Ernest R. Dickerson

- Date de Naissance : 25/06/1951
- Lieu de Naissance : Newark, Etats-Unis
- Dir. Photo :
- Activités : Acteur, Réalisateur, Scénariste
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Comme dans tous les genres, le cinéma d’horreur comportent ses maîtres (Romero, Carpenter et cie) et ses tâcherons indignes (Uwe Boll). En conséquence, les cinéastes de l’entre-deux sont rarement cités, quand bien même certaines de leurs oeuvres proposent des qualités évidentes. Ernest Dickerson est l’un d’entre eux, mais à sa décharge, le réalisateur a principalement démontré son talent en dehors du circuit horrifique.
Passionné par la mer, Ernest Roscoe Dickerson hésite longtemps entre une carrière de plongeur et des études de cinéma. Sa passion pour les salles obscures prend le dessus, et le jeune homme sort diplômé de Howard University, la célèbre université afro-américaine de Washington (surnommée la « Black Harvard »), avant de s’inscrire à la New York University Graduate School of Film au début des années 80. C’est là-bas qu’il fait la rencontre la plus importante de sa carrière, puisqu’il sert de chef opérateur sur le moyen-métrage de Spike Lee, intitulé Joe's Bed-Stuy Barbershop: We Cut Heads. En fait, les deux hommes se complètent à ce point que Dickerson assistera Lee sur ses six premiers long-métrages : Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, School Daze, Do the Right Thing, Mo’Better Blues, Jungle Fever et Malcolm X : « Spike Lee a coupé une ligne de dialogue significative de notre relation dans Do the Right Thing » raconte à l’époque Ernest Dickerson. « Un personnage disait à un autre : « c’est comme si nous avions le même cerveau », et c’est une réplique que Spike et moi n’arrêtons pas d’utiliser sur les plateaux de ses films. Nous travaillons ensemble depuis tellement longtemps, depuis les études de cinéma déjà, que nous avons cultivé les mêmes références et qu’il nous est possible de se comprendre très rapidement ». Travaillant une lumière qui ne trahit toujours pas, encore aujourd’hui, son époque et son manque de moyens, Ernest Dickerson compte parmi les chefs opérateurs qui auront sû le mieux retranscrire l’atmosphère particulière de New York sur grand écran, que ce soit d’ailleurs chez Spike Lee, comme chez John Sayles (Brother of Another Planet) et Michael Schultz (Krush Groove).
Ernest Dickerson aspire cependant à la réalisation, et dirige son premier long-métrage en 1991. Il s’agit de Juice, un drame urbain assimilé à la vague de films black du début des années 90 (qui compte Boyz’n’the hood et Menace II Society). Non content de révéler les talents de Omar Epps, Tupac Shakur et même Queen Latifah, Ernest Dickerson optimise son très mince budget grâce à un style direct et s’offre le luxe d’un soundtrack explosif comportant des morceaux de Big Daddy Kane, Cypress Hill et Naughty by Nature. Le film rapporte 20 millions de dollars à sa sortie en janvier 1992 et lance sur orbite la carrière de cinéaste de Dickerson, qui ne revient plus à ses premiers amours, sauf pour signer la photo de son téléfilm Our America en 2002. Forcément estampillé réalisateur black, notre homme enchaîne avec le film d’action Que la chasse commence en 1994, concurrent direct du Chasse à l’homme de John Woo, dans lequel il dirige Ice-T en proie humaine poursuivie par les hommes de Rutger Hauer.



- Vos Réactions
- Réaction de killernet
- le 14/07/2008 à 18h53
- Bah ouai et on parle pas d'Emily Rose et de son exorcisme, moyen mais pas nul comme certains le pensent à Mad. Ca y est moi tous les 14 juillet je me révolte et je vais tout casser! CIAO les madnautes!
- Réaction de Kilo Asil
- le 11/07/2008 à 17h04
- Je ne sais pas ce que va donner son épisode de fear itsealf (qui n'a rien donné de surprenant pour le moment) mais V world (que S.Moïssakis n'a pas cité bizzarement) est vraiment très mauvais, bon le script n'aide pas mais ça n'excuse pas tout.
- Réaction de bigger boat
- le 11/07/2008 à 16h08
- Excellent portrait d'un honnête artisan, au même titre qu'un Mostow ou un Isaac. Cà aurait mérité un dossier carrière dans le mag...
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