darklinux
14 8 2008 - 10:22
A propos de sa 1ère armure , personne n ' as pensé a un hommage sur Kingdom Come ...
robin master
14 8 2008 - 11:52
CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 10:26)

CITATION(darklinux @ 14 8 2008 - 10:20)

CITATION(Darkup @ 13 8 2008 - 17:29)

... et la critique de Libération parue sur allociné tant attendue :
"Libération
Le film prête voix à une sourde demande fascistoïde, l'obsession générale du "nettoyage" de la ville confinant ici au grotesque."
Presque mieux que celle de 300 et son "idéologie d'extrème droite à vomir".
Bon ...ils ont un gros problème avec le comic book ont dirais ...
ils ont un gros problème avec les grilles de lecture, plutot (la leur date d'avant le premier choc pétrolier)
ouai... sauf que la critique de libe ne parle pas de 300, elle pointe surtout la transparence de bale, et avance l'idee que la noirceur du film n'est qu'artificielle car jamais melancolique...bref elle reproche a Nolan de manquer de finesse (et la finesse dans un monde de brut...)
bref plutot un prob de lecture !!!
CITATION(robin master @ 13 8 2008 - 22:52)

bref plutot un prob de lecture !!!
parce qu'en plus faudrait lire avant de s'indigner ?
(t'en demandes pas un peu trop ?)
CITATION(darklinux @ 13 8 2008 - 21:22)

A propos de sa 1ère armure , personne n ' as pensé a un hommage sur Kingdom Come ...
tu veux dire qu'elle est aussi moche ? (peut-être)
contagion
14 8 2008 - 12:04
"La noirceur du film est artificielle car jamais mélancolique"... Si c'est bien les propos tenus dans l'article, je ne vois pas trop le lien de causalité nécessaire entre noirceur et mélancolie. Et trouver Bale transparent, ça prouve juste qu'en matière d'art encore une fois toutes les perceptions, même celles qui peuvent nous sembler aberrantes, sont possibles. Enfin moi de leur critique je retiens surtout le terme "fascistoïde", on sent que ça démangeait le rédacteur de placer un joli néologisme plus expressif encore que le trop galvaudé "fascisant".
robin master
14 8 2008 - 12:09
Mechagodzilla
14 8 2008 - 12:24
on notera que la critique de Péront se fait quand même allumer par presque tous les commentaires...
allez, prends tes cliques et tes claques et va, Peron !
Mechagodzilla
14 8 2008 - 12:57
CITATION(Hutch @ 14 8 2008 - 13:29)

allez, prends tes cliques et tes claques et va, Peron ! 
6/6 cash
johnny walker
14 8 2008 - 13:16
J'avais aimé la première partie de BATMAN BEGINS (la suite m'avait un peu ennuyé) mais ,franchement, ce deuxième volet est vraiment très bon avec une intro à la Michael Mann (on pense à la référence assumée HEAT), un rythme soutenu qui procure un véritable plaisir de spectateur (beaucoup de scènes d'actions très réussies), une approche psychologique des personnages super intéressante avec un script très bien écrit ( Bruce Wayne qui attise le mal à force de le combattre ou le Joker qui se moque des causes psychologiques de son attirance pour le mal) ou une interprétation inspirée (le regretté Heath Ledger évidemment mais aussi Aaron Eckhart).Christopher Nolan livre un grand film qui mérite son succès phénoménal (et,il y a le plaisir de revoir des tronches des séries B comme Eric Roberts ou Michael Jai White).
contagion
14 8 2008 - 13:32
Ah oué j'avais pas reconnu Roberts en Maroni dites donc... L'a bien la classe faut dire, on est pas habitué.
Sinon le film est projeté dans 666 salle... Ca fait PEUR.
CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 13:24)

on notera que la critique de Péront se fait quand même allumer par presque tous les commentaires...
J'avoue que ce qui me dérange un peu dans cette critique c'est tout d'abord le fait de souligner que le film, en gros, est apprécié par des gens qui aiment voir des villes se faire "nettoyer" et qui ont donc vraisemblablement des tendances "fascitoïdes" (
quid des civils sur le bateau qui au final décident de ne pas faire sauter les tolards d'en face, qui malgré tout ont "eut leur chance" et l'ont ruiné? )
Et que la "noirceur" du film est, ma foi, en fait un bon prétexte pour montrer des voitures déchiquetées et des batiments qui explosent
, et que le fond de réflexion politico-moral du film est quand même bien bidon.
Désolé mais je trouve quand même que le film va un peu plus loin que ça, que ce soit dans son script ou ses personnages, ce n'est pas de la complaisance à faire exploser des ponts d'autoroutes comme Bay ni a faire dans la "noirceur gratuite prétexte à violence" type les derniers torture-movie qu'on a vu...
CITATION(Darkup @ 14 8 2008 - 14:45)

CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 13:24)

on notera que la critique de Péront se fait quand même allumer par presque tous les commentaires...
J'avoue que ce qui me dérange un peu dans cette critique c'est tout d'abord le fait de souligner que le film, en gros, est apprécié par des gens qui aiment voir des villes se faire "nettoyer" et qui ont donc vraisemblablement des tendances "fascitoïdes" (
quid des civils sur le bateau qui au final décident de ne pas faire sauter les tolards d'en face, qui malgré tout ont "eut leur chance" et l'ont ruiné? )
Sans parler du fait que ce sont les méchants prisonniers criminels qui font le premier pas pour ne pas tomber dans le jeu du Joker.
Rien que ça annule entièrement la critique de la verranda du Péron.
contagion
14 8 2008 - 14:21
D'autres petits détails, du genre
CITATION
le visage balafré par le sourire à l’arme blanche que lui a taillé son père
montrent qu'il était plus préoccupé à trouver un synonyme vigoureux de "fascisant" plutôt que par ce qui se déroulait à l'écran. C'est pas bien professionnel quand même tout ça, j'espère qu'on lui donne pas trop pour ses piges.
Bret Gimson
14 8 2008 - 14:36
CITATION(Diane @ 14 8 2008 - 15:02)

CITATION(Darkup @ 14 8 2008 - 14:45)

CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 13:24)

on notera que la critique de Péront se fait quand même allumer par presque tous les commentaires...
J'avoue que ce qui me dérange un peu dans cette critique c'est tout d'abord le fait de souligner que le film, en gros, est apprécié par des gens qui aiment voir des villes se faire "nettoyer" et qui ont donc vraisemblablement des tendances "fascitoïdes" (
quid des civils sur le bateau qui au final décident de ne pas faire sauter les tolards d'en face, qui malgré tout ont "eut leur chance" et l'ont ruiné? )
Sans parler du fait que ce sont les méchants prisonniers criminels qui font le premier pas pour ne pas tomber dans le jeu du Joker.
Rien que ça annule entièrement la critique de la verranda du Péron.
Bein ça annule pas grand chose je trouve, vu comme ça ça donne surtout l'impression d'un film qui joue sur ce fantasme mais sauve les meubles et la morale comme tout bon blockbuster estival...
CITATION(Bret Gimson @ 14 8 2008 - 15:36)

CITATION(Diane @ 14 8 2008 - 15:02)

CITATION(Darkup @ 14 8 2008 - 14:45)

CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 13:24)

on notera que la critique de Péront se fait quand même allumer par presque tous les commentaires...
J'avoue que ce qui me dérange un peu dans cette critique c'est tout d'abord le fait de souligner que le film, en gros, est apprécié par des gens qui aiment voir des villes se faire "nettoyer" et qui ont donc vraisemblablement des tendances "fascitoïdes" (
quid des civils sur le bateau qui au final décident de ne pas faire sauter les tolards d'en face, qui malgré tout ont "eut leur chance" et l'ont ruiné? )
Sans parler du fait que ce sont les méchants prisonniers criminels qui font le premier pas pour ne pas tomber dans le jeu du Joker.
Rien que ça annule entièrement la critique de la verranda du Péron.
Bein ça annule pas grand chose je trouve, vu comme ça ça donne surtout l'impression d'un film qui joue sur ce fantasme mais sauve les meubles et la morale comme tout bon blockbuster estival...
Peut-être mais cela fonctionne malgré tout (c'est pas non plus l'épine dorsale du film, donc les meubles sauvés, bof).
Sickboy
14 8 2008 - 14:48
Ouais, nan mais...
Moi? Facho? Tu veux que j't'en colle une ou quoi?!
CITATION(contagion @ 14 8 2008 - 14:32)

Ah oué j'avais pas reconnu Roberts en Maroni dites donc... L'a bien la classe faut dire, on est pas habitué.
Sinon le film est projeté dans 666 salle... Ca fait PEUR.
Ça confirme ma théorie de pacte avec le diable signé par Nolan pour avoir autant de succés,c e qui entraine bien sur des conséquences, Mort de Ledger, accident de Freeman, Bale qui tape sa famille ...
CITATION(dam @ 14 8 2008 - 15:51)

Bale qui tape sa famille ...
Non ça apparemment ce serait des conneries il n'aurait en fait qu' élevé le ton sur sa mère qui disait du mal de son amie, vous devriez trouver les détails dans la presse spécialisé.
Mechagodzilla
14 8 2008 - 14:57
CITATION(dam @ 14 8 2008 - 15:51)

CITATION(contagion @ 14 8 2008 - 14:32)

Ah oué j'avais pas reconnu Roberts en Maroni dites donc... L'a bien la classe faut dire, on est pas habitué.
Sinon le film est projeté dans 666 salle... Ca fait PEUR.
Ça confirme ma théorie de pacte avec le diable signé par Nolan pour avoir autant de succés,c e qui entraine bien sur des conséquences, Mort de Ledger, accident de Freeman, Bale qui tape sa famille ...
... Hutch qui fait des jeux de mots de plus en plus foireux...
CITATION(Mechagodzilla @ 14 8 2008 - 15:57)

CITATION(dam @ 14 8 2008 - 15:51)

CITATION(contagion @ 14 8 2008 - 14:32)

Ah oué j'avais pas reconnu Roberts en Maroni dites donc... L'a bien la classe faut dire, on est pas habitué.
Sinon le film est projeté dans 666 salle... Ca fait PEUR.
Ça confirme ma théorie de pacte avec le diable signé par Nolan pour avoir autant de succés,c e qui entraine bien sur des conséquences, Mort de Ledger, accident de Freeman, Bale qui tape sa famille ...
... Hutch qui fait des jeux de mots de plus en plus foireux...
Et la ça commence a faire vraiment
PEUR.
Et pardon, je ne lis pas la presse spécialisée

.
CITATION(Hutch @ 13 8 2008 - 16:47)

l'argument de la défiguration a besoin d'une ancre dans le personnage de Harvey Dent : soit tu optes comme Bill Finger pour jouer sur l'ego du procureur, soit tu fais comme Andy Helfer dans le Batman annual de 1990 concernant l'oigine post-Year One ou Alan Burnett dans le dessin animé et tu lui colles une faille préexistante.
ici, nada (même quand il menace le copain du Joker c'est un coup de bluff) : son revirement est dur à avaler même pour LE fan ultime de Double Fesse (moi)
Le problème, c'est que les scénaristes ont voulu adapter simultanément
The Killing Joke où le Joker veut prouver qu'il suffit d'une seule mauvaise journée pour qu'un individu sain d'esprit (et non un individu instable psychologiquement parlant) devienne fou.
Sinon, dans l'interview que j'ai postée, Jonathan Nolan expliquait que quelqu'un d'aussi parfait que Dent (on le surnomme
le Chevalier blanc, quand même) ne pouvait exister, ce qui expliquait sa transformation en Double Face.
CITATION(Hutch @ 13 8 2008 - 16:47)

Ainsi : le final du film permettrait de poser les bases pour une adaptation du même ordre (donc avec plein de bouts d'autres trucs) de The Dark Knight Returns :
_ en changeant le principe de rendre un Batman âgé et en éliminant les références à l'univers DC (donc en changeant le climax)
_ en gardant le statu quo : Batman traqué, Joker enfermé, Dent... perdu de vue ? (visiblement personne ne sait très bien, à commencer ar les auteurs s'il est en vie ou non)
_ même une Robin version Carrie Kelley ne serait pas incongrue dans la réalité que propose Nolan.
Oui, mais ça ne serait vraiment plus
The Dark Knight Returns sans tous ces éléments : une partie de l'attrait du comics provient de son Batman vieillissant-schizophrène-revanchard, du combat contre Superman, ...
Et Robin ne passerait dans l'univers "réaliste" des films de Nolan (mise en danger de mineur ?).
CITATION(Hutch @ 13 8 2008 - 16:47)

Le gros problème restant que peu de vilains peuvent supporter la transcription dans ce même univers (vu les catastrophes qu'étaient l'Epouvantail et Ra's Al Ghul, complètement évincés du deuxième, même si le Dr Crane fait coucou avant de se faire latter) :
Pingouin ou le Riddler ? (un peu faiblard après le Joker)
Catwoman ? (bon choix : vu qu'elle est aussi des deux côtés de la loi : la romance serait plus habile que les deux plot device de Batman Begins et the Dark Knight)
Clayface ? Le Chapelier Fou ? Dr Double X ? (mouais mais non)
Hugo Strange ? (bof)
le gang des mutants correspondraient bien avec la vision de Nolan : d'autant que le film fait office de catharsis sur le mal de vivre US actuel ("ahhlalalala ma bonne dame, même si on avait un Batman on connaitrait pas notre chance et on le pourchasserait

" )
Personnellement, je souhaiterais voir Bane (en accentuant son côté "stratège"/individu déterminé, mais à des fins personnelles) et Catwoman (enfin un
love interest intéressant ?) dans le prochain.
CITATION(Hutch)
La scène du tribunal évoque plutôt le parallèle Dent/Batman (qui fait se demander si Dent ne pourrait pas être Batman par hasard : même forme physique, même désir de justice) et la scène de l'interrogatoire est une petite manipulation du spectateur, un genre de coups d ecoude/clin d'oeil complice ("haha vous croyiez qu'il allait péter les plombs ? ben non, le truand risque rien wink wink lol")
J'ai lu que la scène du tribunal où l'accusé sort un flingue contre Dent était une sorte de renvoi aux origines de Double Face dans le comics (Sal Maroni lui jetant une fiole d'acide au visage en plein procès).
Je l'ai vu \o/, en vf en plus tro bieng \o/
De Begins, je ne retienais qu'un long couloir ridicule et ennuyeux au possible, qui rejoignais Batman et Robin au rayon des pires nazeries de super héros. J'en ai quasiment tout oublié, me souvenais plus des méchants, des enjeux...Heureusement, dans la suite, les seules questions que j'ai eu a me poser par rapport à ça étaient "ah oui le manoir, pourquoi il est plus la?" (question sans réponse) et "la fille c'est le même personnage que dans le dernier film, ou pas?" (la aussi, j'ai pas réussie a trancher). 'fin bon, tout ça pour dire que ça gène pas trop, le film rentre tout de suite dans le vif, est rythmé et envoie son lot de bonnes séquences, ce qui le rend infiniment plus sympathique que son prédécesseur.
Au final, j'en retiendrais le perso du Joker, sa personnalisation, son concept, et son interprétation. Il "arrive" dans le film, il ne se présente pas, et ils est la, il existe, il bouffe l'écran comme son personnage s'impose. C'est vraiment quelque chose de rare et de très fort. C'est la même chose, en moins spectaculaire, pour les personnages de Dent et de Gordon, des personnages bien définies, bien écrits, qui servent le film, qui le font vivre (pour Gordon, c'est inédit, c'est la première fois qu'il a de l'importance dans un film, c'est sympa).
Par contre, tout ça se fait au détriment de Batman et de sa team de figurants. Transformé en Super Gadgetman, le perso est transparent, jamais mis en valeur, ne fait jamais rien de très "super héroique". Il se contente de suivre des super plans super technologiques, n'est jamais impliqué émotionellement dans l'action...et il parle avec une voix ridicule, mais bon, cf topic BB de y'a qques années. Paradoxalement, je trouve Bruce Wayne plus réussis, son coté kéké blindé de pognon qui se tape des bimbos étant plus qu'une facade, mais réellement quelque chose de plus profond, une aspiration à une vie plus légère, une sorte de faille paradoxale qu'il a en lui (a rapprocher du peut de cas qu'il semble faire de la mort de son ex).
Reste a mon avis le gros problème du "Batman par Nolan", son rendu visuel. Le film est moche. Tout se passe dans des immebles en construction, des parkings, des autoroutes, des bureaux...c'est gris, c'est plat, et y'a un mariole déguisé qui bouge au troisieme plan. Gotham n'existe pas, on se croierait a Baltimore, a Détroit...On a pas une impression de grandeur, c'est anonyme, c'est chiant... Gotham est une ville chiante, la vision de Nolan est complètement raté sur ce point. Ca tient un epu du grand écart conceptuel de sa vision du Super Héros Movie, le cul entre 2 chaizes, a vouloir foutre des persos quadrichromies dans un environnement de polar urbain 70's. ça marche pas tout le temps, c'est parfois très raté, mais faut reconnaitre l'ambition.
Sinon, en vrac parce que c'est moins important, des scènes d'actions mécaniques réussies pour des scènes de stomb toujours aussi incompréhensibles, mais rien de très palpitant niveau action en générale, et une pénible scène finale dans l'immeuble qui étire une pauvre idée dans un délire ultra cut strobo incompréhensible. Un propos pas toujours finement amené, mais pas déagréable. Des réserves sur la grande scène pivot du film un peu tiré par les cheveux quand même, "Gordon fait semblant de mourir alors qu'il n'était pas visé pour chopper le Joker qui fait exprès en fait".C'est rigolo a regarder, mais la encore, on est dans le délire total la ou une heure plus tot il était mis en place un piège fiscalo-judiciaire pour coincer les parrains, grand écart, toujours...
Toujours est il qu'on m'a un peu forcer la main pour aller regarder le film et qu'au final c'est pas mal passé, Batman revient de très loin après la purge Begins (qui ratait systématiquement dans toutes ses entreprises). Un film finalement ambitieux et bancale à l'image d'un spidey 3 qui me le rend sympathique, assez éloigné par moment des canons du genre.
scarecrow
14 8 2008 - 16:04
CITATION(Ward @ 14 8 2008 - 15:54)

, Batman revient de très loin après la purge Begins (qui ratait systématiquement dans toutes ses entreprises). Un film finalement ambitieux et bancale à l'image d'un spidey 3 qui me le rend sympathique, assez éloigné par moment des canons du genre.
Ah ce qu'il ne faut pas entendre.Comment oses tu comparer le chef d'oeuvre ultime de super héros (dark knight), à cette bouze de film pour enfants ( spidey 1,2 et surtout 3) ??
Dark knight est la continuité de begins, ça reste la meme ambiance, mise en scène très proche. Remate Begins car pour moi c'est un petit bijou. DK et BB se complètent parfaitement.
CITATION
De Begins, je ne retienais qu'un long couloir ridicule et ennuyeux au possible, qui rejoignaisBatman et Robin au rayon des pires nazeries de super héros.
C'est très inquiétant de mélanger les torchons et les serviettes de cette façon.
Mais ça s'explique peut-être par :
CITATION
J'en ai quasiment tout oublié, me souvenais plus des méchants, des enjeux...
J'imagine que ça favorise les réactions de défense vis-à-vis de Begins (le film bien sûr).
Bon sang quel film ! J’avoue j’étais sorti déçu de Batman Begins à l’époque, ce qui confirmait pour moi que Nolan n’était qu’un cinéaste au combien surestimé (ni Memento et Insomnia ne m’avait accroché). Puis j’ai découvert l’excellent Le Prestige, qui a fait quelque peu changé ma vision des choses. Ainsi, j’ai revu Batman pour m’apercevoir que finalement ce n’était pas si mal même si certains défauts persistent : pas de scènes d’action marquantes (généralement très brouillonnes de surcroît) et des méchants décevants (la révélation finale téléphoné). Ainsi, je ne pourrais pas dépasser les 4/6 en termes de note. Mais voilà, je ne m’attendais pas à coller la note maximale cette suite, ce qui permet à The Dark Knight de rejoindre le cercle fermé des adaptations parfaites de comic book aux côtés des Spider-Man et de Blade 2. Le film éclipse sans souci TOUS les autres blockbusters de l’année et ce sur tous les points : ambitions, script, interprétations, effets spéciaux, cohérence d’univers... L’argent investi se voit pour une fois vraiment à l’écran (pas de déluges de numérique foireux). Cette impression de grandeur donne un cachet unique au film et Gotham apparaît alors comme un véritable personnage à part entière. Mais la star, l’attraction numéro 1 est bien évidemment le Joker.
Heath Ledger efface, sans problème, le cabotinage de Jack Nicholson dans l’opus de Tim Burton. On n’avait pas vu pareil bad guy depuis un sacré moment (la statuette hommage serait le bienvenu). Ainsi, il vole la vedette à Christian Bale, pourtant toujours aussi à l’aise dans le drôle de Bruce Wayne/Batman. Ledger s’est tellement approprié le personnage que je vois mal quelqu’un le remplacer pour une éventuelle suite. Ce serait presque malvenu. Aaron Eckhart n’est pas à oublier car il campe très bien le chevalier blanc Harvey Dent, puis de manière stupéfiante Double Face (sacré design, on est loin de Batman Forever). Ce trio forme la pierre angulaire de nombreuses thématiques abordées par le film comme la folie, le pouvoir, la justice voir même la condition humaine. Nolan signe un film à l’atmosphère désespérée, aussi sombre que les ruelles sales de Gotham. On est constamment surpris par les choix scénaristiques et le film termine de façon inattendue (la suite, vite !). A la fois, polar noir, thriller politique, film d’action et de super-héros, The Dark Knight est un idéal de blockbuster (en plus c’est souvent drôle). Si seulement on en avait plus des comme ça.
(je vais redonner une chance à Memento et Insomnia je crois...)
JEF Byos
14 8 2008 - 16:34
Vu hier. Dans les qualités : écriture plus rigoureuse, enjeux moins martelés dans les dialogues, casting impeccable (sauf Maggie Gylenhall, clairement en deça des autres...
si c'était pour faire crever le personnage, autant garder Katie Holmes amha). Les scènes d'actions sont plus réussies et lisibles que dans BB, ce gotham moins fantasmé et débarassé de ce métro aérien est du meilleur effet dans la vision de Nolan, le voyage à HK achève d'ancrer le film dans notre époque... La multiplicité des personnages et des enjeux est superbement maitrisée, le tout est passionant et... Heath Leadger domine ce film de la tête et des épaules. On sent sa présence sur chaque plan ou il figure, et ce dès l'attaque de la banque (ou il est pourtant incognito !).
(et j'en oublie certainement)
Pour les défaut... Bah quelques détails, comme cette bat-moto
issue de la batmobile, idée un peu too much dans le contexte plus réaliste encore de TDK par rapport à BB, le petit plan du demi-tour à moto (moneyshot franchement dispensable),
La fausse mort de Gordon peu crédible et inutile... Des broutilles. Plus gênant sont le retournement un peu brusque de Dent en Double/face (bien que motivée, on passe à coté du tragique du personnage), ainsi que
sa mort supposée, fausse résolution d'un film qui ne doit pas se conclure par lui-même.
Car pour moi, TDK est clairement un film de transition, le deuxième sègment d'une trilogie.
En effet, comme certain l'on fait remarquer, le personnage de Batman qui est un peu à la traine, conséquence logique de la flamboyance du Joker et du fait que le personnage soit balladé par l'intigue. On passe d'un personnage qui s'est affirmé dans Batman Begins à celui d'une icone mise à mal... On attend donc qu'il transcende son statut héroïque au cours des épreuves, ce qui n'arrive jamais : Lorsque le Joker lui fait choisir entre le bien collectif (dent) et le sien (Rachel), il fait le choix égoiste. Debut de la chute du symbole de la loi qui s'était érigé au cours de BB pour devenir le gardien de gotham depuis le début de TDK. Un gardien qui ne semble condamné dès lors qu'a agir "au moins pire" et à déchoir : il sauve son identité secrète au lieu d'empecher le Joker de mettre sa menace de destruction d'un hopital à execution, laissant avoir lieu la rencontre Dent-Joker... Quand il intervient lors de la menace des ferries, on peut voire que Gotham se sauve elle-même (les passagers des deux ferries ne cèdent pas au chantage du Joker), Batman n'agissant qu'en gardien de leur choix en empèchant le Joker de concrétiser sa punition collective. Ce ne sera pas lors de son intervention entre Double/face et Gordon qu'il remontera la pente, puisqu'en conclusion il deviendra un bouc émissaire.Si l'on lit le film sous l'angle de la figure christique du héros (ce dont parlait Kitano plus avant), TDK s'arrête donc à la souffrance, et ne montre jamais la transcendance... Que l'on attend fort logiquement d'un troisième opus.
Le Joker reste prêt à sévir : le fait qu'il soit arrêté par Batman ne constitue pas une fin pour ce personnage (Malheureusement, la mort de Ledger risque de priver Nolan de ce personnage pour son prochain Batman...
). Dans ce contexte et alors que le montage était en cours lorsque la nouvelle est tombée, on ne peut qu'être surpris du traitement réservé à double-face. Car si le plan évoquant son décès "civil" semble confirmer que sa chute fut mortelle, on ne pourra que rester sur sa faim (Dent était à peine métamorphosé, double/face pas vraiment exploité) et les Nolan se privent du vilain Idéal au troisième acte... Celui qui permetterait la transcendance d'un Batman tiraillé par ses démons intérieurs, en suivant son parcours inverse alors qu'il était prêt à céder la place à Dent...Du coup je ne peux qu'accorder le bénéfice du doute à ce dernier acte, qui ne saurait être jugé qu'a la lumière d'un 3 ème opus selon moi...
Donc dans l'ensemble, un très bon film, pas exempt de défauts mais qui mérite un 5/6 bien senti.
bardamu aka leatherface
14 8 2008 - 17:46
CITATION(scarecrow @ 14 8 2008 - 17:04)

CITATION(Ward @ 14 8 2008 - 15:54)

, Batman revient de très loin après la purge Begins (qui ratait systématiquement dans toutes ses entreprises). Un film finalement ambitieux et bancale à l'image d'un spidey 3 qui me le rend sympathique, assez éloigné par moment des canons du genre.
Ah ce qu'il ne faut pas entendre.Comment oses tu comparer le chef d'oeuvre ultime de super héros (dark knight), à cette bouze de film pour enfants ( spidey 1,2 et surtout 3) ??
Dark knight est la continuité de begins, ça reste la meme ambiance, mise en scène très proche. Remate Begins car pour moi c'est un petit bijou. DK et BB se complète parfaitement.
Ce qui faut pas lire surtout.
Malgré toutes les nombreuses qualités de Dark Knight (et le putain de panard que j'ai pu prendre pendant la séance, ça fait longtemps que ça m'était pas arrivé), on peut pas dire que ce soit un chef-d'œuvre de réalisation.
Pas que ce soit horrible (tout ça ne m'a pas du tout dérangé), mais c'est quand même étrange de la part de Nolan de monter son film comme une énorme bande-annonce.
The Dark Knight est une des meilleures adaptations de comics, c'est évident et on est d'accord.
Mais les spidey sont des merveilles de réal et faudrait pas l'oublier non plus (non mais, Spiderman 2 une "bouse" pour enfants...

)
contagion
14 8 2008 - 18:14
CITATION(Ward @ 14 8 2008 - 16:54)

Heureusement, dans la suite, les seules questions que j'ai eu a me poser par rapport à ça étaient "ah oui le manoir, pourquoi il est plus la?" (question sans réponse)
Ben il a brûlé à l'issue du premier, Alfred y fait d'ailleurs allusion dans un dialogue du film.
Sinon perdure l'image de Batman à Hong-kong, parti exfiltrer Lau. On le voit masque en main, dominant la ville, avant de se lancer dans un vol majestueux parmi la forêt de gratte-ciel. C'est iconique à mort, tout en conférant au personnage un côté réaliste de soldat d'élite, un véritable héros de la science, comme dirait Moore, chez qui la technologie supplée à l'absence de pouvoir (bon le ninjutsu aide pas mal aussi c'est sûr). Ceci dit, le revers de la vision ultra réaliste de Nolan, avec ses gars du Swat méchamment artillés, c'est que Batman est quand même un peu suicidaire d'aller au charbon avec ses seuls poings. Mais bon, le film répond un peu à cette réserve, parce que lorsqu'on voit des imitateurs avec des fusils, ça le fait pas du tout.
(Le running gag du flingage des acolytes dans la scène d'intro est excellent également -et ce travelling sur le joker de dos et son masque de clown triste est méchamment stylé)
(sinon dans Paris Match-que je lis pas ordinairement soyons clair- y'a une pub super classe de Cerruti avec Bruce Wayne en costard

)
(j'ai piqué la page

)
(heureusement que Muf est spécialisé en placement de marques automobiles et pas de fringues)
waw
5,5/6
j'y retourne demain.
et après-demain,
et après-après-demain,
et après-après-après-demain
et après-après-après-après-demain
et après-après-après-après-après-demain
...
Pourquoi?
Y'a des trucs que t'as pas compris?
vu hier soir
ben c'est mortel
Batman Begins avait un gros problème de rythme (j'ai l'impression que le film ne commence jamais), Nolan étouffant toute tension en voulant maintenir une cadence trop soutenu à son film (pas de baisse de régime > pas de rythme), et pourtant là, dans TDK, en reproduisant la même erreur (aucun relâchement), ça fonctionne. Le film aurait peut-être gagné en intensité si Nolan avait su prendre son temps sur certaines scènes, mais en l'état, ça fonctionne. Pourquoi? J'en sais foutre rien. Peut-être parce que le nouveau Gotham-réaliste est magnifiquement filmé, peut-être parce que les scène d'actions sont plus lisibles (même si Nolan a encore quelques problèmes avec l'espace, ou alors moi j'ai un problème avec sa gestion de l'espace), ou peut-être tout simplement que Heath Ledger explose tout sur son passage et qu'à lui tout seul il fait de ce film une tuerie. C'est dingue, je m'en foutais de cet acteur, mais là j'ai été bluffé, putain mais quelle présence (réussir à effacer Bale, faut le faire)!!! Et Nolan a su mettre cet "happening" (ouais, carrément) en valeur. Donc avec un peu de retard: RIP, mec.
Et pour revenir au film: 5,75/6 (comme JEF Byos j'attends de voir où Nolan veut aller avant d'avoir un avis plus définitif (et j'attends de revoir BB aussi))
J'en attendais pas grand chose, juste un film correct, au mieux bien, et je suis sceptique.
J'ai trouvé toute la première partie affreuse, littéralement niveau téléfilm (réalisation molle du gland, intégralité des informations qui passe par les dialogues, aucune tension, juste de la présentation molle et chiante).
Après ça s'améliore, y a des moments où je commençais vraiment bien à accrocher, genre "oh pinaise mais je suis complètement dans le film là !", et puis hop, 2 secondes plus tard Nolan foire son affaire. Ducoup, j'ai passé l'essentiel des moments "chocs" du film à avoir des frissons...en les imaginant aux mains de scénaristes et de réal' plus doués.
Quelques moments bien sympa, le fourgon (joli coup avec le camion et
Gordon masqué), le "choix" est bien prenant aussi (bien qu'un peu chiant par moments, et le coup
du Joker qui énerve le flic pour sortir, j'arrivais pas à en croire mes yeux tellement c'était éculé comme truc

, même s'ils ont essayés de changer un peu ça).
Bon travail sur le personnage du Joker, bien aidé par Ledger très crédible mais aussi par un scénario assez bien foutu à ce niveau-là (ils ont bossés que ça et bâclé le reste ?).
Pour le scénario, quelqu'un a parlé d'une immense bande-annonce, c'est un peu mon impression. Pour créer de la tension, Nolan multiplie les rebondissements et les explications (souvent un dévoilement progressif de la stratégie du Joker), et use et abuse des montages parallèles et donne ducoup un certains côté marionnette à ses personnages (1 séquence = 1 action d'un personnage). Le climax d'un film moyen étiré à 147 min, c'est une idée séduisante (la preuve : ça me faisait envie), mais ça marche pas souvent et j'ai trouvé qu'on avait un peu moins la sensation d'"être là" (c'est gênant pour un film qui se veut "réaliste"). D'ailleurs, à la seule séquence qui prenait vraiment son temps pour poser une action (le fourgon donc), ça donnait une séquence des plus réussies. Idem pour le coup du choix avec le commissariat correctement posé, et puis hop on balance le choix et tout marche.
Au niveau de la réal' de Nolan, passé les quelques plans icôniques de rigueur, le bonhomme ne s'est pas beaucoup amélioré niveau réal' (et pas que pour les scènes d'action), ducoup le film ressemble souvent à une série télé (avec un énorme budget et une technique irréprochable, mais une série télé quand même). Les échanges de dialogues et les diverses situations sont souvent platement filmées.
Le bonhomme a aussi un réel problème avec l'espace, et puis l'utilisation de
la vision ultrason avec Morgan Freeman en off qui nous explique la situation ("il y a un problème à l'étage"), dans le genre palliatif à une mise en scène pourrie, il se pose là
J'ai trouvé le climax du film bien mou et interminablement chiant, j'y croyais pas, j'étais pas sur place, et à ce moment du film
Harvey me paraissait juste être un gros gamin capricieux et con plutôt qu'une réelle victime de tragédie qui aurait des vraies raisons de faire ce qu'il fait. Ducoup j'avais un peu du mal à être touché (et puis
vouloir faire croire qu'un gamin ou que Batman peuvent mourir...c'te blague...).
Après comme je l'ai dis, y a une poignée de moments que j'ai vraiment bien aimé, j'accroche assez beaucoup pas mal avec les thématiques du film (qui prises à part, sont effectivement assez puissantes, même si la folie et le pouvoir me sont passées à 2km au dessus de la tête), et puis voir un blockbuster de cette tenue technique avec une vraie photo (pas toujours parfaite mais qui a une sacrée gueule) et des VFX où on grille pas les incrustations, extensions de décors et autres doublures numériques en trois secondes, ça fait un bien fou.
3,5/6
Mad Mat
14 8 2008 - 21:17
CITATION(Ward @ 14 8 2008 - 16:54)

(sinon dans Paris Match-que je lis pas ordinairement soyons clair- y'a une pub super classe de Cerruti avec Bruce Wayne en costard

)
(j'ai piqué la page

)
(heureusement que Muf est spécialisé en placement de marques automobiles et pas de fringues)
Cette pub ?

En l'occurence, c'est Armani qui a taillé les costards de Bruce Wayne ! Pas Cerruti !
Mais bon, comme le dit fort justement Lucius Fox, les vestes à trois boutons, ça fait quand même bien trop "années 90" !
Pour revenir au film, comme je suis en petite forme ce soir (Wanted m'a épuisé), je me contenterai d'un fort laconique "ça poutre" ! Chef d'oeuvre ? Je ne sais pas, il me faudra une ou deux visions supplémentaires pour me décider. Putain de bon film et meilleur blockbuster depuis des lustres ? Oui, oui et encore oui.
contagion
14 8 2008 - 21:37
Ouioui c'est bien celle-ci on aura compris que je suis spécialiste de la haute-couture.
Putain ste classe ! Tape ta Pat Bateman attitude !
John Keats
14 8 2008 - 21:53
en cherchant le film et sa rubrique sur le site une réflexion me vient à l'esprit : ce n'est pas du tout un film fantastique. mais en tout cas c'est ung grand film.
Mad Mat
14 8 2008 - 21:56
CITATION(contagion @ 14 8 2008 - 22:37)

Ouioui c'est bien celle-ci on aura compris que je suis spécialiste de la haute-couture.
Putain ste classe ! Tape ta Pat Bateman attitude !
Ouaip, il a la classe le Bruce.
Du temps de sa prime jeunesse, son majordome était un sacré sapeur itou.

je règle quelques affaires courantes à Newcastle et je me fais embaucher au MI6 pour aller faire le ménage en Birmanie. Puis je change d'identité et me fais embaucher par Wayne père.
John Keats
14 8 2008 - 21:58
oh que oui, get carter est un de mes films préférés. vive michael cain!
Glen Runciter
14 8 2008 - 22:09
Qu'est ce qu'elle est belle cette année 2008 !!
No country for old men
Into the wild
There will be blood
Wall-E
Dark Knight !
Avec mention speciale pour les deux derniers. Bon sang en 15j on se paye coup sur coup deux chefs d'oeuvre comme pas vus depuis..... je me demande.
Avis trop à chaud sur Dark knight pour être partagé pour l'instant, I'll be back.
Je vient de le voir, j'ai pas lut le topic (et me suis pas intéressé au film ses 6 derniers mois) mais y a un parallèle évident avec le style de Michael Mann.
Sinon pour moi le film entre dans le cercle très fermé des plus grands films d'action de tous les temps.
Et je dois dire que la complètement hallucinante scène de poursuite en ville m'a très très impressionné. Je n'ai jamais vu ça ailleurs que dans Terminator. Et la moto quelle classe.
Une pensée pour Heath Ledger après une telle interprétation.
Voilà, même si j'ai trouvé que la fin tirait un peu en longueur,
6/6 et c'est tout. Et vivement le troisième opus
(mention spéciale aux plans sur Hong Kong

)
TDK s'arrête donc à la souffrance, et ne montre jamais la transcendance...
C'est justement sur ce point que se différencie TDK des autres productions hollywoodiennes. A la fin, il ne reste qu'un immense puits de souffrance, de combats perdus d'avance, de désespoir... et tout l'enjeu d'une éventuelle suite sera de savoir ce que les personnages vont en faire. On ne sait pas trop ce que devient le Joker, mais un personnage nihiliste n'a pas de notion de transcendance. Il n'a rien à franchir, rien à surpasser. Il est le néant et il n'en sortira rien (d'un point de vue moral en tout cas). Quant à Batman, tout le problème est de savoir qui de Wayne ou de Batman mène la danse. On voit bien dans le film qu'ils ne possèdent pas tous deux la même morale, pour simplifier, qu'ils ne sont pas capables des mêmes actes. Il y a un double problème de point de vue... Les deux profils psychologiques semblent se rejoindre à la fin mais on ne connaît pas l'issue du combat intérieur. On a l'impression d'une détermination, mais comme le suggère un dialogue au début du film, il y a certaines choses que Batman est capable de supporter et pas Wayne. S'il y a transcendance dans un prochain opus, encore que ça me ne me plaise guère, ce sera, il me semble, du côté de ce décalage que ça se jouera. Comment construire un "profil" psychologique et moral qui réunisse les deux "personnages" et qui permettent à cette entité de ne pas se consumer?
Sinon, tout le développement sur le héros et l'opinion publique, thème central des comics, etc, est à peine exploité, à mon goût, et mériterait un traitement plus couillu la prochaine fois. La fin laisse entendre que ce serait un des enjeux...
Je suis crevé et c'est pas clair, désolé.
ouaisbiensur
15 8 2008 - 00:08
CITATION(Julian @ 15 8 2008 - 00:49)

Quant à Batman, tout le problème est de savoir qui de Wayne ou de Batman mène la danse. On voit bien dans le film qu'ils ne possèdent pas tous deux la même morale, pour simplifier, qu'ils ne sont pas capables des mêmes actes. Il y a un double problème de point de vue... Les deux profils psychologiques semblent se rejoindre à la fin mais on ne connaît pas l'issue du combat intérieur. On a l'impression d'une détermination, mais comme le suggère un dialogue au début du film, il y a certaines choses que Batman est capable de supporter et pas Wayne. S'il y a transcendance dans un prochain opus, encore que ça me ne me plaise guère, ce sera, il me semble, du côté de ce décalage que ça se jouera. Comment construire un "profil" psychologique et moral qui réunisse les deux "personnages" et qui permettent à cette entité de ne pas se consumer?
Et c'est là où on peut regretter de ne pas avoir en face un double-face avec une plus grande ampleur (
son retour d'entre les morts, j'y crois moyen). Ca pourrait se justifier selon la logique comics mais dans l'optique réaliste globale adoptée par Nolan, ça risquerait de pas être évident à gérer.
c'ets son frère jumeau en fait
Bah... de toute façon Nolan s'est vraiment écarté du comics de Miller et effectivement son éventuelle résurrection demandera certainement des explications un peu tordues...Je ne dis pas que la colère de Dent n'est pas logique dans TDK, au contraire, elle s'emboîte parfaitement dans l'intrigue choisie par Nolan... Mais en l'occurence elle demande au spectateur, pour la comprendre dans tous ses aspects, un arsenal psychologique plus vaste que dans le comics, où Maroni lui expédie de l'acide sur la figure et point on comprend tout de suite le pourquoi du comment. Dans TDK, Dent en veut à Gordon et à Batman d'avoir laissé sa nana se faire exploser (j'ai d'ailleurs mal compris pourquoi Batman sauvait Dent et pas Rachel, contrairement à ce qu'il avait annoncé à Gordon en quittant le commissariat) et du coup semble considérer les deux responsables de sa défiguration...qui devient presque anecdotique pour lui après le dialogue avec le Joker. C'est plutôt intelligent d'une certaine manière, ça montre la "sympathie" qui s'installe entre le Joker et lui, et la finesse psychologique de ce premier qui arrive à lui faire croire que le vrai responsable c'est la corruption des flics et pas le pétrole sur son visage qui s'enflamme, etc), je trouve que ça complique franchement les choses et que ça ne sert qu'à intégrer sa blessure dans le trio amoureux, etc... quelque part, en fait, ça me gêne que l'on passe d'une blessure faites par un criminel, Maroni,dans le comics à un espèce de malheureux concours de circonstances dont on peut accuser Batman, Gordon ou Joker, au choix... Magré tout c'est un parti pris scénaristique plutôt audacieux, ça rend le traitement du personnage beaucoup plus compliqué pour la suite, en même temps que, bon point, ça le rend beaucoup moins nihiliste que dans le comics (rôle dévolu au Joker dans TDK)...
CITATION
(j'ai d'ailleurs mal compris pourquoi Batman sauvait Dent et pas Rachel, contrairement à ce qu'il avait annoncé à Gordon en quittant le commissariat)
Spoilers
C'est à cause du Joker qui ment à notre chauve-souris en prétendant que Rachel se trouve à telle adresse alors qu'en fait c'est Dent. Le Joker a bien compris qu'en
laissant mourir Rachel, le résultat serait monstrueux, et pour Batman, et pour Dent.
CITATION(Diane @ 15 8 2008 - 02:26)

CITATION
(j'ai d'ailleurs mal compris pourquoi Batman sauvait Dent et pas Rachel, contrairement à ce qu'il avait annoncé à Gordon en quittant le commissariat)
Spoilers
C'est à cause du Joker qui ment à notre chauve-souris en prétendant que Rachel se trouve à telle adresse alors qu'en fait c'est Dent. Le Joker a bien compris qu'en
laissant mourir Rachel, le résultat serait monstrueux, et pour Batman, et pour Dent.
Arf...
Ok.
Merci Diana. J'avais pas fait gaffe à cette histoire d'adresse... C'est ça d'aller voir un film à 22h après avoir bossé 10 h de suite dans une usine à la con.
En tout cas, ça rend le Joker encore plus subtil que je le pensais (par contre ça rend un peu caduque toute sa tirade sur le mode "j'ai aucun plan, je fais tout à l'instinct, on verra ce que ça donne...")
Mais... (si c'est con, désolé, j'ai pas récupéré) dans ce cas, pourquoi Gordon et cie n'ont pas pu sauver Rachel? ... ils sont arrivés après l'explosion du building ? Je me rappelle plus... Ou alors le Joker a savamment calculé son coup en prévoyant qu'ils ne pourraient sauver Rachel , que seul Batman le pourrait avec sa vitesse, etc...
Le "j'ai aucun plan", c'est de la connerie qu'il profère a longueur de temps. Par contre, pour le coup des adresses, je suis pas trop sur Mlle Diane...me parait plus "signifiant" dans la logique du film que Bat sauve Dent plutot que son ex, par le sens du sacrifice qui est régulièrement rabaché dans le film, "le devoir avant tout", "c'est Dent qui compte, pas moi".
Nokturnal Mortum
15 8 2008 - 02:06
Non c'est clair que c'est le Joker qui a volontairement interverti les adresses.
ClarkensseN
15 8 2008 - 03:22
Quand Gordon demande à Batman qui va-t-il sauver juste après qu'il ai obtenu les adresses, il crie "Rachel!" et s'en va. Et bien entendu, le Joker avait anticipé ce choix..
Amonita
15 8 2008 - 03:50
SPOIL (flemme de mettre des balises, ça hache.)
Oui ça m'apparaît clair que Batman s'est fait avoir par le Joker. Clairement. Par contre je pense pas que celui-ci avait prévu que la police n'irait pas assez vite pour Rachel.
(même si perso j'aurais trouvé jouissif que Batman choississe finalement et difficilement d'aller prendre Harvey Dent et voit le hangar avec Rachel exploser sous ses yeux, pendant que la police sauve Dent.)
(quoique non c'est pourri parce que Dent ne doit plus son sauvetage à Batman du coup.)
(Oubliez.)
Sinon j'ai lu plus tot dans ce topic que des gens se plaignaient de la trad fr sur "Harvey Dent Pile ou Face". En fait, ça m'a pas choqué parce que je suis PERSUADE (attention je met ça en maj) que dans l'animation (qui bute) qui passait mes dimanches matin y s'appellait Pile ou Face. En tout cas, je l'avais toujours appellé comme ça.
(c'est Double Face qui m'a surpris du coup.)