Alors c'est l'histoire d'un brave jeune homme qui s'appelle Ryu Hayabusa. Comme bien des jeunes gens de son époque, Ryu est un peu confus niveau sexualité et ne sais plus vraiment à quel sein se vouer.
Décidé à se trouver lui-même et à se définir en tant que mâle, ce cher Ryu enfilera une belle combinaison de cuir qui moulera bien son petit corps afin d'en faire ressortir ces muscles saillants, et prendra une route entravée de plein de méchants pas beau.
Il devra ainsi combattre tous les ennemis qui se présentent face à lui, et ceux-ci seront pressés d'en finir (comme trop souvent chez les êtres inexpérimentés, ils confondent vitesse et précipitation). Peu à peu, Ryu jouirra de sa capacité à occire ses démons à l'aide d'objets longs et tranchants au fort quotient de pénétration. Il pourra même faire des super attaques en maintenant une longue pression sur le bouton avant de balancer la purée. Victorieux et dégoulinant de tous les fluides corporelles des ennemis vaincus, il pourra rentrer chez lui satisafait de son bel accomplissement.
Pis sinon, y déchire grave ce jeu. Old school de chez old school, du beat-em all à l'ancienne mais avec les attributs de la modernité (hectolitre de sang, démembrement et ultra-violence, c'est beau la modernité). La difficulté est bien balaise, on fait (trop?) souvent Game-over, on casse sa manette en la projetant à l'autre bout de la pièce, on hurle à la mort face à ce foutu connard de fils de pute de Boss qui commence à faire chier à toujours tricher comme ça (c'est un fait avéré, l'ordinateur triche), mais au final, qu'est-ce qu'on s'amuse. Sans compter le fantasme vidéoludique que représente ce jeu pour ceux qui kiffe Kawajiri dans la mesure où Ninja Gaiden à des allures d'adaptation officieuse de Ninja Scroll.
Aller, je m'en refais une partie avant de prendre mes médicaments...
P.S : Si certains d'entre vous pensent que je fais erreur dans mon interprétation du jeu, je les invite à venir me l'expliquer dans mon lieu de villégiature, le Cockring à Amsterdam. C'est sympa et y'a plein de gens ouvert là-dedans.






