THIS IS ENGLAND - Le nouveau cinéma d’horreur anglais

http://www.madmovies.com

Dossier

THIS IS ENGLAND

Le nouveau cinéma d’horreur anglais

Les Derniers Dossiers

Il y a quelques années, une nouvelle génération s’emparait du cinéma britannique sous l’impulsion de Danny Boyle et Guy Ritchie, laissant aux aînés Loach, Frears, Jordan et Sheridan le soin d'analyser en profondeur la déliquescence sociale du Royaume-Uni. Alors que Doomsday propose depuis peu un revival des glorieuses eighties, que l'excellent The Cottage attend toujours son exploitation dans l'Hexagone (début juillet a priori) et que le duo Simon Pegg / Edgar Wright planche actuellement sur l'utime volet de la trilogie entamée par Shaun of the Dead et Hot Fuzz, il nous semblait utile de souligner les atouts, les faiblesses et les enjeux de la nouvelle vague horrifique anglaise.

Auteur du génial Isolation, primé à juste titre au festival de Gérardmer 2006, Billy O'Brien ne semble pas avoir de mal à situer la production de son pays par rapport à la concurrence étrangère. « Je pense que le cinéma de genre anglais ou irlandais est plus terre-à-terre que son homologue hollywoodien. On se rapproche davantage du modèle indépendant américain : on bénéficie de budgets clairement inférieurs et l’on traite de sujets bien plus réalistes que la moyenne hollywoodienne. » C'est vrai dans la plupart des cas, du survival Wilderness de Michael J. Bassett, très largement inspiré de l’indispensable Scum ! de Alan Clarke, à Isolation justement, fable glaçante sur les dérives de la recherche génétique dans la consommation de masse. Derrière sa tonalité comique, Severance permet lui aussi à son réalisateur Christopher Smith de tirer à boulets rouges sur le marché de l'armement et le capitalisme en général. O'Brien poursuit : « Il y a quelques cinéastes brillants en Angleterre, comme Shane Maedows qui a fait Dead Man Shoes et This is England, même si on sort ici un peu du genre. Maedows excelle dans le portrait de la jeunesse anglaise, un thème qui revient souvent dans notre cinéma. Beaucoup de réalisateurs britanniques tendent à se focaliser sur l’aspect urbain du pays, à se concentrer sur des films de rue. Ainsi, même dans un film d’horreur, on va pouvoir trouver une conscience sociale, un argument scénaristique très réaliste. »

lire la suite

Doomsday de Neil Marshall
Isolation de Billy O'Brien
voir toute la galerie

  • Vos Réactions
  • Réaction de Jacques Facial
  • le 12/05/2008 à 20h20
  •  
  • icon_mrgreen.gif Moué...Isolation c'est quand même l'un des pires navets que le cinéma british ait engendré. Faut arrêter le délire là. et ne me parlez pas de Dog Soldier hein...
  • Réaction de olav'
  • le 09/05/2008 à 08h57
  •  
  • Excellent dossier, documenté, clair et conscit...

    Bravo Mr Poncet!
    (Même si la p'tite boulette sur Sir Hitchcock, quand même,... tongue.gif )
  • Réaction de dreef
  • le 08/05/2008 à 23h56
  •  
  • "la télévision britannique est la meilleure au monde."

    ben voyons.
  • Réaction de jesus38fr
  • le 08/05/2008 à 22h39
  •  
  • dry.gif nos voisins les grand bretons s'emparent du grand et petit ecran....la looose....à quand le meme dossier sur les frenchies
  • Réaction de Number 6
  • le 08/05/2008 à 11h08
  •  
  • Euh... Si Hitchcock a obtenu la nationalité américaine (j'ignore l'année exacte), il est d'origine britannique : Il y est né, y a grandi et y a fait quand même un petit paquet de films avant de partir au USA... On pourrait donc le compter parmi les talents Anglais expatriés plutôt que dans parmi les americains qui viennent y tourner (Stanley Kubrick, effectivement...).

    Sinon, bon dossier.

Mad Newsletter

Les infos Mad Movies par email

En savoir plus
Mad Shop : la boutique en ligne de Mad Movies - Bientôt sur Mad-Movies.com
Vidéo à la demande