CITATION(Weng Weng @ 02 9 2008 - 16:33)

Quant à la remarque de Jésus Gris concernant la mise en scène, je ne vois pas ce qu'il lui reproche. En quoi une esthétique hyper valorisée aurait-elle servi au discours général de Nolan ? Pour le coup, Memento m'a paru bien plus sobre encore, ce qui, pour moi est une qualité indéniable pour un film axé sur la narration pure. Et de toute façon, TDK possède bien une esthétique forte, mais évidemment pas tape-à-l'oeil.
Merci Weng Weng mais je connais à peu près la différence entre une mise en scène sobre, pas tape à l'oeil, au service de la narration, et une mise en scène juste mauvaise (ça va, j'ai pas 12 ans).
En l'état, je parle pas d'esthétique hyper valorisée (heureusement que Nolan cherche pas à faire du Burton, vu son talent pour tout ce qui relève de l'imagerie fantastique et "fantasmagorique", ça serait infâme), mais bien simplement de dramaturgie, de mise en scène, d'utillisation du média cinéma et de narration par l'image. C'est pas comme si j'était pas au courant que Nolan est un cinéaste qui a souvent cherché une sobriété dans sa mise en scène, et, au début au moins, cherché à s'accorder avec ses histoires.
Dark Knignt, c'est bien plus souvent de la mise en scène inexistante ou mal pensée que de la mise en scène sobre. Ca ne raconte jamais rien. Ca ne fait ressentir presque jamais rien. Et surtout, c'est fade, plat, sans ampleur. Chiant quoi.
(avec le scénar, c'est un peu l'inverse - d'ailleurs ça s'accorde très mal - , de la complexité inutile, des thématiques stars explicitées lourdement, de la densité brouillone... mais au final, ça revient au même. Encore et toujours le même problème. Que ce soit dans une tentative de "sobriété" ou dans un essai amateur d' "architecture complexe et dense", ça se casse la gueule. Ca ne raconte que peu de choses. Ca se contente de prendre la pose dans des réflexions lourdingues sur ce qui devrait être raconté. Ca ne fait rien ressen....... Bref, passé la première vision et la réflexion que ça peux amener, c'est chiant quoi. Vu que au final, bin non, je l'ai pas vu la naissance du Dark Knight, je l'ai pas vu la chute de Harvey Dent, je l'ai à peine vu l'orchestration du chaos par le Joker -
mais bon, ça je peux pas trop faire mon chieur, c'est encore le seul truc qui passe à peu près par la narration, et pas par des réflexions de personnages - j'ai vu que la bande annonce mal foutue de tout ça, accompagné d'un livret d'accompagnement didactique revenant sur les thématiques posés par l'histoire et en explicitant les questionnements)
EDIT: Juste comme ça, une discussion avec des potes sur Batman en général, le Dark Knight et The Killing Joke en particulier, c'était bien plus stimulant intelectuellement parlant, épique, riche de sens et de théories diverses, surprenant, passionnant et intelligent que le truc que les Nolan nous proposent. Et en bonus, y avait du fun et des binouzes (et surtout de la passion et de la bonne humeur).