TOUT DANS LE Z - Portrait de Robert Z'Dar

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Dossier

TOUT DANS LE Z

Portrait de Robert Z'Dar

Robert Z'Dar

  • Date de Naissance : 03/06/1950
  • Lieu de Naissance : Chicago, Etats-Unis
  • Activités : Acteur, Producteur
  • Site Web :
    http://www.z-dar.com/

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Petite expérience personnelle : quand vous vous prenez un film comme Robocop en pleine poire à l’âge de 12 ans, vous ne vous dites qu’une chose : tous les films qui se terminent en « cop » sont synonymes de qualité, c’est obligé (c’est facile quand même l’analyse cinématographique quand on a 12 ans) ! En attendant les Rent-a-Cop, One Good Cop, Cyborg Cop, Future Cop, Karate Cop, Gladiator Cop et autres Banana Cop (Ami lecteur, ce titre existe, nous l’avons rencontré !), le prochain film à atteindre votre « must-see list » n’est autre que Maniac Cop de William Lustig : un titre qui sent bon l’œuvre fragile, en danger, raffinée et délicate, à ce point même que les distributeurs français ont longuement hésité à le traduire « à la française » : Maniac Cop (ou comment j’ai explosé des grosses putes au riot gun), Le genou de Maniac Cop ou encore Maniac Cop (Rive Droite). Heureusement, il n’en fut rien et une fois dans la salle, le gamin de 12 ans est conditionné pour se prendre une bonne grosse révélation dans la tronche. Imaginez donc : les synthés susurrants de Jay Chattaway, les ruelles pouilleuses d’un New York pré-Giuliani, des malfrats courant dans les allées de Central Park et la caméra viscérale de Lustig, qui suit le Maniac Cop avec sa lame/matraque en main, prêt à tomber sur le crime à bras raccourci. Le voilà qui sort de l’ombre, avec sa mâchoire qui fait le double, sa corpulence de bodybuilder shooté au Banania, son regard vitreux et ses plaies béantes qui lui cachent son visage de petit salopiot de droite… Là encore vous ne vous dîtes qu’une chose : ce mec, c’est une star, obligé ! Le truc, c’est que les exécutifs d’Hollywood ne fonctionnent pas comme des gamins de 12 ans, même s’ils se plaisent bien à le penser, ce qui veut dire qu’un Robert Z’Dar (puisque c’est de lui qu’on parle hein) ne pourra jamais devenir une star du grand écran… Et c’est en réalisant sa méprise quelques films plus tard (Tango & Cash, UpWorld, Dar l’invincible 2) que le gamin de 12 ans découvre avec joie la notion de « seconds couteaux », dans laquelle se range le grand Z (1m88, mine de rien).

Né Robert J. Zdarsky le 3 juin 1950 à Chicago, Robert Z’Dar n’est pas immédiatement frappé par le virus du jeu et se cherche longtemps avant de se décider à monter sur les planches. Pendant ce laps de temps, Robert sera tour à tour écrivain de jingles publicitaires, policier de Chicago, chanteur/guitariste pour le groupe de rock Nova Express (le groupe se produira en première partie de Jefferson Airplane et The Who mine de rien !) et même Chippendale, ce dernier job faisant quand même un peu tâche sur son CV de gros dur. A l’age de 34 ans, Robert se lance enfin dans le cinéma avec un petit rôle dans Code Name : Zebra ou il donne la réplique à James Mitchum, fils aîné de Robert. Des débuts pas très remarqués, d’autant que Robert se cherche longtemps, y compris sur son nom de scène qui change plusieurs fois (il se fait appeler Robert West, puis Robert Darcy, puis Robert Zdar avant de se mettre d’accord sur l’apostrophe). Pas vraiment taillé pour jouer la sérénade au balcon des gentes dames, Robert Z’Dar enchaîne avec des rôles d’agents de la sécurité, de chef de gang (dans Cherry 2000 avec Mélanie Griffith, chef d’œuvre s’il en est), de mari abusif et de serial killer avant de taper dans l’œil de William Lustig qui lui offre le rôle de sa vie, celui de Matt Cordell, alias le Maniac Cop précité, après l’avoir vu user de son instinct meurtrier dans The Night Stalker. Pas une ligne de dialogue, un faciès monolithique à souhait et une économie de geste qui font de lui le flic zombiesque/psychopathe/revanchard/increvable/salopiot le plus crédible de l’histoire du cinéma. D’accord, Robert Z’Dar n’est pas Laurence Olivier, et le succès de Maniac Cop ne lui permet pas d’obtenir les rôles de Mel Gibson et Arnold Schwarzenegger (comme j’aurais pu le penser du haut de mes 12 ans), mais toujours est-il que la carrière de bonhomme est lancée pour de bon : après une infidélité à son rôle fétiche (Samurai Cop, ben alors qu’est-ce que c’est que ce bordel ?) et une apparition remarquée dans Tango & Cash (ou il se fait péter la mâchoire par Sylvester Stallone, c’est dire si Sly est balaise !), Z’Dar revient au rôle de Matt Cordell dans Maniac Cop 2, toujours sous la direction de William Lustig. Même si cette suite fonctionne sur le principe du bigger/better/louder, Robert Z’Dar reste égal à lui-même, si ce n’est qu’il apporte une très légère touche pathétique à son personnage, au look plus ouvertement fantastique dans le précédent opus. La collaboration avec le « mentor » Lustig se termine sur le très décevant Maniac Cop 3, que le réalisateur ne terminera malheureusement pas, puisqu’il sera remplacé par l’infiniment moins talentueux Joel Soisson, producteur spécialisé dans le film d’horreur qui schlingue (un paquet de produits Dimension en attestent).

Abonné aux rôles de bad guys spécialistes des accoutrements ridicules (Dar l’invincible 2, Future War), Robert Z’Dar a tourné dans plus de 80 films depuis ses débuts, principalement avec des stars du DTV qui rentre dans le lard (Donald G. Jackson, Wings Hauser, Joseph Merhi, Daniel Bernhardt et on en passe), puisqu’on ne comptabilise que trois films de studios (Cherry 2000, Tango & Cash et Les Indomptés) dans toute sa carrière. Fidèle à l’horreur, au fantastique et à l’action (avec un tel physique, on ne l’imagine pas vraiment ailleurs), Z’Dar se contente principalement d’enquiller les séries Z à raison de deux/trois films par an (récemment le fameux Zombiegeddon avec Tom Savini) même si des récents problèmes de santé l’ont forcé à mettre la pédale douce sur le travail. IMDB précise que l’acteur jouera prochainement dans Working Title (une comédie !) le rôle d’un « maniac » : il faut donc croire que la boucle est bouclée !

Stéphane Moïssakis
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  • Vos Réactions
  • Réaction de Diane Hunterwasser
  • le 28/11/2007 à 18h10
  •  
  • POur les fan de Samurai Cop, Nanarland vous propose un extrait ici

    Samurai Cop

    muahahahahaa
  • Réaction de Mad Mat
  • le 27/11/2007 à 13h25
  •  
  • Joie, bonheur et allégresse, la trilogie Maniac Cop vient de sortir en DVD !
    Le seul et unique coffret à offrir ou à se faire offrir pour Noël ! Fuck Kubrick, fuck les classiques de la Shaw Brothers, fuck les westerns italiens, fuck Belmondo, fuck Fassbinder, hail to Maniac Cop ! icon_mrgreen.gif

    C'est con, j'ai acheté les deux premiers volets il y a trois mois ...
  • Réaction de wolvie
  • le 27/11/2007 à 11h03
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  • eh bien t etais precoce pour Clavier parce qu'il avait pas encore fait les chefs d'oeuvre que sont les anges gardiens, la soif de l'or et les visiteurs ( rien que parce que je me souviens des titres je vais de suite me flageller par Crom)
    Ah les anges gardiens!!! quel maux de tete en sortant de la salle ( eh oui j ai honte, c etait la fete du cinema et c'etait ca ou sauvez Willy 2; "l'ami" qui m'y a trainé je lui en veux encore)
  • Réaction de Hangwir
  • le 26/11/2007 à 23h42
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  • CITATION(wolvie @ 26 11 2007 - 17:14) (source)
    CITATION(Hangwir @ 26 11 2007 - 16:48) (source)
    Ouaip, le Robert c'est une tronche au panthéon des tronches... La plus belle machoire de tous les temps... Et puis dans Maniac Cop, y'a BRUUUUUCE CAMPBEEEEEEEEELLLL et Tom Hatkins mec!!!


    C'est vrai qu'à douze ans on pense plein de choses... Je croyais que Christian Clavier était drôle et que Superman III un putain de bon film.... Comme quoi... Si ça se trouve les gosses de 12 ans considèrent Brett Rattner comme un bon dieu de réalisateur...


    mon pauvre!! t as trouvé Clavier drole??aie aie aie..moi a 12 ans j'allais voir Highlander et gremlins mais bon en meme temps j adorais les disney, personne n est parfait



    Ouai, mais en 1986, j'avais 15 ans, donc je m'étais aperçu que Clavier était pitoyable depuis... Quant à Disney, les deux seuls que j'avais aimé c'était Tron (1981) et Dragonslayer (le dragon du lac de feu. 1982). J'avais respectivement 10 et 11 ans... Et on a beau dire le Dragon de Dragonslayer est le plus beau jamais vu au cinéma... Meme si avec le recul, le film est assez pénible par moments à suivre...

    Mais n'empeche, le Z'Dar, c'est un pub pour Gillette Quatro à lui tout seul... Il parait qu'il en utilise quatre par jour pour se raser...
  • Réaction de wolvie
  • le 26/11/2007 à 16h14
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  • CITATION(Hangwir @ 26 11 2007 - 16:48) (source)
    Ouaip, le Robert c'est une tronche au panthéon des tronches... La plus belle machoire de tous les temps... Et puis dans Maniac Cop, y'a BRUUUUUCE CAMPBEEEEEEEEELLLL et Tom Hatkins mec!!!


    C'est vrai qu'à douze ans on pense plein de choses... Je croyais que Christian Clavier était drôle et que Superman III un putain de bon film.... Comme quoi... Si ça se trouve les gosses de 12 ans considèrent Brett Rattner comme un bon dieu de réalisateur...


    mon pauvre!! t as trouvé Clavier drole??aie aie aie..moi a 12 ans j'allais voir Highlander et gremlins mais bon en meme temps j adorais les disney, personne n est parfait
  • Réaction de Hangwir
  • le 26/11/2007 à 15h48
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  • Ouaip, le Robert c'est une tronche au panthéon des tronches... La plus belle machoire de tous les temps... Et puis dans Maniac Cop, y'a BRUUUUUCE CAMPBEEEEEEEEELLLL et Tom Hatkins mec!!!


    C'est vrai qu'à douze ans on pense plein de choses... Je croyais que Christian Clavier était drôle et que Superman III un putain de bon film.... Comme quoi... Si ça se trouve les gosses de 12 ans considèrent Brett Rattner comme un bon dieu de réalisateur...
  • Réaction de wolvie
  • le 26/11/2007 à 15h28
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  • ah maniac cop, quel pied!!! Un des meilleurs bad guy de l'histoire du cinoche

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