Lord-Of-Babylon
31 8 2008 - 20:31
Post intéressant Dr Wong
CITATION
Bah "Batman begins" est intéressant pour ceux qui ont envie de voir la génèse de Batman traitée d'une nouvelle façon (l'option réaliste chère à Nolan à laquelle j'adhère carrément). Perso, j'adore ce film car justement j'aime qu'on m'explique comment Wayne s'est entrainé, d'où sortent ses gadgets et sa bagnole, comment est née son amitié avec Gordon, etc...
Je trouve que le film remplit parfaitement son contrat qui est de montrer comment Wayne devient Batman.
Justement je crois qu'on confond deux choses. L'approche réaliste de Nolan ne me dérange pas du tout bien au contraire. Ce qui me déplait c'est que cette approche passe par une logique explicative qui ne va pas au personnage. L'approche réaliste fonctionne tout à fait sans que l'on ai besoin de connaitre dans les moindres détails l'apprentissage de Wayne (et là je vous renvoie au comics qui à servi de base à Batman Begins).
Tout comme d'autre personnage issue de la culture populaire, Batman est tellement ancré dans les moeurs qu'il n'y a nul besoin de s'attarder à expliquer le pourquoi du comment. Bon après c'est avis perso mais quand je vois qu'on prend 25 minutes pour un truc qui peut-être torché habillement en 2 minutes ca me gêne (Il y a pas longtemps j'ai revu le premier épisode de la série Zorro est c'est assez incroyable l'habileté qu'il y a dans la concision pour en arriver à l'aventure même, d'ailleurs Mask of Zorro s'en sort mieux dans le même registre apprentissage-durant-l'aventure que BB)
CITATION
En sortant de "The dark knight", j'ai demandé à un de mes potes (qui n'a pas vu "Batman begins") s'il avait compris ce que Batman voulait dire lorsqu'il disait qu'il n'avait qu'une seule règle qu'il ne pouvait pas enfraindre, il m'a répondu que non. C'est quand même un des éléments importants du 1er volet, montrer que Batman veut faire justice mais qu'il ne s'autorise pas à tuer les criminels. C'est justement ce qui est sensé le distinguer d'eux.
Je ne suis pas d'accord. Ce postulat existait bien avant Batman Begins. Je dirais même que ca fait partie des choses que tout le monde connait, comme le fait que Superman est vulnérable à la kryptonite. Pour le coup je dirais que ton pote est un peu bête
CITATION
"The dark knight" nous montre un Batman dépassé par les évènements et qui devient de plus en plus borderline vis à vis de ses principes. La scène où le Joker lui fait face dans la rue en disant "Vas y, écrase moi, j'attends que ça, écrase moi" fait directement écho à ce qui est développé dans "Batman begins" vu que le Joker souhaite pousser Batman à bafouer la seule règle qu'il s'est fixée.
C'est pas faux mais bon perso je te dirais que cette règle il l'a bafoue avec la mort de Ra's Al Ghul. Je trouve que TDK (et c'est le reproche que je fais à tout le film) avait un sacré potentiel à développé la dessus mais qu'au final ca se résume à deux/trois scènes avec les simili-Batman et la confrontation avec le Joker. Je pense sincèrement que le film aurait gagné à virer certaines sous-intrigues (le mec qui à découvert l'identité de Batman par exemple) pour se focaliser la dessus.
CITATION
"Batman begins" n'est pas plus inutile que "Spiderman 1", ce sont 2 films qui montrent les débuts hésitants d'un super héros. A la fin de chacun de ces films, le héros est enfin en pleine possession de ses moyens, et hop, bah on attend la suite quoi!
Justement. Batman n'a nul besoin de cela comparé à Spider-man dont le film suit le comics*. Modifié quelques dialogues à TDK et il peut faire un premier film en s'en sortant mieux que BB (car utilisant un aspect réaliste sans sombrer dans un trop explicatif). C'est une des raisons que je trouve BB médiocre quand on me réponds que c'est un grand film. Il y a d'autre raisons venant du film en lui même mais celle-ci est gênante quand à la base celui-ci est présenté comme une introduction. Or quand tu vois par la suite que celle-ci est quasiment inutile tu es en droit de te demander à quoi cela à servi au final.
(* mais c'est révélateur du fait que Spider-man et par extension Superman sont les modèles des adaptations ciné. Il y a qu'a voir la dernière scènes de BB entre Bruce et Rachel c'est un copié/collé du final de Spider-man)
Dr WONG
31 8 2008 - 21:38
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 31 8 2008 - 21:31)

L'approche réaliste de Nolan ne me dérange pas du tout bien au contraire. Ce qui me déplait c'est que c'est approche passe par une logique d'explicative qui ne va pas au personnage. L'approche réaliste fonctionne tout à fait sans que l'on ai besoin de connaitre dans les moindres détails l'apprentissage de Wayne (et là je vous renvoie au comics qui à servi de base à Batman Begins).
Tout comme d'autre personnage issue de la culture populaire, Batman est tellement ancré dans les moeurs qu'il n'y a nul besoin de s'attarder à expliquer le pourquoi du comment. Bon après c'est avis perso mais quand je vois qu'on prend 25 minutes pour un truc qui peut-être torché habillement en 2 minutes ca me gêne (Il y a pas longtemps j'ai revu le premier épisode de Zorro est c'est assez incroyable l'habileté qu'il y a dans la concision pour en arriver à l'aventure même, d'ailleurs Mask of Zorro s'en sort mieux dans le même registre apprentissage-durant-l'aventure que BB)
Pour moi l'aventure dans "Batman begins", bah c'est justement tout son apprentissage. Faut dire que le gosse qui est en moi adore les films d'entrainement à la "karaté kid" ou autres "Kickboxer" alors c'est clair que le concept de Bruce Wayne parcourant le monde pour comprendre l'esprit criminel puis s'entrainer au nin-jitsu, forcément j'adhère à 100%. Ces scènes, qui peuvent paraitre inutiles, sont carrément jouissives pour moi.
C'est un peu bête mais comme je l'ai dit, j'adore qu'on m'explique tout. Faut dire que je ne lis pas de comics donc "Batman" pour moi, ormis les Burton, ça se limitait à un type qui se balance d'immeubles en immeubles pour tarter des voyous, un "Spider-man" sans super pouvoir. Alors j'ai adoré que Nolan m'explique que si "Batman" est aussi balèze et agile, c'est parce qu'il est ninja. Que sa batmobile est un véhicule militaire recyclé, que sa tenue est un prototype de tenue militaire abandonné, que sa cape est une voile de base jump.
Je ne pense pas que Batman soit si dans la culture populaire que ça en France. Donc je suis allé voir "Batman begins" comme un film qui reprend tout à zéro, qui montre le héros débuter, tatonner pour enfin devenir Batman à la fin.
Ce qui peut sembler lourdement explicatif aux personnes familières à l'univers de Batman ne l'est pas forcément pour ceux qui y connaissent queudalle....genre moi!
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 31 8 2008 - 21:31)

Je ne suis pas d'accord. Ce postulat existait bien avant Batman Begins. Je dirais même que ca fait partie des choses que tout le monde connait, comme le fait que Superman est vulnérable à la kryptonite. Pour le coup je dirais que ton pote est un peu bête

Déjà tu vas rester tranquille concernant mon pote!!
Ensuite, moi je ne connaissais pas ce principe qu'a Batman avant "Batman begins", d'autant plus que dans les films de Burton, il tue de l'homme de main à tours de bras.
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 31 8 2008 - 21:31)

C'est pas faux mais bon perso je te dirais que cette règle il l'a bafoue avec la mort de Ra's Al Ghul. Je trouve que TDK (et c'est le reproche que je fais à tout le film) avait un sacré potentiel à développé la dessus mais qu'au final ca se résume à deux/trois scènes avec les simili-Batman et la confrontation avec le Joker. Je pense sincèrement que le film aurait gagné à virer certaines sous-intrigues (le mec qui à découvert l'identité de Batman par exemple) pour se focaliser la dessus.
C'est clair que Batman bafoue sa règle avec Ra's Al Ghul mais ceci dit, il ne le tue pas, il le laisse mourir.
Disons que c'était une erreur de jeunesse parce qu'il débutait.
D'ailleurs il ne la réhitère pas dans "The dark knight" puisque contre toute attente, il sauve le Joker.
Une nouvelle fois, "The dark knight" fait écho à ce qui est développé dans "Batman begins".
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 31 8 2008 - 21:31)

Justement. Batman n'a nul besoin de cela comparé à Spider-man dont le film suit le comics*. Modifié quelques dialogues à TDK et il peut faire un premier film en s'en sortant mieux que BB (car utilisant un aspect réaliste sans sombrer dans un trop explicatif). C'est une des raisons que je trouve BB médiocre quand on me réponds que c'est un grand film. Il y a d'autre raisons venant du film en lui même mais celle-ci est gênante quand à la base celui-ci est présenté comme une introduction. Or quand tu vois par la suite que celle-ci est quasiment inutile tu es en droit de te demander à quoi cela à servi au final.
En fait je pense que tu réagis en lecteur de comics. Tu trouves lourdingue que l'on t'explique des trucs que tu connais déjà ou au contraire que t'as pas envie qu'on t'explique car tu aimes le perso avec ses mystères. Tu préfères le voir plonger direct dans une nouvelle aventure. (enfin, c'est ce que je suppose!

)
Pourtant, je pense qu'avec ses films, Nolan a essayé de séduire les gens qui ne connaissent pas ou peu Batman, et surtout ceux qui auparavant n'en avaient rien à carrer (....genre moi!) au risque de s'alliéner une partie des fans purs et durs.
A mon avis, il a réussi son pari. Dans mon entourage, pas mal de gens qui n'aiment pas les films de super-héros, aiment "Batman begins" et "The dark knight".
C'est exactement ce que les Brocoli font en ce moment avec James Bond version Craig.
Nokturnal Mortum
31 8 2008 - 23:54
Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !
Lord-Of-Babylon
01 9 2008 - 07:59
Je réponds un peu plus tard mais juste
CITATION
Je ne pense pas que Batman soit si dans la culture populaire que ça en France.
C'est certain mais je pense pas que Batman ne soit sorti qu'en France aussi.
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

J'aime beaucoup
Batman Begins, mais la dernière fois que je l'ai vu, j'avais les larmes aux yeux dans certains plans quand Bale enfile son casque intégrale style chauve-souris. Son maquillage noir autour des yeux semblait se barrer.
Et pis Batman ressemble à Marianne James, avec un tour de cou énorme, bref le costume va pas du tout. Le nouveau est nettement plus raisonnable et mieux pensé.
Mais bon. Mythique. Mouais. Mitique plutôt.
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

Si seulement Auguste, Louis et Thomas étaient encore là pour le voir...
Enfin! Il aura fallu 110 ans d'attente, plus d'un siècle de babillage, pour que le cinéma trouve enfin sa raison d'être et passe à la maturité avec ce film adulte, viscéral, sombre, tétanisant et jouissif qu'est Batman Begins: Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas. Le septième art trouve enfin sa place en adaptant (idée provocatrice et originale) -enfin!- un matériau aussi noble qu'une bande dessiné américaine.
David Goyer, dont des recherches viennent de trouver qu'il est le descendant d'Homère, livre ici une vraie tragédie Shakespearienne. Les collants de super héros et le casque de chauve souris en forme de heaume rappelle fortement le royaume du Danemark vu dans le Othello de Robert Hossein. La finesse avec lesquelles sont abordés le thème ou les événements amenant à la genèse du héros laissent pantois.
Doté de plusieurs milliers d'idées par plan (faire rouler la batmobile sur la route! S'assurer qu'il y a bien tous les décors et accessoires à chaque scène!), ce film généreux et visuellement fastueux (on retrouve des bribes d'expressionisme à en faire pâlir de jalousie Murnau ou Lang, s'il n'étaient pas mort ou livides) sait pourtant rester séminal, comme le prouve l'incroyable astuce qui permet à Bruce Wayne de ne pas divulguer son identité secrète (forcer la voix, il fallait y penser) et son refus du spectaculaire. Nolan évite les poncifs du genre tout en gardant une fidélité absolue à l'œuvre d'origine. Sincère et sans aucune concession comme la majorité des blockbusters d'été, le réalisateur visionnaire manie l'ambiguïté avec brio: On ne sort ainsi pas indemne du final ou le héros s'accomplit à travers un meurtre alors qu'il à annoné pendant 120 minutes que sa seule ligne de conduite était de ne pas tuer. Voila une vrai leçon d'espoir et de dignité, en plus d'être un clin d'œil à "l'Arroseur Arrosé"*!
Il est bien sur aidé par des acteurs magistraux, dont un Liam Neeson à contre emploi et un Christian Bale en route pour les Oscars avec ce rôle habité de dandy alcoolique capable de tromper son assistance et le public lors d'une fausse ivresse. Katie Holmes n'est pas en reste et livre un vibrant hommage à Buster Keaton.
Un vrai film culte: on attend avec impatience la suite, en espérant que le gouvernement prendra acte de cette révolution esthétique majeure et fera passer une loi pour interdire tous les cinématographes, et de facto le cinéma, après la sortie de The Dark Knight.
4,75/6
* Les feuilles BOUGENT!
C'est la critique de Dmonteil ?
CITATION(AGENT DURAND @ 31 8 2008 - 19:00)

502,371,000 $

Ouais, il vient de battre Ghostbusters au Boxoffice.
Youpi.
jason13thh
01 9 2008 - 11:22
Ca m'énerve moi ça qu'on donne les chiffres d'exploitation...franchement c'est pas pour autant que c'est un bon film hein.
JEF Byos
01 9 2008 - 12:17
CITATION(jason13thh @ 01 9 2008 - 12:22)

Ca m'énerve moi ça qu'on donne les chiffres d'exploitation...franchement c'est pas pour autant que c'est un bon film hein.
Ou l'inverse non plus, d'ailleurs.
Nokturnal Mortum
01 9 2008 - 14:35
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

Si seulement Auguste, Louis et Thomas étaient encore là pour le voir...
Enfin! Il aura fallu 110 ans d'attente, plus d'un siècle de babillage, pour que le cinéma trouve enfin sa raison d'être et passe à la maturité avec ce film adulte, viscéral, sombre, tétanisant et jouissif qu'est Batman Begins: Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas. Le septième art trouve enfin sa place en adaptant (idée provocatrice et originale) -enfin!- un matériau aussi noble qu'une bande dessiné américaine.
David Goyer, dont des recherches viennent de trouver qu'il est le descendant d'Homère, livre ici une vraie tragédie Shakespearienne. Les collants de super héros et le casque de chauve souris en forme de heaume rappelle fortement le royaume du Danemark vu dans le Othello de Robert Hossein. La finesse avec lesquelles sont abordés le thème ou les événements amenant à la genèse du héros laissent pantois.
Doté de plusieurs milliers d'idées par plan (faire rouler la batmobile sur la route! S'assurer qu'il y a bien tous les décors et accessoires à chaque scène!), ce film généreux et visuellement fastueux (on retrouve des bribes d'expressionisme à en faire pâlir de jalousie Murnau ou Lang, s'il n'étaient pas mort ou livides) sait pourtant rester séminal, comme le prouve l'incroyable astuce qui permet à Bruce Wayne de ne pas divulguer son identité secrète (forcer la voix, il fallait y penser) et son refus du spectaculaire. Nolan évite les poncifs du genre tout en gardant une fidélité absolue à l'œuvre d'origine. Sincère et sans aucune concession comme la majorité des blockbusters d'été, le réalisateur visionnaire manie l'ambiguïté avec brio: On ne sort ainsi pas indemne du final ou le héros s'accomplit à travers un meurtre alors qu'il à annoné pendant 120 minutes que sa seule ligne de conduite était de ne pas tuer. Voila une vrai leçon d'espoir et de dignité, en plus d'être un clin d'œil à "l'Arroseur Arrosé"*!
Il est bien sur aidé par des acteurs magistraux, dont un Liam Neeson à contre emploi et un Christian Bale en route pour les Oscars avec ce rôle habité de dandy alcoolique capable de tromper son assistance et le public lors d'une fausse ivresse. Katie Holmes n'est pas en reste et livre un vibrant hommage à Buster Keaton.
Un vrai film culte: on attend avec impatience la suite, en espérant que le gouvernement prendra acte de cette révolution esthétique majeure et fera passer une loi pour interdire tous les cinématographes, et de facto le cinéma, après la sortie de The Dark Knight.
4,75/6
* Les feuilles BOUGENT!Batman Begins me prend aux tripes et c'est tout, c'est donc complétement cultime (culte et ultime). Mythesque quoi. Je vous laisse à votre narcissisme.
Amonita
01 9 2008 - 14:47
Quoi. MOI NARCISSIQUE ? Non je suis juste amoureux de mes avatars, ce qui est DIFFERENT. Apprenez à respecter mon amour et arrêtez de m'insulter bordel !
(...)
Revu une troisième fois. Ok. D'accord. J'aime toujours autant.
(mais après la question du "'pkoikelejokeryselaisscapturer" la question du "Et pendant que Batman traîne Rachel sur un taxi, y fait quoi le Joker dans l'appart ?"

)
(Bon ok je sais que c'est évident mais ce genre d'ellipse permet de faire des tas de possibilités pour une suite.)
(du genre Alfred qui annonce dans le volume 3: "Vous n'étiez pas au courant monsieur Wayne ? Le Joker et sa bande, dégoutés de pas trouver Dent, ont organisés un gangbang dans votre penthouse.
- Ha c'est...
- Oui ça a expliqué l'odeur tenace des jours suivants.")
(Oui je vois la sortie, je la prends.)
Weng Weng
01 9 2008 - 15:57
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 15:35)

CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

Si seulement Auguste, Louis et Thomas étaient encore là pour le voir...
Enfin! Il aura fallu 110 ans d'attente, plus d'un siècle de babillage, pour que le cinéma trouve enfin sa raison d'être et passe à la maturité avec ce film adulte, viscéral, sombre, tétanisant et jouissif qu'est Batman Begins: Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas. Le septième art trouve enfin sa place en adaptant (idée provocatrice et originale) -enfin!- un matériau aussi noble qu'une bande dessiné américaine.
David Goyer, dont des recherches viennent de trouver qu'il est le descendant d'Homère, livre ici une vraie tragédie Shakespearienne. Les collants de super héros et le casque de chauve souris en forme de heaume rappelle fortement le royaume du Danemark vu dans le Othello de Robert Hossein. La finesse avec lesquelles sont abordés le thème ou les événements amenant à la genèse du héros laissent pantois.
Doté de plusieurs milliers d'idées par plan (faire rouler la batmobile sur la route! S'assurer qu'il y a bien tous les décors et accessoires à chaque scène!), ce film généreux et visuellement fastueux (on retrouve des bribes d'expressionisme à en faire pâlir de jalousie Murnau ou Lang, s'il n'étaient pas mort ou livides) sait pourtant rester séminal, comme le prouve l'incroyable astuce qui permet à Bruce Wayne de ne pas divulguer son identité secrète (forcer la voix, il fallait y penser) et son refus du spectaculaire. Nolan évite les poncifs du genre tout en gardant une fidélité absolue à l'œuvre d'origine. Sincère et sans aucune concession comme la majorité des blockbusters d'été, le réalisateur visionnaire manie l'ambiguïté avec brio: On ne sort ainsi pas indemne du final ou le héros s'accomplit à travers un meurtre alors qu'il à annoné pendant 120 minutes que sa seule ligne de conduite était de ne pas tuer. Voila une vrai leçon d'espoir et de dignité, en plus d'être un clin d'œil à "l'Arroseur Arrosé"*!
Il est bien sur aidé par des acteurs magistraux, dont un Liam Neeson à contre emploi et un Christian Bale en route pour les Oscars avec ce rôle habité de dandy alcoolique capable de tromper son assistance et le public lors d'une fausse ivresse. Katie Holmes n'est pas en reste et livre un vibrant hommage à Buster Keaton.
Un vrai film culte: on attend avec impatience la suite, en espérant que le gouvernement prendra acte de cette révolution esthétique majeure et fera passer une loi pour interdire tous les cinématographes, et de facto le cinéma, après la sortie de The Dark Knight.
4,75/6
* Les feuilles BOUGENT!Batman Begins me prend aux tripes et c'est tout, c'est donc complétement cultime (culte et ultime). Mythesque quoi. Je vous laisse à votre narcissisme.
Bein moi aussi il me prend aux tripes Batman Begins, par son style, ses couleurs, ses acteurs exceptionnels. Cependant, ça n'a pas été le cas au premier coup, parce qu'à l'époque, j'étais surtout biberonné au blockbuster bien lourd refusant toute notion d'ellipse stylistique. Alors c'est à cause de ça que je peux comprendre les avis divergents. Mais comme ce film m'a en quelque sorte fait comprendre que le cinoche spectaculaire ne se résume pas à trois initiales (ILM), je ne peux pas non plus comprendre tant de haine. Se taire et laisser braire
Mechagodzilla
01 9 2008 - 16:11
Ca y est, je l’ai vu hier en salles, et j’ai pas trouvé ça terrible (mieux que Batman Begins, certe, mais c’est pas un exploit)
Pour faire court, je dirais qu’il y deux approches principales dans ce film :
- une première, en gros la première heure, qui raconte rien mais suffisamment rapidement pour qu’on mette une bonne plombe avant de se rendre compte que ce foutu film n’a toujours pas débuté
- une deuxième (tout le reste du film) qui à la prétention de parler de trucs sérieux, mais qui ne brasse que de l’air.
Parce que bon, c’est bien gentil d’évoquer à demi mots les dérives de la société US post 11/9, le patriot act et tout le tremblement, mais quand ça débouche sur un Batman qui n’utilise qu’une fois ses super caméras espions («une seule fois, hein ? promis juré ; parce qu’on sait que c’est pas bien, c’est du fascisme latent, hein ? après, on casse la machine du diable, juré») et qui devient the Daaaark Knight (« a’que je suis le symbole vivant de la déroute d’une société en mal de repères et de symboles ») en endossant royalement les méfaits d’un autre dans un élan maso/sacrificiel digne d’un mauvais épisode du Silver Surfer, je me marre...
Parce qu’elle est où, l’approche radicale du perso tant promise, si ce n’est dans mon cul ?
« the Dark Knight », c’est pas seulement le titre de la BD qui a remis la planche à billet Batman en route il y un peu plus de 20 ans, c’est aussi la BD dans laquelle à un moment Miller (ce gros facho), ose faire dire à son perso « Oui nous sommes des criminels ! Nous DEVONS être des criminels !! ». Il n’y a rien de comparable entre le mateur honteux des frêres Nolan et le type qui monte sa propre milice afin de rétablir l’ordre dans les rues d’un Gotham en proie au chaos (après le choc d’un avion dans une tour, en plus...)
On aura beau farcir le film de dialogues redondants, manier une symbolique tellement lourde qu’on la dirait sortie de chez Creusot-Loire (la chute des deux « chevaliers » à la fin...), le fait est que Batman et Dent ne sont que des faire-valoir au service des prétentions des Nolan.
Ces deux-là sont visiblement emmerdés avec le concept du super héros ; il n’y a qu’à voir comment la photographie très laide du film enlève toute envergure visuelle au super-héros ayant pourtant le meilleur look au monde.
Ce qu’il veulent, c’est délivrer leur commentaire social, donner l’impression d’apostropher le spectateur citoyen (« et toi, petit spectateur confortablement assis dans ton fauteuil pour prendre du bon temps, que ferais tu sur le ferry ? Hein ?») tout en prenant bien garde à ne froisser personne (nan mais la résolution du truc sur le ferry, justement...). Ca pompe Frank Miller, mais au final, c’est à peu près aussi jusqu’au-boutiste que du Sam Mendes.
Du coup, le Batman devient au mieux un aventurier à l’ancienne (j’aime encore bien le Bruce Wayne qui voyage à Hong Kong ou qui balance sa Lamborguini contre la voiture des méchants), au pire un simple auxiliaire de la police au statut un peu particulier, qui plus est continuellement ridiculisé par le Joker.
Dent lui, passe du statut d’ « espoir vivant des habitants en un futur meilleur » (c’est dit dans le film mais jamais montré, faut l’accepter) à celui de pauvre cinglé sans aucune envergure dramatique ni visuelle, rapidement expédié dans le dernier quart d’heure du film (et tant pis si les scénaristes se tirent une balle dans le pied en bousillant connement le méchant le plus intéressant de la galerie des ennemis de Batman après le Joker)
Le seul à s’en sortir avec les honneurs reste le Joker (seul perso du film à faire quelque chose, d’ailleurs, même si c’est n’importe quoi), sauvé par la prestation de Ledger.
Sur la forme, c’est pareil : Nolan n’arrive jamais à insuffler un semblant de rythme à son film (rythme ne signifiant pas succession effrénée de scènes au détriment de toute progression dramatique), filme ses scènes d’action à peine mieux que dans le premier opus de sinistre mémoire et confond systématiquement richesse scénaristique et foutoir.
De la poudre aux yeux déguisée en foudre.
Weng Weng
01 9 2008 - 16:22
CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

De la poudre aux yeux déguisée en foudre.
Et ta critique c'est de la poudre de papaille déguisée en foutre. Stimulant pour certains mais pas fertile.
[NdModo]: Venant d'un Star Onan Wars contortionniste, l'ironie est à son comble...
Mechagodzilla
01 9 2008 - 16:28
CITATION(Weng Weng @ 01 9 2008 - 17:22)

CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

De la poudre aux yeux déguisée en foudre.
Et ta critique c'est de la poudre de papaille déguisée en foutre. Stimulant pour certains mais pas fertile.
ah ?
et ?
Batman Begins
01 9 2008 - 16:29
Et en plus tu pues de la bouche
(pointons tous mecha du doigt en faisant "bouuh !")
Mechagodzilla
01 9 2008 - 16:36
CITATION(Batman Begins @ 01 9 2008 - 17:29)

Et en plus tu pues de la bouche

pourtant j'ai arrêté la poudre de papaille au foutre...
(ça colle aux dents)
Nokturnal Mortum
01 9 2008 - 16:50
CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

Parce qu’elle est où, l’approche radicale du perso tant promise, si ce n’est dans mon cul ?
Personne ne t'avait promis ça mon grand.
CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

« the Dark Knight », c’est pas seulement le titre de la BD qui a remis la planche à billet Batman en route il y un peu plus de 20 ans, c’est aussi la BD dans laquelle à un moment Miller (ce gros facho), ose faire dire à son perso « Oui nous sommes des criminels ! Nous DEVONS être des criminels !! ». Il n’y a rien de comparable entre le mateur honteux des frêres Nolan et le type qui monte sa propre milice afin de rétablir l’ordre dans les rues d’un Gotham en proie au chaos (après le choc d’un avion dans une tour, en plus...)
Pour ta gouverne je te signale que le film de Nolan n'a jamais été censé avoir quelque chose à voir avec l'oeuvre de Miller. C'est pas une adaptation de The Dark Knight Returns. Le côté parfois un peu radical du Batman des Nolan c'est que du bonus, ils étaient pas obligé, alors c'est quoi cet angle d'attaque à la mords moi le noeud ? Comme si je reprochais à Superman Returns de n'avoir rien à voir avec le Superman de Miller.
Mechagodzilla
01 9 2008 - 16:59
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 17:50)

CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

Parce qu’elle est où, l’approche radicale du perso tant promise, si ce n’est dans mon cul ?
Personne ne t'avait promis ça mon grand.
CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

« the Dark Knight », c’est pas seulement le titre de la BD qui a remis la planche à billet Batman en route il y un peu plus de 20 ans, c’est aussi la BD dans laquelle à un moment Miller (ce gros facho), ose faire dire à son perso « Oui nous sommes des criminels ! Nous DEVONS être des criminels !! ». Il n’y a rien de comparable entre le mateur honteux des frêres Nolan et le type qui monte sa propre milice afin de rétablir l’ordre dans les rues d’un Gotham en proie au chaos (après le choc d’un avion dans une tour, en plus...)
Pour ta gouverne je te signale que le film de Nolan n'a jamais été censé avoir quelque chose à voir avec l'oeuvre de Miller. C'est pas une adaption de The Dark Knight Returns. Le côté parfois un peu radical du Batman de Nolan c'est que du bonus, il était pas obligé, alors c'est quoi cet angle d'attaque à la mords moi le noeud ? Comme si je reprochais à Superman Returns de n'avoir rien à voir avec le Superman de Miller.
Nan mais faut arrêter, là.
Même si l'intrigue n'est pas la même (rassure toi, tu m'apprends rien, mon grand), le film, comme la BD de Miller, ils abordent à un moment les limites du concept de super-héros : où sont les limites de l'intervention du Batman (et de n'importe quel super-héros) et faut il ou non les transgresser ? Et de façon plus générale, quand est ce qu'on tend vers le fascisme ?
Miller lui ose aborder de manière frontale ce problème, et a au moins le mérite d'y apporter une réponse (qu'on peut ou pas accepter)
Nolan, lui, il a une approche completement frileuse, voire faux-cul, du style "sucer c'est tromper ?". On ne le fait qu'une fois, mais on a des remords alors c'est comme si on n'avait rien fait. Et son Batman arrive à l'oublier bien rapidement, je trouve.
Le vrai dilemme du perso, il aurait du être là, et pas dans ce truc tout pourri avec les crimes de Dent.
Nokturnal Mortum
01 9 2008 - 17:10
Si Batman n'avait pas intégrer un système d'auto-destruction à sa machine, Fox n'aurait jamais accepté et il le savait, donc pas trop le choix sur ce coup là. Mais il sait qu'il va bientôt réaménager dans sa bat-cave, et à mon avis y aura pas de Lucius Fox là-bas si tu vois ce que je veux dire. Donc attendons le 3ème épisode, je doute que Batman ne continue pas sa radicalisation.
Fraggle
01 9 2008 - 17:12
Ah, faut encore attendre le prochain pour savoir si on a le droit de pas aimer?
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 18:10)

Si Batman n'avait pas intégrer un système d'auto-destruction à sa machine, Fox n'aurait jamais accepté et il le savait, donc pas trop le choixsur ce coup là.
Techniquement, Fox accepte, mais lui dit qu'après ce sera sans lui. Et Batman ne lui dit jamais qu'il y a un processus d'autodestruction, il lui dit juste de taper son nom à la fin. Il aurait très bien pu bluffer, et ça aurait très bien pu être le code qui lance le screensaver, pour ce que Fox en savait.
Evil Seb
01 9 2008 - 17:16
Désolé d'interrompre votre débat sur la façon de cuisiner la meilleure tarte aux pommes mais je ne peux laisser passer une telle imposture:
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas.
Fripouille,Canaille, ya même pas de générique dans TDK^^
Bordel "les feuilles bougent" ca sort de quel topic ça encore??Plus moyen de me souvenir...
Nokturnal Mortum
01 9 2008 - 17:16
CITATION(Fraggle @ 01 9 2008 - 18:12)

Ah, faut encore attendre le prochain pour savoir si on a le droit de pas aimer?
Toi peut-être, pas moi.
CITATION(Lurdo @ 01 9 2008 - 18:13)

Techniquement, Fox accepte, mais lui dit qu'après ce sera sans lui. Et Batman ne lui dit jamais qu'il y a un processus d'autodestruction, il lui dit juste de taper son nom à la fin. Il aurait très bien pu bluffer, et ça aurait très bien pu être le code qui lance le screensaver, pour ce que Fox en savait.

Ouais c'est ça il aurait très bien pu bluffer.
Evil Seb
01 9 2008 - 17:17
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 18:16)

Ouais c'est ça il aurait très bien pu bluffer.

CITATION(Evil Seb @ 01 9 2008 - 18:16)

Désolé d'interrompre votre débat sur la façon de cuisiner la meilleure tarte aux pommes mais je ne peux laisser passer une telle imposture:
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas.
Fripouille,Canaille, ya même pas de générique dans TDK^^
Et le générique de fin, c'est quoi gros malin ?
Evil Seb
01 9 2008 - 17:19
CITATION(Blunt @ 01 9 2008 - 18:18)

CITATION(Evil Seb @ 01 9 2008 - 18:16)

Désolé d'interrompre votre débat sur la façon de cuisiner la meilleure tarte aux pommes mais je ne peux laisser passer une telle imposture:
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas.
Fripouille,Canaille, ya même pas de générique dans TDK^^
Et le générique de fin, c'est quoi gros malin ?

Quoi mais j'ai rien dis moi...quelqu'un a du hacker mon compte. Surement un coup de Goku
Bon sinon les feuilles bougent sté a propos de quel film?
The Happening ?
(aka "les arbres ça fait PEUR™©®")
(et paf, on reste dans le sujet)
Lord-Of-Babylon
01 9 2008 - 19:45
CITATION(Fraggle @ 01 9 2008 - 18:12)

Ah, faut encore attendre le prochain pour savoir si on a le droit de pas aimer?
Oué par contre t'aura pas le droit de dire alors que ce qui à précédé ca sert à rien parce que tu comprends ils sont "indépendants"
CITATION
C'est clair que Batman bafoue sa règle avec Ra's Al Ghul mais ceci dit, il ne le tue pas, il le laisse mourir.
Disons que c'était une erreur de jeunesse parce qu'il débutait.
D'ailleurs il ne la réhitère pas dans "The dark knight" puisque contre toute attente, il sauve le Joker.
Une nouvelle fois, "The dark knight" fait écho à ce qui est développé dans "Batman begins".
En fait il capture le Joker, il ne le sauve pas c'est différente (et perso vous aurez beau retourner le bouzin dans tous les sens la mort de Ra's Al Ghul c'est juste le truc le plus honteux que j'ai vu concernant le final d'une progression initiatique d'un personnage)
CITATION
En fait je pense que tu réagis en lecteur de comics. Tu trouves lourdingue que l'on t'explique des trucs que tu connais déjà ou au contraire que t'as pas envie qu'on t'explique car tu aimes le perso avec ses mystères. Tu préfères le voir plonger direct dans une nouvelle aventure. (enfin, c'est ce que je suppose!)
Tu supposes mal

. Avec ta logique je n'aimerais pas Spider-man ou Superman par exemple. En fait ce qu'on m'explique dans BB je ne le connais pas, tout ce qui est montré c'est des éléments pris à droite et à gauche dans les comics. De choses suggéré etc etc. Que je préfère que Batman garde une aura mystérieuse oui c'est un fait mais ca n'a rien a voir avec le fait que je sois lecteur de comics. Surtout que j'en lis peu en fait. Non ça d'avantage à voir avec l'idée que je me fais du perso et de ce qu'il ne faut pas faire avec lui après les choix de Nolan je les respecterais d'avantage s'ils étaient bien traité mais non. Ca à voir aussi avec ce tout explicatif qui gangrène beaucoup de film. As t'on réellement besoin de tout savoir pour apprécier. Tiens dans le remake de New York 1997 on parle de montrer le passé de Snake. Est-ce vraiment nécessaire ? Carpenter n'avait nul besoin de cela pour créer une icone.
(pareil pour Indy 3 tiens)
CITATION
Pourtant, je pense qu'avec ses films, Nolan a essayé de séduire les gens qui ne connaissent pas ou peu Batman, et surtout ceux qui auparavant n'en avaient rien à carrer (....genre moi!) au risque de s'alliéner une partie des fans purs et durs.
Je pense que les fans purs et durs n'aime pas ce film tout simplement parce qu'il est mauvais/moyen en terme purement cinématographique. Enfin c'est relatif je pense qu'il y en a plein qui aime ce film.
CITATION
A mon avis, il a réussi son pari. Dans mon entourage, pas mal de gens qui n'aiment pas les films de super-héros, aiment "Batman begins" et "The dark knight".
A mon sens ca tient d'avantage à l'aspect réaliste (réussi) du film que du tout explicatif (merdique). On en revient au noeud du problème. Nolan n'est pas à l'aise dans un film de super-héros et ca fonctionne bien pour un public qui trouve les hommes en collants ridicules. Alors pour le coup je préfère 100 fois un Stark qui conclue "I'm Iron Man" qu'un pseudo Batman. Parce que l'un a le respect de là où il vient.
Tiens j'y pensais tout à l'heure. L'approche réaliste de Nolan au final elle est pas si innovante que cela au cinéma quand tu voit le travail d'adaptation des X-men (qui pour le coup évite un tout explicatif et surf sur un scénar habilement écrit).
CITATION
C'est exactement ce que les Brocoli font en ce moment avec James Bond version Craig.
ha ba ça va parler à Mecha cette exemple

Edit
Weng Weng => tu tiens à repartir en vacances ?
CITATION
Pour ta gouverne je te signale que le film de Nolan n'a jamais été censé avoir quelque chose à voir avec l'oeuvre de Miller. C'est pas une adaptation de The Dark Knight Returns.
Ben tiens. On nous à bassiner pendant des mois comme quoi BB c'etait Year One alors le choix du titre pour le second film il est pas anodin. Ca plus le sujet traiter, il est légitime de vouloir retrouver des propos traité dans le comics de Miller.
CITATION
C'est clair que Batman bafoue sa règle avec Ra's Al Ghul mais ceci dit, il ne le tue pas, il le laisse mourir.
Disons que c'était une erreur de jeunesse parce qu'il débutait.
D'ailleurs il ne la réhitère pas dans "The dark knight" puisque contre toute attente, il sauve le Joker.
Une nouvelle fois, "The dark knight" fait écho à ce qui est développé dans "Batman begins".
Il ne réhitère pas "volontairement" car malgré tout il fonce comme un bourrin sur un camion-benne avec la batmobile... Et je pense que le fait de se faire ecraser la tête contre le plafond d'un tunnel puisse, à fortiori, provoquer... la mort. Enfin ça l'histoire ne nous le dit pas.
Sinon j'adore ce film je l'ai vu 5 fois jusque-là.
CITATION(LMD @ 31 8 2008 - 21:36)

CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

Si seulement Auguste, Louis et Thomas étaient encore là pour le voir...
Enfin! Il aura fallu 110 ans d'attente, plus d'un siècle de babillage, pour que le cinéma trouve enfin sa raison d'être et passe à la maturité avec ce film adulte, viscéral, sombre, tétanisant et jouissif qu'est Batman Begins: Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas. Le septième art trouve enfin sa place en adaptant (idée provocatrice et originale) -enfin!- un matériau aussi noble qu'une bande dessiné américaine.
David Goyer, dont des recherches viennent de trouver qu'il est le descendant d'Homère, livre ici une vraie tragédie Shakespearienne. Les collants de super héros et le casque de chauve souris en forme de heaume rappelle fortement le royaume du Danemark vu dans le Othello de Robert Hossein. La finesse avec lesquelles sont abordés le thème ou les événements amenant à la genèse du héros laissent pantois.
Doté de plusieurs milliers d'idées par plan (faire rouler la batmobile sur la route! S'assurer qu'il y a bien tous les décors et accessoires à chaque scène!), ce film généreux et visuellement fastueux (on retrouve des bribes d'expressionisme à en faire pâlir de jalousie Murnau ou Lang, s'il n'étaient pas mort ou livides) sait pourtant rester séminal, comme le prouve l'incroyable astuce qui permet à Bruce Wayne de ne pas divulguer son identité secrète (forcer la voix, il fallait y penser) et son refus du spectaculaire. Nolan évite les poncifs du genre tout en gardant une fidélité absolue à l'œuvre d'origine. Sincère et sans aucune concession comme la majorité des blockbusters d'été, le réalisateur visionnaire manie l'ambiguïté avec brio: On ne sort ainsi pas indemne du final ou le héros s'accomplit à travers un meurtre alors qu'il à annoné pendant 120 minutes que sa seule ligne de conduite était de ne pas tuer. Voila une vrai leçon d'espoir et de dignité, en plus d'être un clin d'œil à "l'Arroseur Arrosé"*!
Il est bien sur aidé par des acteurs magistraux, dont un Liam Neeson à contre emploi et un Christian Bale en route pour les Oscars avec ce rôle habité de dandy alcoolique capable de tromper son assistance et le public lors d'une fausse ivresse. Katie Holmes n'est pas en reste et livre un vibrant hommage à Buster Keaton.
Un vrai film culte: on attend avec impatience la suite, en espérant que le gouvernement prendra acte de cette révolution esthétique majeure et fera passer une loi pour interdire tous les cinématographes, et de facto le cinéma, après la sortie de The Dark Knight.
4,75/6
* Les feuilles BOUGENT!en gros, tu veux dire que c'est un film exigent ?
J'ai beaucoup apprécié le film, sincèrement... Cependant il a été un peu entaché par une petite chose qui me hantait depuis bien avant le visionage:
J'aimerai revenir sur un mot qui me gêne avec ces batman:
le réalisme... Déjà adapter un super héros de façon réaliste, je veux bien, mais étant donné que dans ces cas là, ma suspension de crédulité est réglé au plus bas, y'a pas intérêt à ce qu'un pète soit surréaliste...
Je suis plus du genre à accepter à la base un film avec un bats en collants plutôt qu'un film qui me dit "on veut faire le plus réaliste du moonde" parcequ'au final, ils le mettent ou ils veulent le réalisme...
Par exemple, peux vous dire que leur two face, aussi réussi graphiquement soit-il, il a rien de réaliste... J'aurais adhéré si on m'avait juste pas gavé avec cet argument à longueur d'articles et de forums pour se dédouaner du fait que le film est adapté d'une bande dessinée (forcément ça fait gamin), ouhlà non des comics c'est trop pas la class, faut dire qu'on va faire mieux, plus beau plus réaliste plus moins de collants...
Je veux dire que d'un stricte point de vue biologique, déjà, un œil ne tourne pas sans ses muscles oculaires (et ils ont totalement disparu sur la gauche de l'œil de Dent), ensuite, et c'est le plus grave, la meilleure volonté du monde n'empêchera personne de ressentir une douleur à s'arracher les couilles quand on est brulé comme lui (brulez vous juste au deuxième degré sur le bout du doigt, vous verrez), à plus forte raison quand comme lui on "refuse toute forme d'anti douleurs"... Ceci dit, on dira que ça accentue sa folie, mais bon en principe t'es juste pas en mesure de penser à autre chose qu'à la douleur, pas à te venger... Dans le meilleur des cas sans anesthésie, tu passes ton temps entre coma et évanouissement.
Mouais... De ce point de vue là, le DarkMan de Sam Raimi est autrement réaliste: si il survit à ses blessures, c'est parce qu'il a subi une intervention visant a supprimer son sens du toucher et donc de la douleur pour le préserver. Et cette absence de douleur explique ensuite sa formidable force (car sans douleur, on ne sent plus ses limites)...
Cependant, en effet, le Joker du film est ce qui s'est fait de plus réussi en vilain. Il fout vraiment les pétoches. Ceci dit, le costume, comme le logo, ne m'ont pas posé de problemes: on ne le voit quasiment jamais, encore j'en suis persuadé cette apparente honte de(s) Nolan(s) de faire un perso de comics...
Voilà, c'était my two cents...
je lui fous un 4.5/6 parce que je suis de mauvaise foi.
Ps, je le dis et le redis, le seul vrai Batman live pour moi c'est
celui de Collora. Même que je suis prêt à voir tout un film comme ça.
CITATION(Evil Seb @ 01 9 2008 - 18:16)

Bordel "les feuilles bougent" ca sort de quel topic ça encore??Plus moyen de me souvenir...
Remember Plateau, la persistance rétinienne et le Potemkine!
Mr Pollet, si vous nous lisez, big up quand même...(Beeehhhh)
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 18:16)

CITATION(Fraggle @ 01 9 2008 - 18:12)

Ah, faut encore attendre le prochain pour savoir si on a le droit de pas aimer?
Toi peut-être, pas moi.
CITATION(Lurdo @ 01 9 2008 - 18:13)

Techniquement, Fox accepte, mais lui dit qu'après ce sera sans lui. Et Batman ne lui dit jamais qu'il y a un processus d'autodestruction, il lui dit juste de taper son nom à la fin. Il aurait très bien pu bluffer, et ça aurait très bien pu être le code qui lance le screensaver, pour ce que Fox en savait.

Ouais c'est ça il aurait très bien pu bluffer.

Quand on connait le personnage des comics on peut douter de sa parole quand même, si on se refaire à des évènements récents (bon ce que je cite après à plusieurs années mais pour ceux qui lisent la Vf je pense que ça parle plus) comme Identity Crisis ou War Games on voit bien que le Batman n'a pas une totale confiance dans les personnes avec qui il bosse et qu'il ne leur dit pas tout (style le satellite de surveillance ou ses projets pour détruire la pègre d'un coup) donc même si j'en doutais peu sur le moment bluffer Lucius n'était pas à exclure.
Sinon dire que Batman Begin c'est culte euh ouai mais non, intéressant je dit pas le contraire mais culte faut pas exagérer (le dernier film de Diane et Shogun ça c'est culte... c'est moi qui filme en même temps.)
CITATION
Pour ta gouverne je te signale que le film de Nolan n'a jamais été censé avoir quelque chose à voir avec l'oeuvre de Miller. C'est pas une adaptation de The Dark Knight Returns. Le côté parfois un peu radical du Batman des Nolan c'est que du bonus, ils étaient pas obligé, alors c'est quoi cet angle d'attaque à la mords moi le noeud ? Comme si je reprochais à Superman Returns de n'avoir rien à voir avec le Superman de Miller.
Euh ouai mais non il y a pas mal de chose qui font penser à du Miller dans le film (et à d'autres comics aussi) après Nolan ne s'en inspirait pas directement mais il a bien dit adapter indirectement certains éléments de comics pour cet opus.
Plutôt que film culte, il faudrait parler de film-religion, tant la sacralisation des films semble s'être désormais décalée vers les paroisses les plus riches, prosélytes et peuplées.
CITATION
En gros, tu veux dire que c'est un film exigeant ?
.
.Huhu
CITATION
C'est clair que Batman bafoue sa règle avec Ra's Al Ghul mais ceci dit, il ne le tue pas, il le laisse mourir.
Une contradiction que j'aurais pu inclure tel quel dans la critique beeeehhh
Beeeehhh
thedeparted
02 9 2008 - 04:23
Je repensais au réalise invoqué dans les films et je crois que pour Nolan toutes les contradictions citées par les posts précédents répondent au cahier des charges. Un peu comme l'humour bidon du premier ou la présence d'un gosse à sauver au milieu du chaos, Nolan ressort certaines choses très second degré ou plus "pop" pour alléger son propos. Je pense qu'à ses yeux Double-Face est un personnage plus léger que le Joker dans le sens où il reste doué de la raison, seule sa souffrance le fait sombrer. Le Joker est de loin le perso qu'il doit le plus aimer dans la bande dessinée, mais ce traitement à double-tranchant apparaît encore plus avec Batman.
Pour Nolan, Batman est un personnage réaliste quand Bruce Wayne ne l'est pas, ce qui peut supposer plusieurs critiques. Je pense qu'il considère qu'un homme doué de ses capacités, de son intellect (qu'on le veuille ou non, les capacités d'organisation de l'homme chauve-souris sont épatantes dans les films, armement, capture des bad guys, etc;), Nolan voit en lui un désir que beaucoup partageraient, celui d'être au dessus des hommes pour finalement expier ses fautes et démons. En revanche, il ne croit pas du tout en un milliardaire casse-cou au grand coeur.
Quand on a du lui demander de mettre une love-story, il l'a fait. Quand on lui a demandé de mettre des gadgets, il l'a fait. Toujours en prenant ça au second degré. Et c'est exactement ce que j'aime dans ces films : l'univers, les décors, les motivations paraissent réalistes, mais comme dans le comics, les gadgets (le sonar) où les méchants sont surréalistes, sans pour Nolan tomber dans le fantastique pur. Que Double-Face soit trop défiguré ne me gêne pas du tout dans ce cas et voir certains parler du Dark Knight de Miller me fait sourire à ce niveau là tant ce dernier n'a rien de réaliste si ce n'est l'environnement politique et la description d'une morale en berne.
Je pense également que le Batpod vient de là : l'obligation de mettre en scène un jouet que les gamins voudront. Quel petit garçon n'a jamais voulu jouer avec ça? Voir l'homme chauve-souris déhambuler avec, oui c'est too much dans une optique réaliste, mais personnellement ça me fait délirer, surtout que je voyais pas trop Nolan nous refaire le coup du Batplane et que le Pod reprend l'idée de guidage de la Batmobile, couché, qui est HS après tout de même avoir pris un 6 tonnes sur la gueule plus un tir de roquettes donc à la limite je peux le concevoir avec un tant soit peu de relativité.
Que le héros ne soit pas charismatique ou assez iconique, c'est justement ce que petit j'aimais pas dans les Burton (enfant je voulais être le Joker) et ce que j'adorais dans les Bruce Timm, on voyait avant tout un homme sensible et touché derrière le masque. Ra's lui apprend l'art du combat et à dominer son prochain. Le Joker lui apprend qu'il n'est pas le seul à en être capable et que tout implique un choix : sombrer dans la folie ou être un paria "intègre". Choix que Dent ne parvient pas à faire tout au long du film, tirailler entre l'envie et l'idée d'être le chevalier blanc et celle de griller les étapes sans que personne ne le sache et ne le voit.
Voila pourquoi ça me dérange pas de voir Batman faire des choix contradictoires, refuser de sauver Ra's qui reviendra à la charge, car à l'inverse total des autres méchants, il n'est ni fou ni l'égal de Batman, il le domine à tous points de vue et ne serait pas "gentiment" envoyé à Arkham et surtout, comme lui, Ra's souffre au point finalement d'attendre que ce soit fini...
Voila pourquoi j'aime Batman Begins et The Dark Knight parce que ça me paraît totalement cohérent dans l'incohérence, parce que ça me donne l'envie d'écrire des posts de 3 kilomètres à 5 du matin et parce que surtout ça me renvoie à l'image que j'avais de Batman enfant : celle d'un homme seul, parfois pathétique, qui se fout d'être un héros tout en ressentant le besoin profond de faire des actions héroiques pour se racheter de sa lâcheté et de sa peine. Et c'est ça, pour Nolan, le réalisme! Voila, ce sera tout, merci!
Mechagodzilla
02 9 2008 - 07:29
CITATION(thedeparted @ 02 9 2008 - 05:23)

voir certains parler du Dark Knight de Miller me fait sourire à ce niveau là tant ce dernier n'a rien de réaliste si ce n'est l'environnement politique et la description d'une morale en berne.
dans ce cas tu dois être rassuré de constater qu'on n'a pas abordé ici "Dark Knight - le comic" sous un autre angle que son propos politique...
Evil Seb
02 9 2008 - 11:14
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 23:42)

CITATION(Evil Seb @ 01 9 2008 - 18:16)

Bordel "les feuilles bougent" ca sort de quel topic ça encore??Plus moyen de me souvenir...
Remember Plateau, la persistance rétinienne et le Potemkine!
Mr Pollet, si vous nous lisez, big up quand même...(Beeehhhh)
Merde ca y est...j'me souviens maintenant.
Jesus Gris
02 9 2008 - 12:01
SPOILERS
Revu... (pour faire plaisir à une amie)
...Et putain, je crois que je vais arrêter le carnage (genre je le reverrais ptetre dans 10 ans, mais pas avant, merci).
La première fois j'avais trouvé des trucs interressants, la deuxième fois ça restait sympa tout en étant souvent profondément chiant (c'est rare, les films devant lesquels je m'endort). Mais là, j'était juste attéré.
On va passer sur Nolan, les 3/4 du temps incapable d'établir une quelquoncque dramaturgie à l'intérieur de ces séquences, tellement inspiré par ces "moments philo" qu'il en oublie la moindre chorégraphie dans ces dialogues, le moindre mouvement, enfin bref, la moindre mise en scène (c'est beau un bon cadrage et des acteurs inspirés, mais si c'est figé et que ça raconte rien...), tellement animé d'une volonté d'épure et de sobriété, qu'en plus de construire les deux-tiers de son film sur des champs/contre-champs, il va jusqu'à ne proposer, dans ces dissertations filmées, que 3 valeurs de plans... Bref, la mise en scène de Nolan sur ce film (à l'exception de 3-4 scènes), c'est incompréhensible tellement c'est de la merde (nan mais c'est vraiment le mec en qui j'avais de grands espoirs à l'époque de Memento et Insomnia?). Genre je crois que je préfère encore Jon Favreau sur Iron Man (et pourtant). On va passer sur la première heure post braquage, juste insignifiante tant ça raconte rien, tant ça le fait pas bien, et tant c'est dénué de tout moment de cinéma (heureusement qu'il y a un Joker, un crayon et de beaux plans aériens).
Mais surtout, Dark Knight:
-C'est LE film qui a une putain d'histoire, et qui passe plus de temps à réflechir à son sens, à expliciter ses thématiques, à disserter sur les dilemmes soulevés... plutôt qu'à la raconter.
-C'est un film, sans doute très intelligent, mais qui laisse rien à l'intelligence du spectateur ("Je suis l'agent du chaos" "surveiller secrétement ces concitoyens, au nom de la sécurité, c'est mal" etc.).
-C'est une putain de tragédie, tellement bien "racontée", avec des personnages rendus tellement vivants par la mise en scène, tellement humains par l'écriture du script (genre une grosse partie du potentiel émotionnel du truc repose sur des personnages faillibles qui laissent l'émotion prendre le dessus, et on te les représente quasiment toujours comme des putains de thésards philosophes glacés régis par l'intellect, que même quand ils sont submergés par l'émotion, ils te trouvent une rétorique foireuse pour justifier leurs actes et pour ainsi faire passer, bien avant l'émotion, les thématiques abordés par eux... et non plus par l'histoire racontée - vu qu'on la raconte presque pas), bref...c'est tellement réflechi au niveau de la narration (vous savez, le truc qui permet de raconter une histoire et d'impliquer le public), que jamais j'ai été ému plus d'une seconde.
-C'est un film Dark, tellement Dark que y a Dark dans le titre... mais c'est tellement attendu, tellement calculé et mécanique en terme de vision artistique comme de promotion, tellement facile (tout le monde n'attendais que ça) que jamais Nolan ne s'implique dans son truc, et jamais on a l'impression, comme à l'époque de Batman Returns, de voir un mec qui met de sa rage et de ses tripes sur la pellicule. Donc c'est, logiquement, jamais couillu (c'est marrant cette année où les films les plus radicaux, les plus couillus et jusquauboutistes dans leur démarches, les plus aptes à délivrer une émotion qui prend aux tripes, sont aussi les plus virevoltants et les plus colorés).
Et puis bon, c'est surtout un film qui avait un putain de potentiel en terme de grand moment de cinéma, et c'est tellement plat et mal branlé la plupart du temps, que y a aucun vrai grand moment qui me revient en y repensant, aucun truc qui m'excite et qui me redonne envie de voir le film, aucun plaisir à y repenser, aucune image qui me fascine, aucune émotion qui me titille, aucune problématique qui me hante... Rien, rien, rien. En fait, je crois que je mépriserais ce film si il n'y avait pas la performance de Heath Ledger et quelques scènes relativement (par rapport au reste) bien branlées (mais franchement pas inoubliables).
2/6
(ça ne vaudra jamais Die Hard 3 sur l'aspect ludique, le chaos qui s'abat sur la ville, le personnages principal de bad motherfucker barbare, la manipulation des personnages et des spectateurs par un grand méchant aux motivations quasiment similaires - y a rien qu'à voir comment sont intégrées dans la narration les scènes de destruction d'argent dans les deux films...
ça ne vaudra jamais le travail de Miller, sur le thème du vigilante et sur le dillemme sécurité/liberté. Ca ne vaudra jamais Batman Returns en terme d'écriture de personnages et de noirceur revendiquée et assumée jusqu'au bout... C'est juste un ptit blockbuster un peu plus intelligent et reflexif que la moyenne de ceux sortis cette année, qui est assez sombre pour paraitre couillu, mais qui se garde bien d'être vraiment couillu et de s'assumer jusqu'au bout, pour pas trop choquer le spectateur quand même. Dans 2 heures, j'aurais oublié que j'ai écrit un truc dessus, alors dans 10 ans, ce qu'il en resteras... j'ai peur.)
ARAGORN elessar
02 9 2008 - 12:27
Je ne comprends pas comment on peut dire que Nolan est prétentieux vu le ludisme qu'il met dans ses films.
Ensuite le personnage du Batman selon Nolan est le plus jouissif et epique qu'y est au cinéma, et peut être même tout court. Le coté irréel avec l'homme-ombre (l'attaque du quai parfaite) et l'homme chauve-souris (avec le gaz hallucinogène), allié à la puissance de l'hyper soldat à la pointe de la technologie imposant et puissant, est parfaitement mis en scène. Il est le seul à avoir crée le mythe et l'icône du Batman au Cinéma, et la tonalité réaliste à dimension humaine lui sied parfaitement.
Apres les racines du mythe étaient nécessaire, vu le bordel que c'est dans l'univers du comics, Nolan a eu raison de mettre les choses au clair sur la vision qu'il avait du Batman (son travail de synthèse est admirable, et il semble avoir pris le meilleur de ce qui est sorti selon moi et l'a adapté à sa sensibilité). Batman par ex. n'est pas vengeance comme dans d'autres œuvres, BB a mis les choses au clair sur ce point. C'est pourquoi dans DK même s'il est borderline, il ne dépasse jamais la limite qui le ferait rentrer dans la vendetta et le fascisme, et il ne les dépassera jamais.
King Kunu
02 9 2008 - 12:30
CITATION(LMD @ 01 9 2008 - 11:36)

CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 00:54)

Clair Batman Begins c'est juste totalement mythique ! J'ai chaque fois les larmes aux yeux lors de son entraînement avec Ras Al Ghul sur fond de Zimmer & Howard !
Putain merde c'est Batman qui se forme sous nos yeux !

Si seulement Auguste, Louis et Thomas étaient encore là pour le voir...
Enfin! Il aura fallu 110 ans d'attente, plus d'un siècle de babillage, pour que le cinéma trouve enfin sa raison d'être et passe à la maturité avec ce film adulte, viscéral, sombre, tétanisant et jouissif qu'est Batman Begins: Christopher Nolan, livrant ici le plus Nolanien de son oeuvre, accouche d'un classique instantané qui imprime durablement la rétine et qui vous hante longtemps après le générique tel Paul sur le chemin de Damas. Le septième art trouve enfin sa place en adaptant (idée provocatrice et originale) -enfin!- un matériau aussi noble qu'une bande dessiné américaine.
David Goyer, dont des recherches viennent de trouver qu'il est le descendant d'Homère, livre ici une vraie tragédie Shakespearienne. Les collants de super héros et le casque de chauve souris en forme de heaume rappelle fortement le royaume du Danemark vu dans le Othello de Robert Hossein. La finesse avec lesquelles sont abordés le thème ou les événements amenant à la genèse du héros laissent pantois.
Doté de plusieurs milliers d'idées par plan (faire rouler la batmobile sur la route! S'assurer qu'il y a bien tous les décors et accessoires à chaque scène!), ce film généreux et visuellement fastueux (on retrouve des bribes d'expressionisme à en faire pâlir de jalousie Murnau ou Lang, s'il n'étaient pas mort ou livides) sait pourtant rester séminal, comme le prouve l'incroyable astuce qui permet à Bruce Wayne de ne pas divulguer son identité secrète (forcer la voix, il fallait y penser) et son refus du spectaculaire. Nolan évite les poncifs du genre tout en gardant une fidélité absolue à l'œuvre d'origine. Sincère et sans aucune concession comme la majorité des blockbusters d'été, le réalisateur visionnaire manie l'ambiguïté avec brio: On ne sort ainsi pas indemne du final ou le héros s'accomplit à travers un meurtre alors qu'il à annoné pendant 120 minutes que sa seule ligne de conduite était de ne pas tuer. Voila une vrai leçon d'espoir et de dignité, en plus d'être un clin d'œil à "l'Arroseur Arrosé"*!
Il est bien sur aidé par des acteurs magistraux, dont un Liam Neeson à contre emploi et un Christian Bale en route pour les Oscars avec ce rôle habité de dandy alcoolique capable de tromper son assistance et le public lors d'une fausse ivresse. Katie Holmes n'est pas en reste et livre un vibrant hommage à Buster Keaton.
Un vrai film culte: on attend avec impatience la suite, en espérant que le gouvernement prendra acte de cette révolution esthétique majeure et fera passer une loi pour interdire tous les cinématographes, et de facto le cinéma, après la sortie de The Dark Knight.
4,75/6
* Les feuilles BOUGENT! 
Je l'aurais bien mise en signature mais c'est un poil long.
Excellent, tu t'ennuyais ?
CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 13:27)

Il est le seul à avoir crée le mythe et l'icône du Batman au Cinéma

(effectivement super réussi, l'aspect irréel de l'homme chauve-souris: un pauvre plan de deux secondes où Batman à les yeux rouges)
L'ange de la mort t'attends !
Manna Marie Weasley
02 9 2008 - 12:47
"Ce n’est qu’un dessin animé..."
Vermithrax Pejorative
02 9 2008 - 12:53
CITATION(Mechagodzilla @ 01 9 2008 - 17:11)

Ca y est, je l’ai vu hier en salles, et j’ai pas trouvé ça terrible (mieux que Batman Begins, certe, mais c’est pas un exploit)
Pour faire court, je dirais qu’il y deux approches principales dans ce film :
- une première, en gros la première heure, qui raconte rien mais suffisamment rapidement pour qu’on mette une bonne plombe avant de se rendre compte que ce foutu film n’a toujours pas débuté
- une deuxième (tout le reste du film) qui à la prétention de parler de trucs sérieux, mais qui ne brasse que de l’air.
Parce que bon, c’est bien gentil d’évoquer à demi mots les dérives de la société US post 11/9, le patriot act et tout le tremblement, mais quand ça débouche sur un Batman qui n’utilise qu’une fois ses super caméras espions («une seule fois, hein ? promis juré ; parce qu’on sait que c’est pas bien, c’est du fascisme latent, hein ? après, on casse la machine du diable, juré») et qui devient the Daaaark Knight (« a’que je suis le symbole vivant de la déroute d’une société en mal de repères et de symboles ») en endossant royalement les méfaits d’un autre dans un élan maso/sacrificiel digne d’un mauvais épisode du Silver Surfer, je me marre...
Parce qu’elle est où, l’approche radicale du perso tant promise, si ce n’est dans mon cul ?
« the Dark Knight », c’est pas seulement le titre de la BD qui a remis la planche à billet Batman en route il y un peu plus de 20 ans, c’est aussi la BD dans laquelle à un moment Miller (ce gros facho), ose faire dire à son perso « Oui nous sommes des criminels ! Nous DEVONS être des criminels !! ». Il n’y a rien de comparable entre le mateur honteux des frêres Nolan et le type qui monte sa propre milice afin de rétablir l’ordre dans les rues d’un Gotham en proie au chaos (après le choc d’un avion dans une tour, en plus...)
On aura beau farcir le film de dialogues redondants, manier une symbolique tellement lourde qu’on la dirait sortie de chez Creusot-Loire (la chute des deux « chevaliers » à la fin...), le fait est que Batman et Dent ne sont que des faire-valoir au service des prétentions des Nolan.
Ces deux-là sont visiblement emmerdés avec le concept du super héros ; il n’y a qu’à voir comment la photographie très laide du film enlève toute envergure visuelle au super-héros ayant pourtant le meilleur look au monde.
Ce qu’il veulent, c’est délivrer leur commentaire social, donner l’impression d’apostropher le spectateur citoyen (« et toi, petit spectateur confortablement assis dans ton fauteuil pour prendre du bon temps, que ferais tu sur le ferry ? Hein ?») tout en prenant bien garde à ne froisser personne (nan mais la résolution du truc sur le ferry, justement...). Ca pompe Frank Miller, mais au final, c’est à peu près aussi jusqu’au-boutiste que du Sam Mendes.
Du coup, le Batman devient au mieux un aventurier à l’ancienne (j’aime encore bien le Bruce Wayne qui voyage à Hong Kong ou qui balance sa Lamborguini contre la voiture des méchants), au pire un simple auxiliaire de la police au statut un peu particulier, qui plus est continuellement ridiculisé par le Joker.
Dent lui, passe du statut d’ « espoir vivant des habitants en un futur meilleur » (c’est dit dans le film mais jamais montré, faut l’accepter) à celui de pauvre cinglé sans aucune envergure dramatique ni visuelle, rapidement expédié dans le dernier quart d’heure du film (et tant pis si les scénaristes se tirent une balle dans le pied en bousillant connement le méchant le plus intéressant de la galerie des ennemis de Batman après le Joker)
Le seul à s’en sortir avec les honneurs reste le Joker (seul perso du film à faire quelque chose, d’ailleurs, même si c’est n’importe quoi), sauvé par la prestation de Ledger.
Sur la forme, c’est pareil : Nolan n’arrive jamais à insuffler un semblant de rythme à son film (rythme ne signifiant pas succession effrénée de scènes au détriment de toute progression dramatique), filme ses scènes d’action à peine mieux que dans le premier opus de sinistre mémoire et confond systématiquement richesse scénaristique et foutoir.
De la poudre aux yeux déguisée en foudre.
Est-il possible d'apprécier un film tout en étant absolument d'accord avec tous les défauts cités ci-dessus? Étonnamment, oui. A vrai dire, je n'ai pas vu passer ces deux heures trente (mais bon je ne l'ai vu qu'une fois aussi) et j'y allais pourtant avec des pieds de porcs (j'emmene toujours mon snack avec moi) tant BB m'avait lourdé.
Mais il n'empêche que mon plaisir devant ce gros spectacle était constamment parasité par de petites gènes grandement explicitées par Mechagodzilla. Le défaut principal vient surtout à mon sens d'un choix scénaristique (volontairement?) à contre-courant de l'univers Comics, mais complétement à côté de la plaque: pour résumer, l'intrigue qui devait rester ouverte est clôturée et celle qui devait s'achever reste ouverte. En effet Le Joker (je ne dirai rien sur Heath Ledger tant à lui seul il sauve le film) est introduit dès la 1ere scène comme le grand méchant du film, celui sur qui va se greffer l'intrigue. Au 2/3 du film, dans ce qui constitue pour moi l'une des meilleures scènes, Le Joker pousse Harvey Dent à basculer du mauvais côté. On a là une structure très classique (et assez parfaite) qui rappelle bon nombre d'arcanes de Comics: un grand méchant est en train d'en créer un autre à partir d'un personnage positif qui a souffert en partie à cause du héros (voir Le bouffon vert et son fils, etc.). Manque de bol, Harvey Dent, plutôt que ronger sa douleur en attente du prochain opus, devient le mauvais pour la dernière partie du film et son destin est emballé en 30 malheureuses minutes, là où le Joker qui pourrit la vie du Batman depuis 2h00 ne bénéficie même pas d'un épilogue digne de lui. Il pendouille, les SWAT l'entourrent et Basta! Bien sûr, il était impossible d'imaginer qu'Heath Ledger allait mourir, mais quand on choisit un personnage central pour un scénario, la mpoindre des choses est de l'exploiter complétement et non comme une espèce de véhicule transitoire (ce qui aurait semblé plus logique avec Two-Face créé apresè 2h00 de film). Triste constat.
CITATION(Nokturnal Mortum @ 01 9 2008 - 18:10)

Si Batman n'avait pas intégrer un système d'auto-destruction à sa machine, Fox n'aurait jamais accepté et il le savait, donc pas trop le choix sur ce coup là. Mais il sait qu'il va bientôt réaménager dans sa bat-cave, et à mon avis y aura pas de Lucius Fox là-bas si tu vois ce que je veux dire.
Euh mais Lucius il accepte même sans connaitre l'existence du système d'auto-destruction ("
mais après je démissionne et je vais à la CNIL"). D'ailleurs si Batman prévoit l'éventuel réticence en incorporant un tel bousin avec le nom de Lucius Fox, pourquoi ne pas jouer cartes sur tables dés le début au lieu de garder ça pour la fin?
(Enfin si on sait, on en a déjà parlé. Bréfle.)
ARAGORN elessar
02 9 2008 - 13:32
CITATION(Blunt @ 02 9 2008 - 13:31)

CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 13:27)

Il est le seul à avoir crée le mythe et l'icône du Batman au Cinéma

(effectivement super réussi, l'aspect irréel de l'homme chauve-souris: un pauvre plan de deux secondes où Batman à les yeux rouges)
Ce n'est effectivement qu'un dessin animé en rapport avec la série animée qui ne me procure pas la même jouissance face au personnage du Batman. Les films de Nolan se sont inspiré du DA et il ne le cache pas, mais pour moi son Batman est beaucoup plus mythique et imposant. Le coté irréel ne se limite pas à un pauvre plan où il survole la ville en démon (il apparait d'autre fois en démon en plus), plan qui a d'ailleurs de la gueule - surtout qu'il se situe après la merveilleuse exploitation du "qui que je sois au fond de moi je ne suis jugé que par mes actes " qui vaut à elle seule le film -, mais avec tout l'illusion entourant le personnage et rendu possible grâce aux mécanismes dévoilés auparavant, qui permet d'avoir droit à l'attaque des quais à l'ambiance film d'horreur, à un Batman s'aidant de chauve-souris, un Batman qui choppe un des hommes de mains de Crane pour s'envoler avec, etc. C'est déjà bien plus que tout les films déjà sorti. et puis rien que sa combinaison a de la gueule. Pareil, voir réellement un Batman s'envoler au lieu d'utiliser un grappin c'est déjà autre chose.
CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 14:32)

à l'ambiance film d'horreur, un Batman qui choppe un des hommes de mains de Crane pour s'envoler avec. Pareil, voir réellement un Batman s'envoler au lieu d'utiliser un grappin c'est déjà autre chose.
Deja fait dans Batman Returns tout ça (souvent en mieux).
Quant à la position "ce n'est qu'un dessin animé", ça fait preuve d'un certain mépris, et à partir de là y'a pas de débat possible. Perso je trouve que Batman Mask of the Phantasm, en traitant sensiblement des mêmes thèmes sur la construction du personnage que les films de Nolan (qui au passage, n'entretiennent à mon sens strictement aucun rapport avec ce qu'on fait Timm et Dini, ne serait-ce que par le parti-pris réaliste) synthétise carrément mieux tout les aspects fondateurs du perso en 1h30. Mais chacun son truc.
King Kunu
02 9 2008 - 13:42
CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 14:32)

CITATION(Blunt @ 02 9 2008 - 13:31)

CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 13:27)

Il est le seul à avoir crée le mythe et l'icône du Batman au Cinéma
(effectivement super réussi, l'aspect irréel de l'homme chauve-souris: un pauvre plan de deux secondes où Batman à les yeux rouges)
Ce n'est effectivement qu'un dessin animé en rapport avec la série animée qui ne me procure pas la même jouissance face au personnage du Batman. Les films de Nolan se sont inspiré du DA et il ne le cache pas, mais pour moi son Batman est beaucoup plus mythique et imposant. Le coté irréel ne se limite pas à un pauvre plan où il survole la ville en démon (il apparait d'autre fois en démon en plus), plan qui a d'ailleurs de la gueule - surtout qu'il se situe après la merveilleuse exploitation du "qui que je sois au fond de moi je ne suis jugé que par mes actes " qui vaut à elle seule le film -, mais avec tout l'illusion entourant le personnage et rendu possible grâce aux mécanismes dévoilés auparavant, qui permet d'avoir droit à l'attaque des quais à l'ambiance film d'horreur, à un Batman s'aidant de chauve-souris, un Batman qui choppe un des hommes de mains de Crane pour s'envoler avec, etc. C'est déjà bien plus que tout les films déjà sorti. et puis rien que sa combinaison a de la gueule. Pareil, voir réellement un Batman s'envoler au lieu d'utiliser un grappin c'est déjà autre chose.
Un DA est donc largement inférieur à un film live ??!!
AMHA, le côté réaliste que Nolan insuffle dans son adaptation l'empêche justement de nous faire ressentir le côté demon etc etc.
Mechagodzilla
02 9 2008 - 13:43
CITATION(ARAGORN elessar @ 02 9 2008 - 13:27)

C'est pourquoi dans DK même s'il est borderline, il ne dépasse jamais la limite qui le ferait rentrer dans la vendetta et le fascisme, et il ne les dépassera jamais.
c'est pourtant ce qu'il fait quand il espionne la totalité des habitants de Gotham avec ses bidules electroniques. Qu'il le fasse une fois ou 100, là n'est pas le problème.
Et une fois la scène en boite, après les scrupules de rigueur de Lucius Fox, le film évite très prudemment de revenir dessus.
Ce qui est très con, parce que c'est par ce genre d'actes que le Batman devient le Dark Knight, c'est à dire en devenant VRAIMENT un méchant, et pas en se se faisant simplement passer pour un méchant.
Le scénar des Nolan, sur ce point, c'est soit une preuve de betise, soit une preuve de manque de courage.
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