MightyLeatherface
27 9 2007 - 14:26
CITATION(dam @ 27 9 2007 - 06:27)

Putain, j'avais oublié le casting, The Rock, Sean William Scott, Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake, Mandy Moore, Christophe Lambert
. Et John Lovitz en flic peroxydé
ça fait peur quand meme.
Ben moi ça me donne grave envie !!!
Et je tiens à dire que j'ai adoré
Donnie Darko
Dynamithe8
27 9 2007 - 14:34
CITATION(MightyLeatherface @ 27 9 2007 - 15:26)

CITATION(dam @ 27 9 2007 - 06:27)

Putain, j'avais oublié le casting, The Rock, Sean William Scott, Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake, Mandy Moore, Christophe Lambert
. Et John Lovitz en flic peroxydé
ça fait peur quand meme.
Ben moi ça me donne grave envie !!!
Et je tiens à dire que j'ai adoré
Donnie Darko 
Et puis bon, un film sans Brad Pitt ni Angelina Jolie ça fait du bien aussi...
Plus sérieusement, je trouve que c'est un des points positifs du film, ce cast hétéroclite. Ca sort de l'ordinaire, ça fait du bien.
Nyarlathothep
27 9 2007 - 20:31
[/quote]
Et puis bon, un film sans Brad Pitt ni Angelina Jolie ça fait du bien aussi...
Plus sérieusement, je trouve que c'est un des points positifs du film, ce cast hétéroclite. Ca sort de l'ordinaire, ça fait du bien.
[/quote]
Ouep, je pense que le cast symbolise bien le majeur tendu que Kelly offre à la face des défenseurs du bon goût. The Rock, Buffy, Stiffler, Totophe, Timberlake : tous des acteurs souvent détesté par pur à priori… et, je suppose, tous de bons acteurs au final (bon, j’ai encore des doutes pour The Rock, que je préfère dans le registre comique).
Evil Seb
28 9 2007 - 10:20
Je deséspère de le voir un jour au ciné ce film...puis bon The Rock, la classe americaine
Putain de film maudit Thousand Tales, je desespere de le voir un jour.
J espere qu il va bientot sortir car question casting ca poutre pas mal et vu le réalisateur ca devrait donner un film assez sympa ( j espere qu il va pas y avoir 10 copies en france par contre ).
Ed Wood
28 9 2007 - 20:47
CITATION(Nyarlathothep @ 27 9 2007 - 21:31)

Ouep, je pense que le cast symbolise bien le majeur tendu que Kelly offre à la face des défenseurs du bon goût. The Rock, Buffy, Stiffler, Totophe, Timberlake : tous des acteurs souvent détesté par pur à priori… et, je suppose, tous de bons acteurs au final (bon, j’ai encore des doutes pour The Rock, que je préfère dans le registre comique).
Ben tu va être servi avec ce film.
CITATION(DarK ChoueTTe @ 27 9 2007 - 15:21)

CITATION(dam @ 27 9 2007 - 06:27)

Putain, j'avais oublié le casting, The Rock, Sean William Scott, Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake, Mandy Moore, Christophe Lambert.
ça fait peur quand meme.
J'dis pas pour Mandy Moore (j'en sais rien d'ailleurs), ni the Cock que je connais pas assez, mais Timberlake est plutôt doué (et pourtant il partait pas gagnant dans mon coeur, pour rester poli), Lambert quand il veut peut être très correct (j'ai pas vu son évolution de carrière récente par contre), SWS est tout ce qu'il y a de plus sympathique, et Gellar est une très bonne actrice, qu'on aime Buffy ou pas. (et faut aussi prendre en compte le fait que la direction d'acteur peut pas mal jouer parfois)
Après ce sont sûrement leurs gueules qui te reviennent pas (ça arrive), mais techniquement je ne vois pas trop de raisons de s'inquiéter outre mesure.
Je serai d'ailleurs ravi que SMG et Lambert soient un peu poussés vers le haut avec ce film, à la manière de ce qui a pu arriver à certains du Tarantino crew à une certaine époque.
Non, non, j'adore the rock, lambert me fait rire et les autres peuvant etre sympathique.
Mais honnetement tu ne peux pas me dire qu'ils sont des bons acteurs, chacun peut etre bon, mais n'a pas une grande crédbilité et c'est surtout le fait de les voir tous ensemble.
Je trouve le casting sympathique, parce qu'improbable, mais je ne pense pas que ça soit la meilleur idée pour sauver un film de la catastrophe.
Bruce_Johnson
13 10 2007 - 17:30
Richard Kelly, avec uniquement deux films, apparaît comme un réalisateur omnubilé par la fin du monde. C'est son propos, sa thématique principale.
Or, ici, Southland Tales semble pousser le concept de fin du monde, ou de fin d'une époque, au maximum, et le casting est le témoin de cette approche. En prenant des acteurs qui sont perçus par la majorité des spectateurs comme de mauvais ou inadéquats acteurs, venant, non pas du cinéma, mais de la TV (Sarah Michelle Gellar), du catch (The Rock), de la chanson (Mandy Moore), ou de films "teenage" de mauvais goût (Sean William Scott), Richard Kelly nous donne à voir la fin du monde comme la fin du cinéma, en quelque sorte.
Le casting est donc en lui-même une note d'intention à mes yeux, et c'est en partie dans cette perspective "méta-artistique" que le film va s'avérer le plus passionnant, je pense.
mad edd
13 10 2007 - 17:58
moi le casting et l'affiche de ce film me font grave bandé!!!! BANG!!!
ya toujours pas de sortie prévu en France?
THE COMEDIAN
13 1 2008 - 13:24
Vous le verrez surment en dvd (avec sst français). avant une quelconque sortie (synonyme de perte de temps et d'argent pour le distributeur) française.
CITATION
Sony Pictures Home Entertainment has announced Southland Tales which stars Dwayne Johnson, Sarah Michelle Gellar, Mandy Moore, and Justin Timberlake. This Richard Kelly directed film about a future dystopia will be available to own from the 18th March, and should retail at around $24.96. The film itself will be presented in anamorphic widescreen, along with an English Dolby Digital 5.1 Surround track. Extras will include a making of featurette, and a short film. Stay tuned for the official package artwork.
Ne voyez surtout pas le film sans avoir lu les prequelles comics, serieux.
Le film est nawak au possible en l'etat, il devient légérement plus "cohérent" aprés lecture des comics.
Kelly a su créer un univers riche mais se tire une balle dans le pied avec un scenar incomprehensible et cretin par moment.
Reste des personnages plutot fun ou classe qui patauge dans wannabe Doctor Folamour Generation X.
Un beau gachis...
ZutFluteCrotte
13 1 2008 - 19:06
60 salles aux Etats Unis... Wahou... Richard Kelly vient de réaliser son Heaven's Gate! (toutes proportions gardées, bien sûr...)
MightyLeatherface
14 1 2008 - 08:56
CITATION(THE COMEDIAN @ 13 1 2008 - 13:24)

Ne voyez surtout pas le film sans avoir lu les prequelles comics, serieux.
Et on peut les trouver sur le net ou alors seulement sur papier ?
naamlock
16 1 2008 - 15:36
a priori, le DVD Z1 sortirait en mars avec des sous-titres français
Qu'attendre d'un film remonté pendant 1 an ??
Ed Wood
17 1 2008 - 21:29
Déjà que le film à la base est quand même loin d'être génial!
Batman Begins
17 1 2008 - 21:48
CITATION(David @ 16 1 2008 - 23:25)

Qu'attendre d'un film remonté pendant 1 an ??
Dans le cas présent rien, mais en règle général une post-production très longue n'est pas forcément mauvais signe (oui je fais référence au film de Jesse James pour la trouzemillequatrième fois cette semaine et alors ?)
Le film va sortir en DVD chez Wild Side, au second semestre.
Ce sera une édition luxueuse comprenant la première version présentée à Cannes et le Director's Cut.
simidor
02 3 2008 - 15:12
Si c'est pour ça, ça vaut le coup d'attendre un peu plus.
molasar
02 3 2008 - 17:44
CITATION(Jake @ 02 3 2008 - 12:03)

Le film va sortir en DVD chez Wild Side, au second semestre.
Ce sera une édition luxueuse comprenant la première version présentée à Cannes et le Director's Cut.
sortie direct en dvd alors???
Ils ont pas prévu d'y mettre les BD en bonus payant ?
J'ai pas trop le courage, et les moyens mentaux nécessaires pour en parler correctement, mais voilà une œuvre ambitieuse et complexe.
Je ne pourrai jamais bien critiquer le film étant donné sa densité incroyable et ses partis pris déconcertants.
Bien sûr c'est très beau, la photo est mortelle, les acteurs sont tous super bons, mais faut que je le revois dans quelques temps (mais pas tout de suite le temps de digérer la bête), ainsi qu'avec les commentaires du père Kelly, la version longue, et que je relise les bédés.
Là tout ira bien.
Pimps don't commit suicide/6
stivmacouine
11 3 2008 - 07:59
vu hier soir (dvd zone 1 en vost) ... apparemment la version salle
eh bien j'ai tenu à peine 35 minutes avec énormément de mal.
scénar sous acide et valium, mise en scène en roue libre : franchement c'est n'importe quoi et je n'aurais pas le courage de le revoir pour m'en faire une autre idée.
je plains d'avance les critiques cinéma qui vont être obligé de se taper ce film et d'écrire ensuite une bafouille dans leur canard.
du strict point de vue cinématographique (c'est à dire sans connaître ni avoir lu les comics) c'est certainement le truc le plus indigeste que j'ai jamais vu.
DONNIE DARKO était une excellente surprise, SOUTHLAND TALES est une énorme déception.
bonne chance à ceux qui voudront voir ce film en entier
----------------------
Dieu créa les hommes, Smith & Wesson les rendit égaux ....
DarK ChoueTTe
15 3 2008 - 08:17
Hmmm, y'a des comics, j'avais zappé...ça explique certains trous.
Même si majoritairement ça reste compréhensible.
Bon, faut dire ce qui est, c'est une belle pochette surprise.
Tu l'ouvres et pouf de tout et n'importe quoi, pas mal de sous-intrigues...
Ca se casse la gueule parfois du coup et on se demande à quoi servent certaines scènes, mais dans l'ensemble, ça marche (même s'il est difficile d'analyser comment tant ça défile de tous les côtés sous nos yeux au premier visionnage)
Pour paraphraser Denv : c'est un morceau difficile à digérer, je ne m'étendrai donc pas trop, mais j'ai beaucoup apprécié même s'il m'a fallu un certain temps pour bien rentrer dans ce gros univers (on est loin de Darko).
La gallerie de persos m'éclate dans l'ensemble, même The Rock pour qui j'avais plutôt de l'indifférence est super sympa, ça fait plaisir de revoir Gellar dans un rôle aussi foufou, mais par contre c'est dommage que Lambert ait pas plus de matière que ça.
Ambitieux et dense, voilà un flim qui va en lâcher beaucoup en route (d'ailleurs il semble que ça ait déjà commencé

...mais bon dude, 35 minutes pour juger un film pareil, sauf ton respect, c'est pas la meilleure façon de faire...)
Et puis on s'y marre régulièrement.
No one rocks the cock like Krysta Now./6
Raaaah, je voulais attendre le z2... je vais pas tenir. Maître Hibou & Dernier Dino, je ne vous dis pas merci.
razorback
16 3 2008 - 00:11
Vu.
Je ne sais absolument pas quoi en penser lol!
En tout cas je l'ai matté sans m'emmerder. Mais je sais pas si le film va au final aussi loin que son sujet pouvait prêter a le faire... Je me suis reconnu dans ce film synthèse de notre époque... En fait je sais pas... Peut être mais...
Vais lire le comics même si il est pas visuellement grandiose...
This is the way the world ends/6
Karibou
16 3 2008 - 00:18
Y'a des trucs que j'ai beaucoup aimé, comme le monde, sa façon d'être dépeint, le score, certains personnages et intrigues et puis de l'autre j'ai détesté des intrigues, certains personnages, des dialogues, le montage.
Je l'ai vu Vendredi, donc je suis encore un peu a chaud, pas certain de bien encore tout capter.
Y'a de VRAIES qualités et de VRAIS défauts.
Anyone who knows anything of history knows that great social changes are impossible without feminine upheaval/6
CITATION(Lurdo @ 15 3 2008 - 21:21)

Raaaah, je voulais attendre le z2... je vais pas tenir. Maître Hibou & Dernier Dino, je ne vous dis pas merci.
Avec plaisir.
ChoueTTe, si tu veux y'a une édition intégrale des 3 comics en Vo pour pas trop cher dispo aux Usa.
dmonteil
16 3 2008 - 16:31
Alors j'adore Donnie Darko, mais j'ai PAS DU TOUT accroché à celui là.
Mais PAS DU TOUT.
J'aime beaucoup les acteurs (et surtout Dwayne 'The Rock' Johnson, qui joue très bien avec ses doigts), visuellement c'est la classe (photo surtout, sublime), même si les FX sont parfois perfectibles (mais bon c'est pas ça qui va me gâcher quoi que ce soit en général); mais niveau scénar et thématique, j'ai lâché.
J'aime pas la structure, j'aime pas le ton, je me fais chier (ya des PUTAINS de ventres mous tout du long...).
En fait j'ai l'impression de voir un truc de petit branleur, prétentieux et super bordelique.
J'étais peut-être mal luné, je sais pas, mais je pense pas lui redonner sa chance.
Et autant dire que ça me fait MONUMENTALEMENT chier, parce que j'en attedais beaucoup.
CITATION(denver @ 16 3 2008 - 16:24)

ChoueTTe, si tu veux y'a une édition intégrale des 3 comics en Vo pour pas trop cher dispo aux Usa.
Ils sont pas consultables gratuitement sur la toile ?? Comme pour ceux de Heroes ??
(parce que ca me fait quand même un peu chier de devoir acheter des comics, dans la langue de Shakespeare qui plus est vu que je suis pas vraiment doué en inegliche, juste pour pouvoir comprendre le film - que je n'ai pas encore vu je précise)
DarK ChoueTTe
17 3 2008 - 08:21
Hm, perso j'ai pas trouvé ça non plus in-compré-hensible avant de savoir qu'il y avait des comics.
Comme je disais tu sens des trous mais pris à part ça m'a semblé marcher aussi.
Denv' >> J'imagine que c'est
ça ?
(je verif parce que ça me parait pas cher pour le nombre de pages)
naamlock
17 3 2008 - 14:04
lorsque roland se retrouve face a roland a la fin du film ...selon les dire de Bai Ling (serpentine?) la 4 eme dimension crée par la machine dans l'océan est censé disparaitre .... si la quatrième dimension disparait réellement (car rien ne l'indique ), il y aura probablement des repercussions sur le fonctionnement de la machine dans l'océan, qu'en pensez vous ?...
naamlock
17 3 2008 - 14:41
petite analyse interressante trouvé sur allociné :
Dans le film ,Kelly utilise beaucoup de poemes pour appuyer son propos évoquant les fins imminentes vers lesquelles nous entrainent nos sociétés:
"The Road Not Taken" de l'anglais Robert Frost dont un extrait est déclamé par le gouverneur, un certain... Bob Frost. Le poeme parlant des routes qui s'offrent à nous.
"The Hollow Men" de T.S Eliot ( qui est le nom de l'autre canditat Républicain dans le film) déclamé par Justin Timberlake. Mais avec une petite variante qui va faire toute la différence. Le poeme d'Eliot dit ceci " This is the way the world ends, not with a bang but with a whimper" ( Voici comment s'achève le monde, pas en explosant mais en geignant)alors que Timberlake dit " This is... not whith a whimper but with a bang" ( pas en geignant mais en explosant).
Tout le film va être basé sur ces vers. L'Apocalypse ne représentera pas la fin du monde mais la fin de cette époque de merde où le peuple est entièrement contrôlé par l'Etat, où l'homme n'a plus de liberté et de droits civiques. Où l'amérique doit faire le deuil du 11 septembre et de la guerre en Irak ( bien qu'elle ne soit pas terminée).
Ainsi, a la fin du film, le jeune Martin Kefauver, qui vient d'être recruté par l'armée américaine pour aller faire la guerre en Irak (et qui représente donc a lui seul l'emblème de la génération 18-25 ans américaine)fait "exploser" ,à l'aide d'un bazooka provenant de... Syrie ( retour à l'envoyeur)le mega-zeppelin contenant l'ensemble du gouvernement. Voici comment le monde s'achève, pas en geignant mais en explosant. Voici comment l'époque s'achève, pas en geignant mais en explosant.
Le film est également très biblique. Cet révolution a besoin d'un messie. Le personnage de The Rock représente ce messie, il a un tatouage de jésus dans le dos. C'est lui qui va mener a bien cet apocalypse et qui va se sacrifier au final pour qu'un nouveau monde existe.
Mais il y aura un autre messie en la personne de Roland Taverner alias Sean William Scott qui a blessé accidentellement Pilot Abilene alias Justin Timberlake durant la guerre en Irak. Ce personnage est une métaphore de l'Amérique qui se tue elle même, s'auto-détruit. Ce personnage à un double. Le thème de la schizophrénie permet a Kelly de parler du fait que l'amérique doit se pardonner à elle meme, d'oublier le passé comme le personnage de Taverner doit se pardonner a lui même d'avoir blessé le soldat Abilene. Cet poignée de main finale est l'emblème de ce nouveau monde qui va être créer. The Rock dit d'ailleurs dans le film que tout va se terminer par une poignée de mains.
CITATION(DarK ChoueTTe @ 17 3 2008 - 08:21)

Denv' >> J'imagine que c'est
ça ?
(je verif parce que ça me parait pas cher pour le nombre de pages)
Ouais c'est bien ça !
Perso je l'ai acheté à ma copine une trentaine d'euros chez Album à Paris, donc si t'enlèves les taxes et tout, je pense que c'est bien ça (et la couverture est la même).
Bon, enfin vu la bête, et énorme déception en ce qui me concerne.
Ayant adoré Donnie Darko, je voulais l'aimer, ce Southland Tales... Mais rien à faire, même si le film comporte quelques bonnes idées et quelques bonnes scènes, même si les personnages sont relativement attachants, même si la photo est très bien foutue, ça n'en fait pas pour autant de ce Southland Tales un bon film à mes yeux, tellement tout le reste est à ce point à côté de la plaque. Passons outre les cgi absolument hideux, car ce n'est pas le genre de choses qui peut me faire sortir d'un film, pour nous concentrer sur ce qui foire tellement dans ce film : son ton.
Pas une minute n'est passée sans que j'aie le sentiment profond de voir un réalisateur en train de se la jouer petit génie : "voyez comme je fais un truc autre, voyez comme mes persos sont décalés, voyez comme tout semble partir en sucette mais a en fait un sens profond à coup de citations bibliques, voyez comment je suis maîtrise une narration touffue et riche... bref voyez comme je suis génial". Sauf que tout ceci fait forcé, faux, et ne s'avère jamais prenant. On assiste ainsi à une succession de scènes dont au moins la moitié sont totalement inutiles et ne servent en rien l'histoire si ce n'est vouloir donner une certaine ampleur à une histoire somme toute relativement simple (ce qui en soit n'est pas un défaut amha, mais encore faut-il l'assumer). Alors oui, le côté clairement anar' du film m'a plu, mais manque beaucoup de qualités pour en faire un tout viable; Southland Tales ressemble à une copie de Donnie Darko, avec plus de moyens, et surtout avec une ambition démesurée et ressemblant plus au final à un ego trip qu'autre chose. Les obsessions de Kelly sont restées les mêmes (politique, introspection et voyages spatio temporels, pour résumer vite fait), mais la sincérité n'est plus là, Southland Tales ressemble à une version boursouflée du précédent film de Kelly, où la mégalomanie l'aurait emporté sur la modestie du premier film du cinéaste. Restent quelques passages de très bonne facture, quelques répliques cultes, hélas noyées dans un océan prétentieux et surtout - hélas, bis - très lent mais jamais hypnotique pour autant.
Reste plus qu'à espérer qu'avec The Box, Kelly retourne au talent qu'il avait démontré dans Donnie Darko. Et ma foi, oui, je veux y croire, car un ratage monumental tel que ce Southland Tales, accompagné d'un accueil globalement plus que froid de la part aussi bien de la critique que du public, ne peut qu'avoir remis de l'ordre dans les idées de Kelly, et ne peut qu'avoir - du moins, c'est à espérer - calmé les accès de mégalomanie de ce réalisateur.
1/6 en attendant (pour les quelques bonnes scènes trop rares, donc).
simidor
18 3 2008 - 11:16
L'édition zone 1 c'est uniquement la version Cannes ou il y'a les deux versions?
THE COMEDIAN
18 3 2008 - 11:37
Le cut de cannes n'est sorti nulle part.
Des rumeur l'annonce sur le dvd français.
Je sens poindre l'undreground cult following pour ce truc fun mais raté.
Evil Seb
18 3 2008 - 12:02
Ya The Rock ca peut pas être completement naze...
Douloureux, insupportable, mortellement chiant, irritant, artificiel au possible (fake on dirait en anglais), prétentieux... Grâce à Dieu ça vient de se terminer et j'ai l'impression d'avoir perdu un œil (comme l'un des personnages du film), ce qui fait que je peux faire voler mon fauteuil de bureau (comme lui la camionnette). On voit mieux l'univers, avec un œil en moins paraît-il.
Bon, je ne vais pas m'éterniser, EBE a bien dit tout ce qu'était Southland Tales, un gros machin informe, hasardeux dans sa confection et vaniteux, qui recouvre son histoire principale d'un tas de considérations éphémères complètement en dessous des pâquerettes. Le comble : j'ai jamais vu une charge anti-Bush aussi pauvrette, à tel point qu'elle se retourne contre elle-même et servirait presque les causes qu'elle est supposée dénoncer. Les acteurs, qu'ils soient bons ou mauvais n'y peuvent rien car ils sont pris dans ce vidéo-gag branchouille et reconstituent au final l'image d'Epinal de la mort du Christ (attention, la danse à trois avec The Rock, entre autres, m'a fait honte et pitié pour Kelly). Mention spéciale à la scène de Justin Timberlake où il n'a rien d'autre à faire à part être lui-même (il chantonne face caméra, avec autour de lui des fausses Marilyn qui font des chorégraphies de jambes) ce qui résume finalement assez bien l'entreprise de Kelly (pop-culture + critique de notre belle Amérique d'aujourd'hui) mais qui touche au point limite de ce que peut signifier le mot "vacuité".
Pourtant j'avais aimé Donnie Darko... Comme toutes les catastrophes de son style, Southland Tales trouvera bien quelqu'un pour le prendre comme un chef-d'oeuvre incompris, ce qui n'est pas risible en soi : la bonne volonté évidente du film a complètement été sabotée par l'égo éléphantesque de son auteur. En l'état, son film ressemble à la version Scary Movie de Strange Days.
C'est parfois sympathique ce genre de choses. Parfois, mieux vaut oublier certains délires mystiques.
(dans dix ans, ce film aura une aura (sic) de chef-d'œuvre génial et absolu si ça se trouve)
0/6
Ah putain mais quelle croute
Y a pas grand chose à dire sinon que le film semble durer 4h et ne raconte rien si ce n'est son univers qui va pas péter bien loin (on à vu 100 fois mieux ailleurs ailleurs, en comics principalement) même si ça des idées visuelles intéressantes. C'est un tel naufrage que il y a pas de séquences à sauver, à peine quelques plans. J'ai pas vu Donnie Darko mais maté la bonne presse de celui-ci, c'est étonnant de voir le réa pondre un machin aussi crétin et laid (sérieux, le pré-générique c'est zéro dans son genre tellement c'est moche) qui fleure bon la naphtaline: oh oh oh des pubs ou on voit une voiture en baiser une autre tel un cheval ou un éléphant*** (

) et il y a des nains dans mon film, quelle charge contre notre époque! C'est à peu près aussi inventif* et fort qu'un scénario de Besson, et à peine mieux ficelé que les histoires de collégiens nerds.
Reste une bande son intéressante (et je parle pas des Pixies ou de Moby**...) qui fait tout le travail du film, et des acteurs plutôt bons dans l'ensemble malgré les conneries ridicules qu'on leur fait dire ou jouer, ce qui relève de l'exploit (Rock, Timberlake, Gellar, William Scott, Lambert sont plutôt OK).
Alors Kelly n'est pas Uwe Boll, le mec à du talent, mais son film en est d'autant plus pourri au vu de son potentiel: clairement la pire nazerie prétentieuse que j'ai vu depuis longtemps.
Southland Tales un film chitoux.
* Southland Tales évoque irrémédiablement Repo Man en nul: la ou Alex Cox faisait passer en une idée l'étrangeté de son œuvre et brocardait la société contemporaine avec une seule idée (le packaging des produits dans l'épicerie), Kelly rame péniblement en 140mn pour en dire moins avec de laborieuses citations bibliques.
** Ah tiens c'est Moby qui aurait signé la BO? Bah le dernier morceau est bof, vachement trop marqué... le reste est bien, surtout au début.
*** Ca c'est pour convaincre muf de le voir.
Très psyché ton avatar et ta signature LMD ! Ca sort d'où ?
* (non, please, pas de dtc !

)
(Sinon, hum, pour pas faire un odieux HS, bah +1 avec tout ce que tu viens de dire, et totalement d'acc avec ce que tu dis sur Repo Man, qui même si je n'en suis pas fan à cause de ses longueurs certaines, arrive comme tu le dis à être 1000 fois plus critique en quelques idées géniales appellées à être repompées par la suite que tout ce Southland Tales remplis ras la gueule de citations bibliques qui semblent juste être là pour se donner un genre mais n'apportent au final pas grand chose. Enfin bref, je plussoie un max, quoi !).
* NdModo:Création personnelle
Allez, vu que le film ne bénéficiera jamais d'une sortie salles chez nous, on va dire que ça va aller en Cinéma Fantastique...
Hop.
(Ah et au rayon "films qu'évoque Southland Tales mais qu'il ne parvient qu'a singer lamentablement", la scène musicale fait penser à celle du Grand Legwinsky...)
Merde, et dire que j'étais censé être la relève d'Arnold... Mais qu'est ce que c'est que ce film!
Aniya_san
24 4 2008 - 19:48
J'essaye de le regarder et de comprendre surtout...putain de cast j'adore, The Rock, Stifler et les autres mais quelle idée magnifique ça rend crédible tout l'univers du film que je ne capte pas
Un gros nanar ou une grosse brouze
Ça tombe bien, Agnagna, ton post, on le comprend pas non plus.

CITATION(DarK ChoueTTe @ 15 3 2008 - 09:17)

Hmmm, y'a des comics, j'avais zappé...ça explique certains trous.
Même si majoritairement ça reste compréhensible.
Bon, faut dire ce qui est, c'est une belle pochette surprise.
Tu l'ouvres et pouf de tout et n'importe quoi, pas mal de sous-intrigues...
Ca se casse la gueule parfois du coup et on se demande à quoi servent certaines scènes, mais dans l'ensemble, ça marche (même s'il est difficile d'analyser comment tant ça défile de tous les côtés sous nos yeux au premier visionnage)
Pour paraphraser Denv : c'est un morceau difficile à digérer, je ne m'étendrai donc pas trop, mais j'ai beaucoup apprécié même s'il m'a fallu un certain temps pour bien rentrer dans ce gros univers (on est loin de Darko).
La gallerie de persos m'éclate dans l'ensemble, même The Rock pour qui j'avais plutôt de l'indifférence est super sympa, ça fait plaisir de revoir Gellar dans un rôle aussi foufou, mais par contre c'est dommage que Lambert ait pas plus de matière que ça.
Ambitieux et dense, voilà un flim qui va en lâcher beaucoup en route (d'ailleurs il semble que ça ait déjà commencé

...mais bon dude, 35 minutes pour juger un film pareil, sauf ton respect, c'est pas la meilleure façon de faire...)
Et puis on s'y marre régulièrement.
No one rocks the cock like Krysta Now./6 
Voilà, pareil que Denv et Maître Hibou. Et donc forcément tout le contraire de LMD, Diane & co.
Bordélique ? Ouaip. Nawakesque ? Aussi. Dense? Fourre-tout ? Pas forcément maîtrisé? Idem. Pas aidé par le remontage, qui explique certainement pourquoi certains trucs semblent parachutés de nulle part pour y retourner aussitôt (genre Janeane Garofalo, qu'on entraperçoit à la toute fin) ? Aussi.
Moche ? Pas vraiment, c'est bien filmé, l'univers est crédible das son genre - pas pire qu'un Total recall - et les CGI sont pas si catastrophiques que ça: pour la pub de bagnole, c'est clairement voulu, et pour la camionnette qui vole, ça donne un parfum old-school/80s aux sfx pas désagréable...
Incompréhensible ? Non, du tout, on comprend l'essentiel du truc en stand-alone. En tout cas suffisamment pour pouvoir suivre l'intrigue.
Prétentieux ? Encore moins. Ambitieux, oui (et quand on a de l'ambition, on prend forcément le risque de se casser la gueule), mais ce n'est pas plus prétentieux qu'un Lynch ou un Cronenberg, et c'est en tout cas bien moins abscons que certains des films des deux sus-cités.
Après, comparer le scénar de ST à du Besson, voilà, quoi... no comment.
Kelly a toujours eu besoin d'un producteur solide, de quelqu'un pour le guider et lui dire de se calmer quand il se lâche trop. C'était déjà pareil sur Darko, et flagrant avec les différences Theatrical/Director's Cut, et là, c'est la même chose. Kelly est en roue libre, donc ça part dans tous les sens, et des idées bancales qui auraient été filtrées par un producteur (la scène de danse telle qu'elle est dans le métrage est cheap, il faut bien l'avouer) finissent dans le métrage.
Mais ça reste fun de bout en bout, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, et je reste avec une impression très positive, aka je me prends le dvd dès qu'il sort, et je me fais les bonus et le comm audio dans la foulée. (il sort quand, déjà ?)
Un bon 4/6. Mais c'est clairement pas pour tout le monde.
(l'espace d'un instant, pour déconner, j'ai eu envie de mettre Southland Tales, réservé à ceux qui ont un cerveau ?, mais je suis sûr que ça aurait été mal pris...)
CITATION
Après, comparer le scénar de ST à du Besson, voilà, quoi... no comment.
Oui tu as raison, au moins chez Besson ça essaye d'aller d'un point A à un point B, n'importe comment certes...
Donc oui commentaire: Je trouve que ST à pas mal de similitudes avec le Cinquième Elément, tant dans la laideur et l'artificialité de l'univers que par ses accents bien ineptes ou ses références mal dégrossies à de meilleurs films. Quoique tu as raison sur le fait que ça ressemble aux pires Kronenberg (eXistenZ!) et Lynch.
A l'instar des histoires du Français, j'ai eu l'impression de voir un truc écrit par un ado tant c'était bateau et sans aucune rigueur narrative. Le script de Kelly à 6 ans d'age mental en plus, mais ça grimpe pas bien haut.
On à là qu'un empilage sans queue ni tête de personnages tous plus unidimensionnels, bêtes, caricaturaux, inintéressants au possible (mention spéciale au simili-Bush et aux scientifique grande folle), d'une charge convenue sur des sujets mille fois vus et sans aucun mordant, de grandiloquence indigeste (des citations bibliques, un messie qui ne messianise pas grand chose) qui semble manifestement sérieuse (
et tavu, y'a un gars c'est K.Dick!) le tout étant couronné par ce parti pris décidément courant de faire un truc moche pour parler d'un univers qu'on souhaite dénoncer.
Mais les Madnautes avec de la matière grise nous feront surement le plaisir de m'expliquer ce que j'ai manqué et surtout de quoi le film est censé parler et ce qu'il veut raconter fondamentalement sur les personnages: le seul début de tentative de fil conducteur un peu captivant étant le flic joué par S.W.Scott
Quand à "l'ambition"

Y a quoi qui mérite ce qualificatif dans ST?
Sanjuro
19 5 2008 - 10:35
CITATION(LMD @ 19 5 2008 - 11:23)

ça ressemble aux pires Kronenberg (eXistenZ!) et Lynch.
[...] j'ai eu l'impression de voir un truc écrit par un ado tant c'était bateau et sans aucune rigueur narrative. Le script de Kelly à 6 ans d'age mental en plus, mais ça grimpe pas bien haut.
On à là qu'un empilage sans queue ni tête de personnages tous plus unidimensionnels, bêtes, caricaturaux, inintéressants au possible (mention spéciale au simili-Bush et aux scientifique grande folle), d'une charge convenue sur des sujets mille fois vus et sans aucun mordant, de grandiloquence indigeste (des citations bibliques, un messie qui ne messianise pas grand chose) qui semble manifestement sérieuse (et tavu, y'a un gars c'est K.Dick!) le tout étant couronné par ce parti pris décidément courant de faire un truc moche pour parler d'un univers qu'on souhaite dénoncer.
Bon ben +1 à tout ça.
A vrai dire je l'ai vu il y'a deux mois et mis à part le final avec l'ambulance volante et une poignée de répliques ("
Pimps don't commit suicide"), je ne me souviens de rien mis à part que j'ai eu l'impression de voir une sorte de
Swallowtail butterfly (chef d'oeuvre !) en version caricaturale, neu-neu, mal écrite et prétentieuse.
(mais bon ceci dit, j'ai pas aimé
Donnie Darko non plus...)
Voila
DarK ChoueTTe
19 5 2008 - 14:26
CITATION(LMD @ 19 5 2008 - 11:23)

Quand à "l'ambition"

Y a quoi qui mérite ce qualificatif dans ST?
Au moins formellement : la taille de l'univers, la gestion de quarante sous intrigues ?
Après pour le fond, je m'avancerai pas à en parler plus sans l'avoir revu.
CITATION
On à là qu'un empilage sans queue ni tête de personnages tous plus unidimensionnels, bêtes, caricaturaux
Ca c'est le genre de truc que je comprends pas.
Si je sors un perso du type Snake Plissken (et oui rien à voir, c'est jsute pour parler de persos définis simplement), tout le monde va crier au génie pour son côté simple et caricatural, et là, ces qualificatifs deviennent un défaut ?
Et puis ça veut dire quoi ce "bêtes" ?
Tu crois pas que Gellar ou The Wok on des rôles volontairement simplets, pour en citer deux principaux ?
Et l'empilage sans queue ni tête, c'est volontaire aussi.
Le choix de ne pas dégraisser l'univers donne un côté plus vivant, coloré.
Si on ne jure que par les structures directes et la réduction au strict minimum pour aller d'un point A à un point B, c'ets sûr que ça risque d'être une démarche vachement relou, mais bon, ce n'est pas un manque de maîtrise, c'est un choix, je pense.
Il y a aussi ce côté dominos avec les personnages, actions/réactions à plus ou moins grandes échelles, des petits qui peuvent influencer le gros tableau, chacun son rôle à jouer, etc.
Du coup j'avoue qu'il m'est difficile de t'expliquer les tenants et les aboutissants du truc bien à plat puisque je me suis surtout laissé porter par ce flot de portraits colorés et de petites situations.
Et pour le côté réalisateur qui "perd son public avec des disgressions pas claires et une narration éclatée", c'est tout l'opposé d'un Besson, complètement épuré dans la démarche (que ce soit dans le fond ou dans la forme), donc lui, out, mais out du sujet quoi...
Après oui, cent fois oui, c'est un film bancal. Mais bancal ne veut pas dire mauvais et à jeter, pour moi.
Oui Southland tales c'est typiquement le genre de films où les qualités peuvent être renversés en défaut suivant les sensibilités (par ex moi j'ai aimé le "I've got soul" de Justin).
Après c'est un parti pris, c'est pas fait pour plaire à tout le monde et ça n'est logiquement pas le cas mais pour ceux qui se laissent embarquer c'est un vrai trip vers nowhere, une espèce de douce vague iréelle qui te fait te sentir bien tout au long du film.
Moi c'est comme ça que je l'ai ressentis en tout cas.
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