Alors, en deux temps:
Diane, tu as un problème avec la maternité ? Ou avec les mères des gens ? Aurais tu été abandonnée dans une poubelle ? Ou dans un parc puis ensuite élevée par des pigeons ? Dans ce cas là, tu as entièrement raison: c'est super réaliste Batman Returns, Burton ou pas.
Ou bien, tu fais une projection inversée d eta propre expérience traumatisante qui impliquait ton père, internet, un string et probablement un orifice quelconque ? Je n'arrive pas à savoir...
Tu vois, au jeu de celui qui brassera le plus de vent en racontant des conneries, on peut aller loin, et au final, ça ne sert à rien. Donc, essaye de devenir un minimum intéressante ou fais moi douter en ne disant rien.
Pour aller dans une discussion plus intéressante:
CITATION
Ben j'ai bien relu avec mes petits yeux et il me semble que tu reproche à Nolan de ne pas avoir saisi tout l'intéret du personnage (ce qui suppose que c'est un perso que tu connais bien, en tous cas mieux que lui, mais bon passons).
Je ne reproche pas à Nolan de trahir le personnage, mais simplement de n'avoir rien compris à ce qui fait l'intérêt de ce genre de film.
Alors soit, c'est cool, il tente quelque chose, mais quitte à tenter, autant ne pas saborder une franchise prometteuse en se perdant dans l'auto-contemplation de son néant créatif. Il aurait très bien pu inventer son propre héros, un peu comme Shyamalan avec Incassable. Et là, j'aurais suivi à 400%. Mais là, on parle d'un personnage, d'une mythologie, d'imaginaire, trois notions que Nolan semble ne jamais comprendre. Je l'invite d'ailleurs à lire des interviews ou à écouter des commentaires audios de Guillermo Del Toro pour commencer à appréhender ces concepts créatifs de la plus haute importance.
Comme chaque personne qui s'est penchée sur Batman (ou sur n'importe quel super héros) un minimum (c'est à dire avec intérêt et envie de tirer de nouvelles conclusions à celles déjà proposée), j'ai une petite connaissance de l'univers du Dark Knight. Mais je suis à des années lumières d'être un expert ou un grand érudit sur la question.
CITATION
Ben vu ton implication dans ce topic et tes références très pointues (à Otomo notamment), il me semble que tu joues sur les mots là.
Je ne me considère pas comme fan car égratigner ce personnage m'est égal. Ne pas respecter à la lettre l'œuvre d'origine également. Les mots sont importants.

CITATION
Là encore, tu joues sur les mots.
Non, justement ! Et c'est là tout ce que je veux dire: le souci de réalisme est une chimère, c'est du vent. Alors que la crédibilité (genre, comment rendre un gars maquillé en rouge avec des cornes sciées sur le crâne, ou un arbre qui marche, plausibles) est pour moi essentielle. La crédibilité ne cherche pas la logique, son domaine n'est pas le mental mais bien le ressenti. Et c'est là où Nolan s'est misérablement planté à mon avis: à trop chercher le réalisme par des explications à la mords moi le nœud, il ne s'ets jamais demandé si tout ça était crédible. On pourra pousser le débat plus loin si tu le souhaites.
CITATION
Tu fustige bien le film de Nolan parce qu'il adopte une approche réaliste pour raconter l'histoire d'un type qui se déguise en chauve souris, ou bien je ne sais vraiment pas lire?
Alors ma remarque du dessus était justifiée, et n'avais rien à voir avec le classement du film dans je ne sais quel type de forum.
En fait, je fustige la quête de réalisme comme je l'explique juste en dessus. Je pense que c'est une manière peu reluisante de combler son manque d'imagination et de créativité. Donc, ça n'est pas tout à fait pareil.
CITATION
Donc plutôt que de critiquer l'approche réaliste de Nolan, pourquoi ne pas argumenter sur la base de critères cinématographiques (mise en scène, découpage, scénar...), puisque là on parle bien d'un film hein, pas de la BD? On comprendra peut-être mieux pourquoi tu n'as pas aimé TDK, autrement que parce que Nolan est une "tâche".
Tu ne l'as probablement pas lu (et je ne te le reproche pas), mais j'ai bien aimé TDK. J'ai bien aimé comme divertissement pop corn un peu pataud (et surtout pour la monumentale interprétation de Ledger et ses gags très noirs), un peu comme j'avais bien aimé The One à sa sortie. C'est légèrement au dessus du lot disons (TDK beaucoup plus The One qui est vraiment un de mes films honteux).
Après, je ne parle pas de mise en scène tout simplement parce que je ne vais pas faire plus d'efforts que Nolan n'en a fait. Je commence à en avoir marre des ces faux films d'action à la Bourne et cie qui ne savent pas poser une caméra, fair eun rvai découpage et orchestrer de vraies scènes d'action. Et je dis action, mais même les dialogues sont filmés le plus platement possible et sans imagination. C'est tout simplement nul pour moi. J'avais déjà trouvé The Prestige boursoufflé prétentieux et convenu comme j'avais rarement vu, TDK l'a balayé.
Au niveau du scénar, il y a de bonnes pistes explorées comme l'envie (un peu trop soudaine cependant) de Batman de laisser sa place à Dent pour relever la ville. La manière de montrer les gangsters locaux m'a plu aussi. Le personnage du Joker forcément qui m'a fait déchanter lorsqu'il commence à expliquer ses origines et bien roulé lorsqu'il donne une deuxième version.
Il y a quelques éléments que j'ai aimés donc, et j'ai passé un bon moment les deux fois où j'ai vu le film. Cependant, ça ne m'empêche pas d'avoir les yeux ouverts et de constater les ENORMES choses qui cloche dans ce film.