissant qu'il état capable de créer la vie (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus des mots exacts). Bref, serait-il possible que son maître ait "créé" Anakin?
  • Réaction de mad edd
  • le 19/02/2008 à 18h19
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  • Et ben chapeau tu m'a donné envie de revoir l'ensemble de la saga sous cette oeil là, rien que pour voir...
    Personnellement je trouve ta théorie aussi intéréssante que l'article de base...
  • Réaction de JayMuz
  • le 19/02/2008 à 16h52
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  • Bon article. Bien ecrit et pertinent. Bravo.

    Je suis un trentenaire fan de la premiere heure et malgre ma passion pour l'univers de Lucas, je suis bien oblige de reconnaitre certaines faiblesses de la prelogie...
    Certes, le traitement de certains personnages et situations manque de surprise et de piment, mais nul doute que Lucas a rectifie le tir au fil des episodes, pour aboutir a un episode 3 tout de meme fort reussi.

    Les episodes 1,2 et 3 comportent chacun des scenes tres reussies, sur le fond et sur la forme, mais a chaque fois, le plaisir est gache par certains choix scenaristiques malheureux, comme par exemple les references integrees de maniere tres artificielle a la trilogie originale.
    Je citerai Jango Fett qui, s'il fait plaisir a voir, n'est pas en soi d'une grande utilite dans l'intrigue de l'Attaque des clones, de meme que l'apparition de Chewie dans l'episode 3 est assez mal venue.
    Heureusement que Lucas a vire la scene de l'episode 1 dans laquelle Annakin se battait avec le jeune Greedo!
    Tout ce que ces clins d'oeil parviennent a faire, c'est donner l'impression que l'univers de Star Wars est a peine plus grand qu'un village du Limousin: tout le monde se connait et il y a de fortes chances pour que l'on ait ete voisin de classe avec son futur beau-frere. Pas tres epique tout ca...

    Je pense que ces facilites scenaristiques, qui ne sont finalement que des elements en surface, confirment que Lucas etait plus concentre sur sa Grande Histoire que sur les situations et scenes qui peuplaient sa seconde trilogie.
    L'arc mythologique des episodes 1, 2 et 3 tend bien sur a rejoindre l'episode4, mais au-dela de cet objectif entendu, je pense que Lucas a voulu apporter, via les evenement anterieurs a The New Hope, un eclairage different sur la trilogie originale.

    Je m'explique:

    - Darth Vader etait considere comme le mechant ultime. La nouvelle trilogie nous montre que le pire des bad guys a ses raisons.
    - on pensait les jedi au-dessus de tout reproche et on s'apercoit qu'ils prennent aussi parfois des decisions plutot orientees (Qui Gon n'a pas d'etat d'ame a separer Annakin de sa mere. Or, c'est bien une des raisons qui poussera Annakin du cote obscur..)
    - ....

    La prelogie s'attele donc a inverser la vapeur de certains concepts bien etablis avec la premiere trilogie.
    Je voudrais revenir sur QuiGon qui, comme l'indique l'affiche de La Menace Fantome qui le met bien en evidence, est l'air de rien un personnage hyper important de la saga Star Wars, meme si son temps de presence a l'ecran est on ne peut plus limite a l'echelle des 6 films.
    Qui Gon est un jedi un peu a part ohmy.gifn fait reference a de precedents accrochages avec le conseil Jedi dans l'episode1, on apprend egalement dans l'episode qu'il fut l'eleve de Dooku, qui n'est pas le jedi le plus loyal qui soit. Bref, Qui Gon a trempe du mauvais cote de la Force, et n'a pas hesite a se mettre les Jedi a dos quand sa conduite le lui dictait.
    Pourtant, c'est ce personnage en demi-teinte qui parviendra in fine a ne "faire qu'un avec la Force" et reviendra sous forme spectrale afin d'enseigner ce pouvoir a Obi-Wan lors de sa retraite dans le desert de Tattoine, entre les episodes 3 et 4.
    Il est interessant que ce Jedi ultime ne soit ni tout blanc, ni tout noir. C'est pourquoi il n'est pas etonnant qu'il ait deniche l'etre elu qui allait ramener la balance dans la Force (de maniere indirecte et avec une generation d'avance) en la personne d'Annakin.

    Annakin, justement...

    Je voudrais revenir sur le concept d'immaculee conception mentionne dans l'article. Je ne crois pas qu'il faille prendre les declarations de Shmi au pied de la lettre...
    En fait, j'en suis persuade depuis la fin de la projection de La Menace Fantome en 99!
    Je m'explique, je m'explique.... (a noter que je me suis deja fait remballe sur les forums de StarWars.com avec ces memes arguments lors de la sortie de l'Episode3, voyons si j'ai plus de chance ici)

    L'episode 1 vise a placer certaines bases narratives:
    - Shmi pretend qu'il n'y a pas de pere. Ce qui est vrai, d'un "certain point de vue" comme disait l'autre
    - la Force est en fait genetique, donc plus que probablement hereditaire
    - Annakin a presque autant de midi-chloriens que Maitre Yoda, ce qui indique que son pere doit etre costaud.

    L'episode apporte un autre element important: le clonage.

    donc, si on secoue pour tout remettre dans l'ordre:

    Palpatine cherche a controler le pouvoir de la Force afin d'obtenir la vie eternelle (ne faire qu'un avec la Force, donc)
    Comme il a tue son maitre (tel qu'il l'explique dans sa conversation a l'opera avec Annakin, car il est clair que Palpatine raconte sa propre histoire), il se cherche de nouveaux apprentis, dont Darth Maul. Mais afin d'assurer ses arrieres, il s'est fait clone (n'est-il pas a l'origine de la commande de l'armee de clones?) et a conserve son petit clone dans un endroit sur: Tattoine. Shmi ne serait donc qu'une mere porteuse pour le clone de Palpatine.
    Ceci explique le taux de midichlorien d'Annakin et explique le "mensonge" de Shmi sur l'absence de pere.
    Rappelez-vous aussi qu'Annakin ne peut quitter Tattoine en raison d'une puce qui le retient (Fortress-style) la-bas.
    Quand au fait qu'Annakin soit un enfant grandissant normalement, les gens de Kamino se chargent de le justifier dans l'episode 2 aussi.

    Donc, en admettant que Palpatine soit le pere "clonique" d'Annakin, Lucas parvient a modifier la perception de sa premiere trilogie. En effet, revoyez l'affrontement final du Retour du Jedi en incluant ce nouvel element et qu'obtenez-vous? un affrontement inter-generationnel entre le grand-pere, le pere et le fils. Bien, ce seront les liens du sang (annakin et Luke) qui triompheront des liens genetiques (Palpatine et Annakin).
    Je trouve ce concept de relecture tout a fait fascinant et interessant.

    Pour etre honnete, je crois tout a fait a ma theorie, d'autant plus qu'elle accentue le parallele entre les 2 trilogies, puisqu'il s'agit a chaque d'un heros (Annakin ou Luke), traumatises par la disparition/absence de leurs parents et qui suivent un rite initiatique avec leurs succes et leurs periodes de doute; en clair, un passage a l'age adulte.

    On notera des similitudes au niveau de la narration egalement: par exemple, Star Wars s'interdit les flashbacks. C'est pourquoi la revelation du Jedi concernat Vader et Leia est delivree a Luke sous la forme d'un dialogue avec ObiWan.
    Pour les sceptiques concernant la scene de l'opera avec Palpatine et Annakin, cette discussion n'est qu'un echo a la scene entre ObiWan et Luke sur dagobah dans le Retour du Jedi, a savoir une revelation sur le passe du personnage, meme si Palpatine ne dit jamais clairement qu'il est le Sith qui a tue son maitre dans son sommeil.

    J'arrete la, je suppose que je recolterai deja une paire de commentaires interessants suite a mon expose....

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