Ernest R. Dickerson

- Date de Naissance : 25/06/1951
- Lieu de Naissance : Newark, Etats-Unis
- Dir. Photo :
- Activités : Acteur, Réalisateur, Scénariste
Les Derniers Dossiers
- ...La Saga Terminator
- ...Le Culte De La Réalisation
- ...Portrait de Kathryn Bigelow
- ...La Genèse De Indy Iv
- ...Surviving The Game
- ...Portrait de Ernest Dickerson
- ...L'avocat Du Diable
- ...Portrait de William Friedkin
- ...Les Films En 3-d
Plutôt limité sur le plan de l’action, le film s’offre quand même une critique de la lutte des classes qui fait mouche, même si elle semble aller de pair avec le sujet. Toujours à l’affut de sang neuf, Joel Silver voit dans le réalisateur un potentiel certain et fait appel à lui pour réaliser le premier film adapté de la série Les Contes de la Crypte : Demon Knight (retitré Le Cavalier du Diable, pour son exploitation DTV en France) sort au début de l’année 1995 et rapporte le double de sa mise. C’est avec ce film et A l’épreuve des balles (une comédie d’action, véhicule pour Adam Sandler et Damon Wayans) que Ernest Dickerson goûte cependant aux joies du travail de sape des exécutifs des studios, Universal en l’occurrence : « Les studios n’hésitent pas à s’attaquer à des projets intéressants et ambitieux » admet le cinéaste. « Malheureusement, il suffit que ces projets traitent de sujets délicats pour qu’ils fassent tout pour arrondir les angles et gommer les aspects les plus difficiles à vendre. Leur premier réflexe est donc de rendre le film homogène, et de le rapprocher de la production du moment. En fait, les Etats-Unis ne produisent pas de films vraiment intéressants à mes yeux en ce moment... ». Les deux films connaissent des coupes conséquentes au montage, et c’est à la même époque que Miramax/Dimension lui retire un projet cher à son cœur pour le confier au réalisateur Michael Rymer : il s’agit du film policier In Too Deep, qui sortira chez nous sous le titre Gangsta Cop. En conséquence, Dickerson se tourne vers la télévision et le cinéma DTV pour une série de films pas vraiment convaincants, même s’ils témoignent de sa volonté d’apposer son style sur des genres différents : en 1998 et 1999, il signe donc un drame sur l’homosexualité (Blind Faith avec Charles S. Dutton), un actioner futuriste pompé sur Rollerball (Future Sports avec Wesley Snipes), un thriller sur la problématique du Ku-Klux Klan (Ambushed, avec Virginia Madsen) et un drame politique sur l’un des premiers procès pour harcèlement sexuel intenté par une travailleuse noire (Strange Justice). On a connu moins éclectique...

Reste qu’aucun de ces films ne fait vraiment mouche. Ernest Dickerson revient donc à un genre commercialement viable, le cinéma d’horreur, dont il est très friand en tant que spectateur. Il accepte d’abord la réalisation de deux épisodes de la série de courte durée Les Nuits de l’étrange (présentée par Henry Rollins), puis la production New Line Bones, véhicule cinématographique sanglant pour le rappeur Snoop Dogg, qui incarne un « pimp » revenu d’entre les morts sous forme de boogeyman dans la droite lignée de ceux des années 80. Cet ersatz black de Freddy Krueger ne propose rien de mémorable en fait, même si Dickerson assure le spectacle et le fun, tout comme c’était déjà le cas sur Demon Knight. Cela suffit pour que le réalisateur soit intronisé « Master of horror » par Mick Garris, qui lui commande un épisode pour sa célèbre anthologie télévisée, ainsi qu’un autre pour les besoins de Fear Itself. Relégué à la télévision depuis l’échec de Never Die Alone avec DMX en 2004, Ernest Dickerson continue de prouver sa versatilité en enchaînant des épisodes de The L Word, Les 4400, Urgences, Heroes, Weeds et surtout Sur écoute, pour lequel il gagne le prix du programme télévisée de l’année à la cérémonie des American Film Institute Awards. Cette récompense suffit pour que les studios lui fassent à nouveau les yeux doux et lui proposent... un film d’horreur ! En effet, Ernest Dickerson attend donc que Dacre Stocker, arrière arrière petit-fils de Bram Stocker, mette la touche finale à The Un-Dead, suite directe et officielle du Dracula écrit par son aïeul. On attend de voir ce que le réalisateur de Bones peut donner sur un projet aussi casse-gueule...



- Vos Réactions
- Réaction de killernet
- le 14/07/2008 à 18h53
- Bah ouai et on parle pas d'Emily Rose et de son exorcisme, moyen mais pas nul comme certains le pensent à Mad. Ca y est moi tous les 14 juillet je me révolte et je vais tout casser! CIAO les madnautes!
- Réaction de Kilo Asil
- le 11/07/2008 à 17h04
- Je ne sais pas ce que va donner son épisode de fear itsealf (qui n'a rien donné de surprenant pour le moment) mais V world (que S.Moïssakis n'a pas cité bizzarement) est vraiment très mauvais, bon le script n'aide pas mais ça n'excuse pas tout.
- Réaction de bigger boat
- le 11/07/2008 à 16h08
- Excellent portrait d'un honnête artisan, au même titre qu'un Mostow ou un Isaac. Cà aurait mérité un dossier carrière dans le mag...
RSS 2.0