CITATION(AbsInthe @ 07 5 2008 - 14:11)

Porno Palace, je l'ai lu y a super longtemps (genre 6-7 ans), mais je ne savais pas que ça faisait parti d'un trilogie
J'avais bien aimé l'atmosphère du bouquin
Ca me fait penser qu'il faudrait que je lise autre chose d'O'Connel.
Lis
Et le verbe s'est fait chair. Je sais, je me répète mais ce bouquin est vraiment à part. Aucun livre ne m'avait fait un effet comme ça. C'est plus qu'une lecture, une vraie expérience sensorielle.
Pour résumer, un peu à l'arrach' mais bon voilà le point de départ : le héros est un ancien flic devenu taxi. Un jour un de ses clients est retrouvé écorché vif (putain de première scène !) par les hommes de main du caïd local. Et le héros est le dernier à l'avoir vu vivant. Le type avait oublié un livre dans son taxi. Enf fait, c'est à cause de ce bouquin qu'il est mort. D'ailleurs le caïd n'est pas le seul à rechercher ce livre. Que peut donc contenir ce livre pour que tout le monde cherche à mettre la main dessus ?
C'est un roman noir doublé d'une réflexion sur le langage et l'Ecrit.
Il y a une atmosphère incroyable, une galerie de personnages étranges.
Et la ville. O'Connell parvient vraiment à la faire exister, à créer une mythologie autour d'elle. Parfois par des détails qui ne seront qu'évoqués mais qui apportent une petite touche en plus. Par exemple, l'intrigue se déroule alors qu'une étrange maladie se propage, maladie qui touche la langue (lien avec le langage). Ce contexte est évoqué de façon sporadique mais permet d'offrir quelques scènes bien particulières. Pour se faire diagnostiquer la maladie, un personnage va voir un junkie, seul à pouvoir faire ce diagnostic, qui vit dans une caravane il me semble et qui donc pour ce faire va le piquer dans la langue.
O'Connell fait exister la ville à travers chacun de ses quartiers, bien définis. Il y a Bangkok Park et ses rebuts de la société. Il évoque aussi le quartier d'une gare desafféctée où il y aurait des cas de cannibalismes ...
Et puis il y a les passages qui se passent dans la ville de Maisel (pas mal d'habitants de Quinsigammond sont des réfugiés de maisel). Et là c'est vraiment

Faut le lire pour comprendre.
Voilà, je sais pas si c'est clair ce que j'ai raconté mais j'ai du mal à trouver mes mots concernant ce bouquin.