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Version complète : Ghost World - Terry Zwigoff
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Motoko
"You hang out with me because nobody else can stand to be around you." Rebecca


Qu'est qu'on fait la?

La note tout de suite 37326262/6, ça ne fait que trois fois que je le visionne mais bordel que c'est bon! Je le conseille vivement.
Pour information c'est une adaptation du comics de Daniel Clowes, excellent comme le film d'ailleurs.

Sinon pour l'histoire c'est simple, Enid (Thora Birch) et Rebecca (Scarlett Johansson) sont deux amies pour la vie qui veulent vivre ensemble après la fin du lycée ce qui arrive au début du film. Une fois cela fait on suit les pérégrinations des deux jeunes filles dans cette nouvelle vie qui s'offre à elle. Elles font des blagues, continuent de faire chier certains de leur camarade comme Josh, tentent de trouver un appartement, enfin surtout Becca mais bon ça part vite en sucette vu qu'elles font ue blague qui d'une certaine façon tourne mal, passer un appel à un homme qui recherche une femme du nom de Seymour, le hic c'est que Enid tombe amoureuse de ce Seymour, de la l'amitié entre les deux filles va partir peu à peu en sucette...

Bref une histoire assez simple c'est sur mais c'es tellement bon qu'on en a rien à secouer. Premier constat Scarlett Johansson, Thora Birch, Steve Buscemi sont fait pour incarner les personnages de ce comics. On se sent proche d'eux, et on peut dire qu'on passe par cet aspect de la vie à un moment donné, enfin être en froid avec une amie je connais, chercher un appartement c'est ce qu'on fait actuellement, des conneries y'en a, chercher un boulot et se faire rembarrer je connais, bref c'est un film qui montre des expériences que je connais, que mon amie connait et je pense que nous ne sommes pas seules (non Sho je ne te compare pas à Seymour... tu as des vinyles? ^^) et donc par la je trouve déjà le film super bon, hyper immersif par cet aspect avec une évolution ultra intéressante.


Sho & Diane

Le film fait encore plus réaliste aussi quand on regarde le jeux des acteurs, elles n'en font jamais des caisses et on a vraiment l'impression de voir un documentaire sur deux jeunes filles ou même sur la jeunesse américaine, bref je me répète mais elles sont Enid et Rebecca, j'adore les deux personnages qui me font rires, pleurer quand tout va mal, bref je me sens super proche d'elles et par moment je pourrai faire un paralèlle entre leur vie et la mienne, c'est du tout bon!
Pareil pour Steve Buscemi qui nous joue un Seymour de façon excellente, le personnage est attachant, naturel et on est même surpris par ses réactions par moment (les scènes dans la voiture que se soit seule ou avec Enid.) Bref un personnage qu'on aime, qu'on peut certes trouver naze et qui pourtant n'en est pas un je trouve. Et puis son physique est vraiment comment dire attachant, étrange, bref il a physique particulier je trouve (j'aime cet acteurs, que se soit dans les films des frères Coen ou autres.)

Il y a les autres personnages aussi que se soit le père de Enid un peu effacé qui tente de refaire sa vie, les anciens amis de Enid et Rebecca comme Melorra ou le colocataire de Seymour, même Daniel est intéressante. On ne tombe jamais dans la caricature et les personnes prétent à rire dans pas mal de scène comme celles entre le gérant du bar avec le moustachu couillon, celles entre le colocataire et Seymour, bref un florilège de personnage apportant tous quelque chose à l'histoire, niveau secondaire j'apprécie pas mal le vieux monsieur sur le banc, un personnage qu'on voit plusieurs fois, qu'on pense fou et qui pourtant ne l'est pas quand on voit la fin du film.
Bref c'est un film de personnage.


Papy Peav raconte une histoire!

Autre chose importante dans le film la musique, on sent sa présence que se soit par la bande originale ou par l'interet que porte Enid et Seymour au vynil et aux différents genres que sont le Punk, le Blues, la Country (yeah ^^) et j'en passe, on découvre des groupes par le biai des connaissances de Seymour, on voit des groupes amateurs jouant des styles anciens de façon moderne ^^ on écoute la radio en même temps que les acteurs et puis rien que l'introduction du film nous plonge directement dans ce monde musical avec le morceau qui passe à la télévision. Bref je vous laisse découvrir toute la multiplicité de ce thème, en tout cas le film est a voir également pour ce theme.
Il y a aussi une critique de la culture populaire qu'on entrevoit par rapport au différent boulôt de Enid ou Rebecca, la collection et le monde dans lequel vie Seymour, la musique et les idées préconcues des gens sur certains aspects de la vie de la population américaine.
Enfin bref c'est un film à voir pour différents aspects, mon analyse est certes courtes et peu paraitre pompeuse ou incohérente mais c'est ma façon de voir ce film et ce comics au passage.
C'est une belle histoire d'amitié qui termine de façon mal et qui me fait verser toujours une petite larme.
Donc à voir!


Qu'est ce que tu as fais avec Sho?

Au passage la liste des musiques du film:

1/ "Jaan Pehechaan Ho" (Mohammed Rafi) – 5:28
2/ From the opening sequence of the film, during which Enid is watching and dancing to a video clip of a dance number from the 1966 Bollywood musical Gumnaam.
3/ "Graduation Rap" (Vanilla, Jade and Ebony) – 0:32
4/ "Devil Got My Woman" (Skip James) – 3:00
5/ "I Must Have It" (Vince Giordano and the Nighthawks) – 2:59
6/ "Miranda" (Lionel Belasco) – 3:02
7/ "Pickin' Cotton Blues" (Blueshammer) – 3:35
8/ "Let's Go Riding" (Mr. Freddie) – 2:55
9/ "Georgia On My Mind" (Vince Giordano and the Nighthawks) – 3:11
10/ "Las Palmas De Maracairbo" (Lionel Belasco) – 3:15
11/ "Clarice" (Vince Giordano and the Nighthawks) – 3:29
12 "Scalding Hot Coffee Rag" (Craig Ventresco) – 3:02
13/ "You're Just My Type" (Vince Giordano and the Nighthawks) – 2:33
14/ "Venezuela" (Lionel Belasco) – 3:15
15/ "Fare Thee Well Blues" (Joe Calicott) – 3:12
16/ "C. C. & O. Blues" (Pink Anderson & Simmie Dooley) – 3:08
17/ "C-h-i-c-k-e-n Spells Chicken" (McGee Brothers) – 2:59
18/ "That's No Way To Get Along" (Robert Wilkins) – 2:55
19/ "So Tired" (Dallas String Band) – 3:20
20/ "Bye Bye Baby Blues" (Little Hat Jones) – 3:10
21/ "Theme From Ghost World" (David Kitay) – 3:58

Voila pour vos oreilles!
DarK ChoueTTe
Ah ben tiens, j'ai lu le comics pas plus tard qu'hier.

J'avais beaucoup aimé le film quand je l'ai vu il y a quelques années, je me le suis revu ce soir et c'est définitivement un très bon travail d'adaptation, peut-être même un des meilleurs que j'ai pu voir dans le domaine de la BD portée à l'écran.
Ici, l'original est transcendé : script nettement retravaillé (par Clowes lui-même d'ailleurs) tout d'abord pour ne pas effectuer un simple copier-coller.
On y garde beaucoup d'éléments essentiels et de scènes mais il y a des changements majeurs pour que tout ça tienne mieux en semble pendant 1 H 40.
A commencer par le personnage de Seymour -ici devenu une fusion de deux persos du comics- qui devient un enjeu plus net et présent dans la vie d'Enid.
Il y a aussi pas mal de rajouts et pas des moins réjouissants : que ce soit le type au nunchak de la supérette, le rap de fin d'année, ou toute la partie avec la prof d'arts plastiques, c'est que du bon. (Mirror, father, mirror, father icon_mrgreen.gif)
Et puis dernier point, qui est peut-être une question de goût, mais : je trouve que ça rend simplement mieux en live qu'en cases de bédé.
L'univers, quasi (voire totalement) naturaliste est totalement à sa place sur pellicule, mis en scène avec un tempo parfait autant dans le comique que dans le reste.

Et puis je ne peux qu'approuver la prestation parfaite des acteurs, qui du premier au dernier sont tout à fait crédibles tout en ayant chacun leur touche d'excentricité.
Parce que c'est une bien jolie galerie de "freaks" actuels qui nous est dépeinte ici.
C'est de ça qu'il s'agit : des portraits de gens différents sur fond de pop culture, avec un équilibre émotionnel habile maintenu tout du long.
Jamais totalement une comédie, jamais vraiment un documentaire social, mais toujours très sensible.

CITATION
C'est une belle histoire d'amitié qui termine de façon mal et qui me fait verser toujours une petite larme.

Je sais pas si ça se finit vraiment "mal" en fait (plutôt en demi-teinte, conservant cette sensation d'équilibre rafraichissante, loin de la comédie classique).
Bon, c'est sûr que ça fait un serrement au coeur, surtout quand on connaît effectivement le syndrome du changement et de l'éloignement avec les amis... Mais dans la version papier, Enid dit, quand elle parle de disparaître sans prévenir personne, qu'elle reviendra quand elle se sera trouvée, qu'elle sera devenue une autre personne.
Elle est trop attachée à son amie et à ce qu'elle peut représenter pour elle, l'insouciance (enracinement dont on se rend compte dans la scène du vide-grenier entre autres) ; elle veut évoluer. (enfin une part d'elle le souhaite, et les évènements et son entourage l'y poussent, aussi.)

Thématique du passage à l'âge adulte (et plus largement, de la remise en question cyclique de l'être humain, et de la recherche de soi.), de l'intégration à la société, tout ça.

Bref, un film qui sonde de façon aussi sensible que drôle, véritablement attachant. (pour peu qu'on ait rien contre les misanthropes versatiles et moqueuses ^^)

(tiens, il y a un autre film tiré d'un comics de Clowes et mis en scène en collaboration avec Zwigoff, ça donne envie)
ouaisbiensur
Vu le bide prévisible d'un topic dédié, autant parler ici vite fait de Crumb, autre film de Terry Zwigoff où le réal livre une biographie du célèbre dessinateur underground.

Le parti pris de Zwigoff est assez simple : raconter la vie de Crumb de la manière dont il dessine, avec une sincérité désarmante et souvent effrayante. A travers des interviews de proches (famille, enfants, compagnes et pornographe happy.gif) et de Crumb lui-même, le réal nous montre son ami de la manière la plus intime qui soit, les deux étant potes depuis plus de 20 ans. Tout y passe : son enfance chaotique (les interviews des frangins sont vraiment glauques, entre les aveux d'exhibitionnisme de l'un et les tentatives de suicide ratée de l'autre à la cire pour meuble blink.gif), son ascension dans le milieu grâce à ses strips sous influence, ses déceptions suite à l'adaptation de ses oeuvres (ça ne rappelle absolument personne) et bien entendu ses relations particulières avec la gente féminine. Il faut voir la scène où il s'esquive d'un vernissage sur le dos d'une de ses modèles.

Le doc s'attarde sur les derniers moments passés aux Etats-Unis avant le départ vers le sud de la France où le dessinateur réside encore aujourd'hui. Même si les mauvais côtés ne sont pas passés sous silence (la discussion avec une ex où Crumb réfute toute responsabilité dans l'échec de leur relation), il reste de beaux moments où Zwigoff montre clairement le monde de différence entre ses écrits débridés et sa vie rangée de père de famille attentionné.

Doc intéressant au final même si pas toujours plaisant à regarder vu le côté impudique de l'affaire.

Même pas HS, le côté maniaque collectionneur de vieux vinyles de Crumb se retrouvant totalement dans le personnage interpreté par Buscemi dans Ghost World.
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