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Le plus souriant des maquilleurs hollywoodiens nous a quittés le dimanche 15 juin 2008. Il venait de souffler ses 62 bougies et ne semblait pas encore prêt à raccrocher les gants, préparant dans l’ombre les effets de Terminator Salvation : The Future Begins et de la suite d’Iron Man. Bien que plus âgé que ses confrères, Stan Winston répond à l’appel de la toile à peu près en même temps que Rob Bottin et Rick Baker, soit à l’aube des années 1980, décennie déterminante dans l’histoire des effets spéciaux de maquillages et autres trucages animatroniques. Car à l’instar de ses deux concurrents, lesquels secouent le public du monde entier grâce aux transformations lycanthropiques de Hurlements et Le Loup-Garou de Londres, Winston se dirige très vite vers une mécanisation de son artisanat, au risque de se mettre à dos les syndicats. Après une succincte collaboration avec Bottin sur The Thing de John Carpenter, Winston fait une rencontre qui va l’encourager dans cette voie, et changer sa vie a posteriori : un certain James Cameron, responsable d’un Pirhana 2 de sinistre réputation et du script original de Rambo 2, lui offre de créer de toutes pièces les machines cybernétiques de Terminator.
Alors sur le point de s’enfermer dans le ghetto de la série B (pour une Emprise de Sidney J. Furie et une Main du cauchemar d’Oliver Stone, il doit enchaîner Dr Black & Mister Hyde de William Crain, The Exterminator de James Glickenhaus et Zoltan le chien de Dracula de Albert Band), Stan Winston verse son énergie et son inventivité dans le projet fou de Cameron et, pour un budget misérable, livre à ses producteurs une quantité d’effets totalement inédits, sorte d’orgie de chair et l’acier qui traumatise purement et simplement les spectateurs de l’époque. ![]() ![]() ![]() |
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