Bon, je vais encore faire mon vieux con, mais cet Indiana Jones là, il m'a brouté.
Déjà le précédent, j'avais très moyennement apprécié, mais là...
Cette accumulation à l'envi de "morceaux de bravoure" liés par un semblant de scénar' pondu par plusieurs mecs qui s'y sont succédés (c'est jamais bon signe, ça, en général...), j'ai trouvé indigeste.
Et puis bon, hein, "morceaux de bravoure, morceaux de bravoure"... les CGI qui multiplient à l'infini un sujet donné à l'écran et donner l'impression d'une foule, meute ou masse grouillante et compacte, c'est devenu aussi ringard que le morphing.
Y'a pas de magie ds ce film ! Y'a pas de souffle épique, y'a pas d'enjeux qui t'impliquent avec les personnages. Harrison Ford, il traverse les décors et les péripéties comme un corps sans âme !
Pour montrer que le "real" Indy est de retour pour de "vrai", on a droit aux séquences incontournables inhérentes à la série : Indy en cours magistral ds son costume marron, Indy avec son fouet son chapeau, Indy qui colle des pains ds la gueule à des méchants en uniforme, Indy en suspension ds l'air, Indy en position délicate sur un quelconque véhicule roulant à toute blinde, etc...
Et tout ça est allègrement enfilé sur le fil d'une dramaturgie ténue, comme des pâtes sur du fil dentaire pour faire croire qu'on fait un beau cadeau de fête des mères à sa maman !
Je suis désolé, mais je ne parviens pas être impliqué par ce genre de film... Et pourtant, j'aimerais tant, si vs saviez...
Et cette photo ?! Vous avez bien vu la photo ??

Mais on dirait la lumière d'une sit-com à l'eau de rose ! Qu'est-ce-que c'est dégueu' ces auras lumineuses et doucereuses qui nimbent les personnages !... mais franchement ! On dirait une pub' teutonne pour "Mon chéri" éclairée par David Hamilton (sans les gonzesses à poil !).
... je sais pas... honnêtement, j'en suis à me demander si je suis pas qu'un trentenaire aigri qui ne jure que par ses films des années '70 et qui - du coup - se trouve ds l'incapacité ontologique de renouveler son regard sur le cinéma d'aujourd'hui, ou si OBJECTIVEMENT, c'est le cinéma d'aujourd'hui qui est calibré pour des spectateurs nourris aux séries américaines à rallonge et à la HD sur "giga" écran de PSP... (ce que je ne suis pas, vs l'aurez compris)
M'en veuillez pas, mais je l'ai mauvaise lorsque je vois un tel gaspillage de temps et d'argent alors qu'il doit forcément exister une relève qui se contente de moisir ds l'anonymat pour refuser de s'adonner à des telles exactions cinématographiques...
Monde de merde...