
Les personnes qui ont suivi The Wire depuis 2002 savent trés bien que David Simon et Ed Burns ont une conception assez particuliére du rythme d' une serie, s' entend point de cliffanger, de ralentit ou d' illustration musicale (sauf durant les sasons finale) ou de situation over-the-top....aucun ajout de saveur, se qui donne a leurs productions une arridité totale à premiere vue....D' ou la curiosité de voir si se style sera toujours aussi à- propos appliqué sur une serie de guerre.

"' see the marines corps are like america' s little pittbull, they beat us, restrain us and once in a while they let us out to attack somebody"
Le show se passe pendant les premiers jours de l' invasion de l' Irak par 'l oncle Sam et suit le 1é bataillon de compagnie de reconnaissance et ces 70 hommes (les premiers arrivé sur le terrain) du camp Mathilda au Koweit jusqu'a Bagdad , durant une vingtaine de jours, ou on les accompagnera partout durant l' invasion, de la branlette nocturne, aux discussions sans fin, à des missions de "reconnaissance" (en fait non, le conflit atteind des fois des sommets kafkaien), et considerations sexuelles.
Point (ou si peu) d' exaltation guerriere ici, la serie se créer sur les details et les anecdotes, anodines en apparence mais qui mise en perspective de cette "guerre tactique moderne" prend toute ca saveur caustique: Ainsi le premier bataillon de reconnaissance se voit contraint d' envahir l' irak avec un seul traducteur, pas de piles pour leur lunettes infra-rouge, des missions stratégiquement saugrenues, des humvees a la base inutilisable "tuné" par leur propriétaire, mitrailleuse qui s' enraye, la menace d' attaque chimique avec leur combinaison forestiere dans un cadre desertique
Ces details mettent en pespective la catastrophe qui s' annonce d' un conflit sans fin...."At least they could be friendly:we re invading their country"
Le cadre de la serie serait propice à faire dans le demonstratif et le patau....Mais ici point de misérabilisme ou "d' émotion", le style est aussi aride que le desert Koweitien.
Et pourtant la serie est ouvertement trés drole...un humour trés noir et trés (mais alors vraiment) trés cru qui désamorce totalement l' horreur du conflit.Le long de ces septs episodes ont est clairment plongé dans leur quotidien, avec leurs humeurs, leur humour (assez speciale et ordurier en générale), leurs humvee et leurs M16 ....Se sont des soldats de metier et ils ne passent pas la serie à se demandé se qu' ils font là (la tarte a la creme du genre "guerrier").
Par contre ils n' en loupe pas une pour brocarder la stupidité de leur hierarchie plus préocuppé à se faire décorer et à bien se faire voir de leur superieur plutot que de gérer correctement le conflit ou les besoins matriels du bataillon (la scéne enorme du camion de résérve).Ainsi selon les changements de pérogative ces soldats seront amener à raser des villages pour ensuite faire de l' humanitaire et gerer la vague de refugié.

That' s why we are pimipin'
Generation Kill est, néanmoin une vrai serie guerriére (surtout via le perso de Iceman, soldat ne vivant que pour faire se qu' il sait faire, la reco un genre de trapeur zen), qui illustre trés rigoureusement les reflexes aqcuis au combat et les aberration strategiques (kill first, talk later;kill em, help them).
On peut recouper se style assez aride et exsigeant de la vision qu' à Haynes (le journaliste de la 5é saison de The Wire joué par Clark Johnson) du metier de journalisme:
Ne pas chercher la grande histoire, juste laisser vivre son sujet et le retranscrire de facon objective...pour que finalement chacun puisse se faire ca propre idée d' apres des faits.
Et ceci exclu tout sensationalisme.
Se qui fais aussi que tous les persos prennent vie au fur et à mesure des episodes (pour etre mauvaise langue de pute on pourrait dire que c' est une serie de guerre qui se passe dans un humvee), alors que la serie se concentre exclusivement sur l' invasion de l' Irak, et qu une grande partie de l' action se passe a coté de zones de combat (putain de travail sonore).
Apres effectivement la serie est engagé mais jamais le ton ou le recit ne s' elevera au dela du point de vu de la section.
C' est souvent à se pisser dessus , à base de repliques bien senti , visuelement ils ont mis le paquet (c' est bourré de details), le cast est uniformément bon (à part peut-etre Godfather amha), la serie ne tombe jamais dans le misérabilisme et ne joue jamais sur la fibre émotionnel, malgres l' aspect documentaire la serie est uber-super-bien écrite et structuré, pas mal de personnages se révéle au detour d' une réplique anodine balancée au bon moment nous faisant changer notre perception du perso .....
C' est cela aussi l' intelligence de cette patte Simon/Burns, ils ne regardent jamais leur trouffions de haut (meme les pires) et ces derniers aussi detestables soient-ils ,seront toujours montré avant tout comme de bons marines, et la serie de rigoureusement nous montré tous ces gestes anodins qui forment leur quotidien....Ainsi pas de racisme, ni de conflit ouvert durant les missions, juste des "executant" essayant de remplire leur mission (meme si celle-ci consiste a retrouver un generale qui s' est perdue, de nuit ,en allant chier)
Le match de foot qui clot la serie laisse éclater toutes les rencoeurs et les frustrations accumulés ,et là l' evidence nous péte a la gueule, une grosse partie de ces soldats sont aussi des hommes (c' est con mais ils ont une telle distance par rapport à l horreur...) et pour la plupar des momes via le perso de celui qui joue Ziggy dans the wire qui lance en pleurant de rage à un des ces adversaire du match "tu es comme tous ces connard au bahut" ....

Le dernier episode et son montage musicale finale (sur fond de Jonny Cash) est juste éffarant de densité, ou comment aprés 8 heures de programmes arrivé par le petit bout de la lorgnette à englober un conflit de facon aussi pértinante (la serie, tel the wire ne se livre pas dés les premiers episodes) en se terminant pourtant lorsque celui-ci commence vraiment (operation "freedom in irak"....apres huit heures de bombardements aléatoire sur des villes et d' exactions sur civiles, huhu)
Pas de climax en fin d'épisode, pas de musique, économie d'effets, omniprésence des dialogues (c' est très bavard), un rythme lent, anti-spéctaculaire, générique de debut et de fin sur fond de communications radio (assez nawak pour la plupar, donnant lieu a des quiproquos assez absurde).... y a pas à dire, aussi particulier que soit leur style, il nous permet d' atteindre sur la longueur une telle proximité avec leurs personnages et leur sujet que cette facon d' utiliser son media devient une évidence.
Se style "granuleux" se place à la limite du documentaire pour nous immerger dans un univers par une foule de détails "vécu" (les couches pour adulte, la chique, la shit-box et autre consideations tactiques). La structure scénaristique très morcelé en apparence (ont est souvent paumé...faut vraiment etre attentif pendant plus d' une heure a chaque fois...dure!) distillé tout au long dans un rythme très lent, mais qui est payant: chaque personnage possede une texture, et finalement le fiasco qui suivra devient une évidence lorsque Iceman constate que la plupar des djiadiste sont des étudiants étranger partie de leur pays pour se battre contre l' occupant à peine quelque jours aprés le debut de l' invasion....Ou comment creuser son propre trou.
Meme pas 6 mois aprés le dernier episode de The Wire , Simon et Burns confirme leur talent atypique, leur pértinance sociologique et leur faculté incroyable d' ecrire des dialogues qui sonnent comme du caviar dans la bouche des acteurs (et ces gars là ne sont pas des scénaristes à la base)....Englober une serie aussi dense et marquante en quelques lignes n' est pas aisé, donner au gens envie de la decouvrir encore moin.
En attendant la suite pour Simon(une mini-serie sur Katrina, et une autre sur la traque de l' assassin de Abraham Lincoln), reste à découvrir cette serie magistrale, en attendant la prochaine collaboration des deux bonhommes....
Simon et Burns c' est la force traquile
