Les deux visages de la peur - Comparatif des versions salles et workprint de Halloween

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Les deux visages de la peur

Comparatif des versions salles et workprint de Halloween

Halloween

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Depuis un moment déjà, la Toile bruisse de rumeurs concernant un autre montage du 3e long-métrage de Rob Zombie, très différent de celui qui a été projeté dans les salles. Vous trouvez donc ici un petit comparatif des deux versions. Enfin la vérité sur le cas Michael Myers !



La sortie française du remake de Halloween a été précédée d’un événement assez inhabituel : l’apparition sur Internet d’un premier montage du film. Or, cette copie de travail (« workprint » pour les anglophones) ne présente pas un simple état antérieur de la postproduction (comme le fameux cut de Hostel 2, sans musique et avec des effets spéciaux non finalisés) mais bel et bien une version alternative, techniquement achevée. C’est bien sûr une violation flagrante des droits des producteurs que de télécharger la chose, laquelle comporte d’ailleurs la mention « property of Dimension Films » en haut de l’image. En supposant que vous êtes assez grands pour savoir si vous voulez la détenir sur votre disque dur, nous relèverons néanmoins ici les principales différences entre les deux versions, qui s’étendent sur une durée sensiblement égale (1h45), à ceci près que la copie de travail est dépourvue de générique de fin…

L’emblème de cette œuvre à deux faces réside dans l’apparition du mythique thème musical, jadis composé par Carpenter. Dans le montage salles, il n’intervient qu’à la suite du premier meurtre perpétré par le jeune Myers. Ici, nous avons droit à un générique entièrement différent, où les notes de Big John accompagnent des plans montrant le gamin assis dans le couloir du collège, tandis que sa mère s’entretient avec le proviseur. Pour autant, ce premier acte (le meilleur) narrant les méfaits de Michael à 12 ans est quasiment identique d’une version à l’autre. On ne saurait en dire autant du second volet, qui reprend les grandes lignes du scénario original. Dans la critique parue dans le magazine papier, nous avons déjà signalé que la copie de travail propose des assassinats beaucoup plus secs et impromptus. Mais la comparaison des deux montages fait apparaître d’autres variantes très importantes : certaines séquences ne sont pas placées au même endroit, attestant des problèmes de rythme rencontrés par Rob Zombie, et qui ne sont d’ailleurs pas mieux résolus d’un côté que de l’autre. Par exemple, une scène « inédite » voit Myers emporter la lourde pierre tombale du caveau familial ; réciproquement, la scène correspondante (le Dr. Loomis se rendant au cimetière le lendemain, pour constater la dégradation de la sépulture) est supprimée. Le spectateur de la copie de travail est donc privé de l’apparition de Sid Haig, dont la savoureuse prestation dans la défroque d’un croque-mort s’inscrivait pourtant dans une incroyable galerie de seconds rôles, tenus par des figures légendaires du cinéma d’horreur : Richard Lynch, Sybil Danning, Brad Dourif, Ken Foree, ...

Autre recalé parmi la bande de The Devil’s Rejects, Bill Moseley, qui figurait dans la spectaculaire (et très bordélique, il faut le reconnaître) séquence d’évasion. Ici, Myers prend la clé des champs lors d’une scène très brutale et dérangeante (un viol sur une patiente perpétré par des gardiens qui prennent à parti Myers), mais bien plus sobre en termes de mise en scène. Le hic, c’est que la copie de travail escamote du même coup l’assassinat de Danny Trejo, qui marquait dans la version salles le moment où le tueur basculait définitivement dans l’inhumanité, en trucidant le seul personnage qui faisait encore preuve d’empathie envers lui. D’autant plus dommage que ce premier montage éclaire de manière significative le projet initial de Rob Zombie, visant à sonder la psyché opaque d’un serial killer préadolescent. La phase d’observation dans le centre psychiatrique fermé est ainsi beaucoup plus longue, jusqu’à une scène qui explique le mutisme dans lequel Michael s’enferme peu à peu : interrogé par son thérapeute, il conclut « je veux sortir d’ici, c’est tout ce que j’ai dire ». Puis, un segment intermédiaire (qui rend bien moins abrupte la transition entre le volet « préquelle » et le volet « remake ») décrit les problèmes posés par l’internement de Myers et les remous provoqués par sa demande de libération, ce qui octroie à cette vieille trogne d’Udo Kier (qui joue le directeur du centre) une plus longue présence à l’écran, alors qu’il ne fait plus qu’une apparition éclair dans la version salles. Car ce qui a à l’évidence passionné le cinéaste, c’est de montrer comment toutes les institutions (scolaires, médicales, judiciaires) se trouvent totalement démunies devant la transformation irréversible d’un marmot en machine à tuer. Un thème qui éclate de manière poignante dans l’ultime séquence, qui voit le Dr. Loomis se dresser devant Myers pour lui dire « Michael, I failed you », « je t’ai planté ». Cette conclusion désespérée remplace la séquence dans la piscine vide, laquelle est intercalée plus tôt dans le récit. Quant à certains morceaux de bravoure (le croquemitaine mettant à sac la maison familiale, son cri final dans la nuit), ils sont uniquement visibles dans la version que vous pouvez voir actuellement en salles.

Importantes en nombre et parfois très marquantes, toutes ces variantes laissent toutefois beaucoup de questions en suspens : ce premier cut était-il celui voulu par Zombie ? Ce dernier s’est-il vu imposer le tournage de scènes supplémentaires après coup, ou a-t-il d’abord engrangé de nombreuses scènes, pour faire ensuite son choix dans la salle de montage ? Quoi qu’il en soit, la copie de travail paraît globalement supérieure, même s’il y manque quelques passages clés (le meurtre de Danny Trejo, donc, et aussi quelques moments de sauvagerie situés à la fin du récit). Mais on serait aussi tenté de dire que la meilleure solution est le visionnage de deux versions, afin de pouvoir recomposer mentalement le film idéal. Pour cela, il est recommandé de mettre la main sur ce fameux « work print », d’autant que le pataquès causé par sa mise en ligne rend assez improbable son inclusion dans un futur coffret DVD. L’opération est certes légalement douteuse mais, comme on vous l’a déjà dit, vous êtes assez grands…


Gilles Esposito

Format Quicktime :

Halloween - Bande-Annonce US Format Moyen



  • Vos Réactions
  • Réaction de arkor style
  • le 12/07/2008 à 17h48
  •  
  • moi ma question et que j'ai vu une version ou on dirai ke les montages sonores ne sont pas bien calès on dirai ke c'est mal finalisè
    quel version jai vu alors??
    car il y avai son lot de scenes brutales ca c'est sur !
    mais le son m eparaissai kompletement decalè au niveau des musiques .... ki saretai brusquement ou aparaissai etrangements ...

    si quelqu'un peu men dire plus?
  • Réaction de arkor style
  • le 12/07/2008 à 17h48
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  • moi ma question et que j'ai vu une version ou on dirai ke les montages sonores ne sont pas bien calès on dirai ke c'est mal finalisè
    quel version jai vu alors??
    car il y avai son lot de scenes brutales ca c'est sur !
    mais le son m eparaissai kompletement decalè au niveau des musiques .... ki saretai brusquement ou aparaissai etrangements ...

    si quelqu'un peu men dire plus?
  • Réaction de Colonel
  • le 20/10/2007 à 10h36
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  • @ Sickboy

    Toi aussi tu fais parti des vieux de la vieille sur ce site (si j'ose dire) ! Pour Lynch j'ai apprécié l'étrangeté de Eraserhead, ensuite j'ai décroché à Blue Velvet, malgré une obstination à encore aller voir du côté de Laura Palmer (les films) et Dune (pour dire que j'ai quand même essayer un peu !). Lynch n'est pas préhensible pour mes petits neurones...

    @ Kabukiman

    C'est déjà assez difficile d'emporter l'adhésion d'une demoiselle réelle, alors si en plus j'essayais ici... Mais peut-être y arrives-tu comme Fonzy dans Happy Days, en claquant des doigts...? Dans ce cas, chapeau bas...

  • Réaction de Kabukiman
  • le 19/10/2007 à 17h33
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  • CITATION(Sickboy @ 19 10 2007 - 16:10) (source)
    CITATION(Colonel @ 18 10 2007 - 23:09) (source)
    @ Diane


    Question subsidiaire: qui est la dame de ton avatar ? à qui téléphone-t-elle ?



    Bon Colonel, je veux vraiment pas faire mon professeur mais serieux, à propos de l'avatar de Diane tu déconnes quand même...
    Mulholland Drive, David Lynch? ...Rings a bell?

    T'as rien compris, c'était un plan drague.
  • Réaction de Sickboy
  • le 19/10/2007 à 16h10
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  • CITATION(Colonel @ 18 10 2007 - 23:09) (source)
    @ Diane


    Question subsidiaire: qui est la dame de ton avatar ? à qui téléphone-t-elle ?



    Bon Colonel, je veux vraiment pas faire mon professeur mais serieux, à propos de l'avatar de Diane tu déconnes quand même...
    Mulholland Drive, David Lynch? ...Rings a bell?
  • Réaction de DreamProphet
  • le 19/10/2007 à 11h01
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  • Très pertinente analyse entre les deux versions du chef-d'oeuvre de Rob Zombie. Si le Workprint est définitivement supérieur à la version salle, il est clair qu'il ne s'agit pas de la version voulue par Zombie et ses producteurs. Alors rendons à Rob ce qui lui appertient et regardons Halloween en salle, plutôt que sur un Dvix de qualité médiocre.
  • Réaction de Colonel
  • le 18/10/2007 à 23h09
  •  

  • @ Diane

    Hello Diane, ça faisait longtemps. En fait concernant l'expression yes men, comme pour cette histoire de workprint, je me place sur un plan littéral de responsabilité du réalisateur. C-à-d, bien qu'un film soit forcément un travail collectif, et qu'il puisse bien sûr y avoir diverses influences; comme celles-ci ne sont pas mesurables (forcément le fruit de conjectures de journalistes, spectateurs et du réalisateur lui-même), et que de toute façon ce serait un travail sans fin et hasardeux de vouloir les démêler, je juge le résultat final livré au public. Idem pour Aja: qu'il y ait eu des "pressions" ou des "suggestions" ou "des changements d'avis des uns ou des autres" concernant la fin de Haute Tension, je ne m'en préoccupe jamais; je jauge le résultat final (pour répondre aussi à Tromric). Je ne considère ainsi pas R.Zombie comme un auteur, contrairement à Aja, mais davantage comme un "étudiant" qui déconne avec une caméra et ses potes. En cela je ne faisais pas de comparaison entre réalisateurs, mais entre le statut tel quel de certains, et d'autres qui essayent d'arriver à leur niveau (ce qui peut être parfois louable).

    Narurellement Diane, sentir la créativité ou la poésie est affaire de sentiment, de subjectivité. Je suis simplement surpris (idem avec l'article dythirambique du MAD 200 sur le bonhomme) qu'on puisse en percevoir chez Zombie; comme je sais bien que parler de Halloween III (notamment) à la manière d'une référence, peut surprendre. Mais justement, Halloween est un cas d'école, et il me semble difficile de ne pas se placer dans le contexte particulier de cet univers, avec en bannière les précédents opus, pour disséquer le dernier en date du sieur Rob. Disons que je place ce dernier au-dessus du "Resurrection" (difficile de faire plus nul, on est d'accord !), du 6, mais au même niveau que le 5, et surtout dans ce groupe là des halloween calamiteux (pour les raisons déjà évoquées).

    Je ne suis pas aussi sévère que toi sur les anciens Halloween qu'il convient d'apprécier dans le contexte de leur époque (surtout pour les no 1, 2 et 4); quant au 3 il planne pour moi très au-dessus de ses petits camarades, le seul que je revoie encore aujourd'hui avec autant de plaisir, d'admiration; disons pour moi le film parfait. Je perçois cependant qu'on aime tout deux le monde halloweenien, ce qui fait de nous des "originaux"...

    Question subsidiaire: qui est la dame de ton avatar ? à qui téléphone-t-elle ?
  • Réaction de Diane
  • le 17/10/2007 à 17h40
  •  
  • Mon vieux Colonel, tu exagères. Fallait-il s'inspirer de l'ambiance du troisième film, qui n'a rien à voir avec la série, en dehors de son titre ? Il m'avait semblé que ce troisième film était vaguement mal fichu et sans ambiance (toi qui aime l'ambiance), avec des effets spéciaux terribles et une histoire de masques à la con. Tu reproches plein de choses à Zombie qu'on pourrait résumer par une seule phrase : tu lui reproches d'être lui-même, et ce, même dans un film commercial où il avait la possibilité tout de même d'être créatif. Vas-tu reprocher à des habituels yes-men qui n'affirment pas leur personnalité dans leurs oeuvres d'être artistiquement stériles ? En ce sens, tes propos rassurent : Zombie est bel et bien un auteur, et un auteur ne saurait contenter toutes les sensibilités, notamment celles de spectateurs exigeants (on appelle ça aussi des cinéphiles).

    C'est bancal, d'accord, certainement en partie à cause de Dimension, d'accord, mais moi j'y ai trouvé une ambiance, une poésie, ce qui fait que Zombie a quelque chose à revendre et à filmer. Tu exagères légèrement lorsque tu prétends que le film de Zombie ne vaut pas mieux que les suites, et surtout l'ignoblement crétin Halloween Resurrection. Le film de Zombie n'est tout simplement pas comparable avec tous ces films de bas étage.

    Mais je suis d'accord avec toi, dommage que le film entame une seconde partie en total désaccord avec ce qui a précédé, pour remaker directement le film de Carpenter : les leçons apprises par le remake très réjouissant de Zombie et celui, sympathique de Massacre à la tronçonneuse n'ont pas été retenues par Zombie, qui par excès d'humilité, s'est engouffré courageusement mais un peu en dépit dans cette vision de refaire le Carpenter. N'empêche que cet HALLOWEEN possède en lui quelque chose qui fait du bien en cette période de viande rouge abusive (de gore pour ceux qui ne comprendraient pas) : le retour de l'épouvante et son charme particulier. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film d'épouvante aussi racé. Un vrai film d'épouvante. Et ce même si Dimension souhaitait le vendre comme un gros slasher qui tâche.

    N'empêche que c'est difficile de te suivre quand tu prends comme canevas de base des films aussi médiocres que toutes les suites d'Halloween pour argumenter contre le film de Zombie. Comment ça, le meurtre de l'infirmière te fait penser à Hannibal ? Bof. Allons, dans les années 80, les suites d'Halloween visaient les ados, bien obligées à cause de Jason et Freddy, qui cartonnaient. Cet Halloween de Zombie possède un propos nettement plus adulte. Nettement plus sombre, et se pose à un autre niveau.

    D'ailleurs, si la version WORKPRINT est beaucoup plus intéressante dans sa narration, j'ai la désagréable impression, à la deuxième vision cinéma, que le véritable HALLOWEEN, comme le sous-entend cet excellent article de Monsieur Esposito, se trouve quelque part entre les deux montages. C'est incroyable d'apprécier un film fragile mais audacieux dont les montages visibles rendent encore plus frustrant le fait que le bon montage se trouve probablement quelque part entre ces deux versions.

    Je ne sais pas si je dois haïr les gens qui ont mis le Workprint en ligne ou si je n'avais pas à le télécharger. En fait, non, je crois qu'ils ont bien fait. Encore faudrait-il savoir leurs veritables motivations...Etait-ce pour nuire à Zombie ? A Dimension ? Ou parce qu'ils pensaient que le remontage n'était pas justifié ? Et si c'était Zombie lui-même qui avait mis cette version en ligne ? Ne serais-ce pas délicieux ?
  • Réaction de tromric
  • le 17/10/2007 à 12h38
  •  
  • Pour ma part, je n'ai vu que la Workprint… Pour l'instant…
    J'ai adoré cette version que j'ai trouvé saisissante dans sa partie "prequel" mais un peu plan plan dans sa partie "remake". Le film (tel que je l'ai vu) est certes loin d'être parfait, surtout en raison de ce que l'on était en droit d'attendre de Rob Zombie (réalisateur extrêmement talentueux mais dont le génie reste encore à prouver), mais ne crachons pas dessus pour autant, c'est largement le meilleur opus depuis l'original. Ceci étant dit, j'attends impatiament de voir le montage "salles" car Zombie affirme qu'il s'agit bien là de la version qu'il souhaitait, contrairement à ce que la rumeur laissait entendre, à savoir que Rob Zombie avait lui-même mis en ligne le workprint, mécontent qu'il aurait été d'un hypothétique remontage. Le réalisateur s'exprime d'ailleurs à ce sujet dans l'interview qu'il donne à Première sur leur site web (oui il m'arrive de commettre des infidélités à Mad…), où il avoue ne pas savoir de quelle workprint il s'agit puisqu'il en existerait facilement une trentaine…
    Ensuite:
    CITATION
    Je n'accroche décidément pas à "l'univers" de Rob Zombie, ses dialogues débiles (constitués principalement d'échanges d'insultes, de rabaissements en tout genre, d'une vulgarité contemporaine alliant bêtise, violence et sous-culture -même si c'est moins grave que dans "Devil's Reject"); non plus à sa clique -toujours la même- "d'acteurs", sa nana montrée sous toutes les coutures (quel intérêt ?)... ses freaks transposables d'un film à l'autre (à quand le remake de "Sissi face à son destin" avec les mêmes ?) Rob Zombie brasse ses propres clichés à qui mieux mieux par une vision univoque, par le petit bout de la lorgnette; disons-le franchement, Rob Zombie fait du Rob Zombie, et c'est là que le bas blesse; il est loin du talent d'Aja.



    alors, mon colonel, j'ai bien ri de la blague rapport à "Sissi…" mais il y a deux choses que j'aurai toujours du mal à comprendre:
    1- Zombie fait du Zombie, et alors ? je crois que c'est tout bêtement ce qu'on demande à un auteur, Tarantino fait du Tarantino, Michael Mann fait du Michael Mann, Carpenter fait du Carpenter, etc, quant au coté "acteurs-bande-de-pote", j'avoue que ça m'aggace chez certains réalisateurs (Burton, Sodderbergh en tête) mais pour le cas qui nous intéresse ici, je trouve ta remarque injustifiée tant les acteurs Zombiesques ne se cantonnent pas à un simple cabotinage en régle (voir réal parenthèse précédente),
    2- pourquoi, oui POURQUOI?, toujours comparer les réalisateurs entre eux ? ça ne sert à rien puiqsue de toute façon, ces mecs ne font pas les mêmes films et n'ont, à l'évidence, pas la même sensibilité ! Qui plus est, excuse moi mon colonel, mais prendre Aja en comparaison n'était pas judicieux. Il a du talent à revendre,certes, mais très peu de couilles, puisqu'il a laissé les producteurs de Haute tension lui pourrir la fin de son film en lui imposant ce fumeux twist final, une chose que j'image mal Zombie laisser faire… Ce n'est que mon avis… J'arrête là, j'ai un film à aller voir.

    sinon, je verrai bien Bill Moseley en Sissi…
  • Réaction de Colonel
  • le 17/10/2007 à 00h59
  •  

  • Critique (du moins une tentative) d'Halloween version R.Zombie (cinéma) (spoilers):

    Je n'accroche décidément pas à "l'univers" de Rob Zombie, ses dialogues débiles (constitués principalement d'échanges d'insultes, de rabaissements en tout genre, d'une vulgarité contemporaine alliant bêtise, violence et sous-culture -même si c'est moins grave que dans "Devil's Reject"); non plus à sa clique -toujours la même- "d'acteurs", sa nana montrée sous toutes les coutures (quel intérêt ?)... ses freaks transposables d'un film à l'autre (à quand le remake de "Sissi face à son destin" avec les mêmes ?) Rob Zombie brasse ses propres clichés à qui mieux mieux par une vision univoque, par le petit bout de la lorgnette; disons-le franchement, Rob Zombie fait du Rob Zombie, et c'est là que le bas blesse; il est loin du talent d'Aja.

    Aucune atmosphère, aucun style ni propos, aucune poésie, même macabre, aucun mysticisme américain de bon aloi: Samhain, c'est par là qu'il fallait creuser, pour un remake aussi casse-gueule que l'emblématique carpentérien Halloween. Quelle déception ! Oh je ne dis pas que l'entreprise était aisée, bien entendu; mais s'il s'était inspiré un tant soi peu de l'ambiance du 3ème (même si Myers y était absent), et du huit-clos du 2ème (en le réactualisant par un rythme plus soutenu, cela va de soi) ainsi que de la très belle scène finale dans le chambre d'opération (des yeux qui pleure du sang, un masque qui brûle -voilà des images évocatrices !) Quelle misère !

    Faire un remake littéral de l'oeuvre originale, ça ne vaut guère mieux que les calamiteux opus 5, 6 et 8 (le pseudo "Resurrection" qui était la mort de tout !), et nous conter la psychologie à 2frs50 du petit Michael, tortionnaire d'animaux et souffre-douleur de son père adoptif et de ses camarades. Ensuite, sans transition, la batte de base-ball et le grand couteau de cuisine, l'enfermement (le meurtre de l'infirmière comme dans "Hannibal" mais en beaucoup plus fade), l'évasion (encore pas trop mal, même si le clin d'oeil raté de la noyade forcée comme dans Halloween 2, sent le réchauffé), puis la deuxième partie du film, très convenue, limite ennuyeuse, si ce n'est le suicide de la mère (bonne trouvaille).

    Trop peu d'explications, elles-mêmes basiques, l'intéressante période de l'asile si peu exploitée, malgré les efforts louables de l'acteur qui joue Loomis, de même qu'aucune surprise dans le déroulement du récit (l'affligeante scène du vol du camion et du meurtre de son conducteur, d'une vulgarité ridicule), ne peuvent sauver cet Halloween à la fois trop grotesque et trop prévisible, malgré l'excellente (la seule quasiment !) et flippante scène de meurtre de la soeur Judith (avec le petit portant le masque de Shatner). A oublier: 2/6

  • Réaction de theluke
  • le 16/10/2007 à 22h05
  •  
  • Ce qui m'a le plus frappé dans les différences entre la version WP et la version cinéma, c'est la brutalité de la deuxième partie du film. Je trouve les meutres beaucoup plus secs et violent, la violence beaucoup abrupte dans le WP. Il n'y a qu'à voir la séquence du meurtre des parents de Laurie Strode, ébouriffante dans le WP.. :rolleyes:
  • Réaction de kael
  • le 16/10/2007 à 18h06
  •  
  • Enfin ! Enfin une critique (ou plutôt un explicatif) parlant de ce curieux phénomène que représente l'existence de 2 versions d'Halloween ! Quand je dis "abordant de front", je signifie par là qu'ici point de démagogie (version workprint ? Ca existe ? Ah ben non pisque c'est illégal mon bon monsieur), pas plus que de parti pris (les faits et rien que les faits !).
    Certes les forums de MM évoquaient déjà beaucoup la chose mais je trouve intéressant de trouver, en "intro au site", un commentaire clair sur les différences des deux versions.
    Et comme l'écrit Gilles Esposito, libre à chacun de creuser plus avant la chose, à ses risques et périls.
    Non vraiment, c'est bonnard !
  • Réaction de guiyomus
  • le 16/10/2007 à 17h23
  •  
  • un de ces quatres, quand la version ciné sera dispo, je tenterais bien de monter le "film idéal" bluesbro.gif qui serait selon moi la version workprint mais avec l'ajout de la scene ou Danny trejo meurt ainsi que la scene de Sid haig! Faudra etre motivé ce jour la! icon_mrgreen.gif

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