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Bonne nouvelle s’il en est : le formidable [Rec] de Paco Plaza et Jaume Balaguero rencontre actuellement un succès inespéré dans l’Hexagone, étouffant dans l’œuf la sortie de son remake Quarantine prévue pour le 31 décembre prochain. Alors que Diary of the Dead, dernier chef-d’œuvre en date de George A. Romero, s’apprête à son tour à investir les salles obscures, un petit retour s’imposait sur un sous-genre de plus en plus populaire du cinéma d’horreur.
Lors d’une soirée spéciale de Gérardmer 2008, Stuart Gordon ironisait sur l’accumulation au sein de la sélection officielle d’héritiers directs de Cannibal Holocaust. « Avec des films comme [REC], Cloverfield et Diary of the Dead de Romero, on devrait renommer Fantastic’Arts le festival Ruggero Deodato ! » Membre du jury, le réalisateur de La Maison au fond du parc saisissait la blague au vol : « C’est vrai que sur ce festival, j’ai vu plein de choses qui sont pareilles à mon film. Aujourd’hui, des gens vont gagner de l’argent avec ça. Moi, je suis resté pauvre ! » S’il n’a guère engraissé son compte bancaire, Cannibal Holocaust aura au moins permis à Deodato de marquer durablement l’histoire du cinéma, en accouchant dans sa seconde partie d’un genre à part entière, qu’on pourrait qualifier de « documenteur ». Un concept politisé par essence car fondé sur un mariage entre reportage et fiction, qui appelle nécessairement une réflexion sur le pouvoir de l’image et le rôle de la caméra dans notre société contemporaine. Mis en exergue par une première partie aux conventions de mise en scène volontairement classiques, le dernier acte de Cannibal Holocaust pèsera donc, comme le précisait Gordon, sur les choix narratifs de [Rec], Cloverfield et Diary of the Dead, mais aussi du Redacted de Brian de Palma, relecture actualisée à la sauce Michael Moore de son splendide Outrages. On est par conséquent bien loin ici, au grand dam de certains critiques amnésiques, d’un revival du phénomène éphémère Blair Witch Project.

« Tout le monde remet toujours Blair Witch sur le tapis » peste George A. Romero, « sans doute à cause de la caméra subjective. Mais Diary of the Dead n’a pas grand-chose à voir avec ça : je voulais qu’il ait un vrai cachet cinématographique. Je pense que c’est le cas au final, qu’il soit réussi ou non. Peut-être suis-je même allé trop loin dans l’aspect cinéma, mais je ne voulais surtout pas que ça ressemble à Blair Witch. Ce film, de mon point de vue, n’avait aucun sens et était très difficile à suivre visuellement. J’ai voulu être un peu plus explicatif, et je tenais à inclure des éléments traditionnels, voire gothiques du cinéma d’horreur, qui nécessitaient une mise en scène et une construction dramatique rigoureuses. » Romero peut dormir tranquille : sa mise en scène et son script s’imposent sans mal comme les plus aboutis du genre documenteur. Tout Diary of the Dead repose sur une dissection des techniques cinématographiques les plus ancestrales et de leur rapport pervers avec la réalité. La démonstration du réalisateur d’Accidents de parcours est claire et sa déduction limpide : en filmant un événement de la manière la plus objective que l’on puisse imaginer, la caméra n’en adopte pas moins un point de vue spécifique, lié en premier lieu à son emplacement géographique vis-à-vis de l’action rapportée, puis au prisme à travers lequel le produit fini sera visionné par un éventuel spectateur. Dès lors qu’un montage commence à trouver sa logique (une séquence-clé du métrage décrit justement le tri qu’effectue le héros dans les centaines de rushes qu’il a pu amasser), la réalité se voit immanquablement travestie en fiction, et appelle par conséquent des réactions sensorielles détachées de la nature même de ce qui a été filmé. En suivant la quête de vérité d’une bande d’étudiants en cinéma confrontés à une catastrophe planétaire, Diary of the Dead prouve par A plus B que dans notre volcan médiatique actuel, l’objectivité ne peut exister. Ironiquement, plus les personnages accumulent les sources vidéo comme autant d’angles utilisables lors du montage (au commencement une caméra HD, puis une seconde, puis un téléphone portable, puis une caméra de surveillance, etc.), plus ils perdent contact avec l’essence même du réel, le fruit de leur labeur devenant un simulacre digne des pensées de Jean Baudrillard. L’ironie suprême voudra qu’ils finissent confinés dans les murs d’une Panic Room couverte d’écrans de contrôle, disparaissant momentanément du monde tangible pour devenir les spectateurs de leur propre extinction.



- Vos Réactions
- Réaction de GRASS
- le 02/06/2008 à 18h13
- Je viens de voir "Diary of the Dead" et franchement, j'ai vraiment beaucoup aimé. Le film démarre lentement, mais prend rapidement une vitesse de croisière qui nous force à rester scotché au téléviseur. Avec peu de moyens, Romero réussit à renouveler sa série culte, mais aussi le cinéma d'horreur en général. La scène de la momie à l'intérieur de la "forteresse", captée par des caméras de surveillances en noir et blanc, est un clin d'oeil évident au vieux cinéma d'épouvante et la finale avec les deux rednecks résument à elle seule le discours que le réalisateur cherche à nous transmettre depuis ses premiers méfaits en 1968. Le meilleur opus de la série depuis "Dawn of the Dead" tout simplement.
Malgré le revival actuel, le phénomène du documenteur n'est pas nouveau. Pour les amateurs de ce sous-genre, je vous suggère de regarder les films de Peter Watkins, en particulier "The War Game" et "Punishment Park", des films beaucoup plus réussis qu'un "Cannibal Holocaust" ou un quelconque "Blair Witch Project". Même si j'ai bien aimé ces films, je trouve qu'on a surestimé leurs impacts sur le cinéma de genre et les considère comme des effets de mode, tout au plus.
Pour ceux qui s'intéressent au cinéma québécois, je vous inviterais à jeter un oeil sur la filmographie de Robert Morin qui est passé maître dans le format documenteur. Pas de cinéma d'horreur ici, mais du cinéma de genre tout de même, passant du polar ("Quiconque meurt, meurt à douleur"), au cinéma trash ("Yes sir ! Madame...", "Petit Pow-pow Noël"), à une relecture brillante d'Apocalypse Now ("Windigo").
Pour l'instant, il me reste à patienter jusqu'à la sortie de "Rec" prévue pour juillet au Québec. Espérons que ce film aura droit à une sortie en salle, au contraire du film de Romero qui est sortie directement en DVD chez-nous. - Réaction de matthieu B
- le 12/05/2008 à 16h17
"Rec" formidable ? Non, pas vraiment, tant les gesticulations et cris constants de la mignonne présentatrice m'ont donné envie de la tuer plus d'une fois, pis bon, trouillomètre au maximum ? Ah ouais, ben tous les gens que je connais ont mille fois plus flippé avec le "Projet Blair witch" qu'avec "REC", y a unanimité là dessus dans mon entourage, enfin sauf pour la dernière séquence de "Rec" qui est vraiment terrifiante, celle où l'on se retrouve face à face avec cette...sorcière ?! ben ouais, cheveux longs, très maigre, l'air mauvais, ça pourrait être ça ! Quoi qu'il en soit, "Rec" est bien sympathique, certes, mais brutalement surestimé, alors que "Blair witch", qui a foutu une pétoche absolue à tout le monde sans même montrer un orteil de monstre, qui a inventé un genre à lui tout seul (ouais parce que bon, cet étron de "cannibal holocaust" ne devrait pas avoir le droit de citer) et qui se paye le luxe d'être une étude fascinante de la désagrégation d'un groupe d'amis soumis au doute, puis au désespoir et enfin au stress total. Un coup de force certes sans réalisateur, quoi que la réal se fait aussi au montage, donc bon, mais au concept hallucinant d'audace et d'efficacité, qui lui en prend plein la tronche dans chaque article, comme si le "Projet" était une insulte à effacer de l'histoire du cinéma. Déni quand tu nous tiens...
[/quote]
mouai, bin franchement blair witch, avant de le voir, je ne m'étais pas du tout renseigné dessus, je ne savais rien de l'histoire, comment elle allait se dérouler,..., bref, la vision a été totalement une découverte.
Honnêtement, j'ai pas eu peur une seconde, même si le climat de (petite) tension était réellement présent.
Le film, je l'ai trouvé sympa comme un petit film du samedi soir entre potes, mais sa m'étonnerait que je trouve le courage de le revisionner.
Concernant REC, je me suis renseigné sur lui et je savais, avant le visionnage, la fin tragique que rencontrerait TOUS les personnages, je connaissais aussi l'existence du monstre final.
J'ai vu le film en espagnol (yeah) Dans une salle à l'ugc bercy en pleine heure de pointe mode remplissage de salles, et pendant les dernières vacances (.....).
Honnêtement, malgré tout cela, j'ai été littéralement scotché au film du début à la fin, eu vraiment peur, et très stressé.
Vu les conditions de visionnage et la quantité d'info que j'avais eu avant de le voir, un très très bon film d'horreur donc pour ma part.- Réaction de Gary
- le 10/05/2008 à 18h46
- Je suis assez d'accord avec le point de vue de Neville, d'autant plus que je n'ai jamais trouvé les Silent Hill flippants, la faute à un gameplay mou : quand je peux tourner trois fois autour d'un monstre pour l'assassiner joyeusement au tuyau de poële, je ne flippe pas vraiment... Resident Evil (le jeu), par contre... Enfin bref, c'est un autre sujet.

- Réaction de Neville
- le 10/05/2008 à 12h54
- CITATION(dreef @ 10 5 2008 - 02:31) (source)il est évident que le phénomène buzz détruit un film (vous allez voir le nombre de déçus lors de la sortie d'indy 4) et c'est bien dommage que le public, particulièrement les geeks, n'arrive pas à intégrer et prévenir cet élément.
perso, même si j'ai beaucoup aimé REC et blair witch, ni l'un ni l'autre ne m'ont foutu la trouille un seul instant. en même temps, je ne comprendrai jamais comment on peut flipper devant un "simple" film, vu que l'on se contente d'être passif (n'essayez jamais de jouer à silent hill), mais c'est un autre débat.
quant à diary of the dead, il risque bien d'apporter sa petite pierre au genre, via une approche plus croisée entre le docu et la fiction.
"Silent Hill 1 et 2" étaient flippants, oui, et d'une manière particulière puisque grâce à l'intéractivité, mais jamais ils ne m'ont fichu la trouille comme "Alien" ou "Evil dead" par exemple, et il y a une raison simple à cela, si le cinéma, tout comme les livres d'ailleurs, n'est certes pas interactif, ce qu'il perd à cet égard, il le gagne en identification primaire et donc en empathie pour des personnages qui ont de la chair, une chair à la fois insufflée par le scénariste, et bien sûr aussi par le cinéaste, and last but not least, par le talent et le vécu du comédien. Un personnage de film peut donc parfois vibrer d'une belle humanité, là où dans un jeu, on se contente un peu de faire mumuse, hop un obstacle, hop un check point, avec des coquilles vides, des personnages souvent sans aucune âme et sans crédibilité, des caricatures de personnage. Et pas grave après tout, chaque médium à ses points forts et ses points faibles, idem lorsque l'on cherche à comparer le ciné et la littérature. - Réaction de dreef
- le 10/05/2008 à 02h31
- il est évident que le phénomène buzz détruit un film (vous allez voir le nombre de déçus lors de la sortie d'indy 4) et c'est bien dommage que le public, particulièrement les geeks, n'arrive pas à intégrer et prévenir cet élément.
perso, même si j'ai beaucoup aimé REC et blair witch, ni l'un ni l'autre ne m'ont foutu la trouille un seul instant. en même temps, je ne comprendrai jamais comment on peut flipper devant un "simple" film, vu que l'on se contente d'être passif (n'essayez jamais de jouer à silent hill), mais c'est un autre débat.
quant à diary of the dead, il risque bien d'apporter sa petite pierre au genre, via une approche plus croisée entre le docu et la fiction. - Réaction de Gary
- le 10/05/2008 à 01h23
- CITATION(zombie king @ 09 5 2008 - 20:45) (source)Je pense que l'énorme buzz autour de REC l'a desservi plus qu'autre chose!
Tout à fait et je pense que ce serait bien aussi que les gens développent une capacité de distance autour du "buzz", vu que celui-ci est en général toujours décevant... Pour Rec, tous les gens que je connais qui n'avaient pas entendu parler du film ont bien aimé, au contraire d'une partie des "fans du genre" qui ont été déçus... Rec est à la base un petit film sans prétention fait avec les moyens du bord (et plutôt réussi à ce niveau pourtant) par des amoureux du genre, donc le critiquer sur son buzz, je trouve ça un peu dommage...
(truc rigolo : c'est exactement ce que ça m'a fait pour le projet Blair Witch dont le buzz m'avait laissé attendre "le film d'horreur pire que Shining" ou je ne sais pas quoi et j'avais été déçu... J'aurais, si ça se trouve, plus apprécié le film si je n'avais pas fait gaffe à ce genre d'annonce. Bref, don't listen the buzz !) - Réaction de Neville
- le 09/05/2008 à 23h54
- CITATION(zombie king @ 09 5 2008 - 20:45) (source)perso, je connais pas mal de monde qui n'ont pas aimé Blair Witch, tout comme toi tu n'as pas aimé REC! Le problème avec ce genre cinématographique, c'est qu'il implique tellement le spectateur que si celui ci n'est pas dedans (et il faut prendre tous les facteurs en compte, lieu du visionnage, état d'esprit, buzz autour du film...),
le résultat déçoit! Pour ma part j'ai adoré REC comme j'ai adoré Blair Witch, car je ne savais pas du tout a quoi m'attendre à chaque fois! Je pense que l'énorme buzz autour de REC l'a desservi plus qu'autre chose!
C'est tout à fait exact, je ne suis rentré dans le film qu'à la toute fin, avec ce monstre hallucinant, et oui, il est possible que mon état d'esprit soit plus en cause que les qualités intrinsèques du film, j'ai d'ailleurs très envie de le redécouvrir en espagnol dans le confort de mon salon, je n'ai pas encore enterré le film. Mais pour en revenir à "Blair witch", tu reconnaitras que Mad ne manque pas une opportunité pour cracher sur un film d'une originalité et d'une audace pour le moins rare de nos jours, et je trouve cet acharnement casse-bonbons, c'est tout. Rendons à César ce qui appartient à César ! - Réaction de melvinpekatre
- le 09/05/2008 à 23h54
- Cheulou de mettre des balises spoilers pour dire des trucs que tout le monde connait déjà pour Cloverfield et REC...
...alors que la fin de Diary of the dead est racontée quelques lignes avant !CITATIONIl est ainsi intéressant de noter que Cloverfield et [Rec]sont construits comme des chroniques de morts rapportées : lorsque le public entame le visionnage, les protagonistes ont déjà disparu depuis longtemps du monde des vivants.
Euh... comme dans Cannibal Holocaust, C'est arrivé prêt de chez vous et Blair Witch non ?
La "forme" documenteur c'est avant tout pour donner l'apparence du "réél" une fiction, pour rapprocher le spectateur de film d'horreur et l'amateur de mondo/snuf.
Pour Diary, l'idée de multiplier les sources d'images est une bonne idée, là où ça part en chnek c'est la justification de la meuf "j'ai ajouté de la musique pour faire peur", les justifications "on a chopé les bandes des images de surveillances", comment récupere t'elle les images du téléphone de la blondasse qui se barre (et qui a un super téléphone qui fait de plus belles images que ma caméra !)
Ces incohérences ruinent un peu les véléités du film.CITATIONDiary of the Dead prouve par A plus B que dans notre volcan médiatique actuel, lobjectivité ne peut exister
Pfiou ! Quelle démonstration ! Quelle audace ! Quelle découverte !
Bon après, les dialogues ampoulés et pompeux, l'interprétation misérable et un discours résumé à "les images nous manipulent" assené à coup de masse, je comprend pas trop qu'on puisse qualifier cette purge de chef d'oeuvre ! Comparé à la première trilogie, c'est pas un peu abérant ?!
Amha, le film aurait gagné à exploiter bien plus l'aspect compilations de films différents, cam de journalistes, cam de témoin, portables, cam de sécurité, webcam et raconter son film par ce biais, mais sans s'efforcer de trouver un lien logique inepte à l'ensemble ! - Réaction de zombie king
- le 09/05/2008 à 20h45
- perso, je connais pas mal de monde qui n'ont pas aimé Blair Witch, tout comme toi tu n'as pas aimé REC! Le problème avec ce genre cinématographique, c'est qu'il implique tellement le spectateur que si celui ci n'est pas dedans (et il faut prendre tous les facteurs en compte, lieu du visionnage, état d'esprit, buzz autour du film...),
le résultat déçoit! Pour ma part j'ai adoré REC comme j'ai adoré Blair Witch, car je ne savais pas du tout a quoi m'attendre à chaque fois! Je pense que l'énorme buzz autour de REC l'a desservi plus qu'autre chose! - Réaction de Neville
- le 09/05/2008 à 20h27
- CITATION(Peav @ 09 5 2008 - 20:10) (source)Bonne nouvelle s'il en est : le formidable [Rec] de Paco Plaza et Jaume Balaguero rencontre actuellement un succès inespéré dans l'Hexagone, étouffant dans l'œuf la sortie de son remake Quarantine prévue pour le 31 décembre prochain. Alors que Diary of the Dead, dernier chef-d'œuvre en date de George A. Romero, s'apprête à son tour à investir les salles obscures, un petit retour s'imposait sur un sous-genre de plus en plus populaire du cinéma d'horreur. Lors d'une so...
URL de l'article : http://www.mad-movies.com/mad/dossier-1061...eur-Page-2.html
"Rec" formidable ? Non, pas vraiment, tant les gesticulations et cris constants de la mignonne présentatrice m'ont donné envie de la tuer plus d'une fois, pis bon, trouillomètre au maximum ? Ah ouais, ben tous les gens que je connais ont mille fois plus flippé avec le "Projet Blair witch" qu'avec "REC", y a unanimité là dessus dans mon entourage, enfin sauf pour la dernière séquence de "Rec" qui est vraiment terrifiante, celle où l'on se retrouve face à face avec cette...sorcière ?! ben ouais, cheveux longs, très maigre, l'air mauvais, ça pourrait être ça ! Quoi qu'il en soit, "Rec" est bien sympathique, certes, mais brutalement surestimé, alors que "Blair witch", qui a foutu une pétoche absolue à tout le monde sans même montrer un orteil de monstre, qui a inventé un genre à lui tout seul (ouais parce que bon, cet étron de "cannibal holocaust" ne devrait pas avoir le droit de citer) et qui se paye le luxe d'être une étude fascinante de la désagrégation d'un groupe d'amis soumis au doute, puis au désespoir et enfin au stress total. Un coup de force certes sans réalisateur, quoi que la réal se fait aussi au montage, donc bon, mais au concept hallucinant d'audace et d'efficacité, qui lui en prend plein la tronche dans chaque article, comme si le "Projet" était une insulte à effacer de l'histoire du cinéma. Déni quand tu nous tiens...

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