Quand à "l'ambition"
Y a quoi qui mérite ce qualificatif dans ST?
Au moins formellement : la taille de l'univers, la gestion de quarante sous intrigues ?
Après pour le fond, je m'avancerai pas à en parler plus sans l'avoir revu.
Oui mais là pour moi c'est pas de l'ambition, mais une erreur ou un défaut. Je trouve la représentation de l'univers particulièrement pauvrette (cf. comparaison avec Repo Man, mais ça marche aussi avec plein d'autre film...): c'est L.A. avec plus de caméras et des tourelles, en gros. Une grande partie des sous intrigues me semblent rigoureusement inutiles: Le fait que The Bock voyage dans le temps ça n'a par exemple aucune sorte d'intérêt au final.
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On à là qu'un empilage sans queue ni tête de personnages tous plus unidimensionnels, bêtes, caricaturaux
Ca c'est le genre de truc que je comprends pas.
Si je sors un perso du type Snake Plissken (et oui rien à voir, c'est jsute pour parler de persos définis simplement), tout le monde va crier au génie pour son côté simple et caricatural, et là, ces qualificatifs deviennent un défaut ?
Et puis ça veut dire quoi ce "bêtes" ?
Tu crois pas que Gellar ou The Wok on des rôles volontairement simplets, pour en citer deux principaux ?
Et l'empilage sans queue ni tête, c'est volontaire aussi.
Le choix de ne pas dégraisser l'univers donne un côté plus vivant, coloré.
Si on ne jure que par les structures directes et la réduction au strict minimum pour aller d'un point A à un point B, c'ets sûr que ça risque d'être une démarche vachement relou, mais bon, ce n'est pas un manque de maîtrise, c'est un choix, je pense.
Il y a aussi ce côté dominos avec les personnages, actions/réactions à plus ou moins grandes échelles, des petits qui peuvent influencer le gros tableau, chacun son rôle à jouer, etc.
Du coup j'avoue qu'il m'est difficile de t'expliquer les tenants et les aboutissants du truc bien à plat puisque je me suis surtout laissé porter par ce flot de portraits colorés et de petites situations.
Snake n'est ni bête, ni unidimensionnel, en témoigne ses réactions face au personnage de Harry Dean Stanton et lors du final, ou son cynisme à toute épreuve cache en réalité son humanité. Après entre archétype et caricature, il y a une ligne assez mince, donc je vais pas aller sur ce terrain là. Et puis surtout le problème c'est que tu peux t'attacher à Snake, et ça je ne le vois pas dans ST. Je vois pas d'autres mot qu'antipathique pour qualifier le scientifique, le simili-Bush, tous les rebelles communistes, le perso de Miranda Richardson, l'opératrice bouffeuse de chips, et ainsi de suite: ça braille, ça surjoue, il y a aucune humanité dans ces personnages, à l'exception de celui de S.W.Scott (bis). Et comme en plus toute cette "artificialité" ne débouche sur rien... J'ai beaucoup de mal à trouver ça vivant du coup. On est quand même très loin d'un Short Cuts de la SF sur tous ces tableaux
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Et pour le côté réalisateur qui "perd son public avec des disgressions pas claires et une narration éclatée", c'est tout l'opposé d'un Besson, complètement épuré dans la démarche (que ce soit dans le fond ou dans la forme), donc lui, out, mais out du sujet quoi...
Après oui, cent fois oui, c'est un film bancal. Mais bancal ne veut pas dire mauvais et à jeter, pour moi.
Après oui, cent fois oui, c'est un film bancal. Mais bancal ne veut pas dire mauvais et à jeter, pour moi.
Je dirais surtout que c'est mauvais. Si vous y tenez absolument, on peut sortir Besson du sujet, mais à la base je parlais de l'inventivité et de la force du scénario et de ce que ça racontait.
