Motoko
09 11 2007 - 22:41
AvPvT je l'ai vue dans mon comic shop et la couverture me tentait pas mal mais je verrais pour plus tard, la c'était le tome 2 de Hellblazer qui était monstrueux au passage avec un Constantine toujours aussi grave ^^ et le dernier tome des Stryges, j'adore cette série sinon niveau roman c'est toujours Salem de King et Tchétchénie, le déshonneur russe de Politkovskaia.
gordien
09 11 2007 - 23:43
Je viens de finir le très bon Romanzo criminale et j'attaque enfin le tome 4 de l'étoile de Pandore de Peter F. Hamilton
Misterpursoup
10 11 2007 - 00:03
CITATION
Rousseau c'est un sociopathe en puissance aussi...
A la différence que Rousseau,en frustré incapable de s'assumer,ne cuisine pas des femmes.
Sinon je faisais des recherches sur les caractères sociopathes et psychopathes,et apparemment,Ellis a respecté dans son bouquin tout les symptomes et les comportements sociopathes caractéristiques:Ego surdimensionné,agitation permanente,crises de panique et d'angoisse,séduction superficielle,ect...
Et puis c'est très enrichissant pour quiconque envisagerait de devenir sociopathe

(malheureusement,je n'ai pas encore eu l'occasion d'expérimenter moi même l'idée du rat,du brie et du tuyau en plastique)
DarK ChoueTTe
10 11 2007 - 08:05
Maison hantée/The Haunting of Hill House est pour Stephen King un des meilleurs livres de ces cent dernières années, nous avance-t-on en tant que promotion.
Personnellement c'est après avoir lu Anatomie de l'horreur qu'il m'a donné l'envie de m'y attaquer : je m'attendais à une histoire de genre somme toute assez classique, et bien il s'avère qu'on est très vite destabilisé.
Il n'est pas question ici d'histoire de fantômes classique, et ceux qui viennent pour le spectacle son et lumière vont vite s'avérer déçus.
Sans spoiler, le rythme du bouquin est très lent et l'action extrêmement discrète.
De quoi est-ce qu'on cause alors ?
Et bien d'un groupe hétéroclite de 3 jeunes gens étrangers l'un l'autre, d'horyzons différents, invités par un professeur passionné de phénomènes paranormaux à vivre quelques temps avec lui en communauté au sein de Hill house, maison rapportée comme hantée.
Si l'élément fantastique est aussi impalpable et flou, c'est pour laisser la place en parallèle au développement attachant de cette communauté avec lesquels on se sent très vite à l'aise.
Bien évidemment, il ne s'agira pas que d'un camp de vacances...
Bien que datant de 1960 (je dis ça mais j'ai pas lu grand-chose en-dessous de 80 pour l'instant en fait donc ça n'aura peut-être rien de surprenant), le roman m'a quasiment paru intemporel, le style est à la fois léger et précis, et la description des réactions humaines scotchante (si l'exposition est longue, on finit à terme par vivre véritablement avec eux).
Le plus gros choc arrive avec le final véritablement atroce (je ne sais pas si j'ai raté une partie du message mais là c'est majoritairement d'un pessimisme incroyable, en tout cas ça m'a laissé sur le carreau et je cogite depuis tout à l'heure), une histoire fine et surprenante de bout en bout, à éviter toutefois pour les amateurs de grand spectacle peut-être.
Xavier Papillon
10 11 2007 - 10:57
CITATION(Misterpursoup @ 08 11 2007 - 22:33)

Ca y est,je suis en train de finir American Psycho,et c'est un chef d'oeuvre absolu.
Je ne suis pas d'accord. Je crois ce roman très surfait. Ce texte ne m'a rien appris sur le Mal, sur ses origines et sa nature.
Misterpursoup
10 11 2007 - 11:12
Donc tu attendais quelque chose de très précis,qui te conforte dans ta stabilité mentale en te précisant tout ce que représente le mal dans le livre,puisque bien entendu tout le monde sait qu'il y a une frontière distincte entre le bien et le mal,qui pour ne pas déranger explicite clairement les origines d'un tel désordre mental pour ne pas déranger le lecteur dans ses acquis et qu'il ne se questionne surtout pas sur la nature humaine,et bien sur qui dénonce de tels agissements pour que le lecteur finisse de se dire que tuer des gens c'est le mal?
Il ne s'agit en rien de représenter le "Mal",et de l'expliquer,mais à mon avis,plus de confronter de manière ultra-directe,comme une grosse baffe dans la geule, le spectateur à la face la plus sombre de la nature humaine,et d'en faire aussi une critique sociale des Années Reagan extrêmement violente ou la psychopathie de Bateman et son inhumanité serait constemment mise en relation avec le manque d'humanité de la société de ces années.
Et expliquer les origines du Mal et sa nature,c'est quand même à la fois une démarche très simpliste,sans réel questionnement,et aussi terriblement complexe par rapport à la notion de Mal,qui me semble très vaste,et sans réelle définition,comment réellement définir ce qui est bien ou mal? C'est aussi terriblement naif non?
Enfin Contagion devrait venir en parler,ce serait quand même plus intéressant
contagion
10 11 2007 - 12:11
Non non tu le fais très bien

. Je ne crois pas qu'il faille effectivement chercher un discours réfléchi sur le Mal dans ce bouquin, c'est avant tout
la satire d'un modèle sociétal (le libéralisme triomphant et décomplexé pourrait-on dire, appliqué aux rapports humains dans leur ensemble) et plus spécifiquement la peinture vitriolée du microcosme new-yorkais huppé des années quatre-vingt, un milieu que Ellis a arpenté jusqu'aux limites de la raison. American Psycho est une oeuvre
grotesque, horrible et d'un comique frondeur rare (je tiens quelques dialogues du livre parmi les plus hilarants du genre romanesque, je songe par exemple à la tentative d'organisation d'un dîner par téléphone). Ce roman est aussi un tour de force littéraire par l'intensité de l'étude psychologique menée, la citation liminaire de Dostoïevski n'est d'ailleurs pas anodine, tant on n'avait pas poussé aussi loin l'analyse des méandres mentaux de personnages de papier depuis les Possédés ou les Frères Karamazov (eh ouais carrément, sauf que Fédor lui composait de la sorte avec une dizaine de caractères^^). Enfin je voulais juste dire qu'il ne faut pas prendre le bouquin de Ellis trop au sérieux, c'est une farce bouffonne, et non une méditation éthique et philosophique sur le Mal, qui pourtant parvient à capter l'essence de l'American Way of Life de la fin du siècle écoulé, mieux que n'importe quel ouvrage historique (de toute manière pour ces choses là j'accorde beaucoup plus de crédit aux bonnes fictions). Si l'on cherche dans le domaine littéraire des réflexions plus abouties sur le Mal, son origine et sa nature, mieux vaut s'orienter vers un Genet, un Bataille, un Sade ou un Céline (sans parler, évidemment, des quelques chefs d'oeuvres de la littérature concentrationnaire (Antelme, Soljenitsyne et Lévi notamment).
Sinon je lis pour le boulot les contes d'Andersen et A l'Ouest rien de nouveau, histoire de ne pas trop horsujetiser.
Xavier Papillon
10 11 2007 - 13:15
CITATION(Misterpursoup @ 10 11 2007 - 11:12)

Il ne s'agit en rien de représenter le "Mal",et de l'expliquer,mais à mon avis,plus de confronter de manière ultra-directe,comme une grosse baffe dans la geule, le spectateur à la face la plus sombre de la nature humaine.
Qu'est-ce d'autre que le mal ? Et ce que je reproche à ce livre, c'est justement sa précision doublée d'une prétention à disséquer sinon une époque, du moins l'extrême violence du monde urbain, le nôtre. Or je pense qu'on ne peut saisir le mal qu'en l'abordant de biais et non pas de front comme le fait l'auteur de manière très naïve, pour le coup. Afin d'étayer mon propos, je cite un passage du
Journal d'un curé de campagne de Bernanos : "Car les crimes, si atroces qu'ils puissent être, ne renseignent guère mieux sur la nature du mal que les plus hautes oeuvres des saints sur la splendeur de Dieu."
L'abjecte horreur de l'univers citadin a été évoqué en quelques mots d'une beauté foudroyante dans les
Fleurs du mal ou les
poëmes en prose de Baudelaire, avec infiniment plus de brio.
De manière générale, et malgré le respect dû à Contagion, je ne pense pas que des auteurs "directs" ou "frontaux" comme Genet, Céline, Sade, et Ellis donc, nous apprennent quoi que ce soit sur le Mal, surtout avec des phrases comme : "Je vais inviter cette fille chez moi. J'ai l'intention de la violer et de lui découper le vagin." (Je restitue de mémoire mais l'esprit est là.)
Pour ma part j'ai achevé la lecture hallucinée il y a quelques jours de l'éblouissant
Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos et je dis, j'affirme que ce roman ténébreux et coruscant dépasse, dans la modernité et l'approche des problèmes qui nous concernent (Mort, Dieu, Diable, Mal...), de plusieurs profondeurs d'abîmes les pénibles gribouillis du triste Ellis (sauf le respect de Contagion. Mais comme il le dit lui-même, ce roman est avant tout une formidable imposture.)
Quelques mots encore de Bernanos pour vous en convaincre : "Il me semble avoir fait à rebours tout le chemin parcouru depuis que Dieu m'a tiré de rien. Je n'ai d'abord été que cette étincelle, ce grain de poussière rougeoyant de la divine charité. Je ne suis plus que cela de nouveau dans l'insondable Nuit. Mais le grain de poussière ne rougeoie presque plus, va s'éteindre."
Georges Bernanos ? Un auteur mad, tout simplement.
contagion
10 11 2007 - 13:51
Ah mais j'agrée complètement pour le Bernanos (tout comme pour Baudelaire qui saisit à merveille la déréliction urbaine dans quelques-unes de ses oeuvres). Après je trouve ça dommage ces oppositions un peu stériles entre des auteurs aux moyens et aux styles diamétralement opposés. L'outrance pornographique et carnassière de Ellis contribue à échafauder le personnage grandiloquent de Bateman, derrière lequel l'auteur s'efface tout entier (ce livre fut d'ailleurs un tournant stylistique dans l'oeuvre de Ellis, qui dans ses romans précédents adoptait une écriture "blanche" et minimaliste; la démesure porno qui collait ici parfaitement au sujet s'avérera beaucoup plus vaine dans Glamorama d'ailleurs, le plus "faible" de ses ouvrages ). Je comprends que l'on n'adhère pas à American Psycho (en fait non mais bon...), il n'en demeure pas moins que Ellis reste objectivement un grand écrivain, pour les raisons que j'ai pu indiquer dans mon poste ci-dessus; je ne crois pas, du reste, connaissant un peu le bonhomme, qui pratique facilement l'autodérision (voir son dernier opus Lunar Park, à mi chemin entre l'autofiction narquoise et le roman gothique), que Ellis ait eu la prétention affichée de saisir dans son entier la violence du monde moderne.
En outre, pour ma part, j'avoue aimer autant les approches frontales d'un sujet que celles plus subtiles (je goûte autant, pour parler ciné, un film fantastique délicat qu'une pelloche gore craspec; un bon porno des familles qu'un métrage érotique raffiné; je ne crois pas qu'un cheminement par circonvolution ou métonymique soit vraiment plus pertinent qu'un autre plus direct, mais c'est sans doute dû à mon côté bourrin

).
Sinon deux choses pour conclure:
- Je n'ai jamais parlé d'imposture (calomnie!), merci de ne pas me prêter des propos qui ne sont pas miens.
- Je ne connaissais pas le mot "coruscant", je n'aurai donc pas perdu ma journée
Xavier Papillon
10 11 2007 - 14:54
CITATION(contagion @ 10 11 2007 - 13:51)

Il n'en demeure pas moins que Ellis reste objectivement un grand écrivain.
Prouve-le scientifiquement et empiriquement.
Non je déconne...En fait nous sommes d'accord sur l'essentiel : Bernanos est un génie. J'ai d'ailleurs hâte d'entamer
Sous le soleil de Satan dont j'avais déjà lu au collège quelques extraits impressionnants (la scène où Mouchette tue son compagnon si mes souvenirs sont bons, mais j'étais trop jeune alors pour saisir toute l'ampleur de la chose.) On ne devrait étudier à l'école primaire et au collège que de bons auteurs faciles d'accès comme Céline ou Rabelais, et monter au fur et à mesure dans la finesse d'écriture, pour atteindre quelques années plus tard les everests du grand style que sont Huysmans, Bloy ou Bernanos.
contagion
10 11 2007 - 15:16
CITATION(Xavier Papillon @ 10 11 2007 - 14:54)

CITATION(contagion @ 10 11 2007 - 13:51)

Il n'en demeure pas moins que Ellis reste objectivement un grand écrivain.
Prouve-le scientifiquement et empiriquement.
Non je déconne...En fait nous sommes d'accord sur l'essentiel : Bernanos est un génie. J'ai d'ailleurs hâte d'entamer
Sous le soleil de Satan dont j'avais déjà lu au collège quelques extraits impressionnants (la scène où Mouchette tue son compagnon si mes souvenirs sont bons, mais j'étais trop jeune alors pour saisir toute l'ampleur de la chose.) On ne devrait étudier à l'école primaire et au collège que de bons auteurs faciles d'accès comme Céline ou Rabelais, et monter au fur et à mesure dans la finesse d'écriture, pour atteindre quelques années plus tard les everests du grand style que sont Huysmans, Bloy ou Bernanos.
J'ai du renoncer, à mon grand dam mais par pragmatisme, à donner Casse-Pipe à lire à des 3e (je cherchais un bref bouquin sur la Première Guerre Mondiale)... Trop élaboré dans la phraséologie... Je me suis rabattu sur Remarque.
Tiens à propos j'ai vraiment découvert Bloy cet été, et force est de constater que c'est un sacré satiriste, doublé d'un stylisticien hors-pair (par contre le truc flippant c'est qu'à mesure que je vieillis j'apprécie de plus en plus les (bons) auteurs catholiques, voire conservateurs, qui sont souvent de redoutables polémistes: Bloy, Chesterton, Mauriac, Huysmans sur le tard... à noter que Ellis est également un grand moraliste...).
Bon je rédige l'équation qui prouve le talent littéraire de Ellis et je reprends contact.
Misterpursoup
10 11 2007 - 15:35
CITATION
CITATION(Misterpursoup @ 10 11 2007 - 11:12)
Il ne s'agit en rien de représenter le "Mal",et de l'expliquer,mais à mon avis,plus de confronter de manière ultra-directe,comme une grosse baffe dans la geule, le spectateur à la face la plus sombre de la nature humaine.
Qu'est-ce d'autre que le mal ? Et ce que je reproche à ce livre, c'est justement sa précision doublée d'une prétention à disséquer sinon une époque, du moins l'extrême violence du monde urbain, le nôtre. Or je pense qu'on ne peut saisir le mal qu'en l'abordant de biais et non pas de front comme le fait l'auteur de manière très naïve, pour le coup. Afin d'étayer mon propos, je cite un passage du Journal d'un curé de campagne de Bernanos : "Car les crimes, si atroces qu'ils puissent être, ne renseignent guère mieux sur la nature du mal que les plus hautes oeuvres des saints sur la splendeur de Dieu."
L'abjecte horreur de l'univers citadin a été évoqué en quelques mots d'une beauté foudroyante dans les Fleurs du mal ou les poëmes en prose de Baudelaire, avec infiniment plus de brio.
De manière générale, et malgré le respect dû à Contagion, je ne pense pas que des auteurs "directs" ou "frontaux" comme Genet, Céline, Sade, et Ellis donc, nous apprennent quoi que ce soit sur le Mal, surtout avec des phrases comme : "Je vais inviter cette fille chez moi. J'ai l'intention de la violer et de lui découper le vagin." (Je restitue de mémoire mais l'esprit est là.)
Pour ma part j'ai achevé la lecture hallucinée il y a quelques jours de l'éblouissant Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos et je dis, j'affirme que ce roman ténébreux et coruscant dépasse, dans la modernité et l'approche des problèmes qui nous concernent (Mort, Dieu, Diable, Mal...), de plusieurs profondeurs d'abîmes les pénibles gribouillis du triste Ellis (sauf le respect de Contagion. Mais comme il le dit lui-même, ce roman est avant tout une formidable imposture.)
Quelques mots encore de Bernanos pour vous en convaincre : "Il me semble avoir fait à rebours tout le chemin parcouru depuis que Dieu m'a tiré de rien. Je n'ai d'abord été que cette étincelle, ce grain de poussière rougeoyant de la divine charité. Je ne suis plus que cela de nouveau dans l'insondable Nuit. Mais le grain de poussière ne rougeoie presque plus, va s'éteindre."
Georges Bernanos ? Un auteur mad, tout simplement.
Je pense en fait que tu cherches dans American Psycho tout ce que ce dernier ne présente pas.American Psycho n'est pas du tout construit et développé comme une oeuvre traitant le thème du Mal,et ne peut se résumer qu'à un livre sur les horreurs du milieu citadin.Je pense que American Psycho est plus axé sur une critique frontale,comme l'a dit Contagion,de la société Reaganienne et de tout ce qu'elle a pu engendrer comme déficiences dans les rapports humains et ce à travers une véritable plongée dans les méadres d'un esprit malade et torturé et un humour au cynisme ravageur.
Et des phrases comme "je vais inviter cette fille chez moi.J'ai l'intention de la violer et de lui découper le vagin" n'ont pour moi pas du tout comme but de représenter une figure du mal,mais sont totalement dans la démarche,comme le disait Contagion(

),de l'étude psychologique,en y montrant un Bateman se voyant toujours comme personnage central disposant de toutes les autres personnes comme il l'entend,ce qui est une des caractéristiques communes à la majorité des sociopathes.
Quand je disais confronter le spectateur à l'une des faces les plus sombres de la nature humaine,je faisais rérérence à la folie de Bateman,qui paradoxalement d'ailleurs est l'une des seules traces d'humanité que l'on peut lui trouve.
CITATION
Je ne connaissais pas le mot "coruscant", je n'aurai donc pas perdu ma journée
Les jeunes d'aujourd'hui,ils ne connaissent plus leurs classiques Star Warsiens
Xavier Papillon
10 11 2007 - 16:58
CITATION
Tiens à propos j'ai vraiment découvert Bloy cet été, et force est de constater que c'est un sacré satiriste
Je ne peux que conseiller à tous la lecture du
Pal, court recueil des cinq revues pamphlétaires du même nom que Bloy rédigea intégralement, avant de renoncer à cette éphémère aventure journalistique. C'est à peu près ce que j'ai pu lire de plus violent, de plus profondément corrosif en terme de brûlot vitriolique et de style assassin. Pour tout vous dire, c'est, de loin, beaucoup plus violent que les pamphlets anti-sartriens ou anti-sémites de Céline...On atteint avec
le Pal à une véritable acmée dans le domaine de la cruauté sophistiquée.
Quant à Bret Easton Ellis, j'entends vos arguments, mais j'entends aussi CEUX QUI NE SONT PAS D'ACCORD AVEC VOS ARGUMENTS !
contagion
10 11 2007 - 18:48
Tu entends plus fort ces derniers j'ai l'impression
(ça se trouve facilement ce fameux Pal?)
Xavier Papillon
10 11 2007 - 18:55
CITATION(contagion @ 10 11 2007 - 18:48)

(ça se trouve facilement ce fameux Pal?)

J'ai eu la chance de le trouver à ma bibliothèque municipale.
contagion
10 11 2007 - 18:57
Ah oué. Au vu du bouquin, ça risque d'être ardu. Bon je vais faire quelques recherches, thanx.
Xavier Papillon
10 11 2007 - 19:00
CITATION(contagion @ 10 11 2007 - 18:57)

Ah oué. Au vu du bouquin, ça risque d'être ardu. Bon je vais faire quelques recherches, thanx.
Nan en fait c'est un bouquin de poche, ça doit pas être bien dur de le trouver.
Editions l'obsidiane.
Xavier Papillon
10 11 2007 - 19:27
CITATION(contagion @ 10 11 2007 - 15:16)

J'ai du renoncer, à mon grand dam mais par pragmatisme, à donner Casse-Pipe à lire à des 3e (je cherchais un bref bouquin sur la Première Guerre Mondiale)... Trop élaboré dans la phraséologie... Je me suis rabattu sur Remarque.
Etude de texte (à l’attention des élèves de 6ème)
« - Regarde, bleusaille ! Regarde ça, fleur d’insolence ! Maréchal des logis Rancotte ! Tâche de te rappeler un petit peu ! Rancotte ! Rancotte ! dit Biribi ! Oui ! Parfaitement ! Biribi ! Deux à la bascule ! 1908 ! Et des durs ! Trois à la bascule ! 1910 ! Comme ça oui ! Trois têtes de lard ! Ouph ! Biribi ! Pas d’histoire ! Comme ça Rancotte ! Vous dresse les insubordonnés ! Les natures de vice ! Oui, c’est beau Biribi ! Connais pas Biribi ? Parfaitement bien dressés ! Connaîtras ! Pine de mouche ! Baguette ! Oui ! Parfaitement ! Carabine ! Baguette ! »
Casse-pipe (L.-F. Céline)
Sujet : montrez par quels moyens l’auteur essaie de retranscrire l’atmosphère oppressante de la Première Guerre Mondiale.
nanoghost
10 11 2007 - 19:40
Euuh ... plein de trucs sur le devoir d'information entre les contractants. Et ça me souuule xD
Batman Begins
11 11 2007 - 01:16
Norman Mailer est mort
(quelqu'un a lu son dernier bouquin sur Hitler ?)
(je n'aimais pas les extraits mais quand même)
Spawn - De Sang Et D'ombres
A vrai dire jl'ai surtout acheté pour ces dessins (Ashley Wood), mais les histoire son vraiment bien, j'aime beaucoup.
Justice League Of America 0 , je suis pas tres Comics, DC universe etc mais mon frere me la filé alors, j'y jette un oeil ^^.
Et Tartuff de Molière pour les cours ><.
Misterpursoup
12 11 2007 - 21:49
Ouais Tartuffe c'est trop naze y'a pas de mecs en collants
nanoghost
13 11 2007 - 17:06
Actuellement je suis en train de lire Alamut, de Vladimir Bartol. Histoire de préparer la sortie d'Assassin's Creed (geek inside ^^).
C'est quand même vachement bien.
CITATION(Nyarlathothep @ 08 11 2007 - 19:15)



Les premières aventures de Conan dans leurs versions originales, non retouchées, édité par Bragelonne.
Une fois les trois volumes sortis, se sera l'édition de référence pour tout les amateurs du travail de Howard...
MIIIIIIIIIIINE !!!!Merci pour l'info.
(Ca fait des années que j'attends ça !)
La Chartreuse de Parme, pour les cours. Miam.
contagion
13 11 2007 - 20:52
CITATION(kea @ 13 11 2007 - 17:56)

CITATION(Nyarlathothep @ 08 11 2007 - 19:15)



Les premières aventures de Conan dans leurs versions originales, non retouchées, édité par Bragelonne.
Une fois les trois volumes sortis, se sera l'édition de référence pour tout les amateurs du travail de Howard...
MIIIIIIIIIIINE !!!!Merci pour l'info.
(Ca fait des années que j'attends ça !)
Z'ont pas lésiné sur le tarif en revanche... Mais bon, c'est le prix à payer pour ne point ingérer du Conan version Jordan ou Sprague de Camp...
Certes, certes...mais c'est sans remords et le coeur léger que je dégusterai mes coquillettes sans beurre ni fromage ni sauce tomates cette semaine.
Tout d'abord parce que c'est du beau boulot, fait avec sérieux. Le texte introductif est assez bien fichu et intéressant (et je plussoie pas mal de ce qui y est dit), mais c'est surtout l'analyse de texte en fin de volume qui vaut son pesant de cacahouètes. Pas mal de pages sur la genèse de l'oeuvre, fort intéressantes et assez loin des niaiseries que l'on peut trouver par ailleurs. De plus, il s'agit de traductions nouvelles ou retouchées, et on trouve même quelques textes et documents plus rares, le tout très justement présenté dans l'ordre chronologique, ce qui est toujours assez fascinant pour comprendre la lente construction d'une oeuvre. Il y a même deux versions de la première nouvelle de conan, ce qui permet de vérifier les retouches imposées par weird tales. Sans parler des textes carrément inédits. Bref, du beau boulot, fait avec amour.
Et surtout, SURTOUT, comme tu dis, c'est le prix à payer pour éviter sprague de camp, carter et les autres. OK, on leur doit beaucoup pour la popularisation du bouzin, mais c'était tout de même assez fatiguant. Entre les textes "complétés", ceux qui étaient "remaniés", les ajouts purs et simples de mauvaises copies, et (le pire, AMHA) certaines autres nouvelles de Howard "adaptées" et transformées pour rentrer de force dans le moule Conan (et qui frisaient parfois le ridicule...) Je pense que ces "disciples" se sont largement payés sur la bête. Ca finissait par sérieusement dénaturer le matériau d'origine.
Comme je l'ai dit, j'attendais ça depuis des années. (Et franchement, je ne pensais pas que la france ferait sa pionnière.) Pour te dire, j'ai failli créer un topic (et c'est toujours pas impossible que je craque ou que j'en remonte un lorsque j'aurai fini ma lecture)
Alors OK, ça vaut pas loin de 35 euros, mais tout est relatif. Ca reste raisonnable pour ce genre d'édition. C'est pas du poche, non plus. C'est le prix d'un DVD de blockbuster récent (et bien moins cher qu'un jeu vidéo, par exemple) Le bouquin sur bava, CA, c'est un prix exorbitant (même si je jalouse farouchement ceux qui ont eu les moyens de se payer ce pur objet de collection)
Ici, on est tout de même en face d'un édition d'assez bonne facture. OK, les illustrations n'étaient pas indispensables, mais elles restent dans le classique tout en évitant de trop ouvertement plagier l'iconographie traditionnelle du cimérien. Sutout, AMHA, il manque un marque page intégré (je vais le lire en deux-trois fois, mais ça serait plus classe keumême. C'est juste pour faire mon chieur)
'fin bref...c'est juste l'édition ultime à ce jour de l'une des oeuvres majeures de la littérature fantastique, imitée plus qu'à son tour, et jamais égalée. Ca va faire trois tomes en tout, et c'est clairement la meilleure nouvelle littéraire de cette année pour les geeks que nous sommes. Ce truc est, AMHA, indispensable dans la bibliothèque de tout madnaute qui se respecte, afin qu'il trône fièrement sur l'étagère aux côtés des éditions "bouquins" des oeuvres de lovecraft. Stou.
Tu sais ce qu'il te reste à faire. Si t'as déjà claqué en drogue et en putes toute la thune que tu a extorqué à la société en torturant des enfants innocents ; tu prends ton casque à cornes, une hache, un slip en fourrure, et tu vas braquer ta librairie.
MechaTakeshi
13 11 2007 - 22:30
CITATION(kea @ 13 11 2007 - 17:56)

CITATION(Nyarlathothep @ 08 11 2007 - 19:15)

Rhaaaaaaaaaaaa !
J'ai craqué.
Et du coup, j'ai découvert qu'une intégrale pour le Kane de Wagner était sortie aussi.

J'ai donc re-craqué.
A moi les coquillettes !
EDIT : oui, Amazon aura ma peau
nanoghost
13 11 2007 - 22:46
Merci les articles associés d'Amazon xD
Je viens de finir Aliss de Patrick Senécal : c'est sexe, c'est gore, c'est surréaliste au possible... 5/6!
Et là j'entame Par le sang du démon, de Virginia Schilli, une histoire de vampire.
stan corben
16 11 2007 - 07:57

J'ai attaqué ça en format poche...
tres excitant.
lalila007
21 11 2007 - 18:51
en ce moment, je suis en plein sur [u]Le cauchemar d'Insmouth[u] par ce cher Lovecraft. Que du bon, comme dans tous les Lovecraft que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une atmosphère assez vieillote (mais c'est ce qui fait son charme), étrange de bout en bout.
Et je relis également pour la enième fois [u]La Conspiration des fantômes[u] de James Herbert.
je suis en plein dans
mysterious skin de scott heim, et pour l'instant c'est juste aussi enorme que le film !!
et apres, j'enchaine avec
l'echec d'une prophétie de leon festinger. si quelqu'un peut lme rencarder sur le bouqin (ou me fournir des travaux qui pourraient m'inspirer)
Ferveur de Buenos Aires de Jorge Luis Borges.
Un peu de poésie, dans ce monde de brutes.
Xavier Papillon
29 11 2007 - 08:53
Je commence à me farcir les 1500 pages du premier tome du Journal de Léon Bloy.
On y a la confirmation que Bloy fut vraiment taraudé, le mot est faible, par les problèmes d'argent. Autre indication : sa plume se fait plus légère, plus coulante que dans la plupart de ses autres textes.
darklinux
29 11 2007 - 10:13
Une biographie sur cet ètre si méconnue qu ' était Richelieu
Karibou
29 11 2007 - 15:23

Un essai sur la vulgarité. C'est drôle (des encarts avec des choses entendus, certains trucs cités) et bien foutu.
Shagohod
30 11 2007 - 17:26
Hop là, je passais dans le coin, et je me suis dit que peut être par ici quelqu'un pouvait m'aider.
Voila je recherche des bonnes et saines lectures (Sci Fi, Horreur, Heroic Fantasy, Cyberpunk etc...bref des trucs de geek) en Espagnol, j'ai grandement besoin de m'ameliorer dans cette langue, et le meilleur moyen pour acquérir du vocabulaire c'est de lire, donc si l'un de vous peut me renseigner sur des livres ou des auteurs hispaniques dans ces domaines ce serait vraiment fantastique...
Merci d'avances les gens
Jefferson
30 11 2007 - 20:58
CITATION(Shagohod @ 30 11 2007 - 17:26)

Hop là, je passais dans le coin, et je me suis dit que peut être par ici quelqu'un pouvait m'aider.
Voila je recherche des bonnes et saines lectures (Sci Fi, Horreur, Heroic Fantasy, Cyberpunk etc...bref des trucs de geek) en Espagnol, j'ai grandement besoin de m'ameliorer dans cette langue, et le meilleur moyen pour acquérir du vocabulaire c'est de lire, donc si l'un de vous peut me renseigner sur des livres ou des auteurs hispaniques dans ces domaines ce serait vraiment fantastique...
Merci d'avances les gens

Bonjour,
C'est plutôt du thriller / polar / historique / tendance fantastique, mais l'oeuvre de Arturo Pérez-Reverte est passionnante.
Je recommande : Le Maître d'escrime (El maestro de esgrima) et toutes les autres aventures du Capitaine Alatriste, le Tableau du Maître Flamand (La tabla de Flandes) et Club Dumas (El club Dumas) qui a donné la Neuvième Porte au cinéma.
C'est juste excellent !
Shagohod
03 12 2007 - 17:26
Merci M'sieur, commandés sur Amazon, ça devrait plus tarder !!
Motoko
06 12 2007 - 18:36
Je viens de lire la nouvelle version de Salem de Stehen King (il me reste quelques pages à lire mais bon) je conseille le roman vraiment, il est très bon, King prend le temps d'installer la décor, les personnages, il nous raconte pas mal de truc à leur sujet tellement que quand certains meurent on est presque triste pour eux.
Et puis après au moins 200 pages ou il ne se passe presque rien avec nos amis vampires, ça devient le bordel, les attaques se multiplient, les disparitions aussi, on en apprend plus sur le genre de vampire à quoi nos personnages ont à faire (mélange entre le vampire classique, celui de 30 jours de Nuits et des zombies.) Bon après le final est rapide, c'est pas un combat style Blade, on reste dans le conte de vampire style Dracula mais c'est vraiment jouissif je trouve! En plus de l'histoire on a une autre histoire et des scènes coupés et d'autres petites choses sympas, c'est un livre à acheter si ce n'est pas déjà fait!
Je viens de finir le bouquin d'un Italien d'à peine 27 ans, il se prénomme Roberto Saviano et son bouquin est "Gomorra. Dans l'empire de la camorra".
Comme on peut le deviner à la lecture du titre, ce livre traite de la mafia napolitaine, La CAMORRA.
Mais à la différence de nombreux autres ouvrages qui se sont penchés sur la problématique mafieuse dans notre monde contemporain, Gomorra a été écrit par un enfant du pays, un jeune homme qui est né au centre du maëlstrom camorriste, en son sein le plus noir.
Ce livre revêt plusieurs facettes, c'est à la fois l'histoire personelle de Roberto, une analyse économique implacable du fonctionement de la mafia dans notre société capitaliste, l'étude psychologique des membres de la mafia, des parrains aux petites mains sans qui leur empire ne pourrait tenir debout, la chronique rigoureuse des luttes de pouvoir depuis les années 70 et enfin le portrait d'une région vandalisée, détruite, préssée jusqu'aux pépins par ses maîtres.
Cela fait beaucoup, de matières, d'idées a traité pour un jeune écrivain de moins de trente ans et pourtant Roberto Saviano le fait avec brio et même plus.
Saviano est un napolitain pur jus, il a grandi avec la Camorra, pour financer ses études il a travaillé pour la Camorra, ses amis aussi, certains sont morts, d'autres sont montés en grade, lui a pris conscience de l'horreur assez vite, et a décidé de la combattre par l'écriture. Grâce à la proximité qu'il avait avec ce milieu il a pu rencontrer et parler avec des hommes et des femmes que personne n'avait jamais pu véritablement approchés et interrogés, lui a pu entrer en contact avec ces gens là, fraterniser avec eux, les faire parler, recueillir leurs paroles et nous les donner à lire.
Cet envers du décor, nous permet de sortir des clichés mafieux, du strass et des paillettes, et de voir sur quoi est véritablement bâti le trésor de guerre mafiosi, dans les détails les plus triviaux (les mains graciles d'un couturier se muant en crevasses sanglantes après être devenu routier, des cadavres de travailleurs chinois tombant d'un camion, les corps amaigris des toxicos qui servent de cobayes au dealer voulant tester leurs coupes).
Saviano nous dresse le portrait d'une population exsangue totalement sous le joug de seigneurs féodaux.
Mais Gomorra est aussi un pamphlet économique radical, pour Saviano la mafia est le devenir ultra libéral de notre système capitaliste, un système ou "les règles sont dictées et imposées par les affaires, le reste ne compte pas, le reste n'existe pas".
La mafia comme utopie réalisée du capitalisme, ou le plus important est de "détenir le pouvoir, dix ans, un an, une heure, peu importe la durée: Vaincre dans l'arène du marché et pouvoir fixer le soleil".
Les passages ou il décortique le fonctionnement de l'empire camorriste, font froid dans le dos, sous nos yeux se déploient un système rhizomique qui englobent l'économie mondialisée dans toutes ses facettes, mais avec toujours comme point de départ Naples et la Campanie environnante, qui semble être sous la plume de Savanio la quintessence de l'horreur mafieuse.
C'est à travers les derniers chapitres du livre, que le génie littéraire de Saviano explose, quand il décrit les ruines toujours mouvantes, toujours plus importantes, qui viennent s'empiler jours après jour dans la campagne environnant Naples, un lieu qui finit par être le tombeau, la décharge, les chiottes d'une économie mafieuse toujours plus intégrée dans le système légal, toujours plus gargantuesque.
Gomorra est un grand livre, que je vous conseille de lire absolument.
Pour finir il faut savoir que 5 mois après la parution de son livre en Italie, une "fatwa" a été lancé sur lui.
Xavier Papillon
06 12 2007 - 22:03
CITATION(bou @ 06 12 2007 - 20:25)

Pour finir il faut savoir que 5 mois après la parution de son livre en Italie, une "fatwa" a été lancé sur lui.
Question bête : donc je suppose qu'il a définitivement rompu avec son ancienne "famille" et qu'il s'est enterré dans un coin paumé ?
CITATION(Xavier Papillon @ 06 12 2007 - 12:03)

CITATION(bou @ 06 12 2007 - 20:25)

Pour finir il faut savoir que 5 mois après la parution de son livre en Italie, une "fatwa" a été lancé sur lui.
Question bête : donc je suppose qu'il a définitivement rompu avec son ancienne "famille" et qu'il s'est enterré dans un coin paumé ?
Mais il n'a jamais véritablement fait partie de la "famille", comme beaucoup de jeunes de son âge et de son milieu (couche populaire) il a été en contact avec un plus ou moins grand banditisme mais il a très rapidement ouvert les yeux sur la réalité du système dans lequel il évoluait, et a décidé de le combattre par la littérature.
D'après ce que je sais, jusqu'à pas trop longtemps il vivait encore à Naples mais sous bonne surveillance. Il a d'ailleurs durant le mois de Septembre participé a un meeting anti mafia à Naples ou il a traité les chefs de la Camora " Iovine, Schavione" de vauriens qui devait quitter le sol napolitain.
Interview de Saviano.
http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=12403
nanoghost
06 12 2007 - 23:41
Bon ... Je lache Days de Lovegrove pour Conan !
Allez ! J'vais geeker ! Salut !
*tout excité !*
Rawhide Kid
10 12 2007 - 23:19
CITATION(lalila007 @ 21 11 2007 - 18:51)

en ce moment, je suis en plein sur Le cauchemar d'Insmouth par ce cher Lovecraft. Que du bon, comme dans tous les Lovecraft que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une atmosphère assez vieillote (mais c'est ce qui fait son charme), étrange de bout en bout.
Je viens juste de terminer
The Dunwich Horror et si j'avais été moyennement emballé par
The Call of Chtulhu ou
The Colour Out of Space, là ça a marché à plein.
Un style tout jute ce qu'il faut de mélodramatique pour servir l'histoire, une ambiance caractéristique et, au final, une histoire de malades.
Très envie d'aller à Innsmouth pour voir ce que fabriquent les March...
mad edd
12 12 2007 - 20:48
Et hop je me suis lançé dans American Psycho de Ellis qui a la réputation d'être assez difficile...
Batman Begins
12 12 2007 - 21:00
Difficile à lire tu veux dire ? À part les 70 premières pages qui sont principalement composés de références à des marques, et qui peuvent donc rebuter certains, le livre n'est pas particulièrement dur à lire (à part pitêtre les séquences pornographiques mais AMHA)
Shagohod
12 12 2007 - 23:04
Ah non moi ça allait American Psycho, effectivement faut se faire au style de Ellis, et à cette narration emaillée de marque qu'on connaît pas tous les trois mots. (enfin moi je les connaissais pas quand je l'ai lu, mais c'etait y a longtemps...

)
Sinon très bon choix, j'aime beaucoup.
Jefferson
13 12 2007 - 00:15
"Sortie de crise : Kippour 1973, Vietnam 1975" de Henry Kissinger
Les transcriptions des conversations téléphoniques échangées entre Kissinger et différents hauts responsables (ministres, chefs d'état, ambassadeurs, généraux, etc.) des nations impliquées pendant deux crises majeures - la guerre du Kippour, en 1973, et la fin de la guerre du Viêtnam, en 1975.
C'est juste passionnant. Comme un très bon épisode de The West Wing, sauf que cela a vraiment eu lieu.
Voir ainsi la manière dont on désamorce (ou dont on échoue à désamorcer) des crises de cette ampleur et les arcanes de la diplomatie internationale est très impressionnant.
Indépendamment des opinions politiques que l'on peut avoir sur les personnes impliquées et sur les crises en elle-même, le niveau de prise de décision force le respect.
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