Ouais, bon, vous allez pas me dire que Bulma, elle est pas séminale ?
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 08 10 2008 - 19:41)

CITATION
Plus sérieusement, on ne peut qu'être heureux de voir d'autres cinéphiles revenir à la raison, et reconnaître le long métrage de Wong pour ce qu'il est, une réappropriation monomythique, dont la force et la franchise se dessinent à l'horizon, autant que le caractère primordial, viscéral, incontournable. Le tout nouveau concept de la prophétie est une illustration du sérieux avec lequel une refonte très dynamique et autonome a été effectuée, n'omettant pas la déférence pour le sujet d'origine sans pour autant y rester vissée.
Des acteurs habités par leurs rôles, des cadrages audacieux, des costumes superbement choisis, aux couleurs obéissant à une charte graphique claire, presque hommage aux cartoons de Tex Avery comme aux codes des comics, des effets spéciaux brillants, une bande-son déjà éclatante, autant d'éléments qui augurent d'une oeuvre séminale, puissante, irrévocable.
T'avais pas écrit ce même texte pour la sortie d'Indiana Jones IV ?
T'as l'œil ! Cela dit, tu sous-estimes ma perfidie : j'avais écrit exactement le même texte pour le
même film !
CITATION
Merci pour les encouragements, cependant je ne puis m'empêcher de t'estimer d'une très grande mauvaise foi. Tout d'abord, seules quelques photos ont jusqu'ici filtré, et elles laissent présager des efforts du réalisateur pour fournir une véritable interprétation des données du manga : costumes et apparences des personnages révisés, mais esprit conservé (il n'y a qu'à voir Tortue Géniale : dans la gravité de son attitude, il fait corps avec le personnage originel, les responsabilités qu'il incarne, autant que Sangoku avec son regard profond et son expression toute en réflexion tranquille). Le visuel s'annonce déjà fort vivant, riche, avec des couleurs généreuses, voire flashys, qui retranscriront parfaitement toutes les valeurs positives sous-tendant l'oeuvre de Toriyama. Enfin, le choix de teindre Petit Cœur en noir, des plus significatifs, laisse entrevoir le brûlot que sera le métrage : Wong se rit des questions raciales et le montre, son méchant aura des airs négroïdes si tel est son dessein. On ne peut que s'extasier devant la portée proprement blackmatrixienne de ce dernier changement, et tourner son regard vers l'horizon.
Car, à présent que la charge philosophique est assurée, que le ton est donné, que l'esthétique est préservée, ne reste plus que le plus simple : fournir un récit dynamique, empli d'action et de boules de feu. Nul doute que Wong s'est concentré là-dessus, et que l'homme, intègre comme chacun sait, a eu à cœur de livrer un chef-d'œuvre radical, frais, séminal, intègre, jusqu'au-boutiste, viscéral, généreux, épique, dantesque, explosif, contemplatif, sombre, affolant, humble, couillu, moral, fondateur, définitif, incommensurable.