Alice Cooper

- Date de Naissance : 04/02/1948
- Lieu de Naissance : Detroit, Etats-Unis
- Compositeur(s) :
- Activités : Acteur
- Site Web :
http://www.alicecooper.com/
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Si Ozzy Osbourne est bien le "prince of fucking darkness" (dixit lui-même), ses incursions télévisées l'ont petit à petit transformé en un godfather gâteux d'une amérique carnivore, et ont largement amenui son image evil. Vincent Furnier, lui, n'a jamais terni sa réputation de boogeyman scénique. Mais qui est Vincent Furnier ?
Fils d'un pasteur (!), l'ami Vince nait en 1948 à Detroit. L'école n'étant pas son truc (à qui est-ce le truc, d'ailleurs ? On n'en connait pas ici, à Mad !), il se tourne rapidement vers le rock, et devient le leader d'une formation qui passera par plusieurs noms avant de se fixer sur Alice Cooper. Certains racontent que ce patronyme leur aurait été soufflé par des voix mystérieuses lors d'une séance de spiritisme... Même Vincent en rigole.
Remarqués par Frank Zappa, ils sont alors signés sur son label, sortent deux albums très intéressants dont tout le monde se fout, et doivent attendre de se retrouver sur le label Warner Bros. pour faire parler d'eux. Le premier album, Love It To Death, comprend des tubes désormais intemporels comme Eighteen - qui leur ouvre les portes de la gloire - et le triomphe d'albums comme School's Out ou Killers les installe comme icônes provocatrices de toute une génération. Salvador Dali lui-même s'éprend du personnage Alice, et créera le fameux hologramme "First Cylindric Crono-Hologram. Portrait of Alice Cooper's Brain" en 1973. Alors que chaque membre part dans des directions musicales opposées (l'album Muscle Of Love, pourtant excellent, en serait la preuve selon Cooper), le groupe fait un break, et rien ne sera alors plus comme avant : Vincent profite du moment, sournoisement ou pas (mystère), pour devenir Alice Cooper à lui seul. Plus de "band" : Alice, c'est lui désormais...
Si la fin du groupe est à déplorer (l'unité entre les musiciens était stupéfiante), la suite des évènements ne nous permet pas de rester nostalgiques trop longtemps, puisqu'Alice Cooper continuera à demeurer l'une des icônes les plus importantes et intéressantes de la pop-culture du 20ème siècle. L'homme a tout de même réussi la prouesse de sortir la bagatelle de 24 albums studio sans qu'aucun d'entre eux ne soit mauvais! Qui dit mieux ? Du rock psyché (les 2 premiers, Killers) au garage (Love it to Death), en passant par la pop-à-cordes (From The Inside), le hard-rock 80's (Constrictor), la new-wave-rock étrange (Zipper Catches Skin), Cooper a couvert tous les sols, tout en évitant soigneusement de tomber dans la répétition...
Mais ce qui amène un tel personnage dans ces pages, même virtuelles, c'est qu'il est tout simplement la rock star la plus Mad de l'histoire du rock. Mad à un tel point d'ailleurs que, perdu dans l'alcool, la drogue et son propre délire, il fit un passage remarqué en hopital psychiatrique en 1977, qui lui inspira l'album From The Inside l'année suivante, basé sur son expérience. Fan absolu de séries B horrifiques, Cooper s'est évertué depuis le début de sa carrière à donner à ses chansons et à la mise en scène de ses spectacles un côté gore et choquant. En plus de l'utilisation outrée d'un maquillage, fils du Baron Samedi et d'un Marcel Marceau doom, le coop' truffe ses shows de créations hallucinantes (femmes-tarentules, monstres reconstitués de toutes pièces, squelettes dansants...), et termine depuis longtemps ses shows par sa propre mort, décapité par guillotine, avant de revenir pour le rappel vêtu de blanc, comme libéré de son alter-ego Cooper. Car l'homme a toujours précisé qu'il n'était pas Alice, que celui-ci n'était qu'un personnage... Le dvd de l'incroyable tournée Welcome To My Nightmare est l'occasion de se rendre compte de la folie de la mise en scène et de l'ampleur du chef d'oeuvre absolu qu'est l'album du même nom. Il comprend des ritournelles d'une tristesse fantômatique (Steven, Years Ago), de véritables images sonores (The Awakening), et des titres théâtraux Bis (Black Widow, avec la voix de Vincent Price, bien avant le Thriller de Michael Jackson !)... Il faut entendre Alice, possédé, hurler à répétition "What do you waaant?" dans Steven pour comprendre qu'il ne chante pas la musique, il la joue. Et c'est là le truc, le nerf de la guerre : Alice Cooper est en fait le plus grand acteur du monde du rock !
Evidemment, une telle personnalité ne pouvait rester loin du cinéma longtemps. Dès la fin 70's, il démarre la case ciné avec quelques panouilles dans Sextette et Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Il chantera ensuite l'incroyable thème de Class 1984 I am the Future composé par Lalo Schiffin, puis les choses prendront une tournure nettement plus horrifique avec sa participation au très sympa Monster Dog réalisé par Claudio Fragasso (Zombi 3), une histoire de rock star de retour sur sa terre natale où d'étranges meurtres viennent d'avoir lieu, et l'occasion de voir Alice chanter deux inédits sympathiques. Sa participation au Prince des Ténèbres de Carpenter fera davantage date : il y interprète l'inquiétant chef des clochards, un rôle qui lui colle à la peau tant son étrange physique fait mouche. On y entend même sa chanson Prince of Darkness dans le background (si si, faites gaffe). Dans l'excellent Vendredi 13 Chapitre 6, Alice place deux titres en cours de film (dont l'inédit Hard Rock Summer, qu'on entend dans l'autoradio du van) et signe le générique de fin, le culte He's Back (the man behind the mask), puis participe ensuite à l'excellente B.O. du chef d'oeuvre Shocker à travers le titre Shockdance, un duo avec Horace Pinker lui-même ! Pour l'anecdote, Megadeth reprend sur la même B.O. No More Mister Nice Guy, tube du Coop', ce qui n'a rien d'anodin (Dave Mustaine, leader de Megadeth, étant le filleul d'Alice). Après plus d'une décénnie de petites rigolades cinématographiques, 1991 est l'année de la consécration : Cooper interprète le père de Freddy Krueger dans Freddy's Dead : The Final Nightmare, ultime reconnaissance du monde de l'horreur pour le père du shock rock. Si on omet sa marrante participation à Wayne's World en 1992 et au court-métrage Freakshow en 1999, il faudra pourtant attendre 2001 pour revoir la rock star dans un film d'horreur, le pas terrible The Attic Expeditions avec Jeffrey Combs, où son apparition-éclair dans le rôle d'un fou nous laisse à penser que l'homme mériterait largement une bien meilleure carrière de celluloïd.
Désormais New-born Christian, le père Alice continue d'aligner des très bons albums (le prochain, Along Came a Spider, sera son premier double et devrait sortir cette année), joue au golf et reste un performer hors-pair malgré ses 59 ans : il est commun de le voir battre et étrangler sa propre fille, membre de la troupe, sur scène... On attend aussi son apparition dans la comédie horrifique Horrorween de Joe Estevez. Mais à quand un vrai premier rôle digne de ce nom ?



- Vos Réactions
- Réaction de jez
- le 30/11/2007 à 12h20
- Il a pas fait une apparition dans son propre rôle dans Wayne's World aussi?
- Réaction de guiyomus
- le 29/11/2007 à 20h05
- vu l'autre jour, a la fin des scream awards, il interprete schools out avec la mise en scene de la decapitation et tout, en compagnie de Slash et rejoint en cours de chanson par... je vous le donne en mille, Rob Zombie! ca envoi!
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