
Un bon complément à THE DIRT. Peux pas blairer la musique de Motley Crue, mais ils incarnent vraiment les rocks stars de base.
Ici ca nous conte un an de la vie de Nikki Sixx quand il était complètement accroc à l'héro, via son journal intime de l'époque, en y ajoutant des commentaires datant de l'époque présente, par lui-même ou les personnes qui gravitaient autour de lui à l'époque, pour prendre du recul ou expliciter certains trucs.
Ca se déroule principalement entre sa grande baraque dont il ne sort jamais, à part pour se faire des virées en bécane complètement défracté, et y passe ses journées à se faire des fixs et à avoir des hallucinations, des putes, dealers et junkies y gravitent de temps en temps, ainsi que sa nana plus ou moins officielle, ex de Prince et évangéliste en devenir.
Puis viennent le départ pour le studio (où il se fait une ligne entre chaque session) puis la tournée qui est un marasme d'embrouilles, de groupies vénales baisées/jetés/oubliées, de chambres d'hôtel détruites ou incendiées, de bastons avec leur propre responsable de la sécurité et ex-hell's angels...pour finir par le retour à la maison, l'ennui, l'héro, la parano ad nauseam...
Le style est typique des autobios de rockstars (avec l'aide d'un journaleux comme d'hab) avec le bon vieux coup de la rédemption à la fin (y'a bien que Lemmy qui nous l'aura pas fait ce coup-là, mais comme c'est le seul qui ne s'est jamais considéré comme un junkie...) ca se lit très vite, y'a pleins d'illustrations destroy à base de seringues et d'anatomie, et c'est assez intéressant d'entrer dans le crâne d'un mec déjà sacrément perturbé à la base qui se retrouve avec un max de pognon et tout le monde à ses pieds.
Ceux qui ont aimé THE DIRT aimeront forcément.
Avec bien sûr pleins de passages excessifs comme les mecs s'injectant du Jack Daniels dans les veines, ou Nikki Sixx faisant une overdose, étant déclaré mort, puis se relevant comme si de rien n'était pour s'échapper de l'hosto et rentrer de chez lui se refaire un fix direct...