CITATION(Sigurd @ 30 9 2008 - 12:54)

Je crois que vous ne comprenez pas que le Wayne qui flambe ses ronds, qui frime en Aston, qui se baigne dans les fontaines des restos, c'est CA le vrai masque. Ce que Rachel lui dit d'ailleurs dans Begins. Il joue délibérément au milliardaire connard, ce qui, au passage, évite forcément de le soupçonner d'être Batman (Ahhhh ouais pas con l'Bruce). La preuve quand il va écraser son Aston Martin pour sauver Gordon et l'avocat. Me semblait que c'était assez clair qu'il jouait au con genre "J'devrais pas aller à l'hôpital ?". Ou encore quand, juste après son discours pour soutenir Dent, il balance son champagne sur la terrasse.
On a tous très bien compris, et depuis le début.
Ce qu'on dit, c'est que TDK raconte l'histoire de
Bruce Wayne, un milliardaire qui, après avoir vu ses parents mourir, décide de combattre le crime.
Quand son argent et son pouvoir ne suffisent plus pour arriver à ses fins, il enfile un costume en caoutchouc et sort la nuit.
Lord aurait préféré suivre les aventures de Batman, et pas de Wayne. Et il ajoute, avec intelligence, que la prod aurait du me contacter et s'inspirer de ma vie pour la structure du film - on y verrait Christian Bale retarder son travail pour poster sur Mad en bouffant des cacahouettes, ça serait plus drôle qu'un monologue sur la Justice.
Mais à la base, ton tout premier post parlait de la schyzophrénie Wayne/Batman plus présente selon toi chez Nolan que chez Burton. Et c'est là que je me porte en faux : le Wayne de Nolan est pas schyzo, il sait très bien que le Batman n'est qu'un outil qu'il a méthodiquement construit pour avoir le plus d'effet. S'il avait appris que le chef de la mafia du premier avait peur des clowns, on aurait droit à un Christian Bale déguisé en Bozo qui lance des tartes à la crèmes sur les villains. On est dans l'utilitaire, pas dans la psychanalyse.
Alors que chez Burton le Batman est plus l'expression d'une félure intérieure, l'exteriorisation de la psyche de Wayne. Bref, Wayne est Batman.
@Diane : Certes Batman n'est pas au centre des films de Burton, mais cela ne change rien à ce que je dis. Et sur le fait que le Batman de Nolan accepte progressivement son statut de justicier : c'est quand même TRES progressif. On en est quand même au deuxième film, faudrait qu'il se reveille le Batounet. Et ta reflexion sur le fait qu'il veut imposer sa peur aux autres est pas bête du tout, mais le reconnaitre m'obligerais à avouer que je me suis planté - ce que je deteste - donc je ne vais pas en parler.