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Version complète : Robocop Trilogy - Paulo & Cie !
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Rev3ngZ
Que pensez-vous des 3 films :?:

D'après mes souvenirs (le coffret les regroupant ne coûte que 15 euros en zone 1, j'devrais le recevoir bientôt) le premier signé Verhoeven est un classique, on pourrait même employer le mot culte, le second se révèle fun et saignant biggrin.gif et le dernier reste une crotte sèche, à voir éméché avec des potes histoire d'en rire...



Nostalgie, j'attends vos proses :wink:

NdModo: Le sujet Robocop 2 de Barksaii (Janvier 2005) à été combiné dans celui-ci, qui regroupe désormais toutes les discussions autour des films Robocop. Etant donné que l'autre thread à été actif tandis que celui ci était dormant, les discussions restent à peu près linéaire, mais je préfére le préciser: si vous voyez un message esseulé qui ne fait pas grand sens, ou des répétitions, c'est normal.
L'ancien sujet de Barksaii -du moins sa prtie la plus conséquente- s'étend sans interruption de la page 4 à la page 10.
Blunt
J'en pense que ce serait cool de mettre les sujets dans le bon forum parce que entre Robocop dans "Cinema" et Fight Club dans "Cinema Fantastique" ça commence à devenir agaçant.
DigiNico 2
Putain ce film (le 1) quand j'ai ete le voir avec mon meilleur pote, je m'en rappelle comme si c'etait hier. Trop top, un putain de coup de poing dans la gueule, un des mythes fondateurs de la SF moderne tendance cyberpunk/cyborg, avec Terminator. Une bombe.

Ce traumatisme que ca m'a fait je vous raconte pas. J'ai pas pu dormir pendant 3 nuits, j'avais dans la tete la scene de l'execution de Murphy. Et puis aussi la figure decomposee de Emil qui sort de la camionnette remplie de dechets industriels... Bwerk.

J'ai prolonge le plaisir par la lecture de la novelisation du film, qui est geniale. Un mad film comme on aimerait en avoir plus souvent.
(Et puis la partition de Basil Poledouris qui, si elle n'arrache pas autant que celle de Conan, est quand meme bien sympa)



Le 2 aussi est sympa mais un gros cran en dessous. Mais c'est quand meme bien marrant l'affrontement avec le Robocop 2. Bien furieux et comic book a mort. Mais j'ai moins aime la partie ou Robocop, reprogramme a la nawak, se ridiculise dans la rue...



Le 3 meme pas vu, les critiques dans Mad a l'epoque m'avaient bien dissuade. D'ailleurs j'ai pas achete le coffret pour pas avoir cette bouse. J'ai prefere attendre de pouvoir acheter le 1 et le 2 separement.
j.gail
Vu le 1 et le 2 au ciné et le dernier à la télé... Autant le dire tout de suite, le premier reste de loin le meilleur, que ce soit au niveau du casting (Ah Kurtwood Smith et Ronny Cox!), de la mise en scène ou des dialogues... Verhoeven a placé la barre très haut, un peu trop haut même pour Kershner et Dekker (surtout ce dernier icon_mrgreen.gif )... Si le deuxième épisode contient quelques bons moments et demeure relativement regardable, il vaut mieux passer son chemin en ce qui concerne le troisième, tellement ça part dans le nawak (et là le mot est faible)...
DigiNico 2
Ah oui tiens moi maintenant j'associe l'expression "infame salaud" a la gueule de Kurtwood Smith en Clarence Boddicker. Des qu'il s'agit d'imaginer un truand de la pire espece, tac, je lui colle le visage de Smith. A quoi ca tient, quand meme, hein ?
Blunt
"Bitches leave."
j.gail
CITATION(DigiNico 2)
Ah oui tiens moi maintenant j'associe l'expression \"infame salaud\" a la gueule de Kurtwood Smith en Clarence Boddicker. Des qu'il s'agit d'imaginer un truand de la pire espece, tac, je lui colle le visage de Smith. A quoi ca tient, quand meme, hein ?


Il faut dire aussi que j'ai rarement vu un méchant dégoupiller une grenade avec autant de sadisme et de raffinement... Kurtwood s'est complètement approprié le personnage de Boddicker et on peut dire sans peine que ça se voit à l'écran!
melvina
Le premier opus est magnifique! Le méchant de base génial et la scène d'exécution de Murphy a été un grand moment!
Le deuxième n'est pas trop mauvais pour une suite, mais a du mal à arriver à la cheville du premier :wink:
Quant au troisième opus, je l'ai trouvé, personnellement, insignifiant et complètement vain sad.gif
Metal Kidney Thieves
Le 1 , boooooooooomba, deja l'affiche m'avait traumatisé, j'était rester une demi heure comme un con devant la devanture d'un vidéo club ou la PLV était affichée. par contre, je l'avai pas vu au ciné, j'lavais loué, la scene d'execution de Murphy et hallucinante, mais moi celle qui m'a bien fait tripper, c 'est celle de la mort de Miguel Ferrer...(surtout le début de sequence biggrin.gif ) Et kurtwood smith assure grave...(alors mec, ca gicle...). Mais je croit que le top reste le casting : Peter weller, kurtwood smith, nancy allen, ronnie cox, miguel ferrer.

Le 2: bof, le role du gamin est assez sympa (sa mort aussi d'ailleur...)

heu....ya un 3????
Prodigy
J'adore le 1, j'adore le 2 (un vrai film comics!), j'abhorre le 3.
Rom1
Robocop n'est PAS une trilogie.
Nuff said.
klatu barada nicto
CITATION(DigiNico 2)

J'ai prolonge le plaisir par la lecture de la novelisation du film, qui est geniale.


AH oui la novelisation! AVec la traduction de ED 209 par GDP 209


Bin oui quoi! GDP comme Gardien De la Paix.

Si si veridique!
Sebastian Kaine
... ROBOCOP... Rhaaaaaa ... mon flim préféré ...
Zak
CITATION(Rom1)
Robocop n'est PAS une trilogie.
Nuff said.


Y'a eu des suites ah bon ? 8O
Dark_Phoenix
Robocop 3 est une bouse infâme, mais a le mérite d'avoir des répliques et scènes complètement cultes dans le comique raté:

Les deux ninjas qui se décapitent parce que Robocop se baissent (yeaaaah comme si on l'avait pas vu dix mille fois)


"Et vous on vous appelle Murphy, c'est ça, hein..?
-Mes amis m'appellent Murphy....

TOI, APPELLE-MOI ... ROBOCOP"

Et la cerise sur le gâteau, Robocop s'envole en Jetpack.


8) Dialogues qui tuent, persos charismatiques qui déchirent graaaaave, blagues millimétrées, tout a été fait pour que ce film soit élu navet de 1995 même si je prends le risque de le dire mi-2004. Robocop 3 est incontournable!
Rev3ngZ
J'ai découvert le 1 & le 2 en vhs.
Le 3 au ciné laugh.gif
Et j'étais :!: 8O :?:
Yoshiki
Quand j'ai vu Robocop, je venais à peine de me remettre de Terminator, c'était ZE film avec les dessins animés japonais qui m'ont fait entrer dans le cyber-mecha-punk. Alors vu le titre et le design du Robot, je m'attendais à un petit film sympa, type série B, j'ai découvert un deuxième film culte dans le même genre, et 20 ans après il n'a pas du tout vieilli, je dirais même que je l'aime encore plus à chaque vision.

Robocop, le film parfait??? Ouep indéniablement, un culte, une référence, un mythe...

Directive one : Serve the public
Directive two : Protect the innocents
Directive three : Uphold the law

Directive four.....erase.....

8)
Waco
Robocop, un Jesus de chair et d'acier. Il se tape de la bouffe pour bébé et botte le cul de Satan Bodicker. Pour résumer.



[il est cool ce topic, il vient de me donner une idée de décryptage]
he_VILE_dead
Pour les qualités , pareil que les copaing la.

Par contre moi , LA scène qui m'en a tout de suite mis plein la gueule et dont l'effet se dissipe jamais , c'est toute la sequence terrible de Murphy/Robocop dans son ancienne maison :cry: .
Redux
J'ai découvert Robocop à l'âge de 10-11ans et la scène d'exécution de Murphy m'a traumatisé. A tel point que lorsque je revois le film encore maintenant, mes yeux ont toujours tendance à vouloir se clore.
Le reste est à l'avenant: un Clarence Boddicker méchant à souhait, un Miguel Ferre arriviste comme pas deux (dans le genre, sa mise à mort est un autre moment fort du film), et bien sûr toutes les scènes impliquant les bribes d'humanité qui jaillissent dans l'esprit de Robocop/Murphy.
Robocop 2 m'a bien plu aussi même si il n'arrive pas à la hauteur de son aîné. J'adore l'espèce de téléthon organisé par le maire de Détroit.
Robocop 3 est à prendre pour ce qu'il est, c.a.d le véritable pilote de la série qui a suivi.
Lord-Of-Babylon
CITATION(Rom1)
Robocop n'est PAS une trilogie.
Nuff said.


Si si je t'assure mais en fait les deux sequelle ne s'appelle pas Robocop,

la trilogie SF verhoeven

- Robocop
- Total Recall
- Starship Troopers

je sais pas vous mais moi je trouve que ces trois films ont une tel coherence qui peuvent tres bien se passer dans le meme univers


Sinon Rev3ngZ fait gaffe pour Robocop 2, je ne sais pas pour le zone 1 mais dans le coffret zone 2, Robocop 2 est en 4/3 :evil:

bonsoir
DigiNico 2
CITATION(Dark_Phoenix)
Et la cerise sur le gâteau, Robocop s'envole en Jetpack.


Je crois que plus que les critiques de Mad, c'est la photo du robocop en jetpack qui m'a decide a boycotter le 3...

J'ai eu raison ou j'ai eu tort ?
Dark_Phoenix
Excellent choix laugh.gif NOn c'est vrai que c'est une des choses qui ruinent complètement ce robocop 3.On pourrait carrément l'appeler Super robocop à la fin quoi. Bref, si tu ne l'as pas encore vu je ne t'invite pas à le voir!
Dr WONG
1°)ROBOCOP

Un chef d'oeuvre, violent et émouvant. Je l'ai découvert au cinéma en 1988, et à l'époque c'était "mon deuxième film préféré juste après PREDATOR". Le héros est humain (!), les méchants sont ignobles (Clarence, ou comment un p'tit binoclard peut faire froid dans le dos!), l'humour est bien noir, les scènes d'action sont bien saignantes, la musique est épique à souhait, la mise en scène est nerveuse (comme souvent chez Paulo) et le scénario est plein de surprises (bien vu le coup de la "directive 4").
A voir le DVD zone 2, pour la version director's cut bien plus sanglante dans les mises à mort de Murphy et du yuppie du début! 8O

2°)ROBOCOP 2

Vu en salle aussi et grosse déception. C'est clair, ça bouge et ça saigne mais il manque l'émotion et le souffle épique qui font que le premier est indétronable!
En plus la musique (pas signée Poledouris) est à chier, donc on n'a pas l'impression de regarder un ROBOCOP! Ca m'a fait la même sensation pour T3.
Le film est pas mal quand même va!

3°)ROBOCOP 3

Celui là, je l'ai découvert avec le coffret DVD. J'avoue que je m'attendais à bien pire (au vu des critiques et du Robocop volant vu dans la bande annonce!). C'est pour les kids quoi!
Ca casse pas des briques mais ça se laisse regarder sans ennui, et de plus Basil est de retour pour la B.O.


A quand le VRAI "Robocop 2" réalisé par Verhoven comme il l'annonce depuis quelques temps!?
Sanjuro
ROBOCOP: Chef d 'oeuvre de Veroheven (avec Starship troopers) ,TOUT est mythique dans ce film (la musique ,les dialogues ,le gros robot ,le mec qui fond a la fin ,la "mort" de Murphy ,la réplique finale ,le "flash back" dans la maison etc...)
Violent ,intélligent ,émouvant ,impressionant...CHEF D OEUVRE !!! (je crois que je l' ait déja dit smile.gif )

ROBOCOP 2: Ca fait au moins 10 ans que je ne l'ai pas vu...J'en ai un souvenir très vague.
A l' époque j' avais beaucoup aimé (mais bon j' avais 10-11 ans aussi :roll: ).

ROBOCOP 3: Vu a la même époque que le 2...mais celui là je ne m' en souviens absolument pas (le seul truc dont je me souviens c'est le "jet-pack"). J' avais vraiment pas aimé :Trop "gentil" ,pas assez violent ! (quel bourrin j' étais déja icon_mrgreen.gif )

Voila.
Hutch
Je re-poste le truc pondu sur le topic RoboCop 2 parce que je suis une larve :
Bon alors concernant Robocop 2 en particulier et (Saint) Frank Miller, deux trois choses :

_ Le nom Nuke est déjà utilisé par Miller (qui a co écrit le scénar avec Waylon Greene -celui de la Horde Sauvage) : dans Born Again (le super soldat renègat s'appelle Nuke)

_ Miller a suivi le tournage dans son entier : il fait même une apparition non créditée en tant que chimiste et meurt explosé.

_ Miller ne renie pas le 2nd opus mais reconnait que l'expérience à Hollywood fut mitigée : il en garde aujourd'hui un souvenir instructif "Attendez vous à devenir un rouage d'une machine si vous y travaillez un jour" est son message aux autres auteurs de comics qui ont ce fgenre de vélléites et qu'il a (une fois de plus) précédés.

_ Dark knight Returns et RoboCop 1er du nom entretiennent beaucoup de rapports puisqu'ils ont été enfantés à la même époque : Verhoeven et Miller sont assez proches dans leurs approches satiriques et leur utilisation de genres ultra codifiés . La série d'anticipation Martha Washington (par Miller et Dave Watchmen Gibbons) préfigure de presque 10 ans le Starship Troopers de Verhoeven. Lisez Give Me Liberty ça vaut vraiment le coup.
Et les danseuses de Showgirls et celle de Sin City ont des ressemblances elles aussi (et le mante religieuse de Basic Instinct avec Ava de J'ai tué pour elle)

_ Je ne pense pas que Kreshner et Miller dénigrent RoboCop et fassent oeuvre de cynisme (encore faut il s'entendre sur ce terme : je trouve que les cris d'effrois devant la condamnation de Juppé ou les Conecrts des enfoires des Restaus du Coeur sont tout ce qu'il y a de plus cynique par exemple, pas Robocop 2 ).

Il est vrai que le traitement de Verhoeven est plus réaliste et fait de RoboCop un véritable chef d'oeuvre d'anticipation (et le plus précis dans ce que va être les années 90 avec le Videodrome de Cronenberg), tandis que Miller / Kershner prennent le parti du comic book (voir la présentation de Détroit et ce passage où une clocharde se fait dépouiller par un minable à son tour tabassée par deux putes pendant que des spectateurs de ciné porno se font casser la gueule dans le fond) et de la Fantasy.

La charge est plus lourde (ah le gangs des juniors d'une équipe de base ball et de leur entraineur), mais Miller est américain , Verhoeven, européen, le regard extérieur de l'un est remplacé par la rage de l'autre de voir son pays sombrer dans la connerie le plus crasse ; ainsi on voit également pas mal de gamins dans le film : Miller semble dire que l'avenir est entre leurs mains et que l'exemple donné par des moutons apathiques et avides de fric n'est pas le meilleur.

Là où les deux films se rejoignent c'est dans la représentation de Murphy comme représentant du combat existentiel et de la condition humaine : les deux films sont humanistes :

Dans le 1er : Murphy est une "chenille se souvenant qu'il a été papillon" (pour reprendre les mots de Paulo) mais reste attaché à ses maîtres (ses fameuses directives)
Dans la grande tradition Millerienne (comme le premier post l'a brillament démonrtré) : le fait d'être un héros ne se mesure qu'au nombre d'emmerdes qui vous tombent sur le coin de la gueule et comment vous vous en relevez. RoboCop perd sa femme, on lui rappelle son impuissance, son statut de machine, sa mort, on le découpe, lui balance qu'il n'est plus sous garantie, le bourre de directives / piques au censeurs qui l'ont émasculé dans un DA pourrave et un comic crétin (et qui préfigure malheureusement ce que va devenir la franchise), le fait se ridculiser à tout và pour ensuite s'électrocuter pour mieux se libérer !

Car la voilà la grande Idée Millerienne : le combat incessant pour le libre arbitre, la 1er amendement : RoboCop ou plutot Murphy en sort grandi (plus de directives du tout !!!!!!!!! plan fugace mais au combien lourd de sens) et mène même la révolte "Sommes nous des policiers ?"

Enfin malgré Cain arreté (une des idées mal exploitées, celle du double maléfique de Murphy en la personne de Cain -car R2 souffre d'un trop plein de persos et d'intrigues) , les dirigeants d'OCP (dont l'étendard rappelle les nazis) sont libres et Miller / Kershner / Murphy / R2 de se rassembler et de conclure sur un fabuleux : "Apres tout nous ne sommes que des humains"

Murphy a réappris et a réaccepté "le doute, la peur, le remords", ce que le Dr Faxx lui niait quelques séquences auparavant en pianotant sur un ordi pour le reprogrammer

_J'ajouterai (et cete remarque n'engage que moi) que Kershner manie extremement bien les scènes d'action : à l'exception d'un assaut des forces de l'ordre mal maitrisé (on entre et on sort de l'usine de nuke par l'opération du St esprit ), le reste tient mieux la route et la distance qu'un T2 et offre des decoupages de pur BD (le tir transversale du début, l'arrachage du cerveau de Cain à la fin). C'est d'autant plus remarquable au vu du bordel qu'a été le tournage : grosse partie d'impro.

_ enfin les comics sortis chez Avatars tirés des scénars originaux de Miller sont à prendre avec des pincettes : les dessins sont comme d'hab dans cette boite hideux, et le scénar est retravaillé par Steven Grant un nullard connu pour avoir pondu des Punisher a la pelle et des Spectacular Spider Man de 3e zone,

prenez plutot RoboCop Vs Terminator, de Miller et Walt Simonson, autre ôde à l'Humain et dans lequel les Wachos Bros ont pompé pas mal d'idées (vous me direz encore, je vous répondrais et oui)

Et une dernière chose ; concernant une storyline où Robocop se réveille dans le futur c'était le premier script de la séquelle refusée par Orion avant d'engager Miller, c'était l'oeuvre de Edward Neumeier et Michael Nimer les 2 scénaristes du 1er (nettement moin bons que Miller, heureusement qu'ils ont été associés à Verhoeven, sans lui ça donne RoboCop the Series !)
Hutch
CITATION(Waco)

[il est cool ce topic, il vient de me donner une idée de décryptage]


idem 8)
Martin Quatermass
CITATION(DigiNico 2)

J'ai prolonge le plaisir par la lecture de la novelisation du film, qui est geniale.


Tu m'as donné envie de la lire. Je viens de la commander sur priceminister.
Prodigy
CITATION(Hutch)
Je re-poste le truc pondu sur le topic RoboCop 2 parce que je suis une larve :
Bon alors concernant Robocop 2 en particulier et (Saint) Frank Miller, deux trois choses :

_ Le nom Nuke est déjà utilisé par Miller (qui a co écrit le scénar avec Waylon Greene -celui de la Horde Sauvage) : dans Born Again (le super soldat renègat s'appelle Nuke)

_ Miller a suivi le tournage dans son entier : il fait même une apparition non créditée en tant que chimiste et meurt explosé.

_ Miller ne renie pas le 2nd opus mais reconnait que l'expérience à Hollywood fut mitigée : il en garde aujourd'hui un souvenir instructif \"Attendez vous à devenir un rouage d'une machine si vous y travaillez un jour\" est son message aux autres auteurs de comics qui ont ce fgenre de vélléites et qu'il a (une fois de plus) précédés.

_ Dark knight Returns et RoboCop 1er du nom entretiennent beaucoup de rapports puisqu'ils ont été enfantés à la même époque : Verhoeven et Miller sont assez proches dans leurs approches satiriques et leur utilisation de genres ultra codifiés . La série d'anticipation Martha Washington (par Miller et Dave Watchmen Gibbons) préfigure de presque 10 ans le Starship Troopers de Verhoeven. Lisez Give Me Liberty ça vaut vraiment le coup.
Et les danseuses de Showgirls et celle de Sin City ont des ressemblances elles aussi (et le mante religieuse de Basic Instinct avec Ava de J'ai tué pour elle)

_ Je ne pense pas que Kreshner et Miller dénigrent RoboCop et fassent oeuvre de cynisme (encore faut il s'entendre sur ce terme : je trouve que les cris d'effrois devant la condamnation de Juppé ou les Conecrts des enfoires des Restaus du Coeur sont tout ce qu'il y a de plus cynique par exemple, pas Robocop 2 ).

Il est vrai que le traitement de Verhoeven est plus réaliste et fait de RoboCop un véritable chef d'oeuvre d'anticipation (et le plus précis dans ce que va être les années 90 avec le Videodrome de Cronenberg), tandis que Miller / Kershner prennent le parti du comic book (voir la présentation de Détroit et ce passage où une clocharde se fait dépouiller par un minable à son tour tabassée par deux putes pendant que des spectateurs de ciné porno se font casser la gueule dans le fond) et de la Fantasy.

La charge est plus lourde (ah le gangs des juniors d'une équipe de base ball et de leur entraineur), mais Miller est américain , Verhoeven, européen, le regard extérieur de l'un est remplacé par la rage de l'autre de voir son pays sombrer dans la connerie le plus crasse ; ainsi on voit également pas mal de gamins dans le film : Miller semble dire que l'avenir est entre leurs mains et que l'exemple donné par des moutons apathiques et avides de fric n'est pas le meilleur.

Là où les deux films se rejoignent c'est dans la représentation de Murphy comme représentant du combat existentiel et de la condition humaine : les deux films sont humanistes :

Dans le 1er : Murphy est une \"chenille se souvenant qu'il a été papillon\" (pour reprendre les mots de Paulo) mais reste attaché à ses maîtres (ses fameuses directives)
Dans la grande tradition Millerienne (comme le premier post l'a brillament démonrtré) : le fait d'être un héros ne se mesure qu'au nombre d'emmerdes qui vous tombent sur le coin de la gueule et comment vous vous en relevez. RoboCop perd sa femme, on lui rappelle son impuissance, son statut de machine, sa mort, on le découpe, lui balance qu'il n'est plus sous garantie, le bourre de directives / piques au censeurs qui l'ont émasculé dans un DA pourrave et un comic crétin (et qui préfigure malheureusement ce que va devenir la franchise), le fait se ridculiser à tout và pour ensuite s'électrocuter pour mieux se libérer !

Car la voilà la grande Idée Millerienne : le combat incessant pour le libre arbitre, la 1er amendement : RoboCop ou plutot Murphy en sort grandi (plus de directives du tout !!!!!!!!! plan fugace mais au combien lourd de sens) et mène même la révolte \"Sommes nous des policiers ?\"

Enfin malgré Cain arreté (une des idées mal exploitées, celle du double maléfique de Murphy en la personne de Cain -car R2 souffre d'un trop plein de persos et d'intrigues) , les dirigeants d'OCP (dont l'étendard rappelle les nazis) sont libres et Miller / Kershner / Murphy / R2 de se rassembler et de conclure sur un fabuleux : \"Apres tout nous ne sommes que des humains\"

Murphy a réappris et a réaccepté \"le doute, la peur, le remords\", ce que le Dr Faxx lui niait quelques séquences auparavant en pianotant sur un ordi pour le reprogrammer

_J'ajouterai (et cete remarque n'engage que moi) que Kershner manie extremement bien les scènes d'action : à l'exception d'un assaut des forces de l'ordre mal maitrisé (on entre et on sort de l'usine de nuke par l'opération du St esprit ), le reste tient mieux la route et la distance qu'un T2 et offre des decoupages de pur BD (le tir transversale du début, l'arrachage du cerveau de Cain à la fin). C'est d'autant plus remarquable au vu du bordel qu'a été le tournage : grosse partie d'impro.

_ enfin les comics sortis chez Avatars tirés des scénars originaux de Miller sont à prendre avec des pincettes : les dessins sont comme d'hab dans cette boite hideux, et le scénar est retravaillé par Steven Grant un nullard connu pour avoir pondu des Punisher a la pelle et des Spectacular Spider Man de 3e zone,

prenez plutot RoboCop Vs Terminator, de Miller et Walt Simonson, autre ôde à l'Humain et dans lequel les Wachos Bros ont pompé pas mal d'idées (vous me direz encore, je vous répondrais et oui)

Et une dernière chose ; concernant une storyline où Robocop se réveille dans le futur c'était le premier script de la séquelle refusée par Orion avant d'engager Miller, c'était l'oeuvre de Edward Neumeier et Michael Nimer les 2 scénaristes du 1er (nettement moin bons que Miller, heureusement qu'ils ont été associés à Verhoeven, sans lui ça donne RoboCop the Series !)


Des fois je t'aime, Hutch biggrin.gif
Waco
CITATION(Hutch)
CITATION(Waco)

[il est cool ce topic, il vient de me donner une idée de décryptage]


idem 8)

Ok Hutch, on se partage la tâche : ton décryptage sur Avalon.net, le mien ici.
On fait comme ça?
8)
Adaret
Robocop est un film démentiel et la suite réalisée par Kreshner est bien sympa (paske bien hard boiled en fait). Hormis toutes les scènes citées précedament, ce sont les SFX qui m'ont bien scotché. Du design (inspiré par des mécha japonais type gundam!) à la stopmotion, c'est vraiment du chouette boulot qu'il nous à pondu Phil Tipet (enfin avec son équipe).
Depuis je suis sa carrière avec interet et force est de constater que le monsieur à su s'adapter à l'évolution des sfx avec brio puisqu'on lui doit (entre autre) les arachnides psychotroniques de Starship troopers ou encore certaines des meilleurs séquence de Blade 2.
Hutch
CITATION(Waco)
CITATION(Hutch)
CITATION(Waco)

[il est cool ce topic, il vient de me donner une idée de décryptage]


idem 8)

Ok Hutch, on se partage la tâche : ton décryptage sur Avalon.net, le mien ici.
On fait comme ça?
8)


Yep. En avoir deux c'est mieux.
shogun
ROBOCOP fut un choc pour moi ! D'ailleurs, c'est ce film qui m'a fait découvrir le réalisateur Verhoeven. Des scènes m'avaient marqués pour un bout de temps.
Le 2 reste un bon divertissement sans plus, avec une mention spécial pour le jeune "caïd"...

Le 3...no coment !!
Dark Link
ça fait longtemps que j'ai pas revu les trois "robocop"...
mais je préfère de loin "Robocop 1".
Sinon, j'ai bien aimé le jeu Robocop sur N.E.S., c'est un souvenir inoubliable...ah l'époque de la N.E.S. (Nintendo), c'est l'époque de mon enfance... :cry: :cry: :cry:
Zak
super decryptage sur le site !

Par contre je me demande qui est ce madnaute ? icon_mrgreen.gif
Fraggle
Indices: WTF ?! / célébration reaganienne / icon_mrgreen.gif

Très bon boulot en tout cas, blindé d'infos et ça se lit comme du petit lait (oui bon on fait ce qu'on peut avec les analogies).

(et trop bieng les infos de Hutch sur Miler et le 2, déjà lus sur l'autre topic amsi ça fait toujours plaisir)

Petite question les amis: les différences entre la version rated R et la non-rated, quelle sont-elles svp?
Dr WONG
CITATION(Fraggle)
Petite question les amis: les différences entre la version rated R et la non-rated, quelle sont-elles svp?


Ben les différences entre la version salles et la version director's cut du DVD (c'est bien ça dont tu parles?) se situent dans le meutre du yuppie par ED209 (il continue à tirer quand le gars est mort sur la maquette), la mise à mort de Murphy (plus violente encore, on voit son bras se faire arracher!), et celle de Clarence (plus de jets de sang!).

Voilà.
Zak
CITATION(Fraggle)


Petite question les amis: les différences entre la version rated R et la non-rated, quelle sont-elles svp?


Ayant le dvd je peux répondre, c'est des plans supplémentaires avec du sang comme lors de la mort de Murphy ou celle de Boddicker si je me rappelle bien. Ca reste anecdotique par contre...

edit : grrr devancé !
Fraggle
Merci les gars. en fait j'ai toujours pas le DVD et je reluquais les versions canadiennes et bon, y en a pas mal, et... oh merde, je chopperai notre z2 de chez nous un de ces jours et pis c'est tout icon_mrgreen.gif (Robocop c'est tout d emême le seul film qui m'a fait virer d'un camping icon_mrgreen.gif )
Waco
Zak, Fraggle,
Vos remarques très sympa ont vraiment fait plaisir à Ocwa (en même temps, je sais pas si il le mérite). Il vous transmet ses remerciements.

Pour en revenir au film, dans la partie "En vrac", je mentionne le caméo de Verhoeven lors de la séquence "boîte de nuit". J'ai toujours pensé qu'il y en avait un 2e. En effet, lors de la pub pour la SUX 6000, on voit un type à l'air totalement ahuri (et avec une espèce de barbe) qui, tout en fuyant, pointe son doigt vers le streum qui surgit en plein centre-ville. Bah pour tout dire, ce mec me fait quand même diablement penser à Paulo.
Si vous avez le dividi, je vous invite à regarder ce passage attentivement (c'est très bref) et à me faire part de vos propres impressions. Merci.

ps : Fraggle, ton anecdote Robocop + camping + banissement (icon_mrgreen.gif) nous interesse...
Lord-Of-Babylon
8O je suis trop con je viens juste de comprendre Ocwa.

Super boulot men

Bonsoir
Bomaz
j'ai aimé le 1 ! vu en vieille K7 d'occasion mais c'était bien !
j'ai aimé le 2 ! c'était bien aussi !
j'ai pas vu le 3 !
Waco
CITATION(Lord-Of-Babylon)
8O je suis trop con je viens juste de comprendre Ocwa.

Bonsoir

Je m'amuse comme je peux :wink: (et puis bon, j'ai l'habitude de voir mon pseudo trainé dans la bout par certains madnautes icon_mrgreen.gif...)

Et merci pour le compliment. Pour la peine, je lis un Gemmel dès que je le peux 8)
Fraggle
CITATION(Waco)
ps : Fraggle, ton anecdote Robocop + camping + banissement (icon_mrgreen.gif) nous interesse...


eh eh, c'est pas grand chose mais ça me fait toujours plaisir de raconter ça (l'extreme cinéphilie, c'est de se faire virer des campings :roll:)

En fait avec des potes, on a pour habitude de sortir le "j'travaille pour Dick Jones" dès que l'un fait chier l'autre. Dick Jones c'est un peu l'équivalent du "mur invincible j'te renvoie tout" quoi (aïe, l'x-trem cinéphilie en prend un coup là icon_mrgreen.gif).

Bref un soir (une nuit plutôt) en camping, je trébuche sur un fil de tente, de laquelle s'élève les protestations outrées d'un de mes potes, vu que j'ai failli la foutre par terre quand même, la fameuse tente. Moi, réflexe d'auto-défense, je sors que j'travaille pour Dick Jones (bon et là ça enchaine, parce que Dick Jones controle l'OCP, et l'OCP controle la police, etc...).

Et là le voisin gueule. Je résiste à l'envie de lui dire que j'travaille pour Dick Jones et je le laisse gueuler (à base de menaces physiques quand même).

Et le lendemain matin, sur le coup des 9h, réveil affolé, la tente remue dans tous les sens: perso je pensais que c'était Godzilla qui nous attaquait. En fait non c'était le gérant qui nous foutait dehors (alors que, je tiens quand même à le préciser, aucun de nos autres voisins ne s'est plaint, juste le beauf d'en face qui nous foutait exprès du Johnny dans les oreilles à 8h du mat.)

Voila donc coment Robocop a failli niquer mes vacances y a de de cela 3 ans. En même temps, on a fini la semaine au camping a coté qui était beaucoup mieux, comme quoi il y a une justice pour les amateurs de bon cinéma.
Anonymous
excellent !
biggrin.gif

"j'travaille pour Dick Jones...."

je visualise trop bien icon_mrgreen.gif
Waco
Yeah Fraggle, ton anecdote rulez : Robocop, Johnny Halliday, Godzilla, une invocation limite "chamanesque" du surpuissant Dick Jones... x-tremement bon tout ça biggrin.gif

CITATION(Fraggle)
\"j'travaille pour Dick Jones\"

icon_arrow.gif tellement classe que ça pourrait servir de signature!
Barksaii
Image IPB

Robocop 2 est une suite qui a toujours eu mauvaise réputation. Séquelle, déjà, d'un film instantanément culte –l'histoire quasi-christique d'un flic abattu dans l'exercice de ses fonctions revenant d'entre les Morts sous des allures de super-flic robotique conscient et torturé– signé par l'enfant terrible Verhoeven, commande effectuée par un remplaçant sous-estimé, film de la démesure qui réinvente en profondeur le Mythe ainsi crée, Robocop 2 est pourtant un film génialement intense et intelligent qui, fait assez rare, se démarque très nettement et volontairement de son illustre prédécesseur.

L'histoire:
Détroit. A l'aube du XXIème siècle. Une nouvelle vague de criminalité ravage la ville, tandis que la Police, dirigée par le Cartel OCP, est en grève, pour cause de salaire revue à la baisse. La population, rendue folle par une drogue hyper puissance, le Nuke, en profite pour mettre la cité à sac. Seuls Robocop/Murphy et sa collègue Lewis semblent dévoués à leur tâche, continuant malgré tout de traquer les malfrats à travers la ville.
En fait, cette dernière, endettée, est sur le point d'être rachetée par l'OCP qui, en baissant les salaires de ses policiers, favorise le chaos et la débâche de la population manipulée, poussée à goûter aux plaisirs de la haine, du vol et du meurtre. Robocop/Murphy, dans tout ce marasme, s'occupe surtout de traquer Cain, le leader de la toute puissante secte "Nuke" (qui fabrique ladite drogue); mi-homme, mi-machine, pleinement investie de sa mission/croisade contre le crime, Robocop/Murphy s' "acharne" contre ce nouvel ennemi qui participe à la "chute" de la ville, et ce malgré les policiers corrompus qui oeuvrent pour le compte de Cain.
Robocop/Murphy représente -à côté de cela- une menace pour les dirigeants de l'OCP, le "Vieux" en particulier, et sa nouvelle "déléguée", le docteur Faxx (une femme), qui comptent bien récupérer la ville désorganisée le plus vite possible, afin de la remodeler selon leurs souhaits. Aussi, lorsque le dernier des flics opérant est mis hors d'état de nuire par la secte de Cain, celui-ci est entièrement reprogrammé par l'OCP pour lutter en priorité contre le tabagisme et les délits mineurs (!!).
Entre temps, le projet "Robocop 2", qui servira entièrement les intérêts de l'OCP et rien qu'eux, et qui protègera à l'avenir les ouvriers oeuvrant au renouveau de la cité (enfin) devenue privée, est voté. Le docteur Faxx militant pour l'utilisation d'un cerveau criminel pour ce dernier…
Robocop/Murphy parvient finalement à échapper à la programmation débile de l'OCP et du docteur Faxx en s'électrocutant de lui-même et, de nouveau opérationnel, il abat Cain, qui se retrouve à l'hôpital entre la vie et la mort.
Le Maire, quant à lui, désireux de racheter ses dettes, et d'extirper sa bonne vieille ville des griffes de l'OCP, tente en douce une transaction illégale avec les anciens associés de Cain, qui profitent du désarroi du Maire en lui proposant une donation salvatrice en échange de la légalisation du Nuke. Transaction "vendue" aux dirigeants de l'OCP par l'un des adjoints du Maire.
Pendant ce temps, le docteur Faxx jette son dévolue sur Cain. Maîtresse du "Vieux", détenant de ce fait toutes les autorisations pour son projet délirant, elle tue Cain en le débranchant à l'hôpital et "injecte" son cerveau fraîchement extrait, contre l'avis de tous les roboticiens de l'OCP, dans l'imposante armure du Robocop 2, s'assurant de sa totale obéissance via sa dépendance au Nuke ("friandise" délivrée par le biais d'un système adéquat). Les dirigeants de l'OCP étant menacés par la transaction secrète entre le Maire et les derniers membres de la secte "Nuke", la première mission de Robocop 2 est approuvée par le "Vieux" lui-même: liquider le Maire et tous les témoins potentiels, faisant échouer par là
même la possibilité d'un rachat de la ville de Détroit par elle-même.
Robocop 2 s'acquitte de sa tâche avec zèle, mitraillant sans discernement aucun politiciens véreux et anciens partenaires/amis, dévoré par le manque de Nuke qui le tiraille horriblement; mais le Maire arrive tout de même à s'enfuir.
Plus tard. Détroit peut enfin inaugurer son nouvel hôtel (autel?!) de ville. La presse est conviée au sein du colossal bâtiment de 80 étages pour écouter le "Vieux" qui, à l'occasion, présente son tout nouveau super agent des forces de l'Ordre: Robocop 2/Cain. Celui-ci, retenu seulement par un dispositif de verrou électronique, rendu fou par le manque de drogue, arrive finalement à se substituer à ses nouveaux maîtres. S'en suit un épouvantable carnage: journalistes, policiers et civils tombent comme des mouches, fauchés par la folie destructrice du robot/psychopathe (super-équipé) redevenue libre et passablement déjanté.
Robocop/Murphy, qui a reconnu Cain en Robocop 2, s'interpose et, au terme d'une lutte titanesque, détruit le cerveau de Cain, dont le corps synthétique s'écroule après quelques spasmes électriques.
L'OCP est mise en accusation. Les victimes du robot fou sont innombrables, les dégâts considérables. Pour couvrir ses arrières, le "Vieux", hué par la foule en colère, remet toute la responsabilité des faits, ainsi que du projets désastreux d'un Robocop 2, sur le dos du docteur Faxx, qui sera finalement arrêtée à sa place.
Robocop/Murphy et Lewis font état de la machination, mais sont impuissants face à l'injustice; ils ont néanmoins remplis correctement leur job de flic, et fait échouer les plans de l'OCP.


Alors certes, Robocop 2 – le film n'est pas l'histoire personnelle d'un flic métamorphosé, il donne plus la part à l'action, le spectaculaire et les SFX, ce n'est plus l'œuvre satirique d'un hollandais "fou" qui a fait d'une banale histoire de SF une quête métaphysique sur l'identité. Certes, Robocop 2 ridiculise à outrance son héros principal, se désintéresse de lui, l'écarte un moment durant l'action. Certes, Robocop 2 se fout de la potiche Lewis qui, un temps seulement, se rappelle à la mémoire du spectateur en manœuvrant un gros engin blindé. Etc. etc. Beaucoup de choses ont disparu de même par rapport au premier film, Verhoeven déjà (Total Recall, la Chair et le Sang; tout est dit), Basil Poledouris ensuite, Kurtwood Smith est remplacé par un Tom Noonan passablement terne, et Nancy Allen fait de la figuration de luxe. Alors, quoi?!?…

D'emblée, Robocop 2 se démarque de son prédécesseur en imposant un ton, une ambiance générale. Détroit en proie au crime, plus malade que jamais, et c'est son histoire quasi tragi-comique qui va nous être conter. –Et non l'histoire d'un simili homme meurtri. D'ailleurs, quel intérêt dans cet épisode? Le problème "Robocop" est réglé: à la fin du premier film, Murphy s'accepte en fin de compte tel qu'il est devenu, c'est à dire une machine douée de conscience, consciente d'avoir été un homme auparavant. – L'histoire, donc, d'un Détroit et de ses rues terrifiantes de crimes loufoques et violents, l'histoire d'une ville de corruption. Une ville livrée à un combat d'intérêt fratricide (voire parricide) entre elle-même et un puissant Cartel, qu'elle couve en son sein.

Le ton est donné. La suite du succès "Robocop" servira un scénario bien plus caustique (dans ses fondements même) et virulent que celui du premier film. En fait, à bien y regarder, Robocop 2 – le film évoque une authentique tragédie grecque, remaniée à la sauce burlesque, un mélange de sublime (l'affrontement final entre les 2 Robocop par excellence, rappelant David et Goliath, voire Heraclès contre Héphaïstos) et de grotesque (Robocop démantibulé, Robocop ridiculisé par des gosses de quartiers) tagué aux couleurs criardes des BD trash américaines. Et, dans tout cela, pas vraiment la place ni le temps d'approfondir les personnalités, mais plutôt les interconnexions entre ces personnalités/personnages, domaine dans lequel le scénar' de Robocop 2 excelle. Car Robocop 2, à défaut d'être plus profond émotionnellement parlant, bénéficie d'une histoire de conspiration hautement rocambolesque et très complexe, basée sur les recoupements des divers protagonistes et situations (à un tel point que Robocop et Robocop 2, pas vraiment au fait de ce qui se trame au-dessus de leurs têtes, finissent par représenter de vulgaires pantins dans un théâtre de l'absurde). Comme dans une tragédie antique, dans laquelle le Destin de la Cité toute puissante qui s'auto-déchire prime par rapport aux automates (//robots) qu'elle utilise à ses fins; les enjeux et les rebondissements, la toile de la Vie où s'engluent les hommes -aveugles- prisonniers de leurs destins entremêlés, est la seule chose qui importe vraiment, véritable moteur de l'action. Les personnages dans Robocop 2 servent l'action, bien plus qu'ils ne la créent.
Robocop lui même, dans tout cela, n'est plus qu'un rouage qui, plus que de se servir de l'histoire pour "vivre" (une aventure de plus), va bien plus servir l'histoire, et ce bon grés mal grés.

On ne parlera que brièvement de cette "évacuation" du potentiel émotif du film (les problèmes de Murphy visant son ancienne famille) où l'on manipule ses angoisses et les plaintes de sa femme jusqu'à les transformer en Devoir. Pour ne pas faire de peine à celle qu'il aime toujours et qui était sa femme une année auparavant, en refusant de lui avouer que lui, son ancien maris, est devenu en fait un super flic robot, et en assurant sa pleine coopération au sein de la Police, Murphy redevient Robocop -le temps d'une scène- et le tour est joué. L' "homme" (et tous ses sentiments normaux) est évacué au profit de la machine et le côté joyeusement "barré" du film/de l'histoire peut enfin reprendre ses droits légitimes de BD animée et sur-vitaminée, entachée d'aucune fioriture émotionnelle quelles qu'elles soient.

Ainsi, en évacuant le côté humain pour le substituer à l'aspect mécanique et froid, rouage d'une machination énorme et tentaculaire où les hommes ne sont que des pantins, Robocop 2 – le film s'autorise les délires les plus fous, typique d'un certains style de BD, très Comics, où l'emphase et la dérision se marient à merveille. Junkies tarés, équipe de base ball en culottes courtes transformée en parade de monstres, perso' déshumanisés sans aucuns scrupules (le "Vieux" est ici métamorphosé, plus salaud que jamais), projet de nouveaux robots délirant, opérations gore à la violence gratuite, spots TV outranciers, démembrement féroce du Robocop et humiliation gênante du héros malmené, "baladé", poursuites folles avec un Robocop "biker" et toutes les apparitions du Robocop 2, qui vole littéralement la vedette à son homologue, tant par la folie des scènes dans lesquelles il apparaît que par les animations affolantes de Phil Tippett qui, pour le coup, enfonce le film de Verhoeven et son ED-209. Un côté très BD totalement assumé qui, au-delà de ses outrances et de la dérision (caricatures) qu'il véhicule tout au long du métrage, n'affaiblit en rien le côté très réaliste du film et sa dénonciation douce amère de notre propre Société. Car, véritable catalogue de toutes les "horreurs" du XXème siècle, miroir sans faille de notre Société actuelle en pleine perdition (enfance vile et criminalité infantile, corruption policière, technologies dangereuses détournées, pollution massive, politiciens sans vergogne, fléau de la drogue etc. etc.), Robocop 2 – le film, à travers ce style typique et très outrancier, arrive somme toute à nous communiquer toutes les angoisses d'un nouveau Millénaire naissant. Et, dans ce délirant tourbillon sans plus une once d'âme que les démons du pouvoir, du paradis artificiel et de l'éternité dans une boite de conserve armée et dopée, le Robocop 2 "domine" de toute sa hauteur, véritable icône, point culminant de toute cette folie graphique, cette corruption imagé par l'utilisation de psychopathes comme sujets d'expérience et de drogues dures comme autant de couronnes pour des rois tenus en laisse. Robocop 2 ou la permission des Puissants aux criminels les plus dangereux d'user et d'abuser de leur statut particulier pour régner sans partage sur le siège d'intrigues démentes qui dépassent de loin leurs ambitions premières, et qu'ils arrivent à fouler grâce au gant d'acier qu'on veut bien leur donner…
Une métaphore "explosive", ultra efficace.


Robocop 2 ou une "vraie" fausse suite qui se justifie amplement par cette seule machine de guerre proprement terrifiante -véritable Cheval de Troie qui donne au titre du film tout son sens- qui ose se démarquer du premier film en n'en gardant que les éléments clés pour les faire siens, et qui amène ainsi l'intérêt de la série à un autre niveau supérieur. Intérêt renouvelé par le biais de quelques sacrifices, certes, mais compensés par une histoire très "enflée", mais époustouflante d'audace, tant elle s'avère surprenante, critique et brutale, à l'égard de ce qu'elle caricature à peine. Reste que Robocop/Murphy y apparaît un peu comme le Batman/Bruce Wayne de Batman Returns, comme un figurant (ou une figurine) dans un univers qui le submerge. Qu'importe, alors, que Kershner, comme Burton, s'intéresse bien plus à œuvrer au bon fonctionnement d'une histoire ou d'un univers complexe!… Technicien hors-pair à qui l'on doit déjà L'Empire contre attaque, ce dernier apporte à cette entreprise nouvelle tout son savoir faire et sa technique, totalement au service qu'il est d'une véritable tragédie futuriste à peine dissimulée par les chœurs lancinants du superbe générique de fin signé Rosenman. Grâce à un scénario très bien construit et "dur", que viennent heureusement "alléger" des tonnes d'action et effets pyrotechniques, imparables à tout succès et qui nous rappellent quel genre de film -au départ- nous souhaitions voir, il fait d'une vulgaire suite la promesse tenue d'un spectacle excellemment recyclé -non plus en drame futuriste- mais en "épopée" tragique relayée par des prouesses techniques bluffant.

Excellente suite au chef d'œuvre de Verhoeven, révision très intéressante d'un univers, d'un Mythe, au profit d'ambitions louables, Robocop 2 réussit amplement là où un opus 3 lamentable allait s'échouer, nantis d'une stupéfiante impression d'inutilité et de nullité profonde.
KRISSS
scénario interessant, mais mise en scène ultraviolente, et démeusuré, cela ne colle pas vraiment avec les enjeux du film pour ma part, mais j'ai pas détesté, ke l'ai revu l'année dernière, et c'était plaisant même, mais je lai vu au cinéma aussi, la nostalgie jouait pour beaucoup !!
j.gail
Ce que je retiens de ce deuxième opus, c'est surtout l'adversaire robotique de Robocop, cette masse de titane qui en jette... Pour ce qui est du personnage incarné par Tom Noonan, je trouve qu'il lui manque une vraie cruauté et une vraie profondeur... On est loin, très loin de la performance de Kurtwood Smith dans le rôle de Boddicker... Le personnage du gosse assassin aurait pu être intéressant aussi dans ce sens mais son potentiel est à peine exploité... Dommage... Cette suite reste sympa au final mais n'égale certainement pas l'original...
KRISSS
CITATION(j.gail)
Ce que je retiens de ce deuxième opus, c'est surtout l'adversaire robotique de Robocop, cette masse de titane qui en jette... Pour ce qui est du personnage incarné par Tom Noonan, je trouve qu'il lui manque une vraie cruauté et une vraie profondeur... On est loin, très loin de la performance de Kurtwood Smith dans le rôle de Boddicker... Le personnage du gosse assassin aurait pu être intéressant aussi dans ce sens mais son potentiel est à peine exploité... Dommage... Cette suite reste sympa au final mais n'égale certainement pas l'original...


tu penses comme moi, trop de surenchère, faut épater avec les effetsn et pas assez de profondeur, tout les moments clés sont survolés !!!!
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