
The Red Hot Chili Peppers (1984)

Premier album un peu brouillon du groupe. Mélange presque inédit à l'époque de punk, funk et rap qu'on appelra la fusion et dans lequel foule de groupe futur s'engouffreront.On y retrouve les éléments fondateurs du son du groupe comme la basse ultra dynamique et funky de Flea, un Anthony Kiedis au chant encore médiocre qui compense par son phrasé rap survolté et une bonne dose d'humour et d'énergie. La bonne humeur et l'allant de l'ensemble compense l'absence de composition digne de ce nom, mais réussisant à retranscrire la puissance du groupe sur scène grâce aux petit classiques de l'époque que sont Get up and Jump bien bondissante"Police Helicoptor", ou Out in LA. A noter que l'album est co écrit avec le mythique guitariste Hillel Slovak mais qui quitte le groupe avant l'enregistrement.
Freaky Styley (1985)

Ce deuxième album est le meilleur de la première période du groupe. Produit par le grand Georges Clinton et renforcé par le retour au bercaill de Hillel Sovak, le groupe livre un album de funk rap survolté. La rythmique surchauffée qui fera désormais la réputation du group naît ici avec un Flea plus incisif que jamais. Slovak enchaîne les riffs funk d'anthologie très inspiré d'Hendrix ou comme sur Hollywood Africa. Les compos sont nettement plus consistante (même si il y a un certains relâchement sur la fin du disque) la prod de Clinton amène des plus non négligeables comme des cuivres très présent accentuant l'ambiance funk, et on a même droit à une superbe reprise du If you want me to stay de Sly and The Family Stone. L'album est cependant un échec commercial comme le précédent.
The Uplift Mofo Party Plan (1987)

Seul album comportant la formation d'origine du groupe (le batteur Jack Irons fait son retour après avoir déserté en même temps que Slovak) , c'est plutôt une régression par rapport à Freaky Styley. Plombé par les problèmes de drogues de Anthony Kiedis et Hillel Slovak (qui meurt d'une overdose après la tournée de l'album) le disque manque une nouvelle fois de composition d'envergure dans l'ensemble et repose avant tout sur l'énergie intacte du groupe. même si c'est avec celui là qu'ils commencent à remporter un petit succès grâce au single Fight like a brave. L'hilarante "Party on your pussy" (titre censurée à l'époque) ou encore "Me and my friends" sont très réussies également.
Mother's Milk (1989)

Arrivée en grandes pompes de John Frusciante alors tout jeune et fan du groupe, ainsi que Chad Smith à la batterie pour que la formation historique des Red Hot soit complète, avec un de leurs meilleurs album. Les chansons sont enfin à la hauteur, Frusciante fait des étincelles reproduisant le style de Slovak à la perfection et la fusion guitares funk 70's et rap n'a jamais mieux fonctionné. Parmis les grandes réussites, Taste of Pain, Magic Johnson où les deux phénoménal reprises de Hendrix (Fire) et Stevie Wonder (Higher Ground). Gros succès mais ce n'est rien comparé à l'ouragan à venir.
Blood Sugar Sex Magik (1991)

Changement de maison de disque pour Warner et arrivée du producteur Rick Rubin. S'il aurait sans doute pu être dégraissé de 2 ou 3 titres (comme "naked in the rain) pour le reste le grand disque du groupe arrivé à maturité que tout le monde attendait. Les morceau funk/rap/rock sont des tueries intégrales avec les classiques Suck my kiss, leurs premier grand tube Give it away et l'anthologique morceau titre "Blood Sugar Sex Magik". Les ballades font pour la première fois leurs incursions et sont toutes magnifique en particulier I could have lied inspiré d'une déception amoureuse de Kiedis (qui devient un superbe parolier sur ce disque) avec Sinead 'O' Connor et "Under The bridge" où Kiedis désormais clean évoque son sentiment d'isolement au sein du groupe qui poursuit dans ses excès. Un des plus gros cartons du groupe qui devient énorme avec cet album.
One Hot Minute (1995)

Frusciante gérant mal le succès quitte le groupe pendant la tournée triomphale de Blood Sugar Sex Magik (pour une longue traversée du désert et d'addiction à l'héroïne) et est Remplacé par l'ancien guitariste de Jane's Addiction, Dave Navarro. Le groupe en pleine tourmente à cause de Anthony Kiedis retombé dans la drogue (de la manière la plus stupide qui soit ça en presque drôle faut lire sa bio) enregistre ce disque dans la douleur d'où une tonalité très sombre inhabituel avec presque tout les textes tournant autour de la dope et de l'addiction. Ca n'en reste pas moins un des très grands disques du groupe, où Dave Navarro évacue un peu l'aspect funky indispensable pour un ton nettement plus heavy. On pense au grands albums de hard rock 70's devant la puissance de Warped, One Hot Minute ou des dévastateurs "Deep Kick". Les ballades "My Friends" et "Aeroplane" font presque tâche dans le lot tandis qu'on ne retrouve vaguement l'aspect rock fusion que sur "One big Mob". Succès mitigé et départ de Navarro après la tournée, depuis le groupe ne joue jamais les titres de ce disque en concert, évoquant pour eux une période sombre.
Californication (1999)

Alors que courent des rumeurs de séparation, l'album du rachat avec le retour inespéré de John Frusciante débarrassé de ses démons. Album le plus équlibré du groupe avec pour la première fois des ballades et morceaux pop aussi nombreux que les titres rock, annonçant le tournant de l'album suivant. Que des classiques instantané où Kiedis livre certains de ses textes les plus profonds (Californication), le style se fait plus varié avec le titre new wave à la U2 Parallel Universe où la comptine folk "Road Trippin". Frusciante de retour, le funk surchauffé refait surface avec des moments énormes sur I like dirt ou "Around the world". Plus gros carton commercial bien mérité du groupe désormais soudé.
By the way (2002)

Lassé de faire le guitar hero, Frusciante a la mainmise sur cet album totalement pop qui met de côté toute la puissance du groupe (la basse de Flea est des plus discrète). L'album décontenancera pas mal les fans de la première heure en prolongeant la veine mélodique du précédant, se rapprochant plus de groupe comme The Smiths. Un renouvellement bienvenu et très réussi comme le prouvent les perles que sont Universally Speaking, "Zephyr Song" ou la magnifique Don't forget me (même si le disque aurait gagné a être un peu plus court), avec l'incursion de violons où encore de guitares hispanisante. Frusciante ne daigne se lâccher que sur le solo phénoménal de throw away your television.
Stadium Arcadium (2006)

N'ayant plus rien à prouver, les Red Hot s'offrent le luxe d'un double album qui ferait presque figure de best of avec de nouveaux titres tant il déploit à la perfection toutes les capacités du groupe. Les envolées funk font leur grand retour avec Hump de Bump ou "Charlie", lKiedis sais toujours autant pondre des merveilles pop comme "Snow hey Ho" ,"make you feel better",Dani California et les ballades sont superbes comme "Stadium Arcadium". Les frustrés de "By The Way" sont content et les nouveaux fans apprécient aussi, un des meilleurs disque du groupe.


