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Version complète : Le Film Noir - THE best of
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Starnek
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C'est l'interview carrière de James Ellroy dans les 2 derniers Mad qui m'a donné envie de créer un topic sur un genre que j'affectionne particulièrement : le Film Noir.
Il est assez difficile de donner une définition précise du Film Noir car ce n'est pas un genre en soi mais plutôt une certaine ambiance ou atmosphère qui se distingue des autres films de gangsters. La violence et le pessimisme qui s'en dégagent sont souvent une métaphore des craintes de l'époque, l'Amérique sort à peine de la crise de 29, le Japon est de plus en plus menacant et l'Allemagne ne cesse d'assombrir l'Europe. C'est d'ailleurs d'Europe que viendront les principaux artisans qui donneront leurs lettres de noblesses au genre (le terme "Noir" provenant de l'expressionisme allemand où le noir&blanc était contrasté à outrance) : Michael Curtiz, Fritz Lang, Robert Siodmak, Billy Wilder, Jacques Tourneur, Alfred Hitchcock ...
Le Film Noir se distingue des autres films par des éclairages trés contrastés, des angles de caméras souvent distordus, des volutes de fumées en contre jour, des intérieurs toujours sombres aux stores vénitiens baissés, des extérieurs de nuit dans des rues mal famées à l'asphalte trempée, des docks ou des usines désafectées.
Le héros est souvent un anti-héros cynique et désabusé souvent en marge de la loi (voire carrément hors la loi) et est, la plupart du temps, manipulé par une femme fatale qui le poussera à sa perte.
La narration est complexe voire expérimentale, les flashbacks et voix off sont monnaie courante et la fin est fréquemment tragique.
icon_arrow.gif Les réalisateurs phares : John Huston, Fritz Lang, Robert Aldrich, Jacques Tourneur, Samuel Fuller, Alfred Hicthcock, Andre de Toth, Robert Siodmak, Michael Curtiz, Nicholas Ray, Otto Preminger, Billy Wilder, Orson Welles, Howard Hawks, Jacques Tourneur, George Cukor, Jules Dassin ...
icon_arrow.gif Les héros ou anti-héros typiques : Robert Mitchum, Humphrey Bogart, Alan Ladd, Sterling Hayden, Richard Widmark, Fred MacMurray, Edward G Robinson, James Garfield, Burt Lancaster ...
icon_arrow.gif les femmes fatales cultes : Ava Gardner, Barabara Stanwyck, Rita Hayworth, Lana Turner, Joan Crawford, Gene Tierney, Lauren Baccall, Joan Bennett, Jane Greer, Veronica Lake ...
icon_arrow.gif les romanciers adaptés : Raymond Chandler, Ernest Hemingway, Dashiell Hammett, James M. Cain, Mickey Spillane ...
L'age d'or du Film Noir se situe, en gros, de 1939 à 1959 et comporte bons nombres de chef d'oeuvres :
- Le faucon Maltais de John Huston (1941)
- L'ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock (1943)
- Double Indemnity / Assurance sur la mort de Billy Wilder (1943)
- Laura d'Otto Preminger (1944)
- Le grand sommeil d'Howard Hawks (1946)
- Gilda de Charles Vidor (1946)
- The Killers de Robert Siodmak (1946)
- Notorious d'Alfred Hitchcock (1946)
- Le facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett (1946)
- Kiss of Death d'Henry Hathaway (1947)
- Out of the past / la griffe du passé de Jacques Tourneur (1947)
- Key Largo de John Huston (1948)
- La dame de Shanghai d'Orson Welles (1948)
- The asphalt jungle / quand la ville dort de John Huston (1950)
- Night and the City / les forbans de la nuit de Jules dassin (1950)
- Sunset Boulevard de Billy Wilder (1950)
- The Big Heat / Réglements de compte de Fritz Lang (1953)
- Kiss me deadly / en quatrieme vitesse de Robert Aldrich (1955)
- The Killing / L'ultime razzia de Stanley Kubrick (1956)
- Touch of evil / la soif du mal d'Orson Welles (1958)
- Vertigo / Sueurs Froides d'Alfred Hitchcock (1958)
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Les films noirs tournés aprés 1959 sont souvent appelés Post-Noir ou Néo-Noir. On peut citer Point Blank, Chinatown, Le privé, Blood Simple, Blue Velvet, Kill me again, Basic Instinct, Red Rock West, The last seduction, Fargo, L.A. Confidential, Bound, Lost Highway, La prisonnière espagnole, Memento, The barber, Mulholland Drive, Femme Fatale ...

Si vous voulez compléter ma liste, absolument pas exhaustive, ou faire un petit papier sur votre film noir préféré n'hésitez pas c'est içi que ça se passe. :wink:
Mechagodzilla
CITATION
Si vous voulez compléter ma liste, absolument pas exhaustive, ou faire un petit papier sur votre film noir préféré n'hésitez pas c'est içi que ça se passe.


j'en vois un, qui n'est malheureusement pas très connu, mais qui est un véritable chef-d'oeuvre du genre :

"Nightfall" (la nuit tombe) de Jacques Tourneur, avec Aldo Ray, Ann Bancroft et Brian keith.

L'histoire, tirée d'un roman de David Goodis, raconte la fuite d'un homme (Aldo Ray) devant deux gangsters (dont Brian keith) qui veulent le tuer parce qu'il a été le témoin d'un de leur crimes.

Un véritable bijou, sec et nerveux, comme Tourneur savait les pondre.
Redux
J'ai découvert cette année Kiss me deadly (En quatrième vitesse) de Robert Aldrich avec Ralph Meeker dans le rôle du célèbre détective créé par Mickey Spillane: Mike Hammer.
C'est un film épatant ,tant par sa mise en forme que par son scénario. L'enquête que va mener Mike Hammer suite à la rencontre d'une jeune inconnue va prendre une tournure de plus en plus étrange jusqu'au dénouement final.
Ralph Meeker, comédien plutôt abonné aux seconds rôles, campe un formidable Mike Hammer qui ne s'embarrasse pas de bons sentiments lorsqu'il s'agit d'obtenir des réponses.
Bref, ce film m'a littéralement happé lors de sa vision à tel point qu'il a obtenu sa place dans ma liste de mes 40 meilleurs films. 8)
Mechagodzilla
CITATION(Redux)
J'ai découvert cette année Kiss me deadly (En quatrième vitesse) de Robert Aldrich avec Ralph Meeker dans le rôle du célèbre détective créé par Mickey Spillane: Mike Hammer.
C'est un film épatant ,tant par sa mise en forme que par son scénario. L'enquête que va mener Mike Hammer suite à la rencontre d'une jeune inconnue va prendre une tournure de plus en plus étrange jusqu'au dénouement final.
Ralph Meeker, comédien plutôt abonné aux seconds rôles, campe un formidable Mike Hammer qui ne s'embarrasse pas de bons sentiments lorsqu'il s'agit d'obtenir des réponses.  
Bref, ce film m'a littéralement happé lors de sa vision à tel point qu'il a obtenu sa place dans ma liste de mes 40 meilleurs films. 8)


je trouve aussi que c'est un film d'une violence inouie. Rien n'est montré, mais tout est suggéré (la tenaille des types qui torturent la fille au début, la tête que fait Jack Elam quand Hammer dérouille son copain hors champ...) ce qui donne encore plus d'impact à ces scènes.

De plus, le Hammer incarné par Meeker est un authentique fumier.

A signaler aussi "Solo pour une blonde" de Roy Rowland, avec Mickey Spilane dans le role de Hammer.
Starnek
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Kiss me deadly est l'un des films de ma liste que je n'ai pas vu (avec Gilda et Assurance sur la mort) et que je rêve de voir ! C'est chiant de ne pas avoir le cable quand on aime ce genre de films ... Heureusement qu'il reste Arte et le Cinéma de Minuit qui en passent régulièrement. Existe-t-il une bonne édition DVD ?

sinon cette semaine je me suis fait The Killers de Siodmak avec un Burt Lancaster tout jeunot dans le rôle du brave gars manipulé par la divine Ava Gardner. Le film commence par la mort de Lancaster qui se laisse abattre par 2 tueurs de la pègre, s'en suit une enquête faites par un agent d'assurance qui remontera l'histoire à partir des différents récits des personnes qu'il interroge. La structure du film, tout en flash back, rappelle celle de Citizen Kane sortie quelques années avant.
Je n'ai par contre pas vu le remake de Don Siegel avec Lee Marvin et John Cassavetes (Hutch en parle dans le topic Les proies).
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et hier j'ai vu The big heat / réglements de compte de Fritz Lang. Un policier (Glen Ford) enquête sur le mystérieux suicide d'un ancien flic qui en savait beaucoup sur la mafia. La pègre décide de le supprimer mais c'est sa femme qui en fera les frais... Glen Ford démissionne et mène sa propre enquête avec un fort désir de vengeance.
Glen Ford campe un ex policier au limite de la loi aux méthodes que n'aurait pas renier Harry Calahan, de plus il y a Lee Marvin en petit chef de gang brutal et particulièrement sadique envers les femmes.
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Redux
CITATION(Starnek)
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Kiss me deadly est l'un des films de ma liste que je n'ai pas vu (avec Gilda et Assurance sur la mort) et que je rêve de voir ! C'est chiant de ne pas avoir le cable quand on aime ce genre de films ... Heureusement qu'il reste Arte et le Cinéma de Minuit qui en passent régulièrement. Existe-t-il une bonne édition DVD ?


L'année passée, il est sorti en zone 2 chez MGM. Edition minimaliste sans bonus si ce n'est le bande-annonce originale mais le rendu de l'image est de bonne qualité.
:wink:
Mechagodzilla
Tien, Glenn Ford m'a fait penser à celui-là :


"allo, brigade spéciale" de Blake Edwards.

Un petit bijou de film noir, avec un San Francisco magnifiquement filmé.

Ford y incarne un flic qui essaie de proteger une employée de banque (Lee remick) d'un malfrat qui veut lui faire voler de l'argent pour son compte (Ross "artemus Gordon" Martin).

Ce film marque aussi la première collaboration entre Edwards et Henry Mancini.
dangercop
LE GRAND SOMMEIL
The Big Sleep
(1946)
Réalisé par Howard Hawks
Scénario de William Faulkner, Leigh Brackett et Jules Furthman
D'après le roman de Raymond Chandler


Synopsis


Pour mettre terme aux agissements d'un maître-chanteur, le général Sternwood loue les services de Marlowe. Arthur Gwynn Geiger, le maître-chanteur, cherche à vendre des photos compromettantes qui représentent Carmen, la fille de Sternwood, nue.



Avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall. LE film noir par excellence. Un scénario très compliqué qui évoluait au fur et à mesure du tournage, comme le raconte avec beaucoup d'humour la splendide épouse de Bogie dans son autobiographie.
Bogart - Marlowe, interprété par Bogie bien évidemment, enquête dans l'une des familles la plus huppée de la ville. Il se retrouve au coeur d'une affaire alambiquée des plus dangereuses et aux prises avec les deux soeurs de la maison. Ce qui ne l'est pas moins.

Tous les codes du film noir sont présents dans ce bijou noir et blanc où chaque apparition même d'un petit rôle sert à l'intrigue.
Les plans sont d'une rare beauté et le rythme reste nerveux jusqu'au dénouement. Considéré à juste titre comme un authentique chef d'oeuvre, The Big sleep n'a sans doute jamais été égalé.



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Mechagodzilla
CITATION(dangercop)
LE GRAND SOMMEIL
The Big Sleep  
(1946)
Réalisé par Howard Hawks
Scénario de William Faulkner, Leigh Brackett et Jules Furthman
D'après le roman de Raymond Chandler


Synopsis


Pour mettre terme aux agissements d'un maître-chanteur, le général Sternwood loue les services de Marlowe. Arthur Gwynn Geiger, le maître-chanteur, cherche à vendre des photos compromettantes qui représentent Carmen, la fille de Sternwood, nue.



Avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall. LE film noir par excellence. Un scénario très compliqué qui évoluait au fur et à mesure du tournage, comme le raconte avec beaucoup d'humour la splendide épouse de Bogie dans son autobiographie.  
Bogart - Marlowe, interprété par Bogie bien évidemment, enquête dans l'une des familles la plus huppée de la ville. Il se retrouve au coeur d'une affaire alambiquée des plus dangereuses et aux prises avec les deux soeurs de la maison. Ce qui ne l'est pas moins.

Tous les codes du film noir sont présents dans ce bijou noir et blanc où chaque apparition même d'un petit rôle sert à l'intrigue.  
Les plans sont d'une rare beauté et le rythme reste nerveux jusqu'au dénouement. Considéré à juste titre comme un authentique chef d'oeuvre, The Big sleep n'a sans doute jamais été égalé.  
 

 
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Avec à un moment un dialogue complètement délirant de sous-entendus à base de montures et de chevauchement biggrin.gif

Le film a fait l'objet un remake plutot sympa par Michael Winner (le cineaste, pas le madnaute rigolo) avec le grand Bob
Rollo Tomasi
Robert Montgomery joua dans "la force des ténèbres" 8O
(de Richard Thorpe) le rôle d'un psychopathe évadé recueilli dans une maison et dont il se fait ami de la vieille acariatre propriétaire,qui vit avec sa nièce coincée.
Excellent suspense et surtout la force du jeu de l'acteur a des années d'avance.Montgomery a aussi été réalisateur de "Et tournent les chevaux de bois" (beau titre),superbe film noir que j'avais adoré au cinéma de minuit.
Et puis le fameux "l'inconnu du nord-express",de....qui déjà? :wink:
Hutch
J'aime beaucoup Les Forbans de la nuit, en particulier parce qu'on y retrouve cette gueule de fouine de Richard Widmark et que tout tourne autour de la contrebande d'après-guerre à Londres, et en plus y a du catch !

Sinon :
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et un montage alterné entre le pickpocket qui fouille dans le sac de la fille de la joie et leurs visages qui s'"illuminent" assez hallucinant. icon_mrgreen.gif
Rollo Tomasi
[quote="Starnek"]Image IPB
La violence et le pessimisme qui s'en dégagent sont souvent une métaphore des craintes de l'époque, l'Amérique sort à peine de la crise de 29.[quote="Starnek"]
Le gangster à cette époque de prohibition est idéalisé,mais quelques années plus tard,quand le code Hays icon_twisted.gif fut décrété et que la prohibe était finie laugh.gif, Robinson,Raft et d'autres durent tourner des films de propagande avec eux en rôle de flics 8O .Des films moralisateurs où les truands sont cupides,laches et vénaux et les condés bien prop sur eux.
Prodigy
Sublime topic, j'adhère.

Et la collec Warner de cet été s'annonce mortelle.
Bigbonn
Détour, de Edgar G. Ulmer. Vu il y a déjà un bout de temps.
Noir. Encore un film qui met aux prises un héros à un destin qui s'acharne sur lui. Très bon. Je pense qu'il existe en DVD.

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Hutch
Vi :

http://www.imagesjournal.com/issue09/reviews/detour/

Excellent. Je ne l'ai vu qu'une fois, il y a loooooooooogtemps sur une chaîne du cable mais j'étais resté scotché.

On s'identifie au personnage : donc quand il est dans la merde nous idem (et il y est jusqu'au cou).
dangercop
Le très beau Quand la ville dort. Une splendeur. Un scénario cousu main.



(et tof demain car là je dois déconnecter sur ordre de l'homme médecine) :wink:
Redux
Bon, il n'a peut-être pas tout à fait sa place dans le topic mais j'aimerai évoquer Machine gun Kelly (Mitraillette Kelly-1958) de Roger Corman avec Charles Bronson.
Ce film suit le parcours de George"mitraillette" Kelly, un braqueur de banques dont l'arme de prédilection est, je vous le donne en mille, la mitraillette. Ce dernier officie avec une poignée de complices ainsi que sa fiancée Flo (Susan Cabot). Suite à l'échec d'un braquage, Kelly perd de sa splendeur et va changer de méthode afin d'asseoir sa réputation.
Dans ce film, les personnages ne sont jamais ce qu'ils semblent être(à l'exception de Fandango).Ainsi, Bronson incarne un braqueur d'apparence brutale et sans faille mais au fur et à mesure de l'intrigue, cette image va se craqueler pour nous montrer le denommé "machine gun" Kelly sous son vrai jour. Et à l'inverse, Susan Cabot, la fiancée, va s'affirmer être plus qu'une simple présence féminine aux côtés du héros.
Un film bien sympathique qui marque ma rencontre avec le Roger Corman réalisateur. 8)
Starnek
CITATION(dangercop)
Le très beau Quand la ville dort. Une splendeur. Un scénario cousu main.

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Ce film est un petit bijou, l'un de mes préférés tout genre confondu.
Sterling Hayden y campe Dix Handley, un gangster désabusé qui aimerait bien se mettre défintivement au vert aprés un dernier gros coup (qui bien sûr foirera, code Hays oblige, à cause de nombreux petits détails). J'aime tout dans ce film, sa noirceur, la précision du coup monté, les personnages (Louis Calhern en bourgeois ruiné, James Whitmore le bon pote, Sam Jaffe le cerveau et Marilyn dans l'un de ses premiers rôles) et sa fin tragique. Chaque fois que je le revois j'aimerai que Sam Jaffe ne s'attarde pas dans le snack bar à matter les filles à la fin du film et que Hayden puisse enfin se retirer à la campagne élever des chevaux avec la jolie Jean Hagen mais le destin tragique rattrappe inlassablement chaque personnage ...
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dans un style trés similaire Kubrick a signé une autre perle noire du genre en 1956 avec The Killing / L'ultime razzia. On retrouve l'immense Sterling Hayden dans un rôle, quasi identique, de truand voulant raccorcher. Ce qui différencit The Killing à Asphalt Jungle de Huston c'est sa narration éclatée, on passe d'un personnage à l'autre et on découvre ce qui s'est réelement passé durant le casse en suivant les différents points de vus de chaque gangster. Comme chez Huston ce sont de nombreux petits détails qui viendront gangréner le casse et entrainer les truands à leur perte. Encore un chef d'oeuvre !
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J'aimerai bien découvrir Crime Wave / Chasse au gang d'Andre de Toth, que cite Ellroy dans son interview, avec encore une fois le grand Hayden. Quelq'un l'aurait vu ?
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dangercop
Merci starnek ! Je vais proposer des films et toi faire les commentaires car tu te débrouilles comme un pro ! biggrin.gif :wink:

Il y a aussi le fabuleux "La Femme à abattre", encore un film avec Bogart. Un suspens extraordinaire et un scénario très original.

ENFORCER

Réalisé par Bretaigne Windust

Scénario de Martin Rackin

Avec Humprhrey Bogart - Big babe Lazich - Olga Kirshen

Après plusieurs années d'enquête, le substitut du procureur Martin Ferguson est parvenu à inculper Mendoza chef d'une bande spécialisée dans le crime. La police a arrêté son second Joseph Rico témoin d'un assassinat commis par Mendoza. Rico est emprisonné dans l'attente du jugement. Rico qui craint d'être liquidé avant d'avoir pu témoigner tente de s'évader et se fait tuer. Résolu à coincer malgré tout Mendoza, Ferguson- Bogart épluche les fichiers de la police...


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Starnek
Yeah ! Bogey rules ! (et dangercop avec :wink: ) biggrin.gif

Je cherche le titre d'un film qui n'appartient pas vraiment au genre mais dont la noirceur et le pessimisme s'en rapprochent.
Je l'ai vu gamin dans les années 80, un film des années 50 en N&B où un avion de tourisme s'écrase dans la jungle amazoniene. Les survivants arrivent à réparer l'avion mais ne peuvent pas tous repartir, pas assez de kerozene, et certains doivent se sacrifier en restant dans cette forêt infestée d'indiens réducteurs de têtes ... icon_twisted.gif

kelkunlavu :?:
Rollo Tomasi
[quote="dangercop"]Merci starnek ! Je vais proposer des films et toi faire les commentaires car tu te débrouilles comme un pro ! biggrin.gif :wink:

D'accord avec toi Dangercop :wink: et pis l'a bon goût le Starnek:L'ultime razzia est un film que j'adore,où tout est tellement millimétré que ça ne peut que foirer.Mais on ne peut s'empêcher d'y croire JUSqu'à ce que celui qui doit tuer le cheval se fasse serrer.Et cette fin,avec les pesetas s'envolant du bagage de Sterling éventré devant l'avion.
Sublime!Le rapprochement est un peu facile,mais si QT n'a pas été influencé par ce film pour "Reservoir dogs".....

Quand à "Chasse au gang",réalisé par l'un des 5 réalisateurs borgnes de Hollywood (et surement le seul à avoir réalisé un film en relief :roll: ),nous montre un Buchinsky,pas encore muté en Bronson,jouant un prolo qui comparait en tant que témoin dans une affaire de meurtre,qui perdra son idéalisme devant l'incapacité de la police de protéger sa famille.Film très sympa d'un réalisateur sous estimé.

Au fait si y'en a qui vivent près de Toulon et qui voudraient découvrir ou revoir de vieux films noirs,je leur en prêterais bien volontiers!Pas soigneux s'abstenir :!:
Starnek
j'ai retouvé le film que je cherchais 2 posts plus haut, il s'agit de Five came back / Quels seront les cinq ? de John Farrow, 1939, avec Lucille Ball, Chester Morris et John Carradine.

L'intrigue "in ingliche":
Twelve people are aboard Coast Air Line's flagship the Silver Queen enroute to South America when the airplane encounters a storm and is blown off course. Crashing into jungles known to be inhabited by head hunters, pilots Bill and Joe race against time to fix the engines and attempt a take off. The situation brings out the best and worst in the stranded dozen as they create a makeshift runway and prepare to escape before the natives attack. But damage to the plane and low fuel reserves means that only 5 people can be carried to safety. Do both Bill and Joe make the flight out? And what about the rest: Peggy, a woman with a slightly tarnished past; Pete, a racketeer who is escorting his boss's young son Tommy; Alice and Judson, eloping lovers who seem to have less in common as their plight changes one of them in the other's eyes; Crimp, who is bringing criminal Vasquez to justice; Prof. and Mrs. Spengler, an elderly couple whom become closer due to their predicament; and finally, is flight attendant Larry among the five? And who decides who lives and dies?

Il s'agit plus d'un "survival" que d'un film noir mais il a quand même sa place dans ce topic de par sa noirceur. A priori il n'existe pas d'édition DVD ...
John Farrow "remaka" son propre film en 1956 avec Robert Ryan, Anita Ekberg et Rod Steiger sous le titre Back from Eternity
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Rinaldo
De toute façon, le film noir se définit avant tout pas son ambiance. Les films noirs batard, croisés avec un genre totalement différent sont légions.

Par exemple dans le style tres spécial du mélodrame noir, remis au gout du jour par Almodovar, j’ai découvert récemment péché mortel de J. R. Stahl avec Gene Tierney, un classique sorti en plein age d’or Hollywoodien.
D’une situation banale de mélo sans originalité, l’atmosphère mielleuse du film devient progressivement plus inquiétante jusqu’à sombrer définitivement dans la violence sordide propre au film noir. Ca surprend agréablement de voir l’héroine jalouse à la folie, tuer froidement ceux qui l’éloignent de son mari narcissique, comme l’adorable adolescent handicapé. icon_twisted.gif
A l’écran les meurtres sont bien sur executés proprement, pour échapper à la censure des studios, mais la cruauté de certaines situations fit scandale à l’époque tout particulièrement celle dans laquelle SPOILER la veneneuse gene tierney, enceinte jusqu’au yeux, se jette intentionnellement dans les escaliers pour se débarrasser de sa progéniture…Fin du SPOILER. Bref une histoire d’amour qui tourne mal, aprement féroce malgré les couleurs adoucies du technicolor. Une grande réussite.

Dans le meme genre on trouve aussi le chef d'oeuvre de Nicholas Ray, Party Girl, l'histoire d'un avocat vereux à la botte d'un caid qui s'éprend d'une danseuse de cabaret (ce qui donnera de magnique scenes de danse. Oui on peut meme mélanger le film noir à la comédie musicale, et brillament...). Deux héros vulnérables, blessés par leur condition, qui évoluent dans un univers angoissant et qui finalement trouvent leur redemption (ce qui n'a rien de choquant pour un film noir mélodramatique).
Rinaldo
Mince j'oubliais mon avatar et ce cher Serge Regianni...

Donc le doulos de Melville, digne representant du film noir à la francaise. C'est pas son meilleur, mais ça reste un grand film noir aux accents Céliniens, tragique comme il faut, avec une ambiance melvilienne comme on les aime, un belmondo en grande forme, le tout accompagné d'un scenario roublard fort brillant.
Mechagodzilla
Vu qu'on aborde le film noir "à la française", j'en profite pour citer mon petit film culte à moi :

"l'arme à gauche" de Claude Sautet, avec le Grand Lino Ventura, Sylva Koscina et Leo Gordon.

Film noir assez atipique car se déroulant en grande partie sur un voilier échoué sur un haut fond au large de la Jamaïque. Sautet joue la carte de l'épure la plus totale et son film est sec et brutal comme un coup de trique. Chaque plan est pensé comme s'il devait servir de couverture d'un livre de la Série Noire.

A découvrir d'urgence pour ceux qui ne connaissent pas, d'autant plus que le film est sorti récemment en DVD pour moins de 10 euros
Rinaldo
Tiens je savais pas que sautet avait fait des films noirs...
J'adore ce réal, j'essayerai de le chopper à la médiathèque.
Starnek
Out of the past / La griffe du passé de Jacques Tourneur 1947
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L'histoire : Le détective Jeff Bailey (Bob Mitchum) est engagé par Sterling, un joueur professionnel (Kirk Douglas), pour retrouver son ancienne complice Kathie Moffat (Jane Greer) qui l'a arnaqué de 40 000$.
Bailey la retrouve au Mexique et en tombe amoureux, c'est là que les choses se compliquent ...
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Chef d'oeuvre du film noir. Mitchum trimbale sa grande carcasse dans cette histoire tragique au destin implacable, Kirk Douglas, dont c'est l'un des tous premiers rôles, joue un petit chef teigneux et cynique et Jane Greer interpète une femme fatale qui se démarque de ses consoeurs de l'époque.
Le film est monté en flash-backs. Mitchum, qui est sur le point de se marier dans un petit bled paumé, est rattrapé par son passé et explique tout à sa dulcinée mais on échappe pas si facilement à la fatalité ...
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Taylor Hackford réalisa un remake en 1984 sous le titre Against all odds / Contre toute attente avec Jeff Bridges, Rachel Ward, James Woods et Jane Greer.
stivmacouine
La Soif du mal (Touch of Evil) (1958)
Avec Charlton Heston, Janet Leigh, Orson Welles, Akim Tamiroff, Joseph Calleia
Réalisé par Orson Welles
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Synopsis
Une bombe explose et fait deux victimes à Los Robles, petite ville à la frontière des Etats-Unis et du Mexique.
Deux policiers, dont l'un utilise des méthodes peu orthodoxes, s'affrontent dans leur conception de la justice
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Film génial, TOUCH OF EVIL est un des sommets de l'oeuvre de Welles et de la fin du film noir.
Le film entièrement filmé en courte focale a des allures de film fantastique par son atmosphère.
à voir dans sa version director's cut (montage conforme à la vision de Welles)..
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film sorti en Zone 1 en vo sous titrée français
en Zone 2 (UK) vo uniquement
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SHUBBY
super ce topic!!!
Bon alors recette du film noir: un héros loser, une femme fatal, de la thune, des salauds, nonchalance...

Pour les + récents.

- Roméo is bleeding
- Hot spot
- U Turn
- Bound (déjà cité)

Les Dahl, déjà cités, des bombes.

Et un faible pour la parodie hilarante "Les cadavres ne portent pas de costard" qu'on ne peut pas raisonnablement occulter ici!!
stivmacouine
CITATION(SHUBBY)
super ce topic!!!
Bon alors recette du film noir: un héros loser, une femme fatal, de la thune, des salauds, nonchalance...

Pour les + récents.

- Roméo is bleeding
- Hot spot
- U Turn
- Bound (déjà cité)
 
Les Dahl, déjà cités, des bombes.

Et un faible pour la parodie hilarante \"Les cadavres ne portent pas de costard\" qu'on ne peut pas raisonnablement occulter ici!!


shubby, un bon film noir ne se résume pas à cette seule recette , heureusement. Le film noir comme ça a déjà été dit, c'est d'abord une ambiance (viciée de préférence mais surtout un univers où tout est instable). Des films comme L.A CONFIDENTIAL , SEVEN, ou encore l'excellent NARC sont aussi d'authentiques films noirs.
Mechagodzilla
CITATION(stivmacouine)
CITATION(SHUBBY)
super ce topic!!!
Bon alors recette du film noir: un héros loser, une femme fatal, de la thune, des salauds, nonchalance...

Pour les + récents.

- Roméo is bleeding
- Hot spot
- U Turn
- Bound (déjà cité)
 
Les Dahl, déjà cités, des bombes.

Et un faible pour la parodie hilarante \"Les cadavres ne portent pas de costard\" qu'on ne peut pas raisonnablement occulter ici!!


shubby, un bon film noir ne se résume pas à cette seule recette , heureusement. Le film noir comme ça a déjà été dit, c'est d'abord une ambiance (viciée de préférence mais surtout un univers où tout est instable). Des films comme L.A CONFIDENTIAL , SEVEN, ou encore l'excellent NARC sont aussi d'authentiques films noirs.


Et n'oublions pas "Guet-Apens", de Pekinpah, avec Stivmacouine :wink:
Hutch
Série Noire d'Alain Corneau avec Frank Poupart (Patrick Dewaere), un représentant barré qui joue au cow-boy dans des terrains vagues qui s'éprend d'une jolie jeune fille un peu braque (Marie Trintignant) et monte ensuite un coup foireux qui doit le sortir de la mouise lui et sa femme.

C'est adapaté d'un roman de l'excellent Jim Thompson ("A hell of a woman" en VO) et ça finit mal.

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Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours tendance à l'associer avec Blood Simple, le prodigieux coup d'envoi de la carrière des Coen, où Frances Mc Dormand trompe son mari (Dan Hedaya) avec un serveur de son bar. Le cocu demande alors au privé miteux (M Emmet Walsh qui défonce tout même les murs : voir photo)qui l'a rencardé de les abattre. Ca merdouille grâve (comme d'hab chez les Coen) et on se retrouve vite avec le cadavre récalcitrant du mari, des voitures qui passent quand il faudrait pas pendant qu'on l'enterre, le privé qui se mue en Terminator et les Four Tops qui chantent que c'est la même chanson.

Ils ont raison, mais c'est pour ça que c'est bon.

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Mechagodzilla
CITATION(Hutch)
Série Noire d'Alain Corneau avec Frank Poupart (Patrick Dewaere), un représentant barré qui joue au cow-boy dans des terrains vagues qui s'éprend d'une jolie jeune fille un peu braque (Marie Trintignant) et monte ensuite un coup foireux qui doit le sortir de la mouise lui et sa femme.

C'est adapaté d'un roman de l'excellent Jim Thompson (\"A hell of a woman\" en VO) et ça finit mal.

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Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours tendance à l'associer avec Blood Simple, le prodigieux coup d'envoi de la carrière des Coen, où Frances Mc Dormand trompe son mari (Dan Hedaya) avec un serveur de son bar. Le cocu demande alors au privé miteux (M Emmet Walsh qui défonce tout même les murs : voir photo)qui l'a rencardé de les abattre. Ca merdouille grâve (comme d'hab chez les Coen) et on se retrouve vite avec le cadavre récalcitrant du mari, des voitures qui passent quand il faudrait pas pendant qu'on l'enterre, le privé qui se mue en Terminator et les Four Tops qui chantent que c'est la même chanson.

Ils ont raison, mais c'est pour ça que c'est bon.

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Série Noire est un des films les plus glauques que j'ai jamais vu. A eviter de mater les soirs de déprime...

A noter la présence au générique de Andreas Katzulas (le manchot du "fugitif" de Andrew Davis, le méchant de "traquée" de ridley Scott, et l'ambassadeur G'Kar de Babylon 5).

Et puis la réplique culte "bon, je vous laisse, j'ai les joues qui piquent" de Blier qui vient de se prendre plusieurs mandales de Dewaere biggrin.gif
SHUBBY
CITATION(stivmacouine)
CITATION(SHUBBY)
super ce topic!!!
Bon alors recette du film noir: un héros loser, une femme fatal, de la thune, des salauds, nonchalance...

Pour les + récents.

- Roméo is bleeding
- Hot spot
- U Turn
- Bound (déjà cité)
 
Les Dahl, déjà cités, des bombes.

Et un faible pour la parodie hilarante \"Les cadavres ne portent pas de costard\" qu'on ne peut pas raisonnablement occulter ici!!


shubby, un bon film noir ne se résume pas à cette seule recette , heureusement. Le film noir comme ça a déjà été dit, c'est d'abord une ambiance (viciée de préférence mais surtout un univers où tout est instable). Des films comme L.A CONFIDENTIAL , SEVEN, ou encore l'excellent NARC sont aussi d'authentiques films noirs.


Oui, tu as raison, simplement si c'est la bonne définition du genre il est alors à mon sens trop "vaste" pour qu'on puisse en faire le tour, tu ne crois pas? Par exemple: BLADE RUNNER, TAXI DRIVER ou même un LITTLE ODESSA peuvent en faire partie. Est-il possible d'être exhaustif dans ce cas?
Après on a les "sous-genres". Je classerais volontiers les films que tu cites en "polars urbains" et "serial killer (un quoi?) movies" par exemple. Ces genres ont été développés après l'existence du "polar noir" et méritent une nouvelle appellation (contrôlée, cela va de soi!!).

Et puis quand on pense à "polar noir", la première image qui nous vient à l'esprit n'est-elle pas ce bon vieux Bogard, le regard blasé, en train de fumer une cloppe?
Redux
CITATION(Mechagodzilla)
Série Noire est un des films les plus glauques que j'ai jamais vu. A eviter de mater les soirs de déprime...

A noter la présence au générique de Andreas Katzulas (le manchot du \"fugitif\" de Andrew Davis, le méchant de \"traquée\" de ridley Scott, et l'ambassadeur G'Kar de Babylon 5).

Et puis la réplique culte \"bon, je vous laisse, j'ai les joues qui piquent\" de Blier qui vient de se prendre plusieurs mandales de Dewaere  :D


J'adore ce film. Patrick Dewaere ne joue pas, il est Franck Poupard, à tel point que la scène où il se cogne la tête à plusieurs reprises sur le capot de sa voiture est le fruit d'une de ses improvisations.
Série noire est du très grand Corneau. biggrin.gif
Starnek
CITATION(Hutch)

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours tendance à l'associer avec Blood Simple


Moi, c'est le personnage de M Emmet Walsh qui me rappelle celui d'Orson Welles de La soif du mal
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En tous cas La soif du mal, Blood Simple et Série Noire sont 3 chef-d'oeuvres absolus du genre.
dangercop
L'ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock avec l'immense Joseph Cotten me parait également digne de figurer dans cette catégorie. Le ton de l'intrigue est pesant, un malaise, une réelle menace pèse tout au long du retour de l'oncle prodige.
Joseph Cotten montre une nouvelle fois l'étendue de son talent en composant un personnage très noir, très complexe, à la moralité plus que douteuse.
Séduisant en diable, ce film comme son personnage clé ont toutes les qualités requises pour en faire partie.
Le suspens règne en maître et la patte du Maître se révèle une nouvelle fois exceptionnelle. Que de chefs d'oeuvre dans sa période noir et blanc !


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Starnek
Dead men don't wear plaid / Les cadavres ne portent pas de costard de Carl Reiner (1982)
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Les cadavres ne portent pas de costard est au film Noir ce que Frankenstein Jr est au film d'horreur d'avant guerre, à la fois une parodie succulente et un hommage respetcueux.
Steve Martin joue un détective privé "hard boiled", dans la plus pure tradition du genre, qui est engagé par Rachel Ward pour retrouver son père disparu.
Le privé croisera la route de tous les plus grands acteurs de cette période dans un habile travail de montage et un noir et blanc sompteux. Reiner a fait appel à tous les techniciens, encore vivants à l'époque, ayant collaborés aux plus grands films noirs notamment la costumière Edith Head (dont c'est le dernier film) et le compositeur Miklós Rózsa qui réorchestra certaines de ses célèbres partitions.
On croise au détour d'une rue sombre : Edward Arnold, Ingrid Bergman, Humphrey Bogart, Wally Brown, James Cagney, William Conrad , Jeff Corey, Joan Crawford, Bette Davis, Brian Donlevy, Kirk Douglas, Ava Gardner, Cary Grant, Alan Ladd, Veronica Lake, Charles Laughton, Fred MacMurray, Charles McGraw, Ray Milland, Edmond O'Brien, Vincent Price, Barbara Stanwyck et Lana Turner. Rien que ça !
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un site sur le film icon_arrow.gif http://www.gnu.at/dmdwp
le DVD se trouve facilement à un prix superdiscount, alors n'hésiter pas ! :wink:
dangercop
Vu au cinéma lors de sa sortie, excellente parodie et hommage du Film Noir avec un habile mélange d'extraits de grands films et l'occasion de revoir Humphrey Bogart et tous ceux qui ont donné à ce genre sa dimension mythique. Un beau travail de l'image aussi à une époque où le tout digital n'était pas encore monnaie courante. Et un effort plus que louable de respecter les nuances de gris et de noirs, ainsi que les décors et les vètements.
Au delà de l'amusement, il y a un authentique amour de ce genre cinématographique.
Rinaldo
Le troisieme homme (1949) de Carol Reed avec Joseph Cotten justement et Orson Welles.
Un écrivain au chomage arrive dans la Vienne occupée d'apres guerre, invité par un ami qui devait lui proposer un travail. Ce dernier vient de mourir dans un accident de circulation. Cherchant dans son passé, le héros enquete sur la mysterieuse disparition du cadavre et apprend que son ami était un trafiquant notoire...
Welles apparait peu l'écran pourtant son role d'ordure finie est inoubliable. Son cynisme moqueur et sa mine malicieuse détonnent à merveille avec la détresse d'une ville en ruine. Le charisme diabolique de Welles seduit immédiatement le spectateur malgré ses pires bassesses. Sa tirade culte dans la scene vertigineuse de la grande roue, lorsqu'il justifie ses forfaits, donne le ton du bonhomme : "la tyrannie de Florence a donné de grand chef d'oeuvres apres des années de terreur et qu'à donné des siecles de paix en suisse ? Des Horloges !"
L'ambiance poisseuse du film noir est bien là, mais les rues désertes d’une vienne post Hitlerienne, avec ses batiments éventrés, ses nuits inquiétantes et ses ombres suspectes donnent au film une atmosphère unique, à la limite de l’expressionnisme.


Quelques images en vrac :

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Hutch
CITATION(Starnek)
Dead men don't wear plaid / Les cadavres ne portent pas de costard de Carl Reiner (1982)
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Les cadavres ne portent pas de costard est au film Noir ce que Frankenstein Jr est au film d'horreur d'avant guerre, à la fois une parodie succulente et un hommage respetcueux.
Steve Martin joue un détective privé \"hard boiled\", dans la plus pure tradition du genre, qui est engagé par Rachel Ward pour retrouver son père disparu.
Le privé croisera la route de tous les plus grands acteurs de cette période dans un habile travail de montage et un noir et blanc sompteux. Reiner a fait appel à tous les techniciens, encore vivants à l'époque, ayant collaborés aux plus grands films noirs notamment la costumière Edith Head (dont c'est le dernier film) et le compositeur Miklós Rózsa qui réorchestra certaines de ses célèbres partitions.
On croise au détour d'une rue sombre :  Edward Arnold, Ingrid Bergman, Humphrey Bogart, Wally Brown, James Cagney, William Conrad , Jeff Corey, Joan Crawford, Bette Davis, Brian Donlevy, Kirk Douglas, Ava Gardner, Cary Grant, Alan Ladd, Veronica Lake, Charles Laughton, Fred MacMurray, Charles McGraw, Ray Milland, Edmond O'Brien, Vincent Price, Barbara Stanwyck et Lana Turner. Rien que ça !  
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un site sur le film  :arrow: http://www.gnu.at/dmdwp
le DVD se trouve facilement à un prix superdiscount, alors n'hésiter pas !  :wink:


Rien que la séquence du remède à la gueule de bois vaut le coup d'oeil. icon_mrgreen.gif

"LA FEMME DE CHAMBRE !!! LA FEMME DE CHAMBRE !!!!"
stivmacouine
trois variations très intéressantes autour du film noir utilisant la trame classique : un flic ou un privé enquête sur des meurtres et va voir toutes ses certitudes bouleversées (avec, à la clé : personnages ambigus, univers au bord du chaos).
[size=20]DARK CITY(1999)
Synopsis:
Un matin, un homme se reveille dans une chambre d'hotel. John Murdoch decouvre qu'il est recherche pour une serie de meurtres sadiques. Cependant, il ne se souvient de rien. Traque par l'inspecteur Bumstead, il cherche a comprendre et part a la recherche de son identite. Il s'enfonce dans un labyrinthe mysterieux ou il croise des creatures douees de pouvoirs effrayants. Grace au docteur Schreber, Murdoch reussit a se rememorer son passe et la serie d'atroces assassinats dont il est le suspect numero un.
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[size=20]ANGEL HEART(1986)
Synopsis:
New York, 1955. Harry Angel, detective prive, est engage par un etrange client pour definir si un certain Johnny Favourite est mort ou non...Au fur et a mesure que son enquete avance, les temoins sont assassines de façon sauvage
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[size=20]BLADE RUNNER(1982)
Synopsis:
An 2019: Los Angeles, ville decadente, emploie des humanoides dont la duree de vie est tres breve. Revoltes contre ce triste destin, quatre "repliquants" s'enfuient, poursuivis par un blade-runner, un flic-tueur de repliquants.
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Starnek
Bons exemples de films Noirs modernes Stivi :wink:
Les Films Noirs de SF sont souvent appelés "Tech-Noir". On pourrait rajouter à Dark City et Blade Runner le film de Bigelow Strange Days avec un Ralph Fiennes excellent en gros looser attachant.
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mike hammer
argh
les mecs, vous me donnez le tournis avec tous ces grands films! ça donne envie de tous les revoir, mazette!!!!!
Rinaldo
Euh petite précision en passant, Strange days et blade runner c'est du cyberpunk. Ok le "tech-noir" englobe le cyberpunk, puisque ce genre dérive du film noir et de la SF, mais c'était juste histoire de pignoler...

Et si vous voulez recréer cette ambiance autour d'une table de jeu, Shadowrun est le jeu de role parfait !


Bon sinon Phantom lady/les mains qui tuent de Siodmak (1943), encore un exemple de l'apport de l'expressionisme allemand au film noir. Comme F.Lang, Murnau, Sirk et j'en passe, Siodmak commença sa carriere en allemagne avant d'émigrer aux USA. Les puissants clairs obscurs de sa brillante mise en scene et les jeux d'ombres et de lumieres contribuent à creer un climat malsain.

Henderson rencontre dans un bar un inconnu et l'invite en boite de nuit. Celle ci accepte à condition de ne pas réveler son identité. En rentrant chez lui, il est acceuilli par trois policier qui lui apprennent que sa femme a été étranglée. Suspect no 1, il essaye de retrouver la jeune femme qui est son seul alibi, mais personne au bar ni en boite ne semble l'avoir vu...
Il est alors jugé et emprisonné. Sa secretaire, persuadé de son innocence va enqueter avec l'aide d'un des amis d'Henderson...

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MAC AKE
Un classique du film noir c'est bien sur "Le facteur sonne toujours deux fois"
Roman de James Cain, "The postman always rings twice", adapté quatre fois au cinéma:
-La première version est française, c'est "Le dernier tournant" - 1939, de Pierre Chenal avec Michel Simon.
- Ensuite c'est une adaptation de Visconti, "Ossessione" ("Les amants diaboliques", titre français) -1942, avec Clara Claramai, Massimo Girotti.
- "The postman always rings twice", de Tay Garnett avec Lara Turner et John Garfield- 1946.
- Et enfin la version de 1981 du même nom, de Bob Rafelson avec Jack Nicholson et Jessica Lange.
Starnek
CITATION(MAC AKE)
Un classique du film noir c'est bien sur \"Le facteur sonne toujours deux fois\"
Roman de James Cain, \"The postman always rings twice\", adapté quatre fois au cinéma:
-La première version est française, c'est \"Le dernier tournant\" - 1939, de Pierre Chenal avec Michel Simon.
- Ensuite c'est une adaptation de Visconti, \"Ossessione\" (\"Les amants diaboliques\", titre français) -1942, avec Clara Claramai, Massimo Girotti.
- \"The postman always rings twice\", de Tay Garnett avec Lara Turner et John Garfield- 1946.
- Et enfin la version de 1981 du même nom, de Bob Rafelson avec Jack Nicholson et Jessica Lange.


Je ne savais pas que le roman avait déjà été adapté par 2 fois avant le chef-d'oeuvre de Trey Garnett ! 8O
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J'aime beaucoup l'acteur John Garfield qui eut hélas un destin tragique.
Pour avoir été activiste dans des causes sociales et politiques il fut accusé de communisme pendant la sombre période du maccarthysme et blacklisté. Sa carrière interrompue il sombra dans l'alcoolisme et mourut d'un arret cardiaque en 1952 à l'age de 39 ans... Son enterrement mobilisa des centaines de fans féminines, du jamais vu depuis la mort de Valentino.
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En ce qui concerne la divine Lana Turner il me semble qu'un film est en préparation sur la sombre affaire qui a entachée sa carrière: le meurtre de son amant Johnny Stompanato par sa fille Cheryl agée d'une quinzaine d'années. Stompanato était un homme de main du mafieu Mickey Cohen et était trés violent avec Lana, sa fille Cheryl en a eut assez et la poignardé. L'affaire fit grand bruit à l'époque.
Stompanato est aussi un personnage récurrent des romans de James Ellroy.
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Lana Turner, Stompanato et Cheryl Turner
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Turner et son gangster dans L.A. Confidential
Rollo Tomasi
CITATION(Rinaldo)
Tiens je savais pas que sautet avait fait des films noirs...


Il en a fait un très bon,je crois que c'est son 1er film,c'est "Classe tout risques" où Lino Ventura est un condamné à mort évadé qui tente de traverser l'Italie et regagner Paris
où il compte sur ses anciens potes du milieu pour l'aider.
Au début de sa cavale,il est avec un ami, sa femme et ses 2 gosses.Mais son pote et sa femme se font bêtement tuer lors d'une fusillade avec les Keufs et il se retrouve seul.Ses potes lui enverront Bébel dans une fausse ambulance pour l'aider à le transporter.
Très beau film,poignant,qui parle d'amitié,d'engagement.
Sautet a d'ailleurs fait plusieurs autres polars dans les années 70 avec Romy Schneider:Mado,Max et les ferrailleurs (avec Piccoli) parmi les meilleurs.

Sinon,Dark city est pour moi le meilleur film mélangeant film noir et SF.Ce film est Géant 8O
Rollo Tomasi
CITATION(Rinaldo)
Phantom lady/les mains qui tuent de Siodmak (1943), encore un exemple de l'apport de l'expressionisme allemand au film noir.

Tiré d'un roman de Willam Irish
vixen
CITATION(Rollo Tomasi)
CITATION(Rinaldo)
Phantom lady/les mains qui tuent de Siodmak (1943), encore un exemple de l'apport de l'expressionisme allemand au film noir.

Tiré d'un roman de Willam Irish


Puisqu'on évoque Robert Siodmak j'en profites pour conseiller Les SS Frappent la Nuit , qui n'est pas vraiment un "film noir" selon les critères habituels mais dont la noirceur du propos le rattache finalement au genre (le film relate la découverte d'un serial-killer en Allemagne dans les années 30-40 et le refus des autorités de reconnaitre son existence).

tant que j'y suis, je rajoute :
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Cape Fear, alias les Nerfs a Vif, de jack Lee Thompson avec un Robert Mitchum bestial (excellente composition également de gregory Peck). Le réalisateur y dose l'angoisse avec une maitrise rare, loin des effets grand-guignolesques du remake signé 30 ans plus tard par Scorcese (attention, hein, j'adores aussi !)....un vrai classique, indémodable.
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