THIS IS ENGLAND - Le nouveau cinéma d’horreur anglais

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Dossier

THIS IS ENGLAND

Le nouveau cinéma d’horreur anglais

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Ce qui est justement très caractéristique de la nouvelle vague horrifique anglaise, c'est cette obstination à pervertir progressivement un contexte de drame ou de thriller très premier degré en slasher ou survival pur jus. Le « film de rue » décrit par O'Brien rencontre ainsi bien souvent une imagerie purement rurale en milieu de parcours, la primalité de l'environnement aidant à révéler les instincts les plus agressifs de ces citoyens modernes. C'est le cas dans Severance, où des employés d'une compagnie spécialisée dans l'armement, réunis dans un voyage d'entreprise censé resserrer leurs liens, se retrouvent traqués par d'anciens militaires laissés pour compte après la chute du bloc de l'Est. C'est également le cas dans Wilderness, où de jeunes tôlards responsables du suicide d'un codétenu doivent suivre un stage punitif en pleine nature, où les attend un prédateur sanguinaire. C'est enfin le cas dans le très fun The Cottage de Paul Andrew Williams, où un duo de kidnappeurs amateurs se réfugie dans une maison de campagne vraisemblablement abandonnée, qui abrite en fait une famille de psychopathes élevés dans la consanguinité. Un croisement ultra-gore entre Une nuit en Enfer et Détour mortel en somme, dont les meurtres, au râteau, à la pelle ou au rabot à bois, en rajoutent dans la revendication d'une certaine identité culturelle.

The Cottage de Paul Andrew Williams

Une identité tellement assumée par les cinéastes de la nouvelle vague qu'elle finit par aboutir à quelques variations irrésistibles autour de figures données, comme cette amputation au piège à loup qui intervient dans Severence, Wilderness et dans un registre déjà référentiel dans The Cottage. « Chris Smith est un ami, explique Michael J. Bassett, réalisateur de Wilderness. Dans le scénario qu'il m’avait fait lire, la scène du piège était très différente. Et puis un jour mon monteur qui avait travaillé avec Chris juste avant m’a dit que les deux scènes étaient similaires. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Severance est un peu le pendant comique de Wilderness. Son film a eu plus de succès que le mien : il a bénéficié d’une large distribution, j’en ai eu une petite, Severance a été disponible très vite en DVD, le mien a attendu longtemps… Il n’y a toutefois jamais eu la moindre animosité entre nous, car tout ce qui compte pour nous, c’est faire notre travail du mieux que nous le pouvons. Je me souviens qu’à la sortie de Deathwatch, il y avait un autre film, The Bunker, dont le sujet était très semblable. Rob Green, le réalisateur, n’a pas été tendre avec Deathwatch mais je n’ai jamais rien dit sur son film, parce qu’après tout, quel intérêt ? En tant que spectateur, j’ai le droit d’avoir mon point de vue. Mais en tant que cinéastes, nous savons tous qu’il est très difficile de mener un film à bien, de porter ses idées jusqu’au bout, d’argumenter avec les producteurs, les gens du marketing… Ma politique : bonne chance à tout le monde. »

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Doomsday de Neil Marshall
Isolation de Billy O'Brien
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  • Vos Réactions
  • Réaction de Jacques Facial
  • le 12/05/2008 à 20h20
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  • icon_mrgreen.gif Moué...Isolation c'est quand même l'un des pires navets que le cinéma british ait engendré. Faut arrêter le délire là. et ne me parlez pas de Dog Soldier hein...
  • Réaction de olav'
  • le 09/05/2008 à 08h57
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  • Excellent dossier, documenté, clair et conscit...

    Bravo Mr Poncet!
    (Même si la p'tite boulette sur Sir Hitchcock, quand même,... tongue.gif )
  • Réaction de dreef
  • le 08/05/2008 à 23h56
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  • "la télévision britannique est la meilleure au monde."

    ben voyons.
  • Réaction de jesus38fr
  • le 08/05/2008 à 22h39
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  • dry.gif nos voisins les grand bretons s'emparent du grand et petit ecran....la looose....à quand le meme dossier sur les frenchies
  • Réaction de Number 6
  • le 08/05/2008 à 11h08
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  • Euh... Si Hitchcock a obtenu la nationalité américaine (j'ignore l'année exacte), il est d'origine britannique : Il y est né, y a grandi et y a fait quand même un petit paquet de films avant de partir au USA... On pourrait donc le compter parmi les talents Anglais expatriés plutôt que dans parmi les americains qui viennent y tourner (Stanley Kubrick, effectivement...).

    Sinon, bon dossier.

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