CITATION
Voilà près de dix ans que John Boorman (le réalisateur de Délivrance, L'Exorciste 2, Excalibur ou encore Rangoon) peinait à monter Mémoires d'Hadrien, une adaptation du célèbre roman de Marguerite Yourcenar. Il va enfin voir se concrétiser son projet puisque le tournage du film commencera au Maroc d'ici moins de deux mois, avec Daniel Craig dans le rôle-titre (suite au désistement tardif d'Antonio Banderas). Relatant la vie de l'Empereur romain du 2e siècle, le scénario à la fois épique et intime se penchera particulièrement sur la relation homosexuelle de l'Empereur avec Antinuos, un de ses jeunes amants qui sera incarné par Charlie Hunnam (Les Fils de l'homme). D'ici à ce que les images galopent sur nos écrans (probablement courant 2009), on pourra voir Daniel Craig revêtir le costume de James Bond dans Quantum of Solace, en salles le 31 octobre !
CITATION
Le cinéaste britannique n'a pas le goût de l'évidence ni de la simplicité. Son thème préféré, c'est la quête, si possible de l'inaccessible connaissance de soi-même et du monde. L'empereur Hadrien, qu'il met en scène dans son prochain film, fut un caractère trempé, pacifiste ou sanguinaire selon l'intérêt.
L'empereur romain Hadrien a autant les faveurs du British Museum que du cinéaste invité d'honneur du festival d'Arras, après avoir séduit, au milieu du siècle dernier, Marguerite Yourcenar. Qui porta ses mémoires (reconstituées) en 1951 sur l'autel des best-sellers.
Troublant empereur
Personnage complexe, image trouble que celle d'Hadrien John Boorman a d'ailleurs consacré une dizaine d'années à peaufiner son projet de film inspiré par le roman (soft) de l'académicienne belgo-franco-américaine. Il s'essaie à un genre qu'il n'a pas encore exploré dans le septième art. Après le policier, le western, l'horreur, la science-fiction, le voilà qui se frotte au péplum et à l'intersexualité qui affecta l'empereur romain, successeur de Trajan. Fin lettré, poète, aimant s'entourer de beaux esprits et d'architectes, Hadrien offre une (première) silhouette de bâtisseur aux historiens.
Panthéon, villas somptueuses, monuments. Mais le pouvoir, dans la Rome en déclin de civilisation, rongea le cerveau d'Hadrien. A son avènement, en 117 de notre ère, il s'attire les faveurs du peuple en effaçant d'un trait de stylet la dette fiscale des Romains, mais non sans omettre d'occire quelques sénateurs inamicaux.
La face trouble, pas tellement cachée, du monarque, est l'amour qu'il éprouva pour... la Grèce, et Antinoüs, devenu son amant. Un rôle a priori confié à Charlie Hunnam dans le futur film.
La face noire du personnage se révèle notamment dans le massacre que l'empereur ordonne, aux confins de son empire : mater la rébellion des juifs de Judée contre la destruction de leur temple à Jérusalem et l'interdiction de la circoncision, en 132, nous rappelle le musée de Londres. Résultat : plus de 500 000 tués.
On sait, d'après sa filmographie, que notre invité vedette est fasciné par la violence dont les êtres humains font preuve en certaines circonstances... John Boorman éprouvera-t-il le besoin de pimenter davantage la peinture de ce personnage qui n'a pas craint de vivre son homosexualité au vu et au su ?
On lui posera la question... Le tournage est repoussé au printemps 2009.
L'empereur romain Hadrien a autant les faveurs du British Museum que du cinéaste invité d'honneur du festival d'Arras, après avoir séduit, au milieu du siècle dernier, Marguerite Yourcenar. Qui porta ses mémoires (reconstituées) en 1951 sur l'autel des best-sellers.
Troublant empereur
Personnage complexe, image trouble que celle d'Hadrien John Boorman a d'ailleurs consacré une dizaine d'années à peaufiner son projet de film inspiré par le roman (soft) de l'académicienne belgo-franco-américaine. Il s'essaie à un genre qu'il n'a pas encore exploré dans le septième art. Après le policier, le western, l'horreur, la science-fiction, le voilà qui se frotte au péplum et à l'intersexualité qui affecta l'empereur romain, successeur de Trajan. Fin lettré, poète, aimant s'entourer de beaux esprits et d'architectes, Hadrien offre une (première) silhouette de bâtisseur aux historiens.
Panthéon, villas somptueuses, monuments. Mais le pouvoir, dans la Rome en déclin de civilisation, rongea le cerveau d'Hadrien. A son avènement, en 117 de notre ère, il s'attire les faveurs du peuple en effaçant d'un trait de stylet la dette fiscale des Romains, mais non sans omettre d'occire quelques sénateurs inamicaux.
La face trouble, pas tellement cachée, du monarque, est l'amour qu'il éprouva pour... la Grèce, et Antinoüs, devenu son amant. Un rôle a priori confié à Charlie Hunnam dans le futur film.
La face noire du personnage se révèle notamment dans le massacre que l'empereur ordonne, aux confins de son empire : mater la rébellion des juifs de Judée contre la destruction de leur temple à Jérusalem et l'interdiction de la circoncision, en 132, nous rappelle le musée de Londres. Résultat : plus de 500 000 tués.
On sait, d'après sa filmographie, que notre invité vedette est fasciné par la violence dont les êtres humains font preuve en certaines circonstances... John Boorman éprouvera-t-il le besoin de pimenter davantage la peinture de ce personnage qui n'a pas craint de vivre son homosexualité au vu et au su ?
On lui posera la question... Le tournage est repoussé au printemps 2009.
Le réalisateur de Excalibur qui s'attaque au Peplum avec une pointe de trouble homo à la Alexandre et Daniel Craig dans le rôle titre ça risque d'un déchirer quoi..