Evil Seb
23 5 2008 - 16:35
C'est malin vous avez réussi a me donner lenvie de me remater les deux films de Sommers...en même temps j'aime bien Sommers, j'me plains pas
Beat Kiyoshi
23 5 2008 - 16:42
CITATION(Arnaud Bordas @ 23 5 2008 - 16:19)

Exemple :
- Euh Mr Lucas, y'a comme un problème là : Mutt Williams est tombé de la jeep, comment le faire revenir dans l'action alors que les héros et les méchants s'éloignent à la vitesse grand v ?
- Je sais ! Il devient pote avec des singes, qui l'emmènent dans les arbres et l'aident à rejoindre les autres en se balançant de liane en liane. Un peu comme Tarzan quoi tu wois...
- Heu... Et comment on va faire ça George ?
- Ben en CGI mec ! Un peu à la Jumanji quoi tu wois...
- Ah ouais...
- Et attends, en plus, avec les CGI, les singes, on pourra même leur faire une coiffure identique à celle de Mutt Williams ! T'imagines un peu le délire ?!
- Carrément... Mr Lucas, vous êtes vraiment un génie.
- Ben ouais coco, qu'est-ce que tu crois... Allez, va réveiller Steven pour tourner la scène.
Ça me ferait rire qu'on apprenne que l'idée de cette scène vient de Spielberg...
(mais t'es sérieux sur la coiffure des singes ? J'avais pas calculé ce détail

)
Et sinon je suis assez d'accord avec ce que tu dis, je trouve juste que ce genre de raccourci n'est heureusement pas trop présent dans le film.
Anakinfett
23 5 2008 - 16:46
CITATION(Blunt @ 23 5 2008 - 17:31)

CITATION(Clint @ 23 5 2008 - 17:29)

Chez Spielberg et Lucas, elle est enfermée dans le coffre d'une banque depuis près de 20 ans alors...
Y'a un Spielberg en trop dans ta phrase là.
Enfin Spielberg, il n'est pas tout blanc : Hook, Le monde Perdu, Amistad, Terminal...;
CITATION(Clint @ 23 5 2008 - 17:29)

J'ai pas vu cet épisode 4 mais je peux me baser sur les précédents pour ce post.
Voilà où je veux venir: le mot "thématique" qui revient tout le temps et qui me fait penser à une vaste plaisanterie quand on parle d'un Indiana Jones.
Vous êtes sérieux quand vous causez des "thématiques" abordées par la série ? Désolé mais pour moi ce sont des "prétextes", des ficelles scénaristiques, et certainement pas des sujets profonds abordés frontalement. Il ne suffit pas de mettre un daron ou un fiston pour explorer la filiation, pas plus que chercher une arche, des cailloux, le graal ou un crâne en plastique ne permet de parler sérieusement de la recherche du "soi" via une quête.
Les Indy, c'est justement puissant parce que ça ne parle de rien. Toujours une histoire à la con, des péripéties exaltantes et un final qui claque. C'est le cinéma réduit à sa plus simple expression, celui de l'image et du rythme. A la limite pas besoin de script, un storyboard très détaillé suffit tellement ces films sont faits pour l'oeil et pas pour le cerveau. Attention, je ne charge pas la saga ! Je dis au contraire que c'est très rafraîchissant de tomber sur un film qui arrive à te tenir en haleine sans te prendre pour un âne et ce avec des choses simples saupoudrées de talent.
Un peu de lecture s'impose :
Si simple - Raiders of the Lost Ark (Rafik Djoumi)
Arnaud Bordas
23 5 2008 - 17:19
CITATION(Anakinfett @ 23 5 2008 - 17:46)

CITATION(Blunt @ 23 5 2008 - 17:31)

CITATION(Clint @ 23 5 2008 - 17:29)

Chez Spielberg et Lucas, elle est enfermée dans le coffre d'une banque depuis près de 20 ans alors...
Y'a un Spielberg en trop dans ta phrase là.
Enfin Spielberg, il n'est pas tout blanc : Hook, Le monde Perdu, Amistad, Terminal...;
Hep hep hep,
The Terminal, c'est du très grand Spielberg môssieur. Je l'avais apprécié à sa sortie, sans délirer dessus, et depuis, à chaque fois que je le revois, j'aime de plus en plus. Une superbe comédie douce-amère doublée d'un survival ironique particulièrement bien agencé (certains y verront peut-être également une fable politique sur la notion de frontière mais perso, les obstacles placés en travers de la route du héros apparaissent davantage, à mon avis, comme des rouages narratifs brillamment agencés et susceptibles de définir la quête du personnage). Et en plus, la zique de John Williams est une tuerie.
Et pour répondre à Beat Kiyoshi, je suis sérieux sur la coiffure des singes, je viens de me rappeler ce détail pourri au détour d'un échange de mail alors que je l'avais oublié depuis la projection. Quant à la paternité d'une telle idée, c'est simple : pas de trace d'une idée aussi conne dans toute la filmo de Spielberg (y compris dans des navets comme
Hook ou
Amistad), alors que Lucas, les singes coiffés comme Elvis, les chiens de prairie en CGI qui regardent Indy passer devant eux, les ch'tites bestioles extraterrestres qui sautent partout en glapissant, les canards qui parlent, il ADORE ça. Il ne peut y avoir de doute là-dessus. J'ai dit.
Putain j'avais même pas capté le coup des singes....rohlalalalalala
CITATION(redboy @ 23 5 2008 - 18:14)

Arf.
L'Archi est très talentueux mais c'est un 'expliqueur" Redboy. Il est incroyablement fort pour poser sa grille de lecture sur n'importe quelle oeuvre et son érudition va faire passer la pilule et impressionner le chaland.
Il n'empêche qu'au-delà de ses analyses et de ses capacités, il est un peu comme Jack Burton après avoir bu la potion d'Egg Shen. Il fait des trucs que personne ne fait, là on est d'accord, mais surtout, il voit des trucs que personne ne voit

.
Pertinent ? Pas pertinent ?
Pour moi c'est clair. Pas toujours pertinent.
CITATION(Arnaud Bordas @ 23 5 2008 - 18:19)

... alors que Lucas, les singes coiffés comme Elvis, les chiens de prairie en CGI qui regardent Indy passer devant eux, les ch'tites bestioles extraterrestres qui sautent partout en glapissant, les canards qui parlent, il ADORE ça. Il ne peut y avoir de doute là-dessus. J'ai dit.
ah ouais, mais ça, c'est juste pas possible!!!
CITATION(redboy @ 23 5 2008 - 18:14)

Oui mais justement: Djoumi livre une analyse très détaillée d'une séquence et des thématiques internes* au film (en gros comment Spielberg pose tout les éléments de l'aventure à venir). Ce qu'il montre là, c'est un truc tellement subtil et "inconscient" (dans la tête du spectateur) qu'il faut se pencher plan par plan sur la séquence. C'est très différent des "thématiques" qui sont discutés ici j'ai l'impression, que tout la monde à vu parce qu'elle ne se trouve pas dans le découpage ou le montage (image), mais bien dans l'histoire (écrit). Ou du moins c'est ainsi que je le comprends, pas encore vu le film.
Quand Clint dit que Indiana Jones c'est bien parce que ça se prend pas le chou, il ne sous entends pas que ce sont des films "inférieurs" ou simplistes au niveau cinématographique (c'est pour ça qu'il parle
d'apparente simplicité).
Que dans l'optique chère à Rafik Djoumi, les films de la série manie et utilise une imagerie mythologique tirés des grand récits et extrêmement précise, ça ne transforme pas pour autant les Indiana Jones en films thèses tentant de nous faire comprendre la Vie, la Mort, l'Amour (d'ailleurs le Cinéma n'est pas forcément l'art le plus à même de pondre des théses). La dimension mythologique (encore une fois tellement subtile qu'elle jouerait à un niveau presque inconscient) sert à renforcer la puissance du récit et l'impression qu'elle fait sur le public.
Ceci étant dit, sans être des portraits psychologiques mystérieux et sans fond, les premiers Indiana Jones gère parfaitement les enjeux "psychologiques" des personnages (et les autres) par rapport à son scénario et ses objectifs. Les différents protagonistes ont une réelle personnalité, la puissance mystique des artefacts est retranscrite de manière adéquate même si c'est un film "de divertissement", et ainsi de suite...
* Par thématique interne je veux dire les enjeux du récit, sa symbolique et tout le bazar, tout les éléments nécessaire pour une histoire et un scénario bien écrit et qui atteint ces objectifs.
Blunt,Kiyoshi, et les balises spoilers alors!

(je rigole mais à cause de vous j'ai vu un détail que j'aurais aimé découvrir au ciné)
Sinon merci à l'amateur de gauffres à la chantilly pour ma ptite question sur le scénar de Darabont
CITATION(Arnaud Bordas @ 23 5 2008 - 18:19)

, les canards qui parlent, il ADORE ça. Il ne peut y avoir de doute là-dessus. J'ai dit.
ça va lui faire plaisir de savoir que ce que l'on prenait pour le monstre du Loch Ness n'étaient que des canards
Mechagodzilla
23 5 2008 - 17:34
J'en avais le sentiment depuis qques années déjà, mais là j'en suis carrément sûr : Spielberg n'en a plus rien à foutre du "simple" cinéma de divertissement (entendre par là "destiné uniquement à divertir son public sans délivrer de quelconque message pour la postérité ou une vision du monde)
Son dernier bon film dans ce domaine (et un bon film de Spielberg est automatiquement un chef-d'oeuvre) c'est (coincidence) "indiana Jones dans le temple maudit". Après ce dernier coup d'éclat, Spielberg s'est orienté (avec succès) vers un cinéma plus "sérieux" (rien de péjoratif là-dedans, je ne trouve simplement pas de terme plus adéquat au moment ou je tape); TOUS ses retours vers le cinéma de ses débuts ont débouché sur des semi-déceptions (Indy 3, Jurassic Park), voire des résultats carréments calamiteux (Lost World, Hook...).
Dès lors, comment s'étonner que sa dernière collaboration avec George Lucas (l'homme qui a oublié comment on fait des bons films) débouche sur un film aussi anecdotique ?
Parce que bon, avant d'être une véritable idée de scénariste (ou d'auteur concerné par un de ses personnages fétiches), l'Indiana Jones vieillissant évoluant dans les années 50 est une CONTRAINTE OBLIGATOIRE.
Je m'explique : contrairement à James Bond, immortel car pouvant être interpreté par plusieurs acteurs, Henry Jones jr est indissociable de son interprete. Un autre acteur est inimaginable dans le rôle, et Indiana Jones vieillit donc obligatoirement au même rythme que Ford. Un Indy agé de 50/60 ans ne pouvait donc évoluer que dans les années 50.
Ceci dit, avec un bon scénariste (Koep c'est quand même une belle escroquerie) cet aspect des choses aurait pu être passionnant : montrer un indiana Jones au soir de sa vie, vivant ses dernières aventures dans un monde moderne auquel il devient de plus en plus étranger, ça aurait pu le faire. La nostalgie ça peut avoir du bon au cinéma.
A la place on voit un Indy certe vieillissant, mais traverser des embuches (la bombe A, les cocos...) ou des problèmes (la chasse aux sorcières, son licenciement...) sans qu'à aucun moment tout ça n'influe sur la suite des évènements. La preuve : à la fin du film tout revient en ordre sans qu'on sache vraiment comment.
Le film n'est qu'un enchainement de séquences quasiment pas liées entre elles, si ce n'est une intrigue tellement ténue qu'on finit pas l'oublier, et arrive à devenir vraiment chiant par endroit (la baston dans l'espèce de cimmetière, contre des gars dont on ne saura jamais qui ils étaient et ce qu'ils voulaient)...
Pire : la réalisation ne transcende jamais son pauvre scénario; visiblement pas concerné par son film; Spielberg est en mode pilotage automatique (comme sur l'épisode précédent, il y a 20 ans) et enfile les scènes d'action comme autant de clauses obligatoire d'un cahier des charge (un poursuite en bagnole, des bestioles, des vieux batiments...) et laisse son film se faire parasiter par les obsessions de son producteur plus soucieux de faire joujou avec ses fonds verts (trop souvent foireux) et ses créatures en CGI que par l'idée de livrer un vrai film (nan mais la scène des singes...).
Le film touche cependant le fond quand il réédite les même erreurs que l'episode précédent, en pire : vu qu'on a rien a raconter de pertinent, et qu'on a pas non plus envie de se sortir un tant soit peu les doigts au niveau du spectacle, autant en remettre une couche sur les déboires familiaux de Henry Jones jr. Et Spielberg et Lucas de ressortir de son sarcophage le perso de Mario Ravenwood dans une scène qui m'a vraiment (mais vraiment) achevé par son coté dépriment (faut dire que j'avais connement revu "les aventuriers.." la semaine dernière). La aussi, plutot que de mettre en place une véritable relation entre deux perso (ce que même "la dernière croisade" arrivait pourtant à faire) évoquer le temps qui passe, les regrets, que sais-je...le film se contente de scénettes de vaudeville énervantes au possible, avec une Karen Allen (actrice prodigieuse dans Starman de Carpenter) dont le jeu fait vraiment mal au coeur.
Finalement, ce n'est pas l'age qui aura eu raison d'indiana Jones (Ford se débrouillant plutot bien dans le film), mais l'indifférence de ses auteurs.
CITATION(Blunt @ 23 5 2008 - 16:20)

CITATION
je sais plus qui parlait de l'atefact decouvert au début de indy 4 et qui sert à rien par la suite mais c'est la même chose dans les 3 premiers, sauf que dans le 2 c'est une transaction et pas une decouverte, c'est la scène d'exposition c'est tout
Y'a quand même une différence, dans les trois premiers les méchants n'ont rien à voir avec l'artefact inaugural (enfin si, y'a Belloq dans le premier mais c'est effectivement juste à des fins introductives) tandis que là il est rattaché doublement à la narration ultérieure, par la présence des Rouges + le fait qu'on te le remontre plus tard.
ah ok, j'ai pas encore vu le film hein
a signaler que Karen Allen fait de très jolis tricots ici:
http://www.karenallen-fiberarts.com/about.php
CITATION(Clint @ 23 5 2008 - 18:29)

Il n'empêche qu'au-delà de ses analyses et de ses capacités, il est un peu comme Jack Burton après avoir bu la potion d'Egg Shen. Il fait des trucs que personne ne fait, là on est d'accord, mais surtout, il voit des trucs que personne ne voit

.
Pertinent ? Pas pertinent ?
Pour moi c'est clair. Pas toujours pertinent.
Peut-être qu'il prend simplement le temps de les voir. C'est vrai qu'en dehors des critiques, des étudiants, et des réalisateurs, peu de gens se penchent sur le découpage d'un film. Mais le cinéma est un langage, et je n'ai pas l'impression que Spielberg s'exprime par une suite d'onomatopées aléatoires.
CITATION(LMD @ 23 5 2008 - 18:30)

Ce qu'il montre là, c'est un truc tellement subtil et "inconscient" (dans la tête du spectateur) qu'il faut se pencher plan par plan sur la séquence. C'est très différent des "thématiques" qui sont discutés ici j'ai l'impression, que tout la monde à vu parce qu'elle ne se trouve pas dans le découpage ou le montage (image), mais bien dans l'histoire (écrit). Ou du moins c'est ainsi que je le comprends, pas encore vu le film.
Bon c'est pas pratique, je suis obligé de répondre en
SPOLIANT là.
Pour l'histoire de la transmission du savoir par exemple, j'ai plutôt l'impression qu'elle est exprimée par la mise en scène, notamment pendant la poursuite en moto où Indy passe dans une bibliothèque et dit à un étudiant d'abandonner un auteur pour en étudier un autre qui lui à enquêté sur le terrain et qu'il faut sortir de sa bibliothèque et se confronter au réel. Après ils sont poursuivis par les russes qui finissent aveuglés par les drapeaux rouges lors d'une manifestation anti-communistes et décapitent la statue d'un "ancien"(dont j'ai pas capté le nom). J'ai un peu l'impression que c'est pour parler de l'aliénation de l'idéologie qui ne tient pas compte du réel, toute l'histoire consistant justement à aller reposer la tête(l'esprit) d'un autre "ancien" à sa place.
Et d'autres trucs comme ça avec les crânes des enfants qu'on torture pour les faire ressembler à ceux des dieux, qui renvoient à l'histoire de manipulation mentale de masse rêvée par Irina Spalko et en même temps qui rappelle l'esclavage des gamins par la secte du temple maudit, histoire de dire que l'esclavage a évoluer avec la technologie et qu'il est plutôt mental à présent. Un peu comme les bandes de jeunes étudiants/blousons noirs qui donnent par effet de miroir une impression du même formatage du coté des rebelz.
L'ancien en statue, c'est Marcus, qu'on voit dans le premier et le troisième film.
Delirious
23 5 2008 - 18:58
Il y a un très bon film pour "vieux" et un très bon film film pour "enfants" dans cet Indy...peut-être pas (sans doute) pour ceux qui sont entre les deux....mais c'est un spectacle souvent émouvant. C'est dejà ça...
Magic creation
23 5 2008 - 18:58
putain les gars vous déconnez !! qu' on soit rentré dans le film ou pas, les CGI sont à chier !!!!!! on y croit pas une seconde...c' est déja dur de supporter cette petite bande de vieux potes en train de rien faire sans s' endormir mais alors dès qu' on voit un cgi c' est fini....
et puis désolé, mais la photo de kaminski est tellement du kaminski ( contrairement à ce que promettait encore spielberg ) que même les scènes tournées en extérieur font studio !
je pense que spilberg et lucas ont des actions à la SPA du coin ! parce que entre les marmottes ( 3 fois rien que dans la séquence du début ) et les singes...c' est un peu too much....
CITATION
et puis désolé, mais la photo de kaminski est tellement du kaminski ( contrairement à ce que promettait encore spielberg )
oui oui c'est un scandale parfaitement, et le pire de tout c'est Spielberg qui te ment, à toi à moi, à tout le monde, c'est un effronté quand même, il m'énerve, il mérite une calotte tiens.
Magic creation
23 5 2008 - 19:05
diane a écrit:
oui oui c'est un scandale parfaitement, et le pire de tout c'est Spielberg qui te ment, à toi à moi, à tout le monde, c'est un effronté quand même, il m'énerve, il mérite une calotte tiens.ben ouais !! parfaitment !! il l' a asser répéter le pauvre !! l"e plus dur c' était de coller à l' image des premiers épisodes "!! bravo !! très réussi...
Doc Personne
23 5 2008 - 19:12
SPOILERS INSIDE
Si on résume on peut dire qu'il y a 2 types de films d'Indy :
- les meilleurs :
Raiders et
Temple où le but est de mettre la main sur quelque chose.
- les moins bons :
Last Crusade et
Kingdom où Indy n'est pas vraiment concerné au 1er degré par l'objet, le fameux mac Guffin.
Dans Last Crusade, le graal est l'obsession de son père qui lui est le vrai objet de la quête d'Indy.
Dans Kingdom, Ox est le vrai objet de la quête d'Indy, le crâne n'en étant finalement qu'une conséquence.
Donc les quête les plus simples sont les meilleures.
D'ailleurs, ce qui est frappant dans ce dernier film et c'est là où c'est vachement casse gueule comme structure narrative, c'est qu'Indy a très vite mis la main sur l'objet mystérieux (au bout d'1 h en gros) et la seule chose qu'il doit faire c'est aller le replacer dans un lieu mythique pour une raison malheureusement trop obscure pour que l'on croit à une réelle motivation d'où en effet l'impression du manque d'enjeu.
Une question : jusqu'à peu avant le tournage, il était question que Sean Connery reprenne son rôle de Henry Jones. Devait-il avoir la place de Ox (Hoax ?) et donc être une fois de plus l'objet de la quête de son fils mais alors quid de" Mutt qui ne pouvait plus demander à Indy de partir à la recherche de son père ? Ou bien devait-il seulement intervenir dans la scène finale en caméo de luxe pour un cachet à 3 M de dollars (genre Prince of Thieves)
S'il devait faire partie de l'aventure, ses dialogues auraient-ils été réduits à des borborygmes comme ceux de Ox ? On peut en effet se demander quelle a été l'influence de cette absence sur un script peut-être déjà écrit.
Sinon sur les phrases sur l'âge d'Indy, j'ai lu en diagonales la bd du film sachant qu'elles sont écrites d'après le scénar original et sans avoir vu le film et j'ai vu qu'après la scène des 3 chutes d'eau, Marion demandait à Indy s'il n'était pas fatigué et celui-ci répondait "c'est pas le kilométrage, chérie, c'est l'âge" ou un truc dans le genre, faisant ainsi référence au dialogue de
Raiders.
Et en plus dans cette scène elle n'avait pas le volant dans les mains.

A croire que c'est une impro de tournage.
CITATION(Doc Personne @ 23 5 2008 - 20:12)

Marion demandait à Indy s'il n'était pas fatigué et celui-ci répondait "c'est pas le kilométrage, chérie, c'est l'âge" ou un truc comme dans le genre, faisant ainsi référence au dialogue de Raiders
Ah ben ça ça vient du script de Darabont, tiens (j'ai encore ce matin vu une vidéo où il parlait de son script pendant la promo de The Mist et il mentionnait justement cette phrase).
CITATION(darkcowboy @ 23 5 2008 - 11:37)

J'ai franchement l'impression que le scénario était une sorte de compilation de scènes extraites de précedents scripts refusés, mis bout a bout...
CITATION(IMDB)
Screenwriter David Koepp looked at all the film's previous drafts, and kept what he felt were good ideas. He tried not to make his work a "fan script," avoiding any trivial references to the previous films. He noted that the story would have to acknowledge Ford/Jones's age, and also aimed for the mix of comedy and adventure from the first film, trying to make it less dark than the second film and yet less comic than the third film.
CITATION(Doc Personne @ 23 5 2008 - 20:12)

Une question : jusqu'à peu avant le tournage, il était question que Sean Connery reprenne son rôle de Henry Jones. Devait-il avoir la place de Ox (Hoax ?) et donc être une fois de plus l'objet de la quête de son fils mais alors quid de" Mutt qui ne pouvait plus demander à Indy de partir à la recherche de son père ? Ou bien devait-il seulement intervenir dans la scène finale en caméo de luxe pour un cachet à 3 M de dollars (genre Prince of Thieves)
CITATION(IMDB)
In April 2004, the project was supposedly shelved once more after George Lucas rejected the script by Frank Darabont earlier. Reportedly, Lucas did not like Darabont's handling of the storyline between Indy and his brother (both Indy's father played by Sean Connery and brother, a role for which Kevin Costner was rumored to be considered, were to have roles in the new movie). In media reports Darabont indicated he was "disappointed" with the decision.
Sean Connery was approached for a cameo appearance as Henry Jones Sr., Indiana's father, but he turned it down, finding retirement too enjoyable. George Lucas later stated that in retrospect it was good that Jones Sr. did not appear, as it would disappoint the audience when he would not come along for the adventure. Harrison Ford also joked that he was getting old enough to play his own father, so Sean wasn't needed anymore.
Nyarlathothep
23 5 2008 - 19:50
CITATION(Mechagodzilla @ 23 5 2008 - 18:34)

Parce que bon, avant d'être une véritable idée de scénariste (ou d'auteur concerné par un de ses personnages fétiches), l'Indiana Jones vieillissant évoluant dans les années 50 est une CONTRAINTE OBLIGATOIRE.
Je m'explique : contrairement à James Bond, immortel car pouvant être interpreté par plusieurs acteurs, Henry Jones jr est indissociable de son interprete. Un autre acteur est inimaginable dans le rôle, et Indiana Jones vieillit donc obligatoirement au même rythme que Ford. Un Indy agé de 50/60 ans ne pouvait donc évoluer que dans les années 50.
Ceci dit, avec un bon scénariste (Koep c'est quand même une belle escroquerie) cet aspect des choses aurait pu être passionnant : montrer un indiana Jones au soir de sa vie, vivant ses dernières aventures dans un monde moderne auquel il devient de plus en plus étranger, ça aurait pu le faire. La nostalgie ça peut avoir du bon au cinéma.
A la place on voit un Indy certe vieillissant, mais traverser des embuches (la bombe A, les cocos...) ou des problèmes (la chasse aux sorcières, son licenciement...) sans qu'à aucun moment tout ça n'influe sur la suite des évènements. La preuve : à la fin du film tout revient en ordre sans qu'on sache vraiment comment.
C'est marrant, mais c'est justement tout ce que je ne voulais pas voir, le coté "je suis trop vieux pour ces conneries". J'apprécie que Indiana Jones reste le même, et qu'à part quelques lignes sur son âge il se lance dans l'aventure comme à la belle époque. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il ne risque pas grand chose tout le long du film... Moi, j'aime le fait que ce soit un vrai film d'aventure, malgré tous ses défauts, et pas une réflexion très post-moderne sur le crépuscule d'une icône ou d'un genre de cinéma...
bardamu aka leatherface
23 5 2008 - 19:54
J'ai peur de dire une connerie mais les marmottes, les fourmis et les singes ne sont pas là par hasard.
Cela représente des communautés, ou chaque chose est à sa place et s'inscrit dans une logique "naturelle".
Tous ces animaux vivent en groupent, et ont souvent une fonction dans celui-ci. Il forment au final un tout, comme les extraterrestres qui n'agissent que dans l'union.
Et tout comme la famille, c'est peut-être pour cela qu'Indiana n'est plus le héros solitaire que l'on avait connu, mais le membre d'un clan à part entière.
Cela s'oppose à l'union soviétique qui sous couvert d'union ne visait finalement qu'une pensée unique, et au bout du compte la gloire d'un seul homme.
Ça fait un peu branlette mais je l'ai ressenti comme ça. Je crois que Spielberg est un darwiniste convaincu, on le ressent dans une grande majorité de ces films, en particulier La guerre des mondes.
Dire que c'est du à son obsession pour la famille, il n y a qu'un pas.
Je crois qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce film, qui est à mon avis extrêmement profond et s'inscrit dans la lignée thématique de son auteur plus que dans celle des précédents Indiana Jones.
Et plus j'y pense, plus je le trouve bon.
Delirious
23 5 2008 - 20:03
je partage le point de vue de Nyarlathothep...même si je n'ai objectivement pas adoré le film.....je pense que Lucas/Spielberg font un grand bras d'honneur au passage. En effet les critiques ne vont pas aimer...
ils ont inventé un cinema qu'ils ont nourrit de leur enfance, de leur amour de la pellicule...mais les temps changent....pendant que certains viennent en salle dans l'espoir de reconquerir leur enfance comme le Graal, eux, se sont contentes de rappeller à quoi tout ça tenait....un peu de mystique religieuse, d'extra-terrestre et un chouia de naiveté quand même...car une chose est sure depuis le debut, Indy ne mourra pas....Autant le mettre à mort ce cinema,histoire de se barrer avec la caisse, ce qui est très Indy en soi.
Who wants to live forever?
Nyarlathothep
23 5 2008 - 20:11
CITATION(bardamu aka leatherface @ 23 5 2008 - 20:54)

Je crois qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce film, qui est à mon avis extrêmement profond et s'inscrit dans la lignée thématique de son auteur plus que dans celle des précédents Indiana Jones.
Et plus j'y pense, plus je le trouve bon.
Si Spielberg est plus préoccupé par ses thématiques favorites que par le rythme et la tension d'un Indiana Jones, c'est qu'il est définitivement trop vieux pour faire du pur entertainment. Parce qu'évoquer la profondeur d'un Indy pour le défendre, s'est un peu se rattraper aux branches, quand même...
DreamProphet
23 5 2008 - 20:17
CITATION(bardamu aka leatherface @ 23 5 2008 - 20:54)

J'ai peur de dire une connerie mais les marmottes, les fourmis et les singes ne sont pas là par hasard.
Cela représente des communautés, ou chaque chose est à sa place et s'inscrit dans une logique "naturelle".
Tous ces animaux vivent en groupent, et ont souvent une fonction dans celui-ci. Il forment au final un tout, comme les extraterrestres qui n'agissent que dans l'union.
Et tout comme la famille, c'est peut-être pour cela qu'Indiana n'est plus le héros solitaire que l'on avait connu, mais le membre d'un clan à part entière.
Cela s'oppose à l'union soviétique qui sous couvert d'union ne visait finalement qu'une pensée unique, et au bout du compte la gloire d'un seul homme.
Ça fait un peu branlette mais je l'ai ressenti comme ça. Je crois que Spielberg est un darwiniste convaincu, on le ressent dans une grande majorité de ces films, en particulier La guerre des mondes.
Dire que c'est du à son obsession pour la famille, il n y a qu'un pas.
Je crois qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce film, qui est à mon avis extrêmement profond et s'inscrit dans la lignée thématique de son auteur plus que dans celle des précédents Indiana Jones.
Et plus j'y pense, plus je le trouve bon.
+10
Même si ton raisonnement me paraît tiré par les cheveux, je te rejoins totalement dans ta dernière phrase (que j'ai surligné). Et si, finalement, Indy 4 était surtout et avant tout un Spielberg-movie, plutôt qu'un Indy-movie ? C'est ce que je pense en tout cas.
Et puis quelle mise en scène bordel, quels acteurs !!!!!!!
A la rigueur que les marmottes et les singes soient là pour montrer une communauté, aucun problème... Mais pourquoi ne pas filmer de vraies marmottes, au pire ?
Enfin pour un jajar de l'espace je veux bien qu'il soit difficile d'en trouver un naturel et que les CGI soient requis, mais des marmottes ?
Magic creation
23 5 2008 - 20:56
quand on commence à parler du fond c' est déja que la forme est raté .... !
ce qui me fait le plus chier parmis tout qui est à chier c' est cette fin....alors on se casse le cul à ramener ce p***** de crâne jusqu' a la salle des trônes comme le dit la légende tout ça pour se faire dézinguer la tronche !! ??? mais la personne qui le ramène devait pas avoir un certain pouvoir plutôt ? ben non !! apparition surprise ( car la je m'y attendais pas du tout !!! je pensais pas qu' ils pousseraient la connerie à ce point ) d' un alien tout droit rescapé de A.I. toujours aussi mal fait !
c' est comme si dieu était venu nous faire un petit coucou dans les aventurier ou la dernière croisade....
l' idée d' une vie extraterrestre ne me dérangeait pas plus que ça à la base...mais la on a atteint le too much du too much
superbe plan final de la soucoupe qui décole mais qui sert à rien,on a rien appris de plus, devant un indy tout con d' avoir un fils ( ben ouais, c' est vrai c' est vachement plus surprenant qu' un vaisseau ). et notre amis Williams qui nous a fait un mélange des musiques des trois films et de la guerre des mondes.
non non....ils se sont pas foulé ! c' est clair....
Doc Personne
23 5 2008 - 21:06
Je viens juste de lire une interview de Spielberg qui dit que c'est pour lui un retour à ses fondamentaux : le cinéma d'entertainment et qu'il a essayé d'oublier tout ce qu'il avait appris des dernières années pour retrouver ses vieux défauts et que les Indy sont des films totalement immatures.
Je le cite pour qu'on ne m'accuse pas de trahison :
"je ne voulais pas d'une quelconque maturité pour un film qui demeure par essence assez immature. Je ne voulais pas tomber dans l'hommage ou le clin d'œil à moi-même. Non, c'est le quatrième épisode des aventures d'Indiana Jones"
----> Donc peut-être que toutes les théories "thématiques" sorties sur ce forum sont à mettre à la poubelle...
je précise que sans elles, j'ai quand même apprécié le film même si je reconnais qu'il a une tonne de défauts mais faut dire que les marmottes m'ont bien fait marrer.
Sinon, tiens je n'ai pas vu le fameux plan "indianien" du nez d'Indy sur la caméra que l'on retrouve dans les autres...

Le nez d'harry était trop gros ou quoi ?
bardamu aka leatherface
23 5 2008 - 21:07
CITATION(ioen @ 23 5 2008 - 21:43)

A la rigueur que les marmottes et les singes soient là pour montrer une communauté, aucun problème... Mais pourquoi ne pas filmer de vraies marmottes, au pire ?
Enfin pour un jajar de l'espace je veux bien qu'il soit difficile d'en trouver un naturel et que les CGI soient requis, mais des marmottes ?
Je pense que c'est plutôt difficile de diriger des marmottes.En tout cas, j'en ai pas vu beaucoup à l'ANPE spectacle.
Sinon, pour Magic Creation, la musique de Williams, elle défonce sa race. Qu'on critique tout, d'accord, mais pas ça... (putain le générique de fin, il est limite en transe le John...)
A part ça, je mets pas en avant le fond parce que la forme craint. Je pense franchement que c'est le meilleur film d'aventure depuis
King Kong, que le début est monumental et que les scènes de jungle défoncent.
AMHA, bien entendu.
(Sinon, pour en rajouter dans la branlette, le fait qu'Henry Jones devienne Indiana que par son chapeau est encore plus appuyé dans ce volet que dans les autres. Et je pense que c'est pas là par hasard... enfin,j'ai peur de me perdre dans des arguments à la con. J'aime ce film et j'en suis presque heureux, c'est tout.)
Edit: Le fait que Spielberg dise qu'il voulait un film immature n'enlève rien à la profondeur de celui-ci. Immature dans la forme, d'accord (et c'est ça qu'est putain de cool) mais dans le fond, je crois pas. C'est trop flagrant, à mon avis.
CITATION(bardamu aka leatherface @ 23 5 2008 - 22:07)

CITATION(ioen @ 23 5 2008 - 21:43)

A la rigueur que les marmottes et les singes soient là pour montrer une communauté, aucun problème... Mais pourquoi ne pas filmer de vraies marmottes, au pire ?
Enfin pour un jajar de l'espace je veux bien qu'il soit difficile d'en trouver un naturel et que les CGI soient requis, mais des marmottes ?
Je pense que c'est plutôt difficile de diriger des marmottes.En tout cas, j'en ai pas vu beaucoup à l'ANPE spectacle.
Yen a qui arrivent à filmer des animaux sans CGI... On leur demande pas de danser la claquette non plus (quoique, si Lucas avait pu...)
CITATION(Arnaud Bordas @ 23 5 2008 - 18:19)

Et pour répondre à Beat Kiyoshi, je suis sérieux sur la coiffure des singes, je viens de me rappeler ce détail pourri au détour d'un échange de mail alors que je l'avais oublié depuis la projection. Quant à la paternité d'une telle idée, c'est simple : pas de trace d'une idée aussi conne dans toute la filmo de Spielberg (y compris dans des navets comme Hook ou Amistad), alors que Lucas, les singes coiffés comme Elvis, les chiens de prairie en CGI qui regardent Indy passer devant eux, les ch'tites bestioles extraterrestres qui sautent partout en glapissant, les canards qui parlent, il ADORE ça. Il ne peut y avoir de doute là-dessus. J'ai dit.
'tain j'avais pas tilté non plus...
grâve à ce fabuleux sens de l'observation et du détail tu deviens un peu mon héros du jour là...
DreamProphet
23 5 2008 - 21:25
Je pense que c'est plus inconscient qu'autre chose.
Là où Spielberg a raison, c'est dans l'immaturité de ce film : y a trop de scène géniale/nawak pour que ce soit honnête ! Mais pour le retour à des déburts immatures, je trouve qu'il se plante le génie génial : toute la première partie du film, jusqu'à la jungle, est une leçon de mise en scène absolue, mais entièrement pensée, même sans le vouloir, en fonction des derniers films de Spielberg (la poursuite à moto, dans laquelle on retrouve des enjeux visuels contenus dans "Munich", mais détourné pour le seul plaisir du spectacle). Voilà.
C'est pour ça que j'insiste sur un point : ce flim n'est pas un bon Indiana Jones, c'est seulement un excellent Spielberg. Et ça, par Crom (qui va finir par me foudroyer si je continue de l'invoquer de la sorte !) ça vaut toutes les marmottes en CGI foireuses.
Je rajouterais, même si on me l'a pas demandé, que beaucoup de scènes incriminés par les détracteurs acharnés du film, découlent d'un simple plaisir de cinéaste cinéphile un peu dépassé : le coup des liannes, c'est clairement un hommage aux Johnny Weismuller, de même que les fourmis géantes (la SF atomiques dans ses meilleurs passages). Quand à l'intérogattoire d'Indy par Blanchett,^sans doute la meilleure scène du film avec le dialogue Indy/Mutt dans le bar, c'est un hommage magnifique (que de jeux d'ombres et de lumières, que de cadrages époustouflants) au dyptique indien de Fritz Lang et à tout le cinéma expressionniste. Voilà.
J'aime bien ce film, malgré tous ses défauts (la cascade, pfffff.........)
toto joke
23 5 2008 - 21:45
CITATION(DreamProphet @ 23 5 2008 - 22:25)

Je rajouterais, même si on me l'a pas demandé, que beaucoup de scènes incriminés par les détracteurs acharnés du film, découlent d'un simple plaisir de cinéaste cinéphile un peu dépassé : le coup des liannes, c'est clairement un hommage aux Johnny Weismuller, de même que les fourmis géantes (la SF atomiques dans ses meilleurs passages). Quand à l'intérogattoire d'Indy par Blanchett,^sans doute la meilleure scène du film avec le dialogue Indy/Mutt dans le bar, c'est un hommage magnifique (que de jeux d'ombres et de lumières, que de cadrages époustouflants) au dyptique indien de Fritz Lang et à tout le cinéma expressionniste. Voilà.
Il me semble qu'on a tous plus ou moins compris les diverses références du film, et au pire on se les fait répéter une page sur deux du topic. Encore une fois, il faut arreter de croire que des références et des hommages en pagaille font la valeur d'un film. C'est loin d'être un argument.
Nico182
23 5 2008 - 22:58
Bon je viens de le voir et je suis déçu, ce n'est pas que c'est mauvais mais j'en attendais tellement. Dans les bons points je citerais notamment Shia La Beouf qui est vraiment très bon ainsi que certaines scènes (surtout la première partie du film en fait). Par contre je ne pense pas que Spielberg ait réussi, comme il le promettait, à se rapprocher de l'ambiance des anciens Indy que ce soit au niveau de l'image ou de l'action en elle même, ensuite au niveau du scénar je mattendais à un bien meilleur traitement et pas à un enchainement de scènes découpées et sans rapport les unes par rapport aux autres, j'ai trouvé le rythme moyen. Par contre je trouve que le mélange action/comédie est bien dosé (ex: la scène de course pousuite dans la jungle est géniale). Mais bon j'aurais tellement de choses à dire sur le film, je pense qu'un revisionnage s'impose la semaine prochaine.
rod0411
23 5 2008 - 23:40
Vu le nombre de messages qui parlent des marmottes et des singes, il faudrait envisager un "public's cut" en virant tous les passages avec ces foutus animaux en CGI... ça ne nuirait pas à la continuité pour les marmottes, mais pour les singes si, ou alors on fait un cut en gros plan avec Shia sur les lianes histoire de gommer tous ces affreux macaques "coiffés" (!!!!!!!!!)
Et dans le cut', on pourrait aussi virer les indigènes à tête de crâne (ils ne servent à rien! à part à faire croire, un bref instant, à l'existence de "morts vivants"... j'avoue, on y croit... 20 secondes avant que Spielby ne dévoile leur vraie identité).
Ah, et on vire aussi (sans spoiler) le "personnage" final de la salle des trônes, qui zieute Cate Blanchett, parce que là, c'était le coup de grâce... autant les fantômes de Raiders of the Lost Ark étaient assez bien introduits, autant là, c'est le mecha final de Dead Or Alive 3 qui vient nous faire un petit coucou.
Et là, le film prendra une saveur un peu plus relevée je pense...
Et le sang, alors??? dans les 3 précédents, les débordements gores (surtout Temple of Doom, évidemment) ne manquaient pas!!! Balles, coups de poings, décapitations, empalations... Et là, rien nada que dalle!!! Le cinéma aseptisé dans toute sa splendeur!!! Snif...
Sérieux, La Momie (le 1er) de Sommers, ça m'a de plus en plus l'air d'avoir été le vrai Indy 4, tant au niveau ambiance qu'au niveau thématique... (on me dira que celles d'Indy sont plus inscrites dans le contexte 50's, mais bon... y avait moyen de rester dans les trips mystiques/religieux, sans pour autant diverger vers les extraterrestres et autres dimensions qui sont, de manière indirecte, une remise en cause totale des fondamentaux monothéistes... AMHA.
JEF Byos
24 5 2008 - 00:03
Je l'ai vu mercredi et je n'ai pas eu le temps de poster un truc un minimum construit depuis, alors je me suis contenté de vous lire... Et c'est marrant parce que jusque là personne n'a émis l'idée que ce Indy 4 était plus proche de Temple que des autres films. Au contraire l'avis majoritaire semble plutôt être :
CITATION(Doc Personne @ 23 5 2008 - 20:12)

Si on résume on peut dire qu'il y a 2 types de films d'Indy :
- les meilleurs : Raiders et Temple où le but est de mettre la main sur quelque chose.
- les moins bons : Last Crusade et Kingdom où Indy n'est pas vraiment concerné au 1er degré par l'objet, le fameux mac Guffin.
Dans aucun des quatre films le moteur n'est de trouver un objet mais d'éviter qu'une force maléfique (nazis, thugs, communistes) ne s'en empare. Dans raiders, ce sont des agents américains qui viennent voir Indy et lui expliquent pour abner ravenwood... Dans Temple, c'est plus évident dans ce sens ou Indy est carrément ammené sur les lieux de l'action (comme dans KOCS, quelque part, bien qu'il y ait "relance" de la part de Mutt, l'intro est en rapport direct avec le reste du film). Last crusade reprend plus le schéma de Raiders dans le sens ou le père ne sera pas le mentor mais carrément le géniteur, et que l'on vient lui demander d'intervenir (au lieu qu'il y soit amené par la force et le hasard).
Mais si l'on parle objet, la recherche d'un objet judéo-chrétien rapproche également le 1 et 3 èmme volet...

Mais bon. Il est de bon ton apparament de considérer Last crusade comme le moins bon, le plus pantouflard : pour moi, c'est l'épisode le plus équilibré et le mieux écrit. Mais bref, parlons de kingdom of cristal skull...
Il à effectivement les défauts relevés sur les pages précédentes, comme la photo qui imite mal celle des 3 premiers opus, SFX pas toujours du meilleur goût, des persos mal définis (Spalko, Mac) ou peu utiles (marion, oxley), des situations qui n'apportent pas grand-chose à l'intrigue générale (le coup des sables mouvants, d'autant quand on sait d'avance qui est Mutt)...
Ce film n'a donc pas le rapport qu'on Raiders et Last crusade au sacré pour le public principal de spielberg (Américain et européen), donc pour moi il se rapproche de l'exotisme "de pacotille" de Temple (ce n'est pas péjoratif, on est dans l'univers du sérial hein !). D'ailleurs ce 4ème opus est clairement un Indy de ce point de vue, il réemploye un vocabulaire de films d'exploitation. Probablement que la capacité à transcender les situations qu'il exploite est moins évidente que sur les précédents...

Peut-on s'offusquer de situations "over the top" comme le coup du frigo ou de tarzan-mutt (comme si l'atterissage par canot de sauvetage interposé ou la course poursuite en wagons n'en étaient pas) ? Peut-on reprocher un humour un peu trop appuyé (entre les marmottes et les vannes de demi-lune, franchement mon coeur balance) ? Et l'incursion de Indy dans un univers SF, j'oubliais, c'est n'importe quoi (mais par contre on peut extraire un coeur qui continue de battre d'un homme, ça c'est du crédible). Tout est affaire de goûts, finalement...
Au crédit du film la bonne prestation de Harrisson Ford (malgrès son âge, il EST indiana jones), la très bonne de Shia LaBeouf dans un personnage qui à priori avait tout pour taper sur les nerfs, des séquences de bonne facture comme la poursuite en moto, ou d'autres qui impriment durablement la rétine comme ce combat de fleuret entre deux camions, l'ouverture et le final. Et un film qui, s'il souffre d'une grosse baisse de régime en plein milieu, remplit son contrat : faire passer un bon moment.
Et ça, ça vaut un 4/6.
Moi j'ai deux questions.
La première pour les maniaques du détail : Ai-je rêvé ou il y avait bien un truc d'écrit sur la bombe ? J'ai cru y voir noté "Ike" mais c'est peut-être une déformation de mon esprit qui voulait que ce détail ironique renvoie au "I love Ike" d'Indy plus tôt.
La deuxième : Ceux qui l'ont vu au Max Linder peuvent-ils me confirmer que le film était diffusé dans une copie HD ? Je pense que cette élément a dû rajouter une couche dans le côté un peu lisse de la photo. Ça manque de matière tout ça.
Quand au film : Karen Allen joue comme une patate, mais Oxley fait une sorte de Tournesol sympathique qui donne envie pour la suite des aventures de Spielby... Le reste n'est presque que déception donc je m'arrête là.
sandman
24 5 2008 - 02:04
Indiana Jones et le royaume du crane de cristal est un film d'aventures clasique, inspiré, infalible, massif et memorable, un regard d'enfant (avec toute la fantaisie a ciel ouvert que signifie être un enfant),un blockbuster decomplexé et un homage ;comme le fut en son temps au "serials" Les aventuriers de l'arche perdue; au cinema de genre des années cinquante.
J'ai vu le film deux fois, car à la premiére vision je sû que j'en demandais trop: avoir huit ans et balayer mon cinisme en deux heures. Je ne voulais pas un film, je voulais une epiphanie.
Une fois ce caprice de fan passé, je me laissait porter par la deuxiéme vision du film...
Et sans le chercher, juste parce que cette fois ci je voulais voir et non dépecer, le miracle se produit, tranquilement, comme le souvenir d'un gout ou d'une odeur que l'on a gardé en soit, enfant, et qui s'insinue pour prendre tous nos sens et permettre a un adulte d'être envahi de sa substance primaire: la candeur.
Je ne serais jamais plus un môme de huit ans, mais je sais par l'artifice d'un film où celui-ci est caché.
J'espére ne plus le perdre.
Ah, je voulais l'aimer, ce film. Je voulais croire que tous les échos négatifs étaient dûs à une certaine hype qui consiste à descendre en flammes quelque chose qu'on adorait auparavant.
Las, dès les premières images et ce logo paramount qui se transforme en tas de terre, oeuvre d'une marmotte, le film semble annoncer la couleur : ça va être du grand n'importe quoi.
Mais les scènes qui suivent sont pourtant très bonnes, et l'esprit des Indy semble retrouvé... Jusqu'à cette scène incompréhensible de l'explosion nucléaire, qui semble juste être présente pour nous offrir un plan magnifique de Jones devant une explosion nucléaire. Alors oui, c'est beau, mais on peut se demander à quoi ça sert dans l'histoire, et pourquoi, oh oui, pourquoi on a eu droit l'instant d'avant à un aventurier se planquant dans un frigo pour se protéger de l'explosion. Et pourquoi le tout est suivi d'une douche aggrémentée d'un grattage de couilles du plus mauvais goût.
Puis arrive Shia Labeouf, qui assure bien dans son rôle de greaser, mais dont on se demande encore comment il a bien pu retrouver la trace de Jones et savoir qu'il allait le trouver à la gare. Mais bon, à ce moment là, je veux toujours aimer ce quatrième épisode, et je me dis que si ce qui suit est du niveau de la scène du début dans l'entrepôt, je vais apprécier le film et passer outre ses déjà nombreux défauts. La poursuite en moto qui suit me laisse espérer un film qui va quand même assurer un bon spectacle et rester fidèle au ton de la série, mais voilà, les héros partent au Pérou, et à partir de là, les quelques éléments catastrophiques éparpillés tout au long du premier acte vont devenir de plus en plus fréquents, et l'intérêt porté à l'intrigue va décroître progressivement, la faute à des tunnels de dialogues interminables, surexplicatifs et dignes d'un Benjamin Gates.
A compter de ce moment, et jusqu'à la fin, le film semble alors virer au renoncement le plus total de la part des hommes derrière cette franchise : gags lourdeaux (au choix : un lancer de boa-corde, des singes en cgi se fightant contre des russes, Mutt se faisant laminer les couilles par des plantes, etc...), des scènes mortes-nées (des attaquants au masque de tête de mort qui font deux tentatives d'aggression et puis s'en vont aussi vite qu'ils sont arrivés, une tribu menaçante qui course notre fine équipe pendant une petite minute avant de lâcher l'affaire, éloignés par le crâne de cristal, une descente d'escaliers qui s'achève dans 20 cm de flotte, et enfin une confrontation finale contre les russes juste... inexistante), détails non exploités par le scénario (pourquoi donner à un personnage des pouvoirs psychiques si c'est pour qu'il ne s'en serve plus durant le reste du film ? Certains ici disent que c'est parce que ce n'est qu'un coup de bluff de la part du personnage, mais n'oublions pas qu'elle fait sauter un système électrique ouvrant les portes de l'entrepôt d'un simple geste de la main. Ou alors j'ai mal vu), et accent mis sur un personnage dès sa première apparition (le faux colonel américain au début) pour par la suite n'en faire qu'une silhouette en uniforme de plus, responsable de surcroît d'un combat aux poings proprement interminable). Le rythme du film est également à mon sens un défaut majeur du film, commençant assez fort, pour plonger ensuite dans une neurasthénie presque totale, aboutissant à un climax sans saveur, sans enjeux, sans rien, si ce n'est un plan assez magnifique de soucoupe typiquement fifties.
Tout au long du film, Indiana Jones est de moins en moins actif, jusqu'à devenir un simple témoin de la situation à la fin du film, incapable d'agir (cela dit, comment agir dans une scène où aucun enjeu n'est présent ?). Quoi d'autre ? Une scène d'ouverture totalement inutile (pourquoi cette course de jeunes contre les militaires ? Va savoir), des marmottes à répétition, des enjeux tellement minces qu'il est difficile de s'impliquer dans l'histoire, des énigmes à la mord moi le noeud façon - encore - Benjamin Gates, des Cgi dégueulasses, des incrustations qui ne le sont pas moins, un personnage qui passe son temps à changer de camp (ah tiens, ça rappelle pas mal La Momie ça), et un principe de départ (mixer aventures et Sf 50s) original mais tellement mal traité...
Alors bien sûr, il serait injuste de nier au film ses quelques qualités, à savoir la poursuite dans la jungle, bien prenante, et la séquence des fourmis, vraiment originale, ainsi que Labeouf dont la relation avec son père est relativement bien traitée. Bon point également : le vieil Indy n'est jamais ridicule, et le traitement de ses sentiments envers Marion Ravenwood est assez émouvant... Mais c'est tout, et ces quelques rares points positifs ne parviennent pas en ce qui me concerne à me faire considérer ce film comme autre chose qu'un gigantesque ratage qui laisse comme un sentiment de foutage de gueule (et encore une fois, ce premier plan marmotte semblait être là en guise d'avertissement).
Que penser ensuite de ces quelques répliques tout droit sorties d'autres films (Le Dernier Samaritain, Star Wars prélogie...), et de ces scènes à priori totalement inutiles (Indy comme hypnotisé par le crâne, la scène d'ouverture donc, ainsi que cette scène de l'explosion nucléaire) ou aux principes de mise en scène assez étranges (pourquoi ce jeu d'ombres sur la toile ? Si j'étais méchant, j'aurais bien envie de dire que c'est une métaphore de la toile de l'écran de cinéma, métaphore par laquelle Spielberg nous dit qu'Indy ne sera que l'ombre de lui-même, en parlant non pas du personnage, mais du film en lui-même).
Au niveau de la mise en scène, certes, c'est super propre et lisible, et ce serait déjà très bien de la part d'un réal de moindre envergure, mais quand on va voir un film de Spielberg, on peut espérer un peu plus que le minimum syndical de sa part. Seulement voilà, le sentiment que Spielberg a réalisé ce film en mode automatique m'a de plus en plus envahi tout au long de la projection, et ce dès quelques plans de la poursuite à moto, où rien ne semble aller aussi vite qu'il le faudrait pour procurer correctement une sensation de vitesse (voir à ce titre ce plan large lorsque Mutt et Indy sortent à moto d'une ruelle et prennent une route, effectuant un virage plus que pépère, le tout en un seul plan sans dynamisme). C'est très correctement emballé, mais il ne se dégage de tout ça aucun souffle, aucune énergie, aucune passion... Juste le sentiment d'avoir à faire au travail d'un technicien surdoué qui se repose trop sur ses acquis.
Mais ça ne suffit pas, car il y a dans cet Indiana Jones IV comme une impression que Spielberg a tenté de retrouver son état d'esprit des années 80, sans y parvenir, nous livrant alors un film transformant le côté décontracté et fun des 3 premiers opus en un grand n'importe quoi partant dans tous les sens et ne semblant jamais maîtrisé, comme si Spielberg s'était dit qu'en faire trop était au moins l'assurance de retrouver le ton des films précédents par intermittences. Trop, c'est peut-être ça le maître mot qui a fini par gâcher le potentiel de ce film : trop de déjà-vu ailleurs et en mieux, trop de cgi, trop d'humour vaseux, trop de facilités scénaristiques, trop de n'importe quoi, trop d'assurance en son propre talent, trop d'années après le dernier film, trop dommage.
1/6 (pour les quelques rares passages réussis). Et merde.
Bavaria
24 5 2008 - 04:14
Salut tout le monde, nouveau venu venu par ici (je lisais avant, et ce monomanaique de Flying Totoro me faisait flipper mais là ça va) et je choisi ce topic bien vénère pour commencer. Je lis Mad blabla, THRTW
(Toi, tu sais déjà comment t'attirer les grâces d'un certain modo !
) et Big John forever blabla, Sévéon il est où ton livre sur les cat 3 blabla...
SPOILER, pour les derniers irréductibles.
Pas besoin d'en rajouter une couche, tout à été dit concernant les déceptions (principalement par le Blunt, d'une précision chirurgicale). Je m'attendais à un spectacle grandiose, un truc qui me fasse mettre mon cervelet sur off pendant deux heure... et de ce côté je ne suis pas déçu. Ca survit à des situations improbables, très bien, j'en redemande.
Sauf que le script a du être écrit par un gosse de dix ans c'est pas possible autrement. Que l'action soit simpliste mais grandiloquente OK, mais que les personnages soient à ce point délaissés c'est franchement du foutage du gueule. Et puis cet enchaînement de scènette censées faire avancer le récit mais qui ne fait que nous mettre face à une tambouille bordélique et creuse... J'ai vraiment eu l'impression d'un patchwork indigeste de toutes les idées qui faisaient les fonds de tiroir depuis 20 piges, et non d'un tout cohérent. Clairement, le gros défaut du film vient du scénario (et de la prestation de Shiass Labeouf, inodore et qui m'a bien fait rire en mode Tarzan), donc de ce gros déconnecté de Lucas, CQFD. Nan mais sérieux, il vit à ce point dans sa tour d'ivoire pour ne pas voir que son fond de commerce (nous) se fait la malle ?
Ah et c'est quoi ce trip animalier ? Nan mais je veux bien offrir une bière (une 86 tiens) à celui qui aura les cojones de demander un jour à tonton Spielberg : "mais... pourquoi ces taupes, et ces singes ?".
Bon, faut pas pousser Clint dans les orties, il reste pas mal de choses à sauver. En premier lieu l'esprit
Indy, présent au détour d'une allée de l'Area 51 ou derrière une porte de frigo. Et puis la poursuite en jeep, même entre-coupée d'inserts animaliers en CGI indignes d'un bis rital, m'a bien fait fait triquer. Le coup du combat "cape et épée", même si joué par deux asperges, m'a d'ailleur bien amusé.
Les CGI justement. Clairement, il y a des hauts (le plan d'Indy et du champignon m'a coupé le souffle) et du moins bon (les lianes, l'ET tellement pourri qu'il est sûr que c'est un fait-exprès). Mais en aucun cas ils ne m'ont fait sortir du film. Le titre
King Kong est sorti sur le topic, à très juste titre. J'ai resenti la même chose lors de la séquence des jeeps que pour celle de la course des diplos, soit un gros trip pop-corn aux CGI sur-réalistes et volontairement kitschisé. Un régal pour les yeux, éh oui pas sûr que le réalisme à toute épreuve aurait été une meilleur solution.
Et puis ce fameux trip nostalgique. L'image de cet
Indy 4 pour moi restera cet homme qui a vieilli, derrière son bureau en regardant les photos de ses chers disparus et qui se rend compte qu'il est à un âge où la vie lui prend plus qu'elle ne lui donne. Simplement, il est dommage (j'ai pas de mot pour exprimer sur un ton plus grave) que ce ressort dramatique soit utilisé plus tard comme ressort comique. C'est intolérable.
Je suis donc resorti de ma séance de minuit mardi dernier (Megarama de Villeneuve-la-Garrenne, une dizaine à tout casser dont la moitié s'est barrée pendant le mariage) plutôt déçu mais pas catastrophé. Mitigé, comme se plaisent à dire les critiques depuis la sortie du film.
Sauf que, phénomène troublant, le film mûri très bien dans ma tête. Je veux dire plus j'y pense plus ce que j'ai aimé prend le pas sur mes déceptions, au point d'y retourner demain pour être sûr que cet
Indy 4 n'est pas le film à réhabiliter le plus rapide de l'histoire du Cinéma...
CITATION(Sven @ 24 5 2008 - 02:29)

Ai-je rêvé ou il y avait bien un truc d'écrit sur la bombe ? J'ai cru y voir noté "Ike" mais c'est peut-être une déformation de mon esprit qui voulait que ce détail ironique renvoie au "I love Ike" d'Indy plus tôt.
Oui il y a d'inscrit "I Like Ike" sur la bombe. Et effectivement on peut saluer l'ironie de la chose... J'adore ce film !
CITATION(Sven @ 24 5 2008 - 02:29)

La deuxième : Ceux qui l'ont vu au Max Linder peuvent-ils me confirmer que le film était diffusé dans une copie HD ?
Je confirme, le Linder passe bien le film en copie numérique.
CITATION(JEF Byos @ 24 5 2008 - 01:03)

Je l'ai vu mercredi et je n'ai pas eu le temps de poster un truc un minimum construit depuis, alors je me suis contenté de vous lire... Et c'est marrant parce que jusque là personne n'a émis l'idée que ce Indy 4 était plus proche de Temple que des autres films.
Et non...
CITATION(Jesus Gris @ 21 5 2008 - 04:45)

Venons en à l'essentiel: C'est le film le plus barré de la tétralogie avec Temple of Doom (barré à un point que ça risque de pas plaire à certains).
CITATION(DreamProphet @ 21 5 2008 - 19:12)

on retrouve le Spielberg foudinguo du "Temple Maudit"
-----------
CITATION(EBE @ 24 5 2008 - 05:04)

Ah, je voulais l'aimer, ce film. Je voulais croire que tous les échos négatifs étaient dûs à une certaine hype qui consiste à descendre en flammes quelque chose qu'on adorait auparavant.
Shocking, isn't it?
CITATION
Que penser ensuite de ces quelques répliques tout droit sorties d'autres films (Le Dernier Samaritain)
On dirait une orange avec des poils ?
CITATION(bardamu aka leatherface @ 23 5 2008 - 20:54)

J'ai peur de dire une connerie mais les marmottes, les fourmis et les singes ne sont pas là par hasard.
Cela représente des communautés, ou chaque chose est à sa place et s'inscrit dans une logique "naturelle".
Tous ces animaux vivent en groupent, et ont souvent une fonction dans celui-ci. Il forment au final un tout, comme les extraterrestres qui n'agissent que dans l'union.
Et tout comme la famille, c'est peut-être pour cela qu'Indiana n'est plus le héros solitaire que l'on avait connu, mais le membre d'un clan à part entière.
Cela s'oppose à l'union soviétique qui sous couvert d'union ne visait finalement qu'une pensée unique, et au bout du compte la gloire d'un seul homme.
Ça fait un peu branlette mais je l'ai ressenti comme ça. Je crois que Spielberg est un darwiniste convaincu, on le ressent dans une grande majorité de ces films, en particulier La guerre des mondes.
Dire que c'est du à son obsession pour la famille, il n y a qu'un pas.
Je crois qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce film, qui est à mon avis extrêmement profond et s'inscrit dans la lignée thématique de son auteur plus que dans celle des précédents Indiana Jones.
Et plus j'y pense, plus je le trouve bon.

merci pr ce fou rire du matin, ça fait du bien...
JEF Byos
24 5 2008 - 09:23
CITATION(LMD @ 24 5 2008 - 09:27)

CITATION(JEF Byos @ 24 5 2008 - 01:03)

Je l'ai vu mercredi et je n'ai pas eu le temps de poster un truc un minimum construit depuis, alors je me suis contenté de vous lire... Et c'est marrant parce que jusque là personne n'a émis l'idée que ce Indy 4 était plus proche de Temple que des autres films.
Et non...
CITATION(Jesus Gris @ 21 5 2008 - 04:45)

Venons en à l'essentiel: C'est le film le plus barré de la tétralogie avec Temple of Doom (barré à un point que ça risque de pas plaire à certains).
CITATION(DreamProphet @ 21 5 2008 - 19:12)

on retrouve le Spielberg foudinguo du "Temple Maudit"
Merci, me sens moins seul d'un coup

(Même si cette opinion reste assez minoritaire, j'ai bon là ?)
J'y avais pas pensé, maintenant si on les compare pour le côté barré, j'approuve, mais qualitativement c'est autre chose.
Captain Cavern
24 5 2008 - 09:55
CITATION(EBE @ 24 5 2008 - 05:04)

Certains ici disent que c'est parce que ce n'est qu'un coup de bluff de la part du personnage, mais n'oublions pas qu'elle fait sauter un système électrique ouvrant les portes de l'entrepôt d'un simple geste de la main. Ou alors j'ai mal vu),
C'est un russe qui fait sauter le système électrique avec une petite charge explosive il me semble.
Bon bah sinon comme beaucoup je suis déçus donc je ne vais pas rajouter grand chose, le film semble tiraillé entre un Lucas qui continue son oeuvre d'autodestruction de ses créations et un Spielberg pas franchement motivé mais qui essaie tant bien que mal de caser les thématiques qui l'obsedent actuellement, mais sans grand succès. Ce qui nous donne au final un pouding indigeste où se cotoient des plans terribles ( l'explosion atomique, le cimetierre au-dessus de Nasca sous l'orage, l'envole de la soucoupe volante... ) et des scènes indigentes filmées n'importe comment ( arg les singes, arg les sables mouvants ) ou mollement ( le dialogue avant la scène dans l'asile, l'exploration du tombeau du conquistador ). Sans oublier des bestioles en cgi qui doivent rendre vert de jalousie Renny Harlin.
Grosse déception.