Post(een)-apo bis!
14/10/2015

Post(een)-apo bis!

Le Labyrinthe : La Terre brûlée

8

En attendant l'ultime chapitre de Hunger Games le mois prochain, la suite du Labyrinthe redresse un peu la barre après un premier et peu mémorable opus. Mais juste un peu, hein, pas trop non plus !

Après s'être échappés du labyrinthe, Thomas (Dylan O'Brien) et ses camarades sont recueillis par une mystérieuse organisation qui leur promet de les protéger de la vindicte de WCKD et les abrite dans une zone de transit avant de les transférer en lieu sûr. Leur bienfaiteur étant joué par Aidan Gillen, forcément fourbe depuis Game of Thrones, Thomas n'est guère convaincu et se rend compte qu'ils ont été dupés. Lui et sa petite troupe s'évadent, essuient une attaque de zombies infectés et se mettent à crapahuter à travers les ruines de la civilisation et le désert post-apocalyptique pour rejoindre les montagnes où est censée être basée la résistance. Chemin faisant, ils vont se retrouver dans une méga-teuf gothique, être pendus la tête en bas comme des cochons d'abattoir, monter à bord de véhicules customisés, forger des alliances, subir des trahisons... et essuyer (encore) des attaques de zombies infectés.


Suite directe de la dystopie crypto-gay pour ados Le Labyrinthe, Le Labyrinthe : La Terre brûlée prend le pli de Divergente 2 : L'Insurrection et troque le blabla contre l'action trépidante, ce qui n'est pas plus mal au regard d'un script simplifié à l'extrême. On se retrouve donc face à un post-apo redondant et sans surprise mais suffisamment bis pour divertir n'importe quel fan du genre pas trop exigeant sur la marchandise, le film étant dépourvu de toute idée de mise en scène et tellement télévisuel dans sa narration qu'on a l'impression de regarder trois épisodes d'une série prise en fin de saison sans pour cela avoir envie d'enchaîner sur la suivante. Reste que cette séquelle est nettement plus recommandable que le premier opus, ne serait-ce que parce qu'il y a plus de filles, de flingues et d'hélicos !

Cédric Delelée