Manque de bol, le film n'est toujours pas sorti en DVD zone 2, et pour autant que je sache, je n'ai trouvé que des versions espagnoles sous-titrés espagnoles.
Ce qui est très dommage en fin de compte, ce film étant vraiment à la hauteur des propos de Big Dam.
Il raconte donc le quotidien d'un serial-killer, photographe de mode, néo-nazi de surcroît, et bâti comme Schwarzenneger.
Alors, que dire?
Bah personnellement, j'ai vu là un des meilleurs films d'horreur de la décennie, réussi en tout points, aussi bien au niveau des acteurs, que de la réalisation, de la violence, et du scénario.
Au niveau des acteurs, Sven Garret, l'acteur principal, est complétement hanté par son rôle, de personnage torturé menant sa double vie de photographe (entouré de sculpturales jeunes filles) le jour, avec sa petite amie qui ne se doute rien, et la nuit, où il se transforme en une bête sauvage vis-à-vis de conquêtes d'un soir, ou de certaines jeunes filles qu'il a photographié.
Le reste du casting s'en sort également bien, le jeu est très juste, on a pas de Scream Queen qui nous pète les oreilles à tout bout de champ, et la "chair à canon", pour ainsi dire, est relativement bien foutue... donc on en a pour son argent, sans avoir à regarder du Marc Dorcel.
Cerise sur le gâteau, Tony Todd et Gunnar Hansen ont un petit rôle dans le film, et ça fait plez"!
Au niveau de la réal, là encore rien à dire, Nick Palumbo n'a pas un pied-bot ni une envie frénétique de filmer les narines de ses persos, la photo est propre et varie entre le gris et le sombre, suivant les scènes, il y a pas mal de plans larges, et aucun montage "cut" ou "clippesque", sans pour autant tomber dans la platitude documentaire.
Au niveau de la violence, alors là, on atteint des sommets, le sexe et le gore se mélangent constamment, les scènes de sexe sont très crues et ne se passent quasiment jamais sans que des vagues de sang ne coulent, les scènes de torture sont extrêmement dures, et on prend vraiment pitié pour les victimes.
Pour donner un peu une idée, ça rappelle Maniac, mais en pire. Même si le contexte plus aseptisé donne un air moins gerbant à l'ensemble, que l'était Maniac à son époque.
Ah, et y a une scène qui est limite un copier-coller de haute tension
Au niveau du scénar, là encore RAS, les dialogues (pour ce que j'en ai compris) sont bien faits, l'histoire se suit convenablement et tient en haleine.
Bon, pour moi c'est du 6/6, on tient le Maniac du XXIème siècle, point.
