Les Derniers Dossiers
- ...La Saga Terminator
- ...Le Culte De La Réalisation
- ...Portrait de Kathryn Bigelow
- ...La Genèse De Indy Iv
- ...Surviving The Game
- ...Portrait de Ernest Dickerson
- ...L'avocat Du Diable
- ...Portrait de William Friedkin
- ...Les Films En 3-d
Bonne chance à tout le monde, y compris à ceux qui, à l'échelle internationale, sont déjà reconnus comme des cinéastes majeurs. Neil Marshall en tête, dont le phénoménal The Descent a marqué à vie les fans d'horreur du monde entier, effaçant de toutes les mémoires un très médiocre Dog Soldier tourné quelques années plus tôt. The Descent a beau être auréolé à sa sortie d'un triomphe public et critique peu commun dans le cinéma d'épouvante moderne, cela n'empêchera pas Marshall de se ramasser une volée de bois vert avec Doomsday, déclaration d'amour vibrante aux bandes eighties de John Carpenter, George Miller et Enzo Castellari. « Sur Doomsday, commente Billy O'Brien, Neil Marshall a voulu prendre du plaisir, et je pense que c’est tout à son honneur. Les critiques l’ont assassiné pour ça. Personnellement j’ai bien aimé qu’il rende hommage à des films comme Mad Max ou New York 1997. On ne lui accorde pas beaucoup de crédit pour ce film, ce qui est injuste à mon sens. Marshall a eu un budget relativement restreint et absolument tout est à l’écran. C’est très ambitieux. Mais il faut savoir une chose : Neil Marshall a toujours été plus populaire en dehors qu’à l’intérieur du Royaume-Uni . Le fantastique et l’horreur ne font pas vraiment recette en Angleterre. Les fans du genre se manifestent à travers le festival Frightfest de Londres mais leur nombre reste limité. Les chiffres en salles parlent d’eux-mêmes, du moins pour les productions britanniques. Des films américains comme Saw ou Hostel rencontrent bien sûr des succès phénoménaux, mais pas les nôtres. Isolation a remporté très peu d’argent en Irlande et n’est jamais sorti en salles en Angleterre. The Descent n’a pas formidablement bien marché, Severance s’est planté… Creep au contraire a eu du succès mais sa sortie coïncidait avec le regain de popularité mondial du genre horrifique. C’était plus facile il y a quatre ans d’obtenir un budget pour un film de genre qu’aujourd’hui. » Un constat un peu déprimant, que nuance de son côté Jake West, auteur des bis mais très imaginatifs Razor Blade Smile et Evil Aliens : « Se spécialiser dans le fantastique à Londres n’a pas toujours été facile. Dans les années 90, comme vous le savez, peu de gens respectaient les films d’horreur. Pour les exécutifs, il s’agissait de produits de seconde zone, et ils ne voulaient pas investir un centime là-dedans. Heureusement, le genre a beaucoup regagné en popularité au cours de la décennie passée. »

Si l'on en croit West, la nouvelle vague anglaise n'est donc pas encore prête à rendre les armes. Une bonne nouvelle, d'autant que si l'on se base sur les productions récentes, à l’exception des chefs-d'œuvre d'Edgar Wright et Simon Pegg, de grands efforts restent à faire pour positionner de manière solide la génération britannique montante au sein de l'histoire mondiale du genre, et lui conférer une originalité thématique qui, pour l'instant, lui manque.



- Vos Réactions
- Réaction de Jacques Facial
- le 12/05/2008 à 20h20
Moué...Isolation c'est quand même l'un des pires navets que le cinéma british ait engendré. Faut arrêter le délire là. et ne me parlez pas de Dog Soldier hein...- Réaction de olav'
- le 09/05/2008 à 08h57
- Excellent dossier, documenté, clair et conscit...
Bravo Mr Poncet!
(Même si la p'tite boulette sur Sir Hitchcock, quand même,...
) - Réaction de dreef
- le 08/05/2008 à 23h56
- "la télévision britannique est la meilleure au monde."
ben voyons. - Réaction de jesus38fr
- le 08/05/2008 à 22h39
nos voisins les grand bretons s'emparent du grand et petit ecran....la looose....à quand le meme dossier sur les frenchies- Réaction de Number 6
- le 08/05/2008 à 11h08
- Euh... Si Hitchcock a obtenu la nationalité américaine (j'ignore l'année exacte), il est d'origine britannique : Il y est né, y a grandi et y a fait quand même un petit paquet de films avant de partir au USA... On pourrait donc le compter parmi les talents Anglais expatriés plutôt que dans parmi les americains qui viennent y tourner (Stanley Kubrick, effectivement...).
Sinon, bon dossier.

RSS 2.0