Space Cowboys
12/09/2014

Space Cowboys

Les Gardiens de la galaxie

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Comme vous devez tous l’avoir déjà vu, pourquoi ne pas aborder le film par sa séquence post-générique, que les plus distraits rattraperont lors de la sortie en vidéo ? En plus de livrer comme d’habitude un indice sur le prochain épisode, cet addendum fait un clin d’oeil au propre statut du long-métrage : celui d’une sorte de blockbuster expérimental, qui joue la différence en adaptant une BD frondeuse et pas hyperconnue.

De fait, Les Gardiens de la galaxie apparaît comme une bonne bouffée d’air frais, au regard de la tronche de cent pieds de long que tirent désormais la plupart des super-héros terrestres ou galactiques. Mieux, son ton primesautier est relayé par la mise en scène alerte de James Gunn, qui évoque parfois même du John Carpenter. Mais ces qualités finissent par s’émousser, justement à cause de l’aspect autoréférentiel souligné par le post-scriptum. Servant d’abord à croquer des personnages de renégats cyniques et désinvoltes, les allusions aux années 1980 dérivent alors vers la mièvrerie et la dédramatisation, notamment lors d’un combat final flirtant avec le foutage de gueule. Espérons que Gunn (qui avait parfaitement dosé premier et second degrés dans Horribilis ou Super), rectifiera le tir dans la suite promise par le carton du film, aux États-Unis du moins.

Gilles Esposito

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