Comme vous pourrez le découvrir en me lisant ( sous un autre pseudo' ) par là
http://buzzcomics.net/showthread.php?t=6993, j'ai re-découvert la série des
eighties Marvel de
Mark Gruenwald et Bob Hall : "L'Escadron Suprême", où comment la Maison aux Idées new-yorkaise se reappropriait sans jamais vouloir l'avouer les héros concurrents de DC, Superman, Batman, Wonder Woman et tous les autres membres de LJA, dans un
univers parallèle aux leurs...
Plus politisée, plus engagée, cette maxi-série ( puisqu'il s'en agit d'une même ) avec
12 épisodes nous présentait un univers où des super-héros ont décidé de prendre le pouvoir, après une guerre dévastratrice, pour créer
le meilleur des mondes. mais peut-être aussi le pire, selon certains autres, épris de liberté, et où des criminels peuvent devenir l'ultime recours pour la préservation de l'identité humaine, de la liberté d'action et de pensée, etc, etc. Mais là n'est pas le sujet de mon ( long ? )
post :wink:
Lorsque
J. Michael Stracynski délaisse le monde des scéanrii télévisés et sa Grande série de science-fiction ( et bien plus )
"Babylon 5" - rédigée et pensée du premier au dernier épisode par le
môssieur, selon la légende - l'écrivain de talent ( car à son niveau on peut parler d'écrivain, si ! ) se tourne vers celui des
comics et propose de développer les conséquences de l'appartion d'êtres suprahumains ( traduire par
super-héros ) après le passage d'une comête dans le
ciel de la Terre et d'une petite bourgade précisément dans sa série
inachevée ( :cry: )
"Rising Storm".
Un succès critique, public et éditorial qui va amener la célèbre Marvel à le récupérer pour relancer le titre
"Spider-Man", sur lequel le succès récent du film de Sam Raimi a attiré tous les yeux des lecteurs. Second coup de chapeau :wink:
Mais toujours intéressé par les conséquences de telles forces surhumaines voire quasi-divines parmi les hommes, Stracynski ne peut que se tourner vers le
remake du titre de Gruenwald et Hall en se lançant à son tour dans la chronique des aventures ( ? ) de Hyperion, NightHawk, Spectrum et tous les autres
super-héros que l'on va être appelé à re-croiser dans les pages de son
"Supreme Power", ce titre que je viens de lire et re-lire, en attendant maintenant la traduction des six épisodes suivant pour complêter ce
volume 1 : "Contact"
Editée outre-Atlantique dans la collection
adult Max de Marvel, cette nouvelle série qui ne fait qu'ébaucher quatre personnages sur tant dans ces six premiers numéros composant ce volume,
"Contact", "Supreme Power" promet quelques très bonnes autres surprises
Là où, il y a vingt ans, Gruenwald et Hall faisaient de Clark Kent et son alter-ego
sup' héroïque un dirigeant ( au physique de bon )
aryen,
Joe Stracynski et Gary Frank, son dessinateur, rendent à Mark Milton son physique brun d'Apollo extra-terrestre ( naufragé ou arme ennemi ? ) mais délaissent le physique
politically correct caucasien du richissime NightHawk,
le Batman marvélien, pour en faire un justicier et orphelin - traumatisé par la mort raciste de ses parents - Noir, un brin "raciste" ( il me semble, tout de même :? ), ne défendant que ses frères et soeurs aux détriments d'autres victimes (
"une femme blanche était poursuivie par une bande d'hispanos et un épicier asiate harcelé par des voyoux. Comme tu étais occupé, je m'en suis chargé..." n'hésite pas à lui faire remarquer ce héros "américain" de projet Hyperion ). Ce qui promet plus d'un
clash entre ceux qui étaient meilleurs amis dans les années 1980 et pourra peut-être expliquer largement l'évolution des deux personnages et les dissentions entre groupes supra-humains...
Le famélique blondinet en brosse de Wheezer devient un athlétique coureur afro-américain que tous vont vouloir s'arracher tant ses super-pouvoirs sur la vitesse en font un être hors-norme... que pourtant ce gouvernement américain n'a pas encore réussi à enrôler, contrairement à ce Mark Milton,
cadeau des cieux ( retiré aux fermiers qui l'ont découvert : tranchant nettement avec la mythologie et l'histoire d'un certain... fermier de Smallville :wink: ), et ce Caporal Ledger qu'un test malheureux ( ? ) à greffer à un élément extra-terrestre pour expliquer ici les origines de celui qui était Docteur Spectrum, il y a vingt ans. Ledger ( me rappellant beaucoup le Cole Cash des Wildcats de Wildstorm, pour qui Gary Frank a travaillé en dessinant les adolescents gen-actifs de Gen13, héritiers du patrimoine génétique modifié des Gen12... parmi lesquels Grifter !! Cole Cash !! CQFD ) ne gardant que le surnom de "Doc" pour démontrer tout son talent opérationnel et précis de mercenaire gouvernemental...
"Contact" de la capsule de survie ( ?! ) de cet enfant stellaire venue se crasher sur notre bonne vieille Terre,
"Contact" du gouvernement américain d'un George Bush Sr.
à la con ( et obsédé ? ) avec une forme de vie extra-terrestre,
"Contact" du public avec une nouvelle et future
série prometteuse, ce premier volume de
"Supreme Power" ne fera que vous préparer aux remaniements des origines des
super-héros qu'ont
ressuscité Stracynski et Frank, quand vingt ans plus tôt Gruenwald et Hall les laissaient sous-entendues pour ne pas dire à jamais inexpliquées, avant de prolonger ce que Joe Stracynski a toujours voulu faire : raconter
l'histoire de super-héros prenant le pouvoir, dépassés par ces si grands pouvoirs qui pourtant leur réclamaient de grandes responsabilités :wink:
Ce
"Supreme Power" ayant toujours eu,
chez moi, les relents du goûit d'inachevé de
"Rising Storm", où Le Poète n'était peut-être qu'un héritier et ébauche de ce NightHawk qui aura fait fantasmer un jeune scénariste, futur auteur du
successfull "Babylon 5"... il y a vingt ans :wink:

Courez donc le lire ( mais ailleurs que dans les rayons de la FNAC, merde !! ) si vous ne voulez pas en faire un
achat indispensable