William Smith

- Date de Naissance : 24/03/1934
- Lieu de Naissance : Columbia, Etats-Unis
- Activités : Acteur, Réalisateur, Scénariste, Producteur
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Pour les geeks, il est le père de Conan dans Conan le Barbare de John Milius. Pour les bisseux, il est le leader d’un bataillon de Hell’s Angels furibards qui partent casser du viêtcong dans Nam’s Angels, a.k.a The Losers, de ce bon vieux Jack Starrett (mais si, le saligaud moustachu qui voulait se farcir Stallone du haut de son hélico dans le premier Rambo !). Pour votre belle doche, il est Falconetti dans Le riche et le pauvre, mini-série ronflante des 70’s qui révéla Nick Nolte. Pour les téléphages, il est cette figure quasi-incontournable qui fait des apparitions dans les séries télés Batman, Lassie, Mod Squad, Mission : Impossible, Kung Fu, L’Homme de fer, Supercopter et on en passe. Pour les historiens du cinéma, il a débuté sa carrière à l’âge de 12 ans face à Lon Chaney Jr dans Le Fantôme de Frankenstein en 1942. Enfin, pour les horror-fans, il est le capitaine Riley dans Maniac Cop, un policier haut gradé impuissant face aux crimes commis par le zombie Matt Cordell. D’accord, on peut difficilement parler d’acteur familial au sens « Robin-Williamesque » du terme en évoquant William Smith, mais force est de reconnaître qu’il y en a là pour tous les goûts. Logique, puisque le bonhomme traîne sa carcasse fatiguée sur les plateaux de cinéma depuis maintenant plus de 65 ans, et qu’il a littéralement tout fait tout au long de sa prolifique carrière : des cascades, des scénarios, de la mise en scène, de la production et même de la musique.
Il est donc permis de parler d’artiste complet pour définir William Smith, et c’est probablement ce qui lui vaut cet article dans nos belles colonnes. Car le bonhomme n’est jamais vraiment très loin du genre quand il s’investit dans un projet. Une question de goût ? Peut-être, mais pas seulement. Plutôt la faute à une gueule émaciée qui s’est clairement durcie au fil des années, et qui lui vaut plusieurs rôles de bad guys dans des séries plus ou moins B. A une époque où il était encore possible de faire trembler le box-office sans avoir une allure de poupin et ou Charles Bronson et Lee Marvin pouvaient dragueur les mêmes starlettes que Robert Redford et Warren Beatty sans avoir à leur casser la gueule avant, William Smith est probablement passé à côté de sa chance de devenir une star. La rencontre avec l’acteur/réalisateur Jack Starrett sur le film de bikers Run Angel Run aurait pu être cette chance, puisque le film rapporte 13 millions de dollars pour une mise de 100 000 dollars, rien que sur le circuit des drive-in et des doubles programmes, à sa sortie en 1969. L’acteur fait des étincelles dans le rôle de Angel, biker poursuivi par plusieurs gangs de motards pour avoir exposé leur mode de vie dans un quotidien. Malgré le succès, les deux hommes ne parviendront pas à s’imposer et restent dans le B-Movie jugé avec condescendance, et ce malgré la trogne charismatique et familière de Smith et l’efficacité évidente de Starrett quand il s’agit de filmer à l’essentiel. Et c’est dans ce domaine précisément, celui de la série B, que William Smith devient un nom, en enchaînant aussi bien premiers et second rôles comme des apparitions dans des toutes petites productions. On le voit en indien accusé de viol dans Vengeance Sauvage de Sean McGregor (scénariste occasionnel de Jack Starrett) comme en condamné à mort dans le über-nanar La Chose à deux têtes de Lee Frost. A la suite de ces films, il donne la réplique à David Carradine, Jeff Bridges, Fred Williamson, Lou Gossett Jr, Roger E. Mosley (TC dans la série Magnum), Harrison Ford et tourne même dans Fast Company, l’un des tous premiers films de David Cronenberg !
Adepte du bodybuilding depuis son plus jeune age, William Smith n’a cependant rien du benêt musculeux. Il parle couramment cinq langues (dont le français) et se voit enrôlé par la NSA durant La Guerre de Corée. Une vraie tronche dans tous les sens du terme, il met à contribution sa matière grise pour peaufiner le scénario de Hollywood Man de Jack Starrett, qui marque la dernière collaboration entre les deux hommes et dans lequel il incarne une star de cinéma acculée par la production houleuse de son film. Smith atteint le summum de sa carrière en matière de popularité quand il fait vaciller Clint Eastwood dans le mémorable combat aux poings final de Ça va Cogner, suite opportuniste et quelque peu mollassonne de Doux, Dur et Dingue, qui vaut principalement pour ce climax spectaculaire et la présence des deux charismatiques acteurs (ainsi que celle du singe Clyde, tout aussi photogénique !). Une popularité qui arrive un peu tard puisque notre homme a 46 ans quand il s’échange des gnons avec le grand Clint. Malgré un regain d’intérêt de la part de certains réalisateurs (comme Coppola qui le fait tourner dans Outsiders et Rusty James et Milius qui l’engage aussi en commandant russe dans L’aube rouge), William Smith fait principalement son beurre à la télé. Après plusieurs apparitions et rôles dans des séries Z, des films de potes (Lustig et son Oncle Sam) et des premiers films engagés (le Sans Rémission de Edward James Olmos), l’acteur continue sur sa lancée sans jamais retrouver les chemins de la popularité, puisque Hollywood semble l’avoir bel et bien oublié. C’est d’autant plus malheureux qu’on a bien quelques idées sur les rôles « badass » qu’il aurait pu tenir à l’écran, comme celui du flic Hartigan dans Sin City par exemple, ou sa carrure, son âge et sa trogne burinée et ridée sont plus en adéquation avec la vision originale du personnage finalement interprété par le trop propre Bruce Willis. Une chance de perdue, une de plus…



- Vos Réactions
- Réaction de stuntman raf
- le 11/02/2008 à 15h39
- William Smith, pour votre serviteur, c'est bien sur le papa de Conan le cimmérien (vu quand j'avais 7 ans, j'aurais imploré mes parents de me coller aux travaux forcés, rien que pour pouvoir tourner une roue et gagner des pecs 'en acier!
).
Un gradé russe hyper-charismatique dans "The Red Dawn" (qui prouve aux anti-millius que tonton John ne peut pas blairer les cocos, mais éprouve du respect sincére pour cette grande nation slave qui a foutu une derouillé aux fritz en 42...), mais surtout l'assassin péroxydé et psychopathe de "La loi du talion" de Robert Clouse, où il se fritte violemment avec Rod Taylor dans la cabine d'un paquebot (puis sur le quai),j'ai rarement vu une baston aussi intense à l'écran, le film est dur à trouver en DVD Z1 (à moins d'un voyage ou d'un oncle en amérique,
), mais il vaut la peine d'etre vu rien que pour cette scéne où Smith fout vraiment la trouille... - Réaction de fankaze
- le 30/12/2007 à 15h33
- j'ai découvert william smith dans "le riche le pauvre "il était falconetti le méchant musclé,et tolar dns la planète des singes, c'était le gros bras des années 70 j'attendais qu'il passe dans tous les feuilletons pour voir ses bras . Plus tard je me suis mis comme lui à la musculation naturel, j'aurai aimé discuter avec lui de ce sport. Par contre je voudrais réagir il ne joue pas dans Rambo.
- Réaction de Hangwir
- le 04/12/2007 à 12h57
- Très très bien ces petites bio sur des gueules telles que celle de William Smith...
Il ne faut pas non plus l'oublier dans "New York ne répond plus" où il fait le vilain pas beau face à Yul Bryner et Max Von Sydow... a propos de ce film, je l'ai revu il n'y a pas très longtemps et c'est étonnant les ressemblances avec ce que sera plus tard Mad Max 2... Le héros solitaire, les méchants tarés, le groupe reclus... Ok Mad Max 2 est un putain de Western c'est vrai et NY ne répond plus une bon gros bis très marqué années 70 avec un Yuuuuul très fatigué... - Réaction de lamoule
- le 02/12/2007 à 06h40
- je me souviens de Smith egalement dans un episode de la serie "la planete des singes" intitule "les gladiateurs".
Quand a Falconetti dans "le riche et le pauvre", c'etait mon mechant prefere pendant l'enfance, en effet, des qu'on jouait, mes freres et moi , et qu'il fallait choisir un mechant a incarner, c'etait toujours Falconetti! (jusqu'a l'arrivee de Vador en 77) Ca ne nous rajeunit pas...
voila, c'est tout. - Réaction de toto joke
- le 01/12/2007 à 02h24
- Moi je l'aimais bien dans "Laredo" (tout à droite, "Joe Riley") la vieille série western avec des Texas Rangers qui se vannent toutes les trois secondes et qui portent des chemises roses



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