CITATION
Si, justement, vous trouvez les partis-pris de Nolan "timides" c'est parce qu'il n'y a justement pas de volonté de coller à la réalité de cette fameuse Amérique.
(...)
Bien sûr que Nolan ne va jamais jusqu'au bout de la vision d'un Batman omnipotent et amoral.
En fait pour moi le problème c'est pas de coller ou non à la réalité. C'est pas ça la timidité du film. Le problème ça vient des enjeux qui sont exposés et annoncés par le film mais nullement explorés, indépendamment du fait que ces enjeux soit inspirés ou non de ce qui se passe dans le monde. Il se trouve que c'est bien sur cet aspect "les principes du Batman peuvent l'emmener vers des actes répréhensibles" que c'est le plus visible mais on pourrait en dire autant de choses comme "le mensonge plutôt que la vérité" qui ne trouve aucune illustration réelle.
Justement, il devrait peut être aller au bout dans n'importe quelle direction (omnipotent et amoral, ou autre chose)...
EDIT: Mais sinon je suis d'accord. Laissons les films de Burton et de Schumi là ou ils sont.
CITATION
CITATION
CITATION(kitano @ 18 8 2008 - 09:37) *
Heu pour les Américains, et pour la plupart des gens aussi d'ailleurs, les revendications des attentats du 9/11 demeurent bien vague.
En ça le Joker est une représentation inconsciente de cette nouvelle forme de terrorisme, devant l'ampleur de l'attaque du 9/11 tout le monde s'est dit que c'était vraiment de la folie, le chaos, mais surtout pourquoi ?
Une explication détaillés de leurs motivations se trouve sur Wikipédia, et a partir du moment ou Al Queda avait été supposé comme responsable, les commentateurs TV
égrenaient leurs revendications, quelques jours après les attaques. Les terroristes ont toujours des revendications politiques, c'est pour ça qu'ils font ce qu'ils font. Le Joker n'en a aucune ou fait semblant de ne pas avoir de plan.
Petite rectification importante en dehors du
Dark Knight (qui est un chef-d'oeuvre imparfait et fragile, quoiqu'en disent les étouffeurs de marmottes névrotiques

) : j'ai souvenir qu'Al Quaeda (et on trouve encore des vidéos qui le démontrent) avait été supposée responsable à la fin de la journée des dits attentats : les commentateurs TV, bien avant l'écroulement du troisième building en fin de journée, en parlaient déjà sur CNN avec des supers spécialistes sur la question qui étaient venus en studio égrener une à une leurs revendications (ils aiment pas notre liberté de manger des sandwichs au cholestérol et nos fusillades à l'école). Ces spécialistes nous disaient donc que l''Amérique (le monde même, allons-y) venait d'entrer dans le 21 ème siècle avec une nouvelle menace sur la tête. Tah-dam.
Le Joker effectivement a des revendications plus philosophiques que terroristes (donc politiques) : il dit bien dans les navires aux civils et aux prisonniers transférés : "mesdames et messieurs, nous allons nous adonner à une expérience sociologique".
Il est trop malade quand il sort de l'hôpital en marchant comme Charlie Chaplin sinon.
Heu oui si tu veux. Mais en réalité ce que je disais c'est qu'il a fallu attendre le lendemain ou quelques jours pour qu'on nous explique en détail ce qu'on savait de cette organisation de manière claire* (puisque la journée de l'événement avait surtout été dominé par la confusion des journalistes).
Et ça ne change rien à la base de mon message qui était surtout que la comparaison entre le Joker et un "terroriste" était à prendre de manière très large (c'est plus les conséquences qui se voudraient les mêmes dans le film).
* Réponse à la présence militaire américaine au moyen orient et en particulier sur les terres saintes d'Arabie Saoudite, au soutien des pays occidentaux à des régimes (souvent peu démocratiques) brimant l'islamisme politique de manière plus ou moins concrète et à Israel, et a priori rejet total de notre mode de vie impie. Le tout exprimé à travers diverses fatwas.
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 18 8 2008 - 01:56)

(au fait après avoir discuté avec une amie, il vous fait pas penser à V le Joker ?),
ben comme ils s'inspirent de Killing Joke et que Moore y a repris le principe de la manipulation et du conditionnement, ya un peu de ça c'est vrai
Batman Begins
18 8 2008 - 17:06
Ca commence presque à ressembler à quelque chose par moments mais c'est pas encore ça.
Toujours agrémenté de dizaines de scénettes et de plans totalement inutiles et HS (le mec qui veut faire chanter Wayne, le type dans le camion de crs, la fausse mort de Gordon...), le film ressemble surtout à un gentil polar avec quelques scènes ressemblant presque à du cinéma (les différents montages au moments de la mort de Loeb et de Gordon, le kidnapping de Dent et Rachel) mais à aucun moments on ne voit un film de super-héros tant le métrage est contaminé par son aspect "réaliste" interdisant toute folie dans le scénario (sauf quand les gus savent vraiment pas comment amener la scène suivante, voir le rattrapage du Joker par Batmite).
Grave déçu par le Joker aussi : bonne interprétation de Ledger (surtout au niveau de la voix) mais aucune écriture du personnage qui devient ici plus un genre de terroriste (dans les actes LMD !) qu'un génie du crime; alors que l'opus de Burton présentait certaines marquantes permettant de poser définitivement la folie du personnage (Joker causant avec un cadavre, tuant gratuitement son bras droit ou n'importe qui), ici rien.

À part une amusante mais mal réalisée blague du crayon, le Joker demeure ici un gangster un peu excentrique mais loin de l'aspect "tueur à grande échelle" qu'on nous martelait durant ces derniers mois. Faire sauter un hôpital vide et laisser la possibilité de vivre aux gens sur le ferry, pardon mais ça reste bien bisounours pour le "mass-murderer clown with no empathy" qu'on nous promettait. Le tout finissant sur de longs dialogues verbeux et répétitifs reprenant "The Killing Joke" pour permettre le fan-service...
Pas l'abomination sorti en 2005, mais loin d'être un grand film (et encore moins un grand Batman)/6
Perséphone
18 8 2008 - 18:15
Pléthore d’avis postés et pas le temps de lire l’intégralité du topic, désolée pour les inévitables répétitions...
Œuvre très intéressante que ce
Dark Night qui offre une version et un traitement captivant des personnages…S’il n’est certes pas parfait, cet opus renouvelle l’univers de Batman, proposant une vision beaucoup plus réaliste et tangible que ne l’est celle créée par Burton (mais ce n’est pas un reproche, ni dans un sens, ni dans l’autre).Ici, le décor se veut ancré dans une réalité plus proche de la nôtre (Gotham, ses buildings) s’apparentant aisément à une ville comme New York, et l’univers du film tourne autour de thèmes moins fantastiques que philosophico-politiques, brillamment exploités par le Joker, Harvey Dent ou Batman, dont le traitement sans fioritures ni idéalisation est incisif à souhait.
Outre quelques défauts déjà cités (
entre autres scènes un peu brouillons et perso, détail moindre mais la voix caverneuse de Batman version j’ai un cancer de la gorge fait sourire), cette œuvre explore sur fond de décor aux couleurs délétères les thématiques bien/mal, mais l’intérêt de ce débat est de n’être pas figé mais dépassé pour se concentrer sur les notions de justice et de limites que chaque personnage remet en question et découvre relatives selon le contexte. Pas vraiment de super héros ici donc.
Force est de saluer la conception de Nolan du Joker autour duquel gravitent les thèmes suscités .Ce personnage psychotique qui se plaît à inventer plusieurs versions de l’origine de ses cicatrices incarne en effet un nihilisme schizophrénique reposant néanmoins sur une théorie que tout esprit cohérent peut concevoir : le monde est pensé comme étant une absurdité, régit par des règles et des concepts moraux fragiles inventés par l’homme mais dont la nature profonde serait l’anarchie et la violence…Le Joker est d’autant plus hypnotique qu’il est un personnage né du chaos dont on ignore tout durant le film, l’interprétation marquante de H. Ledger présente un homme au-delà du simple terroriste, guidé ni par l’argent, ni par le pouvoir ou autre mais purement par le désir d’assister à la destruction de l’ordre social…D’où la complexité pour Batman qui, s’il tue le Joker (
à moto ou lors de l’affrontement final dans l’immeuble)lui donne par là même raison: tout le monde est corruptible, et le chaos l’emporte sur l’ordre…la soif de destruction du Joker reflète probablement à une autre échelle les peurs collectives de la société comme dit par beaucoup, les «
confrontant à leurs propres failles », autre axe riche d’interprétation…Quoi qu’il en soit, le portrait du personnage apparaît beaucoup plus déroutant et dérangeant que le Joker de Nicholson, amha. La théorie du charismatique Joker finissant par corrompre le personnage incarnant les valeurs les plus positives de cet univers durant les ¾ du film, Harvey Dent.
Une vision noire donc où jeu et hasard (
servis par des symboles comme les cartes ou encore la pièce de monnaie de Dent qui préfigure sa fin)accompagnent les personnages vers la destruction.
Bref, belle surprise que cette œuvre au parfum de tragédie shakespearienne.
"Madness is like gravity, all it takes is a little push"/6
thedeparted
18 8 2008 - 19:04
Je suis le seul à avoir vu la pègre craindre Batman? Des flics envoyant des signaux dans le ciel pour avoir son aide? Des gens parlant de lui lors des diners et des débats télé? Et, pour BB, le Joker qui allait faire sauter les bateaux si le dark knight ne l'avait pas arrêté? J'ai vu un film à l'atmosphère réaliste certes, avec un intrigue digne d'un polar oui, mais avant tout un film de super-héros vraiment excellent.
CITATION(Diane @ 18 8 2008 - 17:35)

Le Joker effectivement a des revendications plus philosophiques que terroristes (donc politiques) : il dit bien dans les navires aux civils et aux prisonniers transférés : "mesdames et messieurs, nous allons nous adonner à une expérience sociologique".
Il est trop malade quand il sort de l'hôpital en marchant comme Charlie Chaplin sinon.

Pourtant le 11 Septembre ce n'est que ça une grande opération de manip sociologique
Sinon 5/6 pour Batman
et 6/6 pour le 11 septembre les méchants sont moins bien mais les effets sont mieux

CITATION(Batman Begins @ 18 8 2008 - 18:06)

alors que l'opus de Burton présentait certaines marquantes permettant de poser définitivement la folie du personnage (Joker causant avec un cadavre, tuant gratuitement son bras droit ou n'importe qui), ici rien.

Euh je pense que tu as du être distrait pendant quelques séquences du film style le début...
CITATION
(...) et laisser la possibilité de vivre aux gens sur le ferry
Idem...
contagion
18 8 2008 - 20:35
CITATION(Beurk @ 18 8 2008 - 20:21)

CITATION(Batman Begins @ 18 8 2008 - 18:06)

alors que l'opus de Burton présentait certaines marquantes permettant de poser définitivement la folie du personnage (Joker causant avec un cadavre, tuant gratuitement son bras droit ou n'importe qui), ici rien.

Euh je pense que tu as du être distrait pendant quelques séquences du film style le début...
Pas mieux.
Nan parce qu'entre la scène d'intro et celle du commissariat, les séides du Joker ont quand même quelques raisons de craindre pour leur vie. J'aime beaucoup l'idée, quoique juste effleurée, que le Joker soit un aimant presque surnaturel à psychés malades (ce qui explique du coup qu'il parvienne toujours à trouver des comparses pour ses méfaits). A ce titre, le schizophrène rudoyé par Dent est un personnage fort sympathique.
jacques
18 8 2008 - 20:35
CITATION(Beurk @ 18 8 2008 - 20:18)

CITATION(Diane @ 18 8 2008 - 17:35)

Le Joker effectivement a des revendications plus philosophiques que terroristes (donc politiques) : il dit bien dans les navires aux civils et aux prisonniers transférés : "mesdames et messieurs, nous allons nous adonner à une expérience sociologique".
Il est trop malade quand il sort de l'hôpital en marchant comme Charlie Chaplin sinon.

Pourtant le 11 Septembre ce n'est que ça une grande opération de manip sociologique
Sinon 5/6 pour Batman
et 6/6 pour le 11 septembre les méchants sont moins bien mais les effets sont mieux
Vraiment de très mauvais goût cette dernière phrase ...
contagion
18 8 2008 - 20:38
CITATION(jacques @ 18 8 2008 - 21:35)

CITATION(Beurk @ 18 8 2008 - 20:18)

CITATION(Diane @ 18 8 2008 - 17:35)

Le Joker effectivement a des revendications plus philosophiques que terroristes (donc politiques) : il dit bien dans les navires aux civils et aux prisonniers transférés : "mesdames et messieurs, nous allons nous adonner à une expérience sociologique".
Il est trop malade quand il sort de l'hôpital en marchant comme Charlie Chaplin sinon.

Pourtant le 11 Septembre ce n'est que ça une grande opération de manip sociologique
Sinon 5/6 pour Batman
et 6/6 pour le 11 septembre les méchants sont moins bien mais les effets sont mieux
Vraiment de très mauvais goût cette dernière phrase ...
Ben y'avait quand même cinq émoticônes en guise de balise "blague de mauvais goût", je pense qu'on peut ne pas s'offusquer.
ouaisbiensur
18 8 2008 - 20:47
CITATION(contagion @ 18 8 2008 - 21:35)

J'aime beaucoup l'idée, quoique juste effleurée, que le Joker soit un aimant presque surnaturel à psychés malades (ce qui explique du coup qu'il parvienne toujours à trouver des comparses pour ses méfaits).
Il recrute pas chez les zozos de l'hôpital justement ?
contagion
18 8 2008 - 20:53
CITATION(ouaisbiensur @ 18 8 2008 - 21:47)

CITATION(contagion @ 18 8 2008 - 21:35)

J'aime beaucoup l'idée, quoique juste effleurée, que le Joker soit un aimant presque surnaturel à psychés malades (ce qui explique du coup qu'il parvienne toujours à trouver des comparses pour ses méfaits).
Il recrute pas chez les zozos de l'hôpital justement ?
Ben Gordon ce me semble lance rapidement que le Joker attire beaucoup de malades mentaux, sans qu'il spécifie l'endroit d'où ils viennent ni le mode de recrutement.
(Il est pas venu dans ton hôpital ?)
scarecrow
18 8 2008 - 21:24
Hier soir, j'ai revu pour la 3éme fois THE DARK KNIGHT.
Il m'a fallu 3 visions pour enfin émettre un avis sur ce film (cette oeuvre plutôt).
Etant un admirateur de Batman Begins, j'attendais avec impatience ce deuxième volet.
Ce film est pour moi, clairement la venue d'un nouveaux style cinématographique dans le monde des super héros.
Là ou Marvel s'échoue en favorisant la quantité , DC, lui mise sur qualité. En prenant des risques. Car pour moi, ce film est avec incassable, le film de super héros ou le réal prend le plus de risques. Des risques de scénario, de mises en scènes, de choix d'acteurs, et de discours philosophique sur la quête du héro.
Même si le film souffre d'un montage trop cut(le film devrait durer 30 min en plus selon moi.. ), la vision est claire, et percutante. Il n'y a pas et il n'y aura jamais de victoires pour le héro. Tout ce que fait Batman est vain dans ce film. A part sa décision cruciale de la scène finale. Car Batman n'est pas un héro..
Pour ce qui est du joker, je crois que on est tous du même avis ( je l'espére). On a tout simplement le meilleur vilain de toute l'histoire du cinéma super héroique. Le mal et le chaos. L'écriture de la profondeur psychologique de ce personnage est à glacer le sang. L'image qu'il donne du mal pur et profond est unique.
Pour ce qui est de double face. Comme je disais le film souffre d'un montage cut. Et double face est le personnage qui en souffre le plus. Toute sa refléction sur sa vengeance/justice, ne prend pas assez d'ampleur et de puissance. Je me suis senti frustré ne pouvoir savoir plus sur sa liaison avec Rachel et de sa haine envers le Gordon.
Je pourrais vous parler de Gary Holdman, de James Newton Howard, de Hanz Zimmer. Mais je n'ai qu'une chose à dire. Ca frole la perfection.
The Dark Knight est ma délivrance, mon bonheur de voir ce genre de film.
Une véritable oeuvre qui me touche droit au coeur.
Non, il n'y aura pas d'aube. Seulement les ténebres qui s'eterniseront.
astroboy
18 8 2008 - 22:52
CITATION(Hutch @ 18 8 2008 - 10:06)

boum, ici ptet :
CITATION
Ben Batman c'est juste un des super-héros (sinon LE super-héros) le plus protéiforme des comics américains (mettez à côté le Batman pinpon de Infantino/Broome des sixties et celui de Neal Adams et Denny O'Neil qui arrive tout de suite après et vous serez pas déçus de la manoeuvre)
en l'occurence : Burton lui-même a bien défendu son travail en s'expliquant par rapport aux critiques concernant la "mise en retrait" de Batman par rapport à ses ennemis (encore que si on compte le temps de présence par rapport à Batman & Robin et Batman begins on doit avoir des surprises) : "il n'a pas besoin de parler, ce n'est pas un showman) et c'est vrai ça marche : un regard de Michael Keaton en dit plus long que 15000 lignes de dialogue de David Goyer mais bon... il a été dit une fois que "han c'est pas un film de Batman mais un film de Burton" et depuis répété comme un mantra jusqu'à plus soif que je ne vais pas m'évertuer à pisser dans un violon...
tout ce que je sais c'est que Steve Englehart et Alvin Schwartz ont adoré les films de Burton, et que la plupart des "experts" qui me balancent "han Batman returns c'st pas un Batman" ne savent même pas qui sont Steve Englehart et Alvin Schwartz... ni ce qu'ils ont apporté à notre chauve qui sourit (voilà, ça, c'était pour le concours de bat et un argument foireux mais ça fait toujours plaisir)
et que Batman returns est ce qui se rapproche le plus du personnage et du comics selon moi (sans aller à caresser l'executive dans le sens du poil en plus) : se rapprochant énormément des travaux de scénaristes anglais (notamment par le biais de la satire politique et de la réinvention des vilains)*... les autres versions ne sont pas à proscrire (Même Batman forever est une transposition fidèle) mais niveau qualité... soyons diplomate et disons que c'est autre...
Ou quand le mot adaptation prend tout son sens...
Et pour ce qui est du fameux "Batman qui ne tue pas" rappelons qu'il est plus le fruit d'une auto-censure des editors de DC et que la règle a connu moult contournement (du genre "hoh il a glissé et s'est fracassé sur ce camion d'explosifs en bas de la falaise et je n'ai pu le rattraper à temps mais restons sur nos gardes Robin, on le reverra sans doute") avant que Denny O'Neil ne devienne editor des titres et livre sous sa tutelle des explications et des réflexions plus ou moins probantes sur cet état de fait.
Et rajoutons que dans la logique filmique des règles applicables à une BD sont pour le moins mises à mal (voire le final hypocrite de Begins avec un méchant "qu'on ne tue pas mais qu'on ne sauve pas non plus" pour la simple raison que l'acteur n'a pas signé pour la séquelle... et je ne parle même pas du feu d'artifices dans la maison des ninjas en début de film où Bruce Wayne, le pacifiste, doit exploser façon puzzle la moitié de ses occupants) : on peut toujours coller dans une BD un placard descriptif expliquant que tel gangster brulé au 3e degré par le pot d'échapppement de la batmobile va réchapper de ses blessures, on va pas rester dessus 107 ans dans un film.
*on me souffle aussi dans l'oreillette que Burton est le seul à avoir accentuer le côté cérébral du héros : caractéristique importante puisqu'il s'agit en effet, dans la BD, d'un des plus brillants esprits de la communauté des mecs en collants (ça et son côté aristocratqiue)
Nan, c'était pas tout fait ça (mais très bon texte quand même)
marrant comme y'a pléthore d'acteurs de seconde zone qui font des apparitions éclair ds le film.
CITATION(Spikey @ 14 8 2008 - 16:30)

Le problème, c'est que les scénaristes ont voulu adapter simultanément The Killing Joke où le Joker veut prouver qu'il suffit d'une seule mauvaise journée pour qu'un individu sain d'esprit (et non un individu instable psychologiquement parlant) devienne fou.
Oui mais non car cela n'était pas le but du Joker dans le film... juste une conséquence du chaos qu'il a engendré rien de personnel ni de planifié... à moins que cela ne soit lui
qui ait fait tomber le siege de Harvey dans l'essence... le salô
Willow Argento
18 8 2008 - 23:47
J'arrive un peu tard pour avoir réellement ma place dans le débat, mais tant pis. Je rejoins évidemment le cortège de louanges adressées au film, et Dieu sait qu'elles sont méritées. Nolan a mis la barre bien haut, et je crois vraiment que quoi qu'on en dise, c'est bien d'un chef-d'oeuvre qu'il est question ici, d'une future jauge du film de super-héros.
Alors oui, on peut regretter un Batman toujours aussi peu intéressant, un retournement de situation (Gordon) qui ne sert à rien, une romance ronflante (, ouf, Rachel est enfin morte...) et quelques autres détails, mais franchement, on chipote là non ? Même l'arrivée tardive de Double-Face est géniale. Rien à redire.
J'ai passé 2h30 merveilleuses, et pourtant, je ne m'attendais qu'à un film sympa sans plus, comme Begins en fait. Je me trompais lourdement.
CITATION(Hutch @ 18 8 2008 - 17:56)

CITATION(Lord-Of-Babylon @ 18 8 2008 - 01:56)

(au fait après avoir discuté avec une amie, il vous fait pas penser à V le Joker ?),
ben comme ils s'inspirent de Killing Joke et que Moore y a repris le principe de la manipulation et du conditionnement, ya un peu de ça c'est vrai
Le film est tellement imprégné de "KILLING JOKE" que je ne comprends pas pourquoi le titre est DARK KNIGHT.
Amonita
19 8 2008 - 03:22
CITATION(contagion @ 18 8 2008 - 21:53)

CITATION(ouaisbiensur @ 18 8 2008 - 21:47)

CITATION(contagion @ 18 8 2008 - 21:35)

J'aime beaucoup l'idée, quoique juste effleurée, que le Joker soit un aimant presque surnaturel à psychés malades (ce qui explique du coup qu'il parvienne toujours à trouver des comparses pour ses méfaits).
Il recrute pas chez les zozos de l'hôpital justement ?
Ben Gordon ce me semble lance rapidement que le Joker attire beaucoup de malades mentaux, sans qu'il spécifie l'endroit d'où ils viennent ni le mode de recrutement.
Ca a ptet aucun lien, mais lorsqu'on dit le nom de l'appartement dans lequel se trouverait supposément un tireur potentiel pour le maire, Gordon ajoute que le proprio du dit appartement est passé par Arkham à deux reprises.
(mébon ça confirme juste qu'un des complices du Joker est passé par Arkham)
CITATION(Batman Begins @ 18 8 2008 - 04:06)

Grave déçu par le Joker aussi : bonne interprétation de Ledger (surtout au niveau de la voix) mais aucune écriture du personnage qui devient ici plus un genre de terroriste (dans les actes LMD !) qu'un génie du crime; alors que l'opus de Burton présentait certaines marquantes permettant de poser définitivement la folie du personnage (Joker causant avec un cadavre, tuant gratuitement son bras droit ou n'importe qui), ici rien.

À part une amusante mais mal réalisée blague du crayon, le Joker demeure ici un gangster un peu excentrique mais loin de l'aspect "tueur à grande échelle" qu'on nous martelait durant ces derniers mois. Faire sauter un hôpital vide et laisser la possibilité de vivre aux gens sur le ferry, pardon mais ça reste bien bisounours pour le "mass-murderer clown with no empathy" qu'on nous promettait. Le tout finissant sur de longs dialogues verbeux et répétitifs reprenant "The Killing Joke" pour permettre le fan-service...
moui
j'aime bien le Joker mais c'est vrai que c'est pas encore ça : ya rien qui le distingue de la horde de méchants-avec-un-plan-machiavélique-et-le-doigt-sur-le-bouton-rouge qui faisaient les beaux jours des films d'action des années 90 et qui ont permis à Dennis Hopper ou Tommy Lee Jones de ne pas pointer aux assedics
Vu hier.
Ca commence bien.
Ca continue bien.
On se dit que ça va être génial.
Et puis on voit le CGI "Momie-like" de Double Face.
Avis mitigé donc :
- le Joker est parfait
- Batman est OK
- Alfred est mal casté
- Harvey est bien
- le design de Double Face est le meilleur exemple d'utilisation abusive des CGI depuis longtemps (putain mais pourquoi ils ne lui ont pas fait un maquillage normal ? J'ai éclaté de rire quand j'ai vu ça)
C'est quand même infiniment meilleur que BB / 6
Allez hop mon avis:
On l'aura attendu ce Batman!Matraquage médiatique,bande annonce tonitruante,décès de fabuleux Ledger (que j'ai adoré dans Dogtown),j'en passe et des meilleurs...Malgré des doutes dus au Batman Begins (rien qu'à cause du madnaute du même nom j'avais pas aimé) je suis allé le voir.Et qu'ai je obtenu?,me direz vous...eh bien rien de moins que la quintescence du film de super héros malgré de gros points noirs.
Je rejoins déjà ceux qui pensent que le personnage du joker,malgré son interprétation fantastique,manque cruellement de folie et de profondeur...en effet on est bien loin de nicholson et des ses actes irréfléchis et tordus (mais aussi de son cabotinage éhonté) mais c'est à la rigueur le seul personnage qui en souffre.en effet Harvey Dent lui semble bien construit :procureur jusqu'au boutiste et amoureux (d'une emmerdeuse moche mais bon on s'en fout) qui n'est pas assez suivi dans sa lutte contre le crime,celà du à son passé dans l'IGS...et qui sombre dans la folie lorsque l'être aimé lui est enlevé...
Et puis il y a Batman,interprété par un Bale froid comme la mort,portant le masque du milliardaire épuisé par ses nuits d'ivresse excentriques alors qu'il lutte pour préserver sa ville du crime...on suit le parcours laborieux et difficile de l'homme qui prend conscience du sens du terme héros:abnégation,sacrifice,solitude...Et c'est à travers lui que l'on va bien plus loin que les gentillets spiderman et autres Superman.Batman est le type qu'on déteste car il est dangereux,incontrôlable et au dessus des lois...mais qu'on aime détester car il a les couilles de faire ce que la police et autres ne peuvent pas faire pour différentes raisons.Mais on ne peut l'admirer car les risques qu'il prend et ses décisions entraînent parfois des catastrophes humaines impardonnables (même si il en endosse certains pour que la population de Gotham continue à croire au rêve Dent).
La réalisation est efficace,sombre comme il faut et le peu de scènes d'action chatouillent la rétine juste comme il faut...rien de tape à l'oeil dans tout ça.Les dialogues sont bien écrits...mais des fois ,et c'est pour moi le gros point noir du film,c'est beaucoup tropp long et j'ai facilement décroché par endroit (et même piqué du nez).
Pour moi ce n'est pas un film de super héros,mais un film sur l'héroisme et les choix que cela entraine.
4.5/6 pour ma part,j'espère que le prochain sera moins long!
J'avais un peu pensé à King of New York durant le film. Je ne sais pas si quelqu'un a déjà fait le rapprochement. C'était l'histoire d'un type qui sort de prison, vieux et fatigué, et qui décide de suivre sa vision des choses pour mettre de l'ordre dans la ville notamment en se prenant aux différentes mafias et en défiant la police.
darklinux
19 8 2008 - 09:52
Qui sait peut ètre que dans un Batman 3 ont auras droit a " Checkmate " ( un SHIELD qui lui se sallit les mains ) , puisque Brother 1 est suggéré ( enfin son embryon ) ...le Batman ne cherche pas le pouvoir ...sa laui tombe dessus , et puis la mort de Rachel luii donne maintenant suffisament de motivation désormais .
"Alfred est mal casté"
Roh il a la classe Caine
Vu hier soir, et bien malgré le fait que j'en attendais pas spécialement grand chose (Batman Begins est un film correct mais rarement, voire jamais passionnant), j'ai encore trouvé le moyen d'être déçu !
La faute à une réal juste fonctionnelle (clairement, Nolan est un honnête artisan mais n'a pas les epaules assez larges por ce genre de projet), des persos à peu près aussi charismatiques qu'une moissoneuse batteuse (mention spéçiale à Gordon/Gary Oldman que l'on croirait échappé d'un vieil episode de Derrick), une intrigue pleine de trous ou on papote longuement pour ne pas dire grand chose, une lourde parabole sur la supposée solidarité du peuple américain après les évenements du 11 septembre, un triangle amoureux bien inutile et c'est pas les 2-3 elements tirés de DKR de Miller ou de Killing Joke qui suffisent à renverser la vapeur....Le ponpon revient à cette voix ridicule qu'a le Batman, sorte de mix pas très heureux entre un chanteur de hardcore et une vieille mamie chevrotante...Heureusement qu'il y a Heath Ledger, parfait en Joker.
Rendez nous Adam West !/6
fox-die
19 8 2008 - 12:37
vu hier soir également,bon tout le monde a un point de vue différent,la plupart des gens ont aimés voire adorés et les autres ne sont pas rentrés dans le film,mais en tout cas le film fait réagir tout le monde et c'est deja pas si mal!
le film est excellent,les acteurs sont convaincants surtout ledger,oldman et eckhart (un peu moins Bale je dois dire meme si il reste bon com d'hab).Le film repose sur un scenar solide avec pas mal de thématiques deja bien évoqués ici et jamais on ne se dit que le film est trop long.Nolan ne cherche pas a s'approcher du style de Burton et c'est tant mieux car les 2 réalisateurs ont fait aussi bien l'un que l'autre en faisant des films qui ne se ressemblent pas et qui,a mon avis,ne doivent pas etre comparés.
Pour moi,le point principal du film est le personnage du Joker:il est au centre de tout ce qui se passe,il révéle les autres et fait changer les choses comme Batman mais dans le sens négatif,ils se completent.Batman est le coté pile et le Joker le coté face:Dent est d'ailleurs un mix entre les 2,d'abord "chevalier blanc" qui suit la voie de Batman et ensuite Homme perdu dans sa rage,sa tristesse et sa folie créé par le Joker.
Ce film est bien différent des autres films de super-héros:bien plus réaliste,riche en réflexion (la preuve est dans ce forum) et surtout ce film est axé sur un méchant plus qu'un gentil,contrairement a Begins ici c'est le Joker que l'on voit et que l'on attend,pas Batman.
Dans les principaux points faibles du film on a une VF pas géniale (il y a pire mais bon...) et un manque de violence visible a l'écran (merde on veut voir le Joker s'éclater!) mais bon ça c'est plus le studio et sa volonté tout public qui est en cause je pense.
Bref un grand film,pas le meilleur de tout les temps mais qui doit etre vu pour se faire une idée.5,5/6
CITATION(Cooper @ 19 8 2008 - 11:59)

"Alfred est mal casté"
Roh il a la classe Caine

Peut-être, mais il n'a ni le physique de l'emploi, ni la prestance nécessaire.
Alfred, normalement, c'est l'archétype du majordome Anglais.
(AMHA et toute cette sorte de choses)
Sickboy
19 8 2008 - 12:46
CITATION(Jamic @ 19 8 2008 - 10:22)

(putain mais pourquoi ils ne lui ont pas fait un maquillage normal ? J'ai éclaté de rire quand j'ai vu ça)
Rhoho putain le truc horrible et beauf quoi! La deuxième fois que je suis allé le voir il y a des gens qui ont éclaté de rire lorsque le prisonnier jette le détonateur par dessus bord.
C'est votre droit de ne pas aimer mais choisir de sortir les gens du film faisant bruyamment remarquer votre absence d'implication émotionnelle dans le film c'est juste un maque de respect et ça peut donner des envies de meurtre.
Voilà.
profondo rosso
19 8 2008 - 12:55
CITATION(Jamic @ 19 8 2008 - 13:44)

CITATION(Cooper @ 19 8 2008 - 11:59)

"Alfred est mal casté"
Roh il a la classe Caine

Peut-être, mais il n'a ni le physique de l'emploi, ni la prestance nécessaire.
Alfred, normalement, c'est l'archétype du majordome Anglais.
(AMHA et toute cette sorte de choses)
Michael Caine pas de prestance
captain
19 8 2008 - 13:06
J' ai une petite question.
Pourquoi est-ce que Katies holmes n' a pas repris son rôle?
CITATION(profondo rosso @ 19 8 2008 - 13:55)

CITATION(Jamic @ 19 8 2008 - 13:44)

CITATION(Cooper @ 19 8 2008 - 11:59)

"Alfred est mal casté"
Roh il a la classe Caine

Peut-être, mais il n'a ni le physique de l'emploi, ni la prestance nécessaire.
Alfred, normalement, c'est l'archétype du majordome Anglais.
(AMHA et toute cette sorte de choses)
Michael Caine pas de prestance

Ouais pareil la j'ai du mal, Caine est le meilleur alfred que j'ai pu voir en série, film ou animé confondu, je capte pas trop la, il arrive a faire passer a merveille le second degré du perso et a la classe internationale et puis ctooooo
Batman Begins
19 8 2008 - 13:11
CITATION(Sickboy @ 19 8 2008 - 13:46)

La deuxième fois que je suis allé le voir il y a des gens qui ont éclaté de rire lorsque le prisonnier jette le détonateur par dessus bord.
Ben pour le coup je peux comprendre : la présentation de ce personnage et la façon dont il est filmé induit qu'il va faire appuyer sur le détonateur; et voir ce sosie de Michael Clarke Ducan fait preuve d'humanité juste pour respecter la morale du scénario c'est effectivement risible.
Surnage du film quelques bonnes idées, comme le Joker utilisant les résidents d'Arkham comme sbires, le Joker déguisé en infirmière ou le choix d'un simili-Bill McKay pour interpréter Harvey Dent; mais ça ne fait pas un film.
dmonteil
19 8 2008 - 13:14
Bon, revu, et c'est encore mieux (ouais ouais, c'est possible).
Je suis à fond tout le long.
Je dis pas que le film est parfait, évidemment que non, mais c'est tellement exigeant, tellement dense, ça ne prend jamais le spectateur pour un kéké...Je trouve tout absolument formidable,.
Vraiment un idéal de blockbuster.
Et ma mère à trouvé le film exceptionnel...
Batman Begins
19 8 2008 - 13:18
Sinon ça serait bien que vous définissiez une fois pour toutes ce qu'est un film "exigeant" (que je rigole

)
CITATION(Batman Begins @ 19 8 2008 - 14:18)

Sinon ça serait bien que vous définissiez une fois pour toutes ce qu'est un film "exigeant" (que je rigole

)
Bah ce Batman puisque tu es passé à côté de pas mal de chose
Style le Joker ne tue pas ses sbires ni des gens au hasard pas comme dans celui de Burton
Manna Marie Weasley
19 8 2008 - 13:21
Je crois que tout a été dit sur ce film monstrueux qu’est ce The Dark Knight.
Un excellent film estival mais remplis d’imperfections contrebalancées par des qualités qui fait l’un des films les plus réjouissants qui soit sortis en cette période.
Pour ma part la meilleure adaptation filmique du « caper crusader » depuis Batman Returns.
C’est dingue ce qu’on ne voit pas le temps passer contrairement à pas mal de blockbuster qui se croient obligés de rallonger leur durée pour rajouter du vent et des poussières.
5/6
CITATION(Batman Begins @ 19 8 2008 - 14:18)

Sinon ça serait bien que vous définissiez une fois pour toutes ce qu'est un film "exigeant" (que je rigole

)
"exigeant" doit vouloir dire "être obligé de faire le boulot que le scénariste a eu la flemme de faire"
dmonteil
19 8 2008 - 13:32
CITATION(Batman Begins @ 19 8 2008 - 14:18)

Sinon ça serait bien que vous définissiez une fois pour toutes ce qu'est un film "exigeant" (que je rigole

)
J'entends par "exigeant" un film qui, de par les thèmes qu'il aborde, les personnages qu'il traite ou l'ambiance qu'il retranscrit, se permet des choses qui ne sont pas nécessairement courantes dans son cadre de production.
Par exemple, ici (film de super-héros estival à plus de 180millions de dollars), faire du Joker une figure du chaos et du terrorisme qui n'a pour but que d'exploiter la face sombre de l'homme, faire mourir autant (voire plus) de "bons" que de "gentils", donner une tonalité déséspérée et presque nihiliste à l'atmosphère générale du métrage, illustrer les peurs et les dérives contemporaines de nos sociétés...
'fin voilà.
Et puis, arrête donc de chier dans la colle, petit malin
CITATION(Batman Begins @ 19 8 2008 - 14:11)

Ben pour le coup je peux comprendre : la présentation de ce personnage et la façon dont il est filmé induit qu'il va faire appuyer sur le détonateur; et voir ce sosie de Michael Clarke Ducan fait preuve d'humanité juste pour respecter la morale du scénario c'est effectivement risible.
Oh, un peu de respect pour Tiny Lister Jr! (je t'en foutrais du sosie de Michael Clarke Duncan)
Accessoirement oui, le choix de l'acteur est clairement censé faire penser au public qu'il va faire péter le bateau, mais j'ai du mal à y voir un quelconque pli à une soi-disant morale du scénario, je trouve que ça joue assez intelligemment sur les attentes du spectateur, et ça crée aussi un effet miroir avec les civils sur l'autre bateau.
CITATION(dmonteil @ 19 8 2008 - 14:32)

J'entends par "exigeant" un film qui, de par les thèmes qu'il aborde, les personnages qu'il traite ou l'ambiance qu'il retranscrit, se permet des choses qui ne sont pas nécessairement courantes dans son cadre de production.
Par exemple, ici (film de super-héros estival à plus de 180millions de dollars), faire du Joker une figure du chaos et du terrorisme qui n'a pour but que d'exploiter la face sombre de l'homme, faire mourir autant (voire plus) de "bons" que de "gentils", donner une tonalité déséspérée et presque nihiliste à l'atmosphère générale du métrage, illustrer les peurs et les dérives contemporaines de nos sociétés...
Enfin, c'est pas ça qui fait un bon film....Certes ce sont des choix risqués, mais ce qu 'on retient au final c'est un ensemble, et force est de constater que cet ensemble est plus que bancal.
CITATION(Animal @ 19 8 2008 - 14:43)

CITATION(dmonteil @ 19 8 2008 - 14:32)

J'entends par "exigeant" un film qui, de par les thèmes qu'il aborde, les personnages qu'il traite ou l'ambiance qu'il retranscrit, se permet des choses qui ne sont pas nécessairement courantes dans son cadre de production.
Par exemple, ici (film de super-héros estival à plus de 180millions de dollars), faire du Joker une figure du chaos et du terrorisme qui n'a pour but que d'exploiter la face sombre de l'homme, faire mourir autant (voire plus) de "bons" que de "gentils", donner une tonalité déséspérée et presque nihiliste à l'atmosphère générale du métrage, illustrer les peurs et les dérives contemporaines de nos sociétés...
Certes ce sont des choix risqués [...]
Ouais, ce sont des choix risqués, mais j'ai du mal à voir en quoi un film aux choix risqués est un film "exigeant", vu que (normalement) la réussite d'un film va bien au delà de la volonté de départ (plutôt comment cette volonté s'accorde aux besoins d'une narration, de personnages, d'une intrigue, etc.).
'fin bref, que les auteurs du film aient été exigeant envers eux-mêmes, soit (indépendemment de ce qu'on pense du résultat) mais le terme de "film exigeant" me paraît bien maladroit (Wall-E ou Speed Racer sont autant ambitieux sinon plus, je crois pas que quiconque puisse utiliser le terme "exigeant" en parlant d'eux).
(à quand un topic "un film peut-il être trop exigeant ?" ?
)
Shub Lasouris
19 8 2008 - 13:55
J'ai enfin pu voir le film que j'attendais le plus cette année et de surcroît, dans des conditions optimales: grande et belle salle et VOST. Et je dois dire qu'en seulement 10 minutes j'étais totalement conquis. On voit immédiatement que Nolan s'est doucement détourné du film de super héros pour nous pondre un polar sombre et dépressif à l'image des meilleurs Mann. Le pari était osé mais remporté haut la main! Et c'est ce mélange habile entre polar et film de super héros qui fait la force de ce Dark Knight dans la mesure où l'histoire contée est longue, passionante, réaliste tout en mettant en scène des personnages forcément plus charismatiques que dans une production non inspirée de comics et bien connus du public. Nolan n'a donc pas vraiment à présenter ces personnages principaux (mis à part Dent qui constitue le pilier de cet épisode) et peut directement raconter son histoire, le passé et les motivations des protagonistes étant déjà plus ou moins acquis pous les spectateurs.
Cela lui laisse donc le temps de se concentrer quasi uniquement sur la ville de Gotham et les enjeux qui s'y déroulent, ce qui en fait véritablement le personnage principal du film. The Dark Knight nous raconte les temps troublés de Gotham et sa lutte contre la criminalité et ne se concentre plus sur son héros et sa némésis. Ceux qui attendent donc un film de super héros classique dans la veine des précédent seront sûrement déçus. Les autres jubileront.
Et ce qui fait que ce Batman est un très grand film est que pour une fois chez Nolan la forme est aussi maîtrisée que le fond. Enfin on a droit à des scènes d'action spectaculaires et visibles, enfin on a droit à nos plans iconiques du chevalier noir, enfin on a droit à nos grands moments de tension dignes d'un Miami Vice! Nolan a beaucoup progressé depuis Batman Begins et a enfin pu être à la hauteur de ses ambitions.
Je ne parlerai pas de la performance des acteurs, on en a déjà assez dit sur le regretté Heath Ledger, j'ajouterai juste que le pari d'avoir les deux badguys les plus impressionants de l'univers Batman dans un même film n'était pas chose aisée et Nolan a parfaitement maîtrisé son sujet. Chaque personnage est important et est traité avec autant de rigueur. On notera enfin le look impeccable des deux badguys, après le ridicule Two Face de Batman Forever, la tâche semblait hardue.
En ce qui concerne les petits défauts, j'ai noté quelques ellipses pas forcément géniales et la voix changée du Batman (comme dans Begins). En dehors de ça c'est juste palpitant, les rebondissements sont géniaux, tout s'enchaine parfaitement et reste toujours cohérent malgrès la densité imposante de l'histoire. Un vrai régal donc qui prépare dans sa dernière scène un Batman encore plus sombre et torturé.
Mechagodzilla
19 8 2008 - 13:58
CITATION(Elego @ 19 8 2008 - 14:49)

CITATION(Animal @ 19 8 2008 - 14:43)

CITATION(dmonteil @ 19 8 2008 - 14:32)

J'entends par "exigeant" un film qui, de par les thèmes qu'il aborde, les personnages qu'il traite ou l'ambiance qu'il retranscrit, se permet des choses qui ne sont pas nécessairement courantes dans son cadre de production.
Par exemple, ici (film de super-héros estival à plus de 180millions de dollars), faire du Joker une figure du chaos et du terrorisme qui n'a pour but que d'exploiter la face sombre de l'homme, faire mourir autant (voire plus) de "bons" que de "gentils", donner une tonalité déséspérée et presque nihiliste à l'atmosphère générale du métrage, illustrer les peurs et les dérives contemporaines de nos sociétés...
Certes ce sont des choix risqués [...]
Ouais, ce sont des choix risqués, mais j'ai du mal à voir en quoi un film aux choix risqués est un film "exigeant", vu que (normalement) la réussite d'un film va bien au delà de la volonté de départ (plutôt comment cette volonté s'accorde aux besoins d'une narration, de personnages, d'une intrigue, etc.).
'fin bref, que les auteurs du film aient été exigeant envers eux-mêmes, soit (indépendemment de ce qu'on pense du résultat) mais le terme de "film exigeant" me paraît bien maladroit (Wall-E ou Speed Racer sont autant ambitieux sinon plus, je crois pas que quiconque puisse utiliser le terme "exigeant" en parlant d'eux).
(à quand un topic "un film peut-il être trop exigeant ?" ?
)"exigeant", généralement, c'est une façon polie de dire qu'on s'emmerde, non ?
CITATION(Mechagodzilla @ 19 8 2008 - 14:58)

"exigeant", généralement, c'est une façon polie de dire qu'on s'emmerde, non ?

(ça me fait penser qu'on devrait ouvrir un topic sur les lieux communs du vocabulaire utilisé pour parler de cinéma, un peu à la manière d'une vieille rubrique de Choumchoum Jr dans Impact)
Non mais sérieux, d'acc avec Elego sur le coup, qu'on parle de ce film comme étant "ambitieux", ok, mais "exigeant", c'est absolument tout le contraire d'un film cryptique, toutes les clés sont données au spectateur pour bien comprendre de quoi ça cause et au cas où y'en auraient deux dans le fond qui auraient pas tout compris on te sort des dialogues qui explicitent les thématiques. J'ai pas eu l'impression de voir du Jodorowsky quoi.
Vu hier, en fait c'est plus un polar qu'un film de super-heros,le film est sympa 4.5/6.
Dans mes souvenir par rapport à la série animée, il me semble me rapeler que double-face avait vraiment 2 personnalités avec une voix différente pour chacune de ces 2 personnalités alors que dans le film une fois qu'il devient double-face j'ai eu l'impression qu'il était tout le temps mauvais, qu'en est-il dans la BD?
Je trouve ça etrange ces histoires de super-heros, de vouloir qu'il y est une personne qui nous sauve de tous les problèmes sans que le reste de la population attende que les problèmes soit résolus, je trouve qu'il y a un côté religieux de tous ces personnages pures qui sont la pour sauver le monde, en fait ça me fait penser à tous ces rassemblement religieux où les gens prient pour que le monde monde aille mieux mais sans rien faire d'autre, alors que c'est à chacun de nous de faire en sorte que les choses changes.Dans les films de super-heros il n'y a pas les rassemblements ni prières mais ils font penser quand même à des messies avec leur coté de toujours être du côté de la justice.
dmonteil
19 8 2008 - 14:10
J'vous merde tous de toute façon ! J'dis c'que j'veux

!
Sickboy
19 8 2008 - 14:11
Mouais, personnellement le définition de "film exigeant" faite par Dmonteil ne me parait pas idiote du tout. On ne parle pas d'un film exigeant pour le spectateur mais bien d'un film sur lequel le réal ne s'est pas forcément facilité la tache au départ. Pourquoi, tout de suite, chercher à invalider les propos de quelqun qui explique son ressenti de façon claire et a suffisamment posté sur ce site pour qu'on ne mette pas non plus complètement en doute la façon dont il organise sa pensé.
Mecha, au lieu de faire ton malin tu voudrais pas nous expliquer pourquoi être exigeant engendrerait forcément l'ennui, je ne vois pas trop le rapport.
Ok, les posts des madanautes (tout autant que tous les articles de presse en général, d'ailleurs) sont toujours bourrés de formules un peu systématiques. C'est un moyen comme un autre d'exprimer son point de vue. Parfois on n'a pas forcément envie de chercher 15h la formule inédite que personne n'aura jamais employée avant pour définir ce qu'on pense être un film exigeant. On choisit juste l'expression le plus communément employée et dont la plupart des lecteurs saisiront le sens du premier coup.
EDIT: tout ça sans animosité, hein. C'est juste que bon, on peut encore dire c'qu'on veut quoi.
dmonteil
19 8 2008 - 14:16
CITATION(Sickboy @ 19 8 2008 - 15:11)

Mouais, personnellement le définition de "film exigeant" faite par Dmonteil ne me parait pas idiote du tout. On ne parle pas d'un film exigeant pour le spectateur mais bien d'un film sur lequel le réal ne s'est pas forcément facilité la tache au départ. Pourquoi, tout de suite, chercher à invalider les propos de quelqun qui explique son ressenti de façon claire et a suffisamment posté sur ce site pour qu'on ne mette pas non plus complètement en doute la façon dont il organise sa pensé.
Mecha, au lieu de faire ton malin tu voudrais pas nous expliquer pourquoi être exigeant engendrerait forcément l'ennui, je ne vois pas trop le rapport.
Ok, les posts des madanautes (tout autant que tous les articles de presse en général, d'ailleurs) sont toujours bourrés de formules un peu systématiques. C'est un moyen comme un autre d'exprimer son point de vue. Parfois on n'a pas forcément envie de chercher 15h la formule inédite que personne n'aura jamais employée avant pour définir ce qu'on pense être un film exigeant. On choisit juste l'expression le plus communément employée et dont la plupart des lecteurs saisiront le sens du premier coup.
EDIT: tout ça sans animosité, hein. C'est juste que bon, on peut encore dire c'qu'on veut quoi.
Merci.
Bon j'avoue, j'aurais effectivement dû employer le terme "ambitieux", qui s'y prête plus.
Néanmoins, je trouve quand même qu'il y a une forme d'exigeance dans la démarche artistique de Nolan (et de son frère).
M'enfin au final,
TDK ça tue.
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