Vinyan

- Titre Original : Vinyan
- Pays/Année de Production : France - Royaume-Uni - Belgique, 2008
- Réalisation : Fabrice Du Welz
- Scénario : Oliver Blackburn, Fabrice Du Welz, David Greig
- Dir. Photo : Benoît Debie
- Musique : François Eudes
- Production : Michael Gentile
- Interprétation : Rufus Sewell, Emmanuelle Béart, Julie Dreyfus, Amporn Pankratok, Borhan Du Welz, Petch Osathanugrah
- Durée : 95'
- Distribution : Wild Bunch Distribution
- Sortie en France : 01/10/2008
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Sujet intriguant, casting glam’, tournage épique, images somptueuses… Après le choc Calvaire, le Belge Fabrice Du Welz n’avait eu aucun mal à capter l’attention des cinéphages avec l’annonce de son second effort. Chronique d’une réussite annoncée ?
Jeanne et Paul Bellmer ont perdu leur fils dans le Tsunami qui a ravagé le sud-est de l’Asie en 2005. Inconsolable, Jeanne croit apercevoir un jour, sur une vidéo tourné dans un camp de réfugiés, son petit garçon. Persuadé qu’il est encore en vie, elle convainc Paul de se lancer dans une quête qui les forcera à prendre contact avec la pègre locale. Accompagnés du caïd Thaksin Gao, ils vont remonter le fleuve et s’enfoncer au plus profond de la jungle…

D’emblée, à la vision de Calvaire, une pensée s’impose : Fabrice Du Welz a un univers, des obsessions, clairement esquissés en seulement deux films. Les errances boueuses, les danses étranges, la quête d’amour désespérée conduisant forcément à la violence extrême et aveugle… Comme se l’est écrié il y a quelque temps l’ami Sallé : « Du Welz est en train de construire une œuvre, bordel de merde ! ». C’est d’autant plus vrai que l’œuvre en question ne se construit pas que sur des thématiques et des motifs scénaristiques, mais bien sur un travail visuel unique, fruit d’une collaboration visiblement symbiotique entre un réal’ toujours prêt à expérimenter, et un chef-op’ d’exception (Benoît Debie). Dès ses premières images, plongée hypnotique dans une mer amniotique, Vinyan n’a que deux mots à la bouche : immersion sensitive.

Car si l’on peut grosso modo résumer le film à un choc frontal entre Apocalypse Now, pour la remontée fluviale allégorique, et Les Révoltés de l’an 2000, pour ses gosses tueurs et le symbole qu’ils représentent (fantômes revenus pour assouvir une colère inextinguible, ou enfants ayant décidé de ne plus se soumettre à la sauvagerie des adultes ?), Vinyan cherche avant tout à nous plonger dans la tête de ses protagonistes principaux. Paul, mari aimant et sensé, aimerait tirer un trait sur la mort de son fils et reconstruire sa vie avec Jeanne. Cette dernière n’a toujours pas fait son deuil, son instinct maternel frustré, inassouvi, la plongeant dans une obsession maladive. Deux éléments aussi complémentaires qu’antagonistes dans leurs désirs et leurs pulsions, qui plus est plongés dans un environnement aussi séduisant que dangereux, où (pardon pour ceux qui ont un cheveu sur la langue) les sens sont sans cesse sollicités : l’Asie du sud-est, et plus précisément la Thaïlande, Phuket, et la jungle.
Vinyan - Bande-annonce (VOSTF)
Vinyan - Extrait n°1 (VOSTF)
Vinyan - Extrait n°2 (VOSTF)
Vinyan - Extrait n°3 (VOSTF)



- Vos Réactions
- Réaction de sexinpalavas
- le 07/10/2008 à 14h54
- CITATION(Jacques Facial @ 05 10 2008 - 20:51) (source)
J'ai aimé ce film totalement sensoriel. C'est lent, très lent mais je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et suis rentré dans l'ambiance et j'ai accepté ce point de vue ultra contemplatif. C'est un métrage étrange, expériemental, je comprends que les gens n'accrochent pas. C'est bien interprété, bien filmé rien à dire et le malaise grandit tout au long des 1h40. Mais ce n'est pas un film fantastique, juste un drame sur la souffrance et le deuil...quand je pense à la couverture pourrie (putassière ?) de Mad...sans dec rien à voir avec le film
En parlant de couverture putassière et gore, l'image choisie pour l'ouverture de cette article est dans le même délire. Y a du craquage chez Mad. On se prend pour Fangoria? Dans ce cas là mettez en couv' des films d'horreurs et pas des films contemplatifs, histoire qu'il n'y ait pas mensonge sur la marchandise. A moins que ce ne soit une tentative d'attirer les fans de gore avec des grosses photos de barbaques comme appat - ils sont débiles les fans de gore, c'est bien connu - pour leur faire découvrir un univers un peu plus sensible?? En fait la couv' de ce mad' était juste moche et hors propos. - Réaction de boxer
- le 06/10/2008 à 01h36
- Un peu déçu par ce film. C'est visuellement assez somptueux, mais ça manque de rythme, et, pour tout dire, les réactions des protagonistes m'ont parfois posé problème. ça reste néanmoins une métrage assez envoûtant, qui vaut la peine d'être vu au cinéma.
- Réaction de Jacques Facial
- le 05/10/2008 à 20h51
J'ai aimé ce film totalement sensoriel. C'est lent, très lent mais je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et suis rentré dans l'ambiance et j'ai accepté ce point de vue ultra contemplatif. C'est un métrage étrange, expériemental, je comprends que les gens n'accrochent pas. C'est bien interprété, bien filmé rien à dire et le malaise grandit tout au long des 1h40. Mais ce n'est pas un film fantastique, juste un drame sur la souffrance et le deuil...quand je pense à la couverture pourrie (putassière ?) de Mad...sans dec rien à voir avec le film- Réaction de Arnaud Kikou
- le 03/10/2008 à 21h12
- J'ai pu voir le film la semaine dernière en avant-première à strasbourg (lors du FEFF), en présence du réalisateur et tout et tout... Je fais peut être parti (d'après ce que j'ai lu) des rares personnes qui ont aimé ce film. Le travail sur le son et l'image est impressionnant, et le film m'a vraiment bouleversé, une des scènes m'ayant même stressé au point que j'en avais les larmes aux yeux. Je tire mon chapeau à Fabrice du Welz qui vient de livrer non pas un film, mais une véritable expérience qu'il faut vivre, avec le risque qu'on y soit sensible... ou non.
- Réaction de Mzk0
- le 03/10/2008 à 20h33
- CITATION(Colonel @ 03 10 2008 - 19:32) (source)Peu convaincu par Calvaire, qui a mon sens a été traité par-dessus la jambe (pour un 1er film, je préfère encore la sincérité d'un "Sheitan", ou d'un "À l'intérieur"), j'aborderai donc Vynian avec scepticisme. Par contre, c'est fino de la part du réalisateur d'enroler E.Béart, étant donné le sujet du film. Un film purement sensitif ?
La sincérité, c'est vraiment la meilleure excuse vis à vis de la médiocrité...
Bordel... - Réaction de hoplatcha
- le 03/10/2008 à 20h19
- Superbe photographie pour film quelconque.
- Réaction de Colonel
- le 03/10/2008 à 19h32
Peu convaincu par Calvaire, qui a mon sens a été traité par-dessus la jambe (pour un 1er film, je préfère encore la sincérité d'un "Sheitan", ou d'un "À l'intérieur"), j'aborderai donc Vynian avec scepticisme. Par contre, c'est fino de la part du réalisateur d'enroler E.Béart, étant donné le sujet du film. Un film purement sensitif ?- Réaction de gama08
- le 03/10/2008 à 19h30
- Suis allé le voir hier et j'ai perdu mon temps, ma patience ainsi que ma confiance en Du Welz... Un film tape-à-l'oeil ennuyeux, long, prétentieux qui risque (c'est déjà bien parti...) de ne pas faire l'unanimité. Un bon gros foirage et une jolie déception...
- Réaction de MEDZ
- le 03/10/2008 à 18h37
- Prem's, franchement trop de battage médiatique.
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