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Desert Warrior

Exodus : Gods and Kings

On pourrait l’appeler le Mad Max de l’Egypte antique : lui, c’est Moïse, qu’on ne va pas vous présenter puisque vous avez tous vus Les Dix Commandements (et si ce n’est pas le cas, il serait grand temps de réparer cet oubli). Jamais meilleur que quand il s’attache à recréer le passé (Les Duellistes, Gladiator, Kingdom of Heaven, Robin des Bois), Ridley Scott, à près de quatre-vingt printemps, s’apprête à faire oublier la semi-déception de Prometheus avec Exodus : Gods and Kings, un peplum qui s’annonce furieusement épique et riche en phénomènes surnaturels (les fameuses plaies d’Egypte ou l’écartement des flots de la Mer rouge). Environ trente minutes du film, écrit pat Steven Zaillian (La Liste de Schindler, Hannibal, American Gangster) d'après une histoiré rédigée par les scénaristes du futur Assassin's Creed, ont été dévoilées à la presse américaine, qui parle d’un spectacle ahurissant en termes visuels, bourré de batailles épiques et mené par un Christian Bale succédant dignement à Charlton Heston, même si Moïse semble ici traité de façon plus moderne dans son énergie. Anecdote amusante, l’acteur avoue avoir préparé son rôle en revoyant La Vie de Brian des Monty Python, histoire d’éviter de tomber dans l’écueil de la parodie involontaire. Face à lui, Joel Edgerton (The Thing) interprète son frère adoptif Ramsès. Une belle affiche donc, complétée par Sigourney Weaver, John Turturro et surtout Aaron Paul dans son premier grand rôle epuis Breaking Bad (il est Joshua, esclave hébreu et lieutenant de Moïse sur le champ de bataille), casting qui a provoqué un petit scandale puisque les seuls acteurs à ne pas être de race blanche ne jouent a priori que des esclaves ou des serviteurs. On évitera de commenter cette polémique stupide en se préparant de pied ferme pour le soir du réveillon, puisque le film sort le 24 décembre. La dinde attendra dans le four que Moïse ait fini son odyssée vers la Terre Promise !

Cédric Delelée