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Version complète : Indy et le Royaume du Crâne de Cristal - S. Spielberg
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma Fantastique
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Magic creation
les scènes d'action à couper le soufle

euh... on a pas du voir le même film.....

et nan nan los angeles 2013 c' est bien pourri !! rolleyes.gif
2vic
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 20:11) *
accueillie au lance-grenades pour des raisons toutes superficielles (écriture bancale et structure déglinguée)


Gnagnegnnn QUOI ??? C'est superficiel une écriture bancale et une structure déglingué ??? Non mais ce qu'il faut pas entendre !!! J'en reviens pas. L'écriture c'est juste la base, c'est le truc le plus important d'un film, et malgré tout ce que tu dis, LA 2013, il a justement une très bonne structure, et une écriture qui se tient, les problèmes se situent ailleurs sur ce film (thématiques, humour etc...)

Tout les bons films d'aventures, d'action sont des films biens écrits, parfois supers cons (les goonies) mais qui sont fluides, qui énoncent clairement leurs enjeux, et qui ont un rythme. Et c'est tout ce qui foire avec Indy 4. C'est comme une maison, pour reprendre l'exemple le plus éculé possible, t'as beau avoir un plan super, des couleurs démentes, des idées terribles, des matériaux magiques, si tu construit sur de la boue, ta maison elle ne vaut rien.

Un scénar' (et arrêtez de confondre scénar et histoire par pitié !!!!) c'est la structure d'un film, et la mise en scène ne peut même pas rattraper ça. Alors dire que c'est superficiel, ça me fait halluciner. C'est simplement ne rien comprendre au cinoche. Pourquoi les docus sont scénarisés ? pourquoi les dessins-animés les plus bêtes et les plus courts sont scénarisés ? même les clips le sont !! Parce que sans ça, y a pas de rythme, pas de progression, juste une suite de scènes.

Ça me flingue de lire ça. l'écriture c'est superficiel .... déjà que le Indy m'a déprimé, mais ça c'est le pompon.

Edit : Blunt, viens à mon secours par pitié !!
Lord-Of-Babylon
CITATION
Ça me flingue de lire ça.


Surtout que ce que dis Alexandre c'est que ce qui superficielle ce sont les raisons
2vic
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 21:29) *
CITATION
Ça me flingue de lire ça.


Surtout que ce que dis Alexandre c'est que ce qui superficielle ce sont les raisons


oui, et ?

Le film est mauvais pour la simple raison que le script est bancal... en quoi c'est superficiel comme raison ??

Edit : ou alors j'ai rien compris, et ça ne serait pas la première fois. j'ai le sang chaud.
Lord-Of-Babylon
Deja calmos tu rentres tes majuscules.

Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.

(en gros LA 2013 n'est pas bancal et son script est très bien)

(punaise c'est quand même assez clair)
2vic
Ah ben désolé, je trouvais pas ça clair du tout. Méa culpa, c'est moi qui suis tout con. sweat.gif

Je crois que la déception a été un peu forte et que j'ai envie de casser quelque chose, comme un David Koepp par exemple.

Encore une fois je m'excuse platement.
Ced
lord qui vient expliquer les posts des autres alors qu'une fois sur deux on pige rien à ce qu'il écrit. putain mais c'est le monde à l'envers !!!! icon_mrgreen.gif

encore la faute de lucas ça... 'culé.
Blunt
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 21:33) *
Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.


Depuis quand superficiel et faux ça veut dire la même chose ?
Ced
CITATION(Blunt @ 22 5 2008 - 21:54) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 21:33) *
Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.


Depuis quand superficiel et faux ça veut dire la même chose ?


OUAI !!!

depuis quand !? mad.gif

( icon_mrgreen.gif )
Nyarlathothep
***SPOILERS***

Moi je l'ai trouvé très sympa, ce Indiana Jones. Moins bien que les autres (d'assez loin), mais sympa quand même. Effectivement, pour un Indy, "sympa" c'est décevant, mais ça reste le meilleur film d'aventure depuis La dernière croisade (facile aussi, c'est le seul représentant sérieux de son genre). Paradoxalement, après une attente de 19 ans, le film semble avoir été sorti trop précipitamment.
Commençons par le GROS point noir du film, qui fait de ce Indiana Jones le moins bon de la sage : son scénario. Totalement indigne de Koepp, incroyable d'imaginer que c'est l'aboutissement de tout un paquet de versions successives. Sans faire de Lucas-bashing, c'est difficile de penser que ce scénar bancal est vraiment le meilleur qu'ils aient eu entre les mains. Problème de rythme, de tension, manque de clarté, de suspense, mauvaise caractérisation des personnages, et j'en passe. Big big problème, pour un projet en gestation depuis si longtemps, et surtout pour un épisode d'une saga qui repose enormémément sur son sénario. Le syndrôme "Pirates des Caraïbes" guette, avec des petites scénettes qui s'enchaînent à la va-comme-j'te-pousse. Déjà, y'a trop de personnages : à la fin du film, on dirait une visite guidée, aucun péril véritable. Putain mais Indy, il devrait affronter un truc à la fin, n'importe quoi mais un truc, non ? Et puis tout seul de préférence, sans sa bande de copains. Là non, on le voit juste regarder des trucs, expliquer des trucs (que le public connait avant même de rentrer dans la salle), écouter des trucs, et puis courir à la fin, avec toute sa bande... Le même sens du risque que quand je traverse la rue pour aller chercher du pain, quoi. La méchante à la mort la plus pourrie de la saga. Il est où le gore ? Le gerbos ? Le traumatisant pour les gamins ?). La fin dans l'église est embarrassante (concours de râtelier inside), la poursuite en forêt un poil trop longue... Les effets spéciaux sont globalement à la ramasse... Chez ILM, ils devaient tous être en congés pendant la post-prod, c'est pas possible autrement. Après, c'est pas trop gênant vu l'aspect "BD" de la saga, mais bon, ça la fout mal quand même...

Mais malgré tout ça, j'aime bien le film, j'aime le fait qu'il y ait des ET (et la reconstitution des différents "moi" du ET à la fin m'a vachement impressionné, je m'en souviendrais longtemps), qu'il y ait une explosion nucléaire (et que Indy y survive caché dans un frigo - time and tide, battu !), et pis plein d'autre trucs. Je trouve Indiana Jones fidèle à lui-même (même si ça m'a fait drôle de le voir en ancien colonel, j'aurais j'aimais imaginé ce gars courir au front pour défendre son pays...), Shia Labeouf parfait comme d'hab... Malgré plein de défauts évidents, je me suis marré, me suis pas fait chié une seconde, et je serais ravi de le revoir en DVD. Voilà.
Lord-Of-Babylon
CITATION(Blunt @ 22 5 2008 - 21:54) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 21:33) *
Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.


Depuis quand superficiel et faux ça veut dire la même chose ?


Depuis que je l'ai décrété bluesbro.gif

(ou depuis qu'on tente de rapporter la pensée de quelqu'un en schématisant un chouia pour qu'il comprenne ce que voulait dire la personne à la base)


punaise vous êtes sur les nerfs ici. Calmos c'est pas parce que tonton spielby vous la mis profond que vous devez vous calmez sur tout ce qui passe ninja.gif
Blunt
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 22:01) *
punaise vous êtes sur les nerfs ici. Calmos c'est pas parce que tonton spielby vous la mis profond que vous devez vous calmez sur tout ce qui passe ninja.gif


Ah mais je suis très calme, mais superficiel et faux ça veut juste absolument pas dire la même chose, et pour le coup je suis pas persuadé que ton explication de texte soit vraiment pertinente (personellement j'ai compris ça de la même façon que 2vic).
Ced
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 22:01) *
CITATION(Blunt @ 22 5 2008 - 21:54) *
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 21:33) *
Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.


Depuis quand superficiel et faux ça veut dire la même chose ?


Depuis que je l'ai décrété bluesbro.gif

(ou depuis qu'on tente de rapporter la pensée de quelqu'un en schématisant un chouia pour qu'il comprenne ce que voulait dire la personne à la base)


punaise vous êtes sur les nerfs ici. Calmos c'est pas parce que tonton spielby vous la mis profond que vous devez vous calmez sur tout ce qui passe ninja.gif


OH TA GUEULE !!! mad.gif

icon_mrgreen.gif
Manna Marie Weasley
18 pages blink.gif

En fait ma note

3/6
Evil Seb
J'ai pas vu le film, j'viens juste lire les analyses toute en profndeur et en pertinence de Ced icon_mrgreen.gif
2vic
CITATION(Lord-Of-Babylon @ 22 5 2008 - 22:01) *
CITATION(Blunt @ 22 5 2008 - 21:54) *


Depuis quand superficiel et faux ça veut dire la même chose ?


Depuis que je l'ai décrété bluesbro.gif

(ou depuis qu'on tente de rapporter la pensée de quelqu'un en schématisant un chouia pour qu'il comprenne ce que voulait dire la personne à la base)


punaise vous êtes sur les nerfs ici. Calmos c'est pas parce que tonton spielby vous la mis profond que vous devez vous calmez sur tout ce qui passe ninja.gif


En même temps, j'aimerais bien que la personne en question clarifie. J'ai beau montrer le message à d'autres personnes, tout le monde pense comme moi : Alexandre trouve que les effets spéciaux foireux, la structure déglinguée et l'écriture bancale c'est superficiel. (à moins que ce soit un Aka de Lord, et là je m'inclinerais définitivement)

merci à Blunt d'avoir répondu à mon appel à l'aide avec une classe indéniable.
Ced
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:09) *
J'ai pas vu le film, j'viens juste lire les analyses toute en profndeur et en pertinence de Ced icon_mrgreen.gif


fuis ce film. fuis tant qu'il est encore temps pauvre fou ! blink.gif

sinon pour redevenir sérieux 30 secondes, je ne sais plus qui comparait la saga indy à rocketeer... je trouve ça assez vrai. les schémas narratifs des deux films contiennent pas mal de similitude, le dosage de l'humour et de l'action est également très similaire, l'époque à laquelle se déroule les films permet également de rapprocher les deux films (qui plus est l'ennemi est commun, salauds de nazis)

bref je trouve ça assez juste comme comparaison. tout comme comparer indy et la momie d'ailleurs... dans les trois cas nous avons affaire à de la bonne série B d'aventure.

(et puis la momie 2 et indy 4 c'est un peu le même combat en plus icon_mrgreen.gif)
Evil Seb
CITATION(Ced @ 22 5 2008 - 22:19) *
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:09) *
J'ai pas vu le film, j'viens juste lire les analyses toute en profndeur et en pertinence de Ced icon_mrgreen.gif

fuis ce film. fuis tant qu'il est encore temps pauvre fou ! blink.gif
(et puis la momie 2 et indy 4 c'est un peu le même combat en plus icon_mrgreen.gif)

C'est bon j'irais dans quelques semaines peinard quand l'engouement sera retombé, les doigts de pieds en éventails dans la salle au 3/4 vide icon_mrgreen.gif


Moi j'aime bien la Momie II, pi le Roi Scorpion aussi...
Ced
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:21) *
Moi j'aime bien la Momie II


t'es irrécupérable mec unsure.gif

icon_mrgreen.gif
Magic creation
C'est bon j'irais dans quelques semaines peinard quand l'engouement sera retombé, les doigts de pieds en éventails dans la salle au 3/4 vide

oula ! pas la peine d' attendre tout ce temps ! y parait que les salles sont déja vides.....
Alexandre Poncet
CITATION(2vic @ 22 5 2008 - 22:09) *
En même temps, j'aimerais bien que la personne en question clarifie. J'ai beau montrer le message à d'autres personnes, tout le monde pense comme moi : Alexandre trouve que les effets spéciaux foireux, la structure déglinguée et l'écriture bancale c'est superficiel. (à moins que ce soit un Aka de Lord, et là je m'inclinerais définitivement)

merci à Blunt d'avoir répondu à mon appel à l'aide avec une classe indéniable.


oulah, si j'avais su qu'une phrase provoquerait un raz-de-marée sur le forum (d'ailleurs je mate En pleine tempête là, et c'est toujours aussi bon...).

Je citais surtout les critiques les plus souvent adressées au film à l'époque et c'était mot pour mot "écriture bancale, effets spéciaux pourris et structure déglinguée".
Or, difficile de ne pas donner raison aux détracteurs dans le cas de LA 2013 comme dans le cas d'Indiana Jones 4 sur ces trois mêmes sujets, du moins si l'on se contente d'effleurer la surface des choses. Car en creusant (et là je remercie Lord du soutien), on se rend compte que ces sorties de route débouchent systématiquement sur quelque chose d'intéressant, voire de passionnant (par exemple, les fx pourris de EFLA qui arrivent en même temps que les images de synthèse clinquantes d'ID4, comme dans un mouvement de rejet des codes d'Hollywood de la part de Big John).
Certes, ça empêche clairement de crier au chef-d'oeuvre, mais c'est toujours mieux que 90% des blockbusters actuels (Transformers ? Pitié !)

Sinon 2vic, désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec toi : une mise en scène peut (et doit même) dépasser de très loin le script qu'elle illustre. le cinéma de Mann, McTiernan ou de Malick, tu penses vraiment qu'il repose sur la puissance du scénar ?
Evil Seb
CITATION(Ced @ 22 5 2008 - 22:24) *
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:21) *
Moi j'aime bien la Momie II


t'es irrécupérable mec unsure.gif

icon_mrgreen.gif

Ya The Rock merde happy.gif

J'aime bien ce topic, ya pleins de conversations croisées on se sens comme dans une soirée ou ca parle de 5 choses a la fois donc au final on capte rien à rien mais c'est cool^^
ouaisbiensur
CITATION(Nyarlathothep @ 22 5 2008 - 21:59) *
Putain mais Indy, il devrait affronter un truc à la fin, n'importe quoi mais un truc, non ?


SPOILER

Je ne cherche certainement pas à défendre ce flim à tout prix (ça s'est vu ?) mais le coup de l'Indy passif dans la résolution finale, c'est pile une décalque du premier : les maychants veulent le pouvoir soit via une puissance supérieure spirituelle (l'Arche) ou interspatiale comme ici. La différence, c'est que dans le premier Indy refusait de regarder pour survivre alors qu'ici il assiste à la démonstration du pouvoir sans chercher à se l'accaparer comme Barbie Stalline. Indy a évolué, il peut passer à autre chose, se marrier et faire des bébés qui naîtront déjà tout ridés. C'est cohérent mais niveau émotion, c'est zéro en plus de prendre trois plombes.
Nyarlathothep
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 22:34) *
Sinon 2vic, désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec toi : une mise en scène peut (et doit même) dépasser de très loin le script qu'elle illustre. le cinéma de Mann, McTiernan ou de Malick, tu penses vraiment qu'il repose sur la puissance du scénar ?

Ça dépend des films, aussi... Pour un Indy, le scénario est quand même super important, c'est lui qui va permettre d'avoir une tension constante, et non pas ponctuelle comme c'est le cas dans celui-là. C'est aussi ce qui donne une raison au public de regarder le film jusqu'au bout, sans forcément attendre "la prochaine d'action débridée"

CITATION
Loin de moi l'idée de vouloir défendre ce flim mais le coup de l'Indy passif dans la résolution finale, c'est pile une décalque du premier : les maychants veulent le pouvoir soit via une puissance supérieure spirituelle (l'Arche) ou interspatial comme ici. La différence, c'est que dans le premier Indy refusait de regarder pour survivre alors qu'ici il assiste à la démonstration du pouvoir sans chercher à se l'accaparer comme Barbie Stalline. Indy a évolué, il peut passer à autre chose, se marrier et faire des bébés qui naîtront déjà tout ridés. C'est cohérent mais niveau émotion, c'est zéro en plus de prendre trois plombes..

Oui, c'est vrai que dans le premier il ne fait pas grand chose, mais n'empêche que le fait de devoir fermer les yeux pour rester en vie, ça fait de lui quelqu'un qui risque quelque chose. Y'a de la tension, quoi. On a vraiment pas envie qu'il ouvre les yeux, il est en danger de mort évidente (d'autant plus que ladite mort est juste immonde). Dans le dernier, c'est comme s'il regardait la télé...
ouaisbiensur
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:37) *
CITATION(Ced @ 22 5 2008 - 22:24) *
CITATION(Evil Seb @ 22 5 2008 - 22:21) *
Moi j'aime bien la Momie II


t'es irrécupérable mec unsure.gif

icon_mrgreen.gif

Ya The Rock merde happy.gif

J'aime bien ce topic, ya pleins de conversations croisées on se sens comme dans une soirée ou ca parle de 5 choses a la fois donc au final on capte rien à rien mais c'est cool^^


Si tu repasses dans 10 ans, tout sera plus clair. Perso j'attends de voir surfer Peter Fonda puis je m'éclipse.
Pizza the Hutt
CITATION(Nyarlathothep @ 22 5 2008 - 21:59) *
***SPOILERS***

Moi je l'ai trouvé très sympa, ce Indiana Jones. Moins bien que les autres (d'assez loin), mais sympa quand même. Effectivement, pour un Indy, "sympa" c'est décevant, mais ça reste le meilleur film d'aventure depuis La dernière croisade (facile aussi, c'est le seul représentant sérieux de son genre). Paradoxalement, après une attente de 19 ans, le film semble avoir été sorti trop précipitamment.
Commençons par le GROS point noir du film, qui fait de ce Indiana Jones le moins bon de la sage : son scénario. Totalement indigne de Koepp, incroyable d'imaginer que c'est l'aboutissement de tout un paquet de versions successives. Sans faire de Lucas-bashing, c'est difficile de penser que ce scénar bancal est vraiment le meilleur qu'ils aient eu entre les mains. Problème de rythme, de tension, manque de clarté, de suspense, mauvaise caractérisation des personnages, et j'en passe. Big big problème, pour un projet en gestation depuis si longtemps, et surtout pour un épisode d'une saga qui repose enormémément sur son sénario. Le syndrôme "Pirates des Caraïbes" guette, avec des petites scénettes qui s'enchaînent à la va-comme-j'te-pousse. Déjà, y'a trop de personnages : à la fin du film, on dirait une visite guidée, aucun péril véritable. Putain mais Indy, il devrait affronter un truc à la fin, n'importe quoi mais un truc, non ? Et puis tout seul de préférence, sans sa bande de copains. Là non, on le voit juste regarder des trucs, expliquer des trucs (que le public connait avant même de rentrer dans la salle), écouter des trucs, et puis courir à la fin, avec toute sa bande... Le même sens du risque que quand je traverse la rue pour aller chercher du pain, quoi. La méchante à la mort la plus pourrie de la saga. Il est où le gore ? Le gerbos ? Le traumatisant pour les gamins ?). La fin dans l'église est embarrassante (concours de râtelier inside), la poursuite en forêt un poil trop longue... Les effets spéciaux sont globalement à la ramasse... Chez ILM, ils devaient tous être en congés pendant la post-prod, c'est pas possible autrement. Après, c'est pas trop gênant vu l'aspect "BD" de la saga, mais bon, ça la fout mal quand même...

Mais malgré tout ça, j'aime bien le film, j'aime le fait qu'il y ait des ET (et la reconstitution des différents "moi" du ET à la fin m'a vachement impressionné, je m'en souviendrais longtemps), qu'il y ait une explosion nucléaire (et que Indy y survive caché dans un frigo - time and tide, battu !), et pis plein d'autre trucs. Je trouve Indiana Jones fidèle à lui-même (même si ça m'a fait drôle de le voir en ancien colonel, j'aurais j'aimais imaginé ce gars courir au front pour défendre son pays...), Shia Labeouf parfait comme d'hab... Malgré plein de défauts évidents, je me suis marré, me suis pas fait chié une seconde, et je serais ravi de le revoir en DVD. Voilà.

Marrant ton parralèle avec la traversée de la rue pour le pain, c'est tout à fait ça. icon_mrgreen.gif Aucune sensation de danger à la fin du film. unsure.gif

Et pour ta remarque de la bizarrerie de voir Indy en ancien soldat, je pense que ça passe meiux pour ceux qui ont vu la série sur sa jeunesse, parce que question soldat, il en a fait des batailles et non des moindres (la Somme,,,!!!) wink.gif

La mort de la méchante Cate est peut-être moins violente que dans les autres films, mais les yeux qui crament ainsi que tout le reste avec un joli son, c'est quand même pas une jolie mort je trouve. Pas gore, mais pas loin.
Pareil pour le gars qui se fait bouffer par les fourmis, quand elles lui rentrent dans les orifices, c'est pas joli, joli non plus et je me demande si on étais gamins si on ne serais pas impréssionnés quand même par ces morts là.
melvinpekatre
CITATION
Je sais ca me parait assez clair ce que dis Alexandre. On à émis des critiques sur LA 2013 qui se bases sur reproches superficielles ou si tu préféres faux.
(en gros LA 2013 n'est pas bancal et son script est très bien)
(punaise c'est quand même assez clair)
n'importe quoi... Poncet dit que ce qu'on reproche au film est un défaut superficiel en parlant de son écriture bancale,
2vic s'insurge pour dire que l'écriture ne peut pas être un défaut "superficiel" et que c'est important...
et toi tu arrives pour dire que 2vic n'a rien compris en nous expliquant que poncet voulait dire que l'écriture n'était au contraire pas bancal ! en faisant un amalgame entre "superficiel" (c'est à dire sans grande incidence) et "faux"...Tu as des soucis en lecture ?
Ensuite tu t'enflammes en accusant les autres d'être sur les nerfs... eh eh eh
enfin passons...


Tout ça pour dire que le point de vue de Vimair (#249) est très chouette et que :

CITATION
C'est bon j'irais dans quelques semaines peinard quand l'engouement sera retombé, les doigts de pieds en éventails dans la salle au 3/4 vide


on était 8 dans une grande salle à Rennes en fin d'après midi aujourd'hui ! C'était cool, j'avais un peu l'impression que Cate Blanchett était juste pour moi ! tongue.gif
Alexandre Poncet
CITATION(ouaisbiensur @ 22 5 2008 - 22:44) *
Si tu repasses dans 10 ans, tout sera plus clair. Perso j'attends de voir surfer Peter Fonda puis je m'éclipse.


Lord-Of-Babylon
Bon et bien je me suis trompé. Sorry 2vic
Loki
Vous pensez que c'est de Lucas ou de Spielberg, cette critique de l'ambiance post-11 septembre à travers un rapide aperçu de la chasse aux sorcières ?
2vic
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 22:34) *
Sinon 2vic, désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec toi : une mise en scène peut (et doit même) dépasser de très loin le script qu'elle illustre. le cinéma de Mann, McTiernan ou de Malick, tu penses vraiment qu'il repose sur la puissance du scénar ?

C est là que tu te trompes, et que tu confond un peu tout. une mise en scène ne dépasse pas un script, elle le transcende, et elle n'illustre pas, elle met en scène (la nuance est énorme). Dans tout les exemples que tu donnes d'ailleurs, les scripts sont extrêmement bien écrits, les histoires, elles, pas toujours. Predator, c'est une histoire assez banale, mais très bien écrite, avec un rythme, une tension, des enjeux clairs. Mc Tiernan l'a exploité le mieux possible.

Et que les sorties de routes débouchent sur quelque chose d'intéressant, c'est du domaine de l'histoire, que ce soit mal agencé, c 'est du domaine du scénario. Le problème, ce ne sont pas les thèmes, mais l'agencement, la fluidité, et surtout l'implication du spectateur.

Le cinéma de Mann, Malick ou McTiernan repose autant sur le scénar que sur la mise en scène. Collateral est bon parce qu'il est très bien écrit , qu'il a du rythme, des scènes qui tombent au bon moment ( la scène du club de Jazz par exemple, c'est parfait parce que c'est calé au bon moment, que c'est amené par la scénario, la scène seule ne mache pas aussi bien. Si tu regardes cette scène pour la première fois isolée, tu sais exactement ce qui se trame. Là, ça tombe après un assassinat etc...c 'est l'heure de la pause, et c'est comme ça que ça passe si bien.)

Mc Tiernan, avec un scénar foireux (par exemple la fin de Basic) il fait une scène foireuse. Parce que c'est mal amené dans la continuité et que ça tombe comme une chaussette sale. ( enfin ça c'est mon avis, hein)

Tu confond histoire et scénario, comme je le disais plus haut, tu confond idées et structure, thèmes et enjeux.

L'histoire d'Indy 4, je la connaissais dans les grandes lignes, parce que je me suis fait spoilé la figure. Mais le scénario, non. Je savais pas comment tout ça allait s'agencer. Et c'est là que le bat blesse. On passe du coq à l'âne, on a pas de liant, les persos tombent au mauvais moment etc (genre marion qui arrive quand tout les enjeux ont été posés !!!)
ouaisbiensur
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 22:53) *
CITATION(ouaisbiensur @ 22 5 2008 - 22:44) *
Si tu repasses dans 10 ans, tout sera plus clair. Perso j'attends de voir surfer Peter Fonda puis je m'éclipse.





Yeah. En vlà du bigger than life assumé et icônique comme je les aime.
Anakinfett
225 000 entrées 1er jour
c'est mauvais pour un film de cet ampleur.
Nyarlathothep
CITATION(2vic @ 22 5 2008 - 23:13) *
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 22:34) *
Sinon 2vic, désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec toi : une mise en scène peut (et doit même) dépasser de très loin le script qu'elle illustre. le cinéma de Mann, McTiernan ou de Malick, tu penses vraiment qu'il repose sur la puissance du scénar ?

C est là que tu te trompes, et que tu confond un peu tout. une mise en scène ne dépasse pas un script, elle le transcende, et elle n'illustre pas, elle met en scène (la nuance est énorme). Dans tout les exemples que tu donnes d'ailleurs, les scripts sont extrêmement bien écrits, les histoires, elles, pas toujours. Predator, c'est une histoire assez banale, mais très bien écrite, avec un rythme, une tension, des enjeux clairs. Mc Tiernan l'a exploité le mieux possible.

Et que les sorties de routes débouchent sur quelque chose d'intéressant, c'est du domaine de l'histoire, que ce soit mal agencé, c 'est du domaine du scénario. Le problème, ce ne sont pas les thèmes, mais l'agencement, la fluidité, et surtout l'implication du spectateur.

Le cinéma de Mann, Malick ou McTiernan repose autant sur le scénar que sur la mise en scène. Collateral est bon parce qu'il est très bien écrit , qu'il a du rythme, des scènes qui tombent au bon moment ( la scène du club de Jazz par exemple, c'est parfait parce que c'est calé au bon moment, que c'est amené par la scénario, la scène seule ne mache pas aussi bien. Si tu regardes cette scène pour la première fois isolée, tu sais exactement ce qui se trame. Là, ça tombe après un assassinat etc...c 'est l'heure de la pause, et c'est comme ça que ça passe si bien.)

Mc Tiernan, avec un scénar foireux (par exemple la fin de Basic) il fait une scène foireuse. Parce que c'est mal amené dans la continuité et que ça tombe comme une chaussette sale. ( enfin ça c'est mon avis, hein)

Tu confond histoire et scénario, comme je le disais plus haut, tu confond idées et structure, thèmes et enjeux.

L'histoire d'Indy 4, je la connaissais dans les grandes lignes, parce que je me suis fait spoilé la figure. Mais le scénario, non. Je savais pas comment tout ça allait s'agencer. Et c'est là que le bat blesse. On passe du coq à l'âne, on a pas de liant, les persos tombent au mauvais moment etc (genre marion qui arrive quand tout les enjeux ont été posés !!!)

Le scénario est la colonne vertébrale du film, ok. Mais quand il dit qu'une réalisation peut transcender un scénario, c'est quand même super vrai. Le scénar de Collatéral est plutôt bien foutu, mais sous la caméra d'un gars moins doué ça aurait pu ressembler à un film d'action lambda pas super intéressant. Si le film marque les esprits, c'est par sa mise en scène plus que par son scénario, amha. De même, je pense pas que grand monde aurait été en extase à la lecture du Nouveau Monde, et pourtant le résultat est terrible au cinéma...
Mechagodzilla
Bon ben j'en reviens, et là tout de suite je fais une grosse déprime.


Si j'en ai le temps (et le courage) demain, j'essaierai de rédiger un truc un peu plus détaillé; là j'ai juste envie de me pieuter et de digérer ce truc.




(putain, à la première apparition de Karen Allen, j'ai carrément eu les larmes aux yeux...)
Jesus Gris
CITATION(Blunt @ 22 5 2008 - 13:18) *
Je te remercie du compliment, et crois moi, j'aimerais pouvoir dire, comme Moriarty sur AICN par exemple, que les qualités que j'ai trouvé au film sont sufissantes pour me faire pardonner tous les défauts, malheureusement c'est pas le cas et j'en suis le premier désolé. J'aurais vraiment voulu aimer le film, ça me fait chier d'en penser ce que j'en pense, mais le fait est que je suis sorti de la salle complètement dépité.


Pas de problème, je comprend totallement qu'on puisse pas aimer le film en plus (et je suis d'accord sur les 3/4 des défauts que t'as cité).

CITATION

Quant au fond du film, j'attends que tu développes, mais comme je l'ai déjà dit, tout ce qu'il y a là-dedans à mes yeux c'est un ramassis d'idées potentiellement intéressantes qui sont toutes sous-traitées quand elles ne sont pas abandonnées en cours de route.
Bin même si je suis d'accord, y a beaucoup d'idées abandonnées en cours de route, je trouve qu'il y a au moins 3-4 axes principaux très interréssants qui donnent une certaine cohérence au film et un vrai fond. Mais bon je ne peux que citer Captain Vimaire qui en parle bien mieux que moi.

CITATION(Capitaine Vimaire @ 22 5 2008 - 19:44) *

Attention Spoiler
[...]

Mais surtout, au delà d'un scénario brinquebalant, il m'a semblé que le film était thématiquement très riche et se rattachait aux oeuvres précédentes de Spielberg.

Le film se passe en 1957. La seconde guerre mondiale c'est terminée il ya 12 ans déjà. Et depuis les repères idéologiques sont brouillés ( comme c'est une constante chez Spielby depuis pas mal de temps ). Indy n'affronte plus le mal irréfutablement absolu que pouvaient représenter les nazis ou le fanatisme religieux des Thugs. Evidemment les soldats de l'escouade russe dirigée par Blanchett sont loin d'être des enfants de choeur mais on ne peut les comparer avec la cruauté des bad guys des deux premiers volets. Au contraire si les soviétiques ne sont pas sympas, les américains ne brillent pas non plus par leur sens de la démocratie.
Ainsi Spielberg nous montre une Amérique, celle de l'âge d'or des 50's en plus, qui, sous le vernis de l'insouciance ( course de voitures, rock à gogo,... ), sombre dans la paranoïa anticommuniste ( manifestation anti rouge à l'appui ) et traque ses propres héros.
D'ailleurs, en faisant de Indy ( un des héros les plus populaires du cinéma ) une des victimes de " la chasse aux sorcières ", le cinéaste semble rendre un hommage discret aux véritables icônes et pionniers du cinéma victimes de cette politique infâmante ( Charlie Chaplin dont le personnage Charlot représente à lui seul, comme Indy justement, une certaine idée du cinéma ).
Quand aux traîtres qui pactisent avec les communistes, ils le deviennent, paradoxe suprême, pour obéir à un objectif on ne peut plus capitaliste. Les barrières idéologiques sont alors on ne peut plus floues.
De fait, l'Amérique n'est plus un havre de paix pour Indy. Le fait que de nombreuses péripéties surviennent sur le territoire américain souligne bien ce glissement.
Dans le troisième volet, il est vrai que le début se déroulait dans l'Utah. Mais le réalisateur renvoyait alors l'Amérique fordienne des pionniers et des aventuriers. Ici le danger est insidieux, se glissant derrière la façade d'une Amérique heureuse, prospère et moderne.
Indy, dans le bar, fait d'ailleurs montre de son desarroi quand il avoue implicitement que le danger pourrait aussi bien venir du FBI que du KGB. De toute façon, terrible camouflet au délire sécuritaire, la bêtise paranoaïaque des fédéraux n'empêchent pas une dangereuse cinquième colonne russe de se déplacer tranquillement sur le sol US.

En 20 ans le monde a changé ( aussi bien dans le monde d'Indy que dans le notre ), les horreurs et les bouleversements du dernier conflit mondial sont passés par là.
L'Homme a acquis la bombe atomique, une arme plus dangereuse, peut être, que l'Arche d'alliance ou les pierres de Sankarah. Et comme le montre le début du film, l'humanité peut déjà enclencher de petits avant goût d'Apocalypse ( et elle manquera, de peu, de le faire 5 ans plus tard à Cuba ).
Spielberg montre un monde qui a les moyens de sa destruction. Destruction qui passe par l'anihilation pure et simple de la cellule familiale ( la ville de mannequins figés dans un bonheur factice, reflet de la famille et de la société idéale américaine, anéantie par le souflle nucléaire ). Cellule familiale très éclatée en ce qui concerne le Dr Jones aussi.
Le film évoque alors La Guerre des mondes où déjà la famille se ressoudait plus forte que jamais après sa quasi extinction. Ici Spielberg l'évoque par un jeu de reflet entre l'explosion atomique ( destruction de la famille ) et le départ de la soucoupe ( recomposition de la famille ). Ainsi, pour se retrouver, l'Homme doit plonger dans le chaos. Et à l'issue de ce plongeon il retrouvera l'humilité nécessaire pour reconstruire son bonheur, son épanouissement et s'intégrer plus harmonieusement dans l'ordre naturel. De fait, dans les deux films, la victoire finale marque l'accomplissement de la Nature ( ici les eaux recouvrant l'Eldorado ).
Le métrage entier tourne autour de cette quête vers la sagesse. Au début "l'Homme est un loup pour l'Homme" ( c'était déjà le cas dans La guerre des mondes ). Il sera le seul responsable de son extinction. Dans sa soif de pouvoir et de conquête, l'humanité se lance dans une course effrénée au savoir et aux progrès technologiques ( ce n'est pas un hasard si l'histoire se déroule la même année que le lancement de Spoutnik par les russes ) et ce même si elle doit dépasser certaines frontières ( les pouvoirs parapsychiques de Irina ). Course à la connaissance qui pourrait être fatale comme c'est le cas pour Irina ( évocation du défi technologique lancé par les deux superpuissances et qui dégénera en une monstrueuse course aux armements les plus destructeurs ). Ainsi, comme dans le premier volet, la volonté de déchiffrer les savoirs les plus précieux pourrait se réveler être un piège des plus pernicieux.

Le film montre aussi, par contre, l'aboutissement de la quête mystique de Indy qui, après cotoyé ses plus puissants artefacts, rencontre enfin le " Démiurge " qui créa la civilisation humaine ( à fois la simple E.T et dieu précolombien ). D'ailleurs, pour pousser plus loin ce raisonnement capillotracté, le fait que les 12 E.T ne forment qu'Un évoquent aussi bien les avatars de Vishnou dans la religion hindouiste que le concept chrétien de la Sainte Trinité ( tiens, tiens deux religions que Jones avait déjà rencontré auparavant ). Ainsi ce quatrième volet ne marque pas tant une rupture qu'une continuité.
Dans ce film les E.T retrouvent le rôle qui étaient le leur dans Rencontres du Troisième type. Ils ne sont plus les envahisseurs sanguinaires de La guerre des mondes ( en même temps, dans un film se moquant de la terreur anti coco, normal que le danger ne vienne pas de la " planète rouge " biggrin.gif ) mais les créatures qui apportent des bienfaits. Reste à l'Homme de savoir les utiliser à bon escient.

L'approche mythologique de Spieberg ne s'arrête pas à cela. Ainsi, alors qu'il a souvent interrogé l'identité même de l'Amérique, il s'amuse ici à jouer doublement avec les légendes de ce continent.
Tout d'abord il évoque l'amérique des origines. Celle des grands empires amérindiens. Il nous invite à un voyage qui part des mystéres de Nazca jusqu'à la légende fondatrice ( du mythe si américain- de la Californie aux garimpeiros brésiliens- de la ruée vers l'or ) de l'Eldorado et dans laquelle s'immisce une des figures légendaires de l'Amérique post-colombienne ( Francesco de Orellana ). D'autres figures légendaires, beaucoup plus modernes, de l'Amérique Latine sont parfois évoquée ( Jones, dans le film, affirme avoir cotoyé Pancho Villa ).
Mais le cinéaste s'interesse aussi aux légendes plus contemporaines de son propre pays ( Roswell et la Zone 51 ). Cette démarche s'accompagne chez Spielberg d'un renvoi à la cinématographie américaine des 50's ( les films de James Dean, L'équipée sauvage, les " saucers " des films de SF ) dont les images évoquent, encore, un certain " âge d'or " ( donc quasi mythique ) de la culture de ce pays.

Ainsi, même si le film est très imparfait, je l'ai trouvé suffisamment riche pour me captiver plus de deux heures durant.


Chapeau au passage! (je l'attendais en plus, j'ai pas été déçu).

ENCORE DES SPOILERS!!!

Je suis en tout point d'accord avec ça. Et puis j'ajouterais que même si l'aspect nawak/bordelique/pas très bien ficellé/qui part dans tous les sens est dommageable, il a aussi, au contraire d'un Pirates des Caraïbes, de bons côtés. C'est paradoxal parceque je trouve que dans ses 2 premiers tiers, le film trouve une identité en partie grâce à ça. On est vraiment dans de l'absurde, du non-sens pur (avec des traces d'humour totallement autres, un Indy acteur et victime des évènements qui n'y comprend pas plus que le spectateur, tout le monde qui le pourchasse - le FBI, les Communistes, son partenaire - sans qu'il sache pourquoi, etc.) et si on rentre dans le trip c'est vraiment fun (d'autant plus que c'est fait avec talent), et ça s'ancre parfaitement dans la critique de l'époque, à la fois joyeusement et tristement absurde, sans enjeux, etc. Tout comme le traitement du Savoir, de sa quête, on est plus dans un truc dont l'aura sacrée se fait ressentir durant tout le métrage. Non, là Spielberg nous présente la quête du Savoir et les savoirs des personnages comme quelquechose de totallement non-sensique (Indy dans les sables mouvants - scène de merde - qui fait son petit cours pas approprié, Spalko qui Sait beaucoup de choses, mais qui est de suite tournée en ridicule, elle ne sait rien - c'est comme ça que je le vois -).
On pourra me dire tout ce qu'on voudra sur le scénario, et on aura raison (moi aussi y a des trucs que j'aime pas du tout), mais c'est comme ça que je l'ai ressentit.
Moi j'aime bien. Vraiment. Mais comme j'ai dit, faut vraiment passer à côté de certaines choses pour voir ce qui peux plaire. C'est pas se contenter de peu. Pour moi la proposition d'une expérience nouvelle (je parle pas du nawak foutage de gueule de tous les POTC et Benjamin Gates du monde là, mais de quelquechose qui va plus loin), qui plus est dans le cadre de cette série là, c'est déjà énorme. Après, on y est sensible ou pas. Moi je le suis. Le rythme me plait. La mise en scène me plait. L'esprit me plait. Et il y a, malgré tous les défauts (et il y en a), une cohérence. Le film me rappelle beaucoup, par certains côtés, 1941.

Enfin je parle bien des 2 premiers tiers jusqu'à la scène des chutes d'eau hein. Comme je l'ai dit, je trouve le passage à El Dorado (jusqu'à la soucoupe volante, parceque là ça redevient très bien amha) juste à chier. Là oui, on est dans La Momie 2 (je parle bien du 2, parceque j'aime beaucoup le 1er).

Enfin voilà. Pour moi un trip absurde dans la lignée de 1941 + un remake thématique de War of the Worlds + un pur trip sérial façon 50' + pas mal d'autres choses... Le tout très bien réalisé. Bin oui, je trouve ça assez passionnant, risqué, surprenant. Et ça apporte quelquechose de résolument nouveau à la série.

Donc un 5/6 du coeur.

Mais je comprend qu'on puisse ne pas aimer.
john mclane
Ils ont vu large pour ce 4e Indi:


L'esprit et l'humour de l'Arme Fatale 4.
Les cascades improbables et les CGI foireux de Die Hard 4 (ils auraient carrément pu laisser les fonds vert).
La créature moche de Alien 4.
La grosse mitrailleuse de Rambo 4.

Dommage qu'on ait pas eu aussi les pièges de Saw 4 ...



Bon c'est bon là? Ils ont flingué toutes les bonnes franchises avec leurs 4e épisodes minables? On va pouvoir être tranquille?
Alexandre Poncet
CITATION(2vic @ 22 5 2008 - 23:13) *
Tu confond histoire et scénario, comme je le disais plus haut, tu confond idées et structure, thèmes et enjeux.



Dis moi, tu ne serais pas en train de me prendre pour un ignare, sans même me connaître ?
Du calme mon grand, la déception ne légitime pas tout.
Blunt
CITATION(Alexandre Poncet @ 22 5 2008 - 22:34) *
(par exemple, les fx pourris de EFLA qui arrivent en même temps que les images de synthèse clinquantes d'ID4, comme dans un mouvement de rejet des codes d'Hollywood de la part de Big John)


Que EFLA soit construit comme une subversion des codes hollywoodiens au sein d'un film d'été de studio, je ne peux qu'être d'accord. Inclure les SFX ratés dans ce mouvement, en revanche, c'est de la suranalyse quant on sait que la vrai raison de la qualité discutable de ces FX est que la boite interne au studio choisie par Carpenter pour des raisons de coût (alors que Cameron avait lui même proposé à Big John que Digital Domain s'en charge) s'est cassé la gueule pendant le tournage.


ouaisbiensur
Pour le coup du thème de la famille, là où comme le redit bien Capitaine Vimaire, il fallait passer dans Wow par l'enfer (la cave) pour se retrouver, ici c'est expédié en deux scènes : Indy retrouve Marion, Marion lui avoue pour son fils dans les sables mouvants. A partir de là, plus aucune évolution ou aucune remise en question du trio, tout est bouclé une heure avant la fin. Une fois la soucoupe repartie, le couple est reformé avec le gosse prêt à repartir à l'aventure. Je vois absolument pas ce qu'amène la scène du mariage à part sceller symboliquement le couple, ce qu'on avait déjà tous bien compris.

Suffit d'imaginer que Marion ne soit pas réapparue, elle est décédée, Indy suit Mutt pour sauver son vieux pote qui lui avoue à la fin dans un éclair de lucidité qu'il est le père et ça marche pareil. Là, retour au bercail, réhabilitation d'Indy qui part en nuit de noce avec le doyen (son penchant gey s'étant révélé en se réchauffant contre l'épaule accueillante de Mac pendant les longues veillées de guerre) et basta. Ok pour la mise en retrait progressive du perso de Ford mais ça semblait dès le départ casse-gueule à concilier avec la reconstruction du noyau familial.
Alexandre Poncet
CITATION(Blunt @ 23 5 2008 - 00:29) *
Que EFLA soit construit comme une subversion des codes hollywoodiens au sein d'un film d'été de studio, je ne peux qu'être d'accord. Inclure les SFX ratés dans ce mouvement, en revanche, c'est de la suranalyse quant on sait que la vrai raison de la qualité discutable de ces FX est que la boite interne au studio choisie par Carpenter pour des raisons de coût (alors que Cameron avait lui même proposé à Big John que Digital Domain s'en charge) s'est cassé la gueule pendant le tournage.


Relis l'article du n°200, j'étais au courant.
Mais parfois, suranalyse ou non, le hasard fait vraiment bien les choses.
toto joke
Juste par rapport à ceux qui aiment le film pour les thématiques qu'il propose. Je ne nie pas que les thématiques abordées (anticommunisme et spectacle, apocalypse à portée humaine ou même hindouisme si l'on veut, etc) sont passionnantes en tant que telles, mais enfiler des thèmes forts et profonds comme des perles sur un fil est loin d'être un gage de qualité. Un film, c'est une voire plusieurs thématiques, mais aussi une intrigue structurée et des personnages forts.

Il faut savoir traiter une thématique, c'est-à-dire proposer une réflexion aboutie sur le sujet qu'on veut traiter. Traiter d'un sujet ne veut pas dire égrener des références les unes après les autres, mais proposer un point de vue structuré. Or ici, on a une sorte de film fourre tout où, comme il a été dit plus haut, de nombreuses thématiques sont abordées mais rien n'est traité en profondeur.

Et étrangement, il en va de même pour la dramaturgie du film, c'est à dire la narration qui est censée véhiculer au mieux de par sa structure les intentions des auteurs. On a plein de bonnes idées mais aucune n'est travaillée en profondeur. La structure scénaristique (approximative) semble plaquée sur les personnages, et Indy se retrouve à repasser derrière les traces d'un personnage (Ox) qui a découvert les 3/4 des secrets du film avant lui... ça la fiche un peu mal pour un archéologue aventurier. Ca me rappelle Batman Begins, où Batman est plus fait par les autres (la secte de Ras al Ghul, ou les gadgets que ses acolytes lui apportent sur un plateau d'argent) que par lui même. Des personnages pantins, donc, qui essaient tant bien que mal de courir derrière une intrigue en général bancale, puisqu'elle ignore le plus possible la psychologie de son protagoniste.

Au final, cela nous donne donc des personnages auxquels on ne s'attache pas - puisque ce sont des pantins - une intrigue moyennement passionnante qui cherche à véhiculer des idées intéressantes sans en traiter aucune correctement. De deux choses l'une, soit on a péché par excès de gourmandise, à vouloir traiter des thèmes historico-sociologiques en racontant une histoire serialesque (le véritable serial s'accommode-t-il d'intellectualisation en dehors de l'exegèse, c'est un autre débat), soit on s'est pas trop fatigué. Ou alors un peu des deux.

Nyarlathothep
CITATION(toto joke @ 23 5 2008 - 01:04) *
Juste par rapport à ceux qui aiment le film pour les thématiques qu'il propose. Je ne nie pas que les thématiques abordées (anticommunisme et spectacle, apocalypse à portée humaine ou même hindouisme si l'on veut, etc) sont passionnantes en tant que telles, mais enfiler des thèmes forts et profonds comme des perles sur un fil est loin d'être un gage de qualité. Un film, c'est une voire plusieurs thématiques, mais aussi une intrigue structurée et des personnages forts.

Il faut savoir traiter une thématique, c'est-à-dire proposer une réflexion aboutie sur le sujet qu'on veut traiter. Traiter d'un sujet ne veut pas dire égrener des références les unes après les autres, mais proposer un point de vue structuré. Or ici, on a une sorte de film fourre tout où, comme il a été dit plus haut, de nombreuses thématiques sont abordées mais rien n'est traité en profondeur.

En même temps, soyons honnêtes, si on aime les Indiana Jones, c'est pas vraiment pour la profondeur des thèmes abordés ou les pistes de réflexions offertes. Tout au plus on peut parler d'un background intéressant, mais je pense que ça s'arrête là. Faut donc pas s'étonner que Spielberg n'approfondisse pas comme un malade ses thèmes, c'est pas la Guerre des Mondes, quoi. Si on aime les Indiana Jones, c'est parce que c'est un putain de ride qui ne s'arrête jamais, drôle et rythmé. Je dis pas qu'analyser les thèmes du film c'est débile, mais c'est juste qu'on ne devrait pas devoir regarder un Indiana Jones en se grattant le menton, genre "mmmh, intéressant". Si c'est ça l'attrait principal du film, c'est qu'il est loupé, c'est pas un Indiana Jones. Ou alors je suis passé, depuis tout ce temps, à coté des thèmes riches et profond qui font tout l'attrait de la saga.

CITATION(toto joke @ 23 5 2008 - 01:04) *
Et étrangement, il en va de même pour la dramaturgie du film, c'est à dire la narration qui est censée véhiculer au mieux de par sa structure les intentions des auteurs. On a plein de bonnes idées mais aucune n'est travaillée en profondeur. La structure scénaristique (approximative) semble plaquée sur les personnages, et Indy se retrouve à repasser derrière les traces d'un personnage (Ox) qui a découvert les 3/4 des secrets du film avant lui... ça la fiche un peu mal pour un archéologue aventurier. Ca me rappelle Batman Begins, où Batman est plus fait par les autres (la secte de Ras al Ghul, ou les gadgets que ses acolytes lui apportent sur un plateau d'argent) que par lui même. Des personnages pantins, donc, qui essaient tant bien que mal de courir derrière une intrigue en général bancale, puisqu'elle ignore le plus possible la psychologie de son protagoniste.

Au final, cela nous donne donc des personnages auxquels on ne s'attache pas - puisque ce sont des pantins - une intrigue moyennement passionnante qui cherche à véhiculer des idées intéressantes sans en traiter aucune correctement. De deux choses l'une, soit on a péché par excès de gourmandise, à vouloir traiter des thèmes historico-sociologiques en racontant une histoire serialesque (le véritable serial s'accommode-t-il d'intellectualisation en dehors de l'exegèse, c'est un autre débat), soit on s'est pas trop fatigué. Ou alors un peu des deux.

C'est vrai que c'est pas souvent qu'on voit un film dont ont connait dès le départ le point d'arrivée, et de suivre des personnages qui sont en retard non seulement sur Ox, mais aussi sur le spectateur. Drôle de parti-pris, je suis pas sur d'adhérer à 100%. Ça marche bien dans Colombo, mais dans un film d'aventure, le résultat c'est que toutes les découvertes tombent - forcément - a plat. Quand par exemple Indy superpose l'ombre du crâne sur la peinture murale, y'a bien que les personnages qui semblent se dire "ah bin oui, tiens, c'est vrai, c'est pareil".
Adinaieros
Tiens sinon a propos de la fin quelq un m'explique pourquoi les cadavres des 13 ET devaient attendre qu'on enleve le crane d'un des leur et qu'on le ramene pour qu'ils deviennent un seul ET et qu'ils s'en aillent en tuant la personne qui a ramené le crane ? Parce que c'est pas genant que ca n'ai aucun sens vu que c'est des creatures venant de l'espace entre les espaces ?
stan corben
Vu hier soir, et j'ai été un poil décu...
Meme si les 2/3 du métrage sont plutot correct (meme si c'est un peu n'importe quoi au niveau scénar), la fin part dans le grand n'importe quoi...
Dommage, j'attendais un grand Film de Spielberg, et j'ai un film moyen sauvé juste par la mise en scéne dU Maitre...
3/6
Redux
Fichtre ! Comme dans La dernière croisade, Spielberg se fiche de son histoire pour se concentrer sur les rapports de Indy avec son fils puis la revenante Marion. La quête ne réserve aucune surprise puisque le voile est levé dés la première scène dans l'entrepôt. Ensuite, on suit un Indiana Jones finalement bien peu concerné par ce qu'il recherche, d'autant plus qu'il ne fait que marcher dans les traces de Oxley. On sent que toutes ces années à accumuler les médailles lui ont fait perdre son goût pour l'archéologie.
Et puis tout sentiment de mise en danger semble écarté. Alors qu'on pouvait s'attendre à ce que Spielberg et Harrison Ford joue de l'âge grandissant du héros (ils le font un peu, mais via des dialogues pas très fins : "Eh, grand-père !" "T'as quel âge, 80 ans ?"), il s'agit finalement de son aventuire la plus pépére. Il ne se retrouve jamais en situation de danger, et les Russes eux-mêmes se montrent bien tendre à son égard. Que ce soit la scène des sables mouvants (qui se termine sur le clin d'oeil de sa phobie des serpents), ou la scène des marches rétractables (ils tombent tous dans une flaque d'eau), toutes tombent à plat du fait de leur caractère inoffensif. Spielberg n'a pas pu s'empêcher d'édulcorer les nouvelles aventures de son héros, ce dernier ne se servant quasiment plus de son arme (il ne s'en sert que comme outil de dissuasion) et refusant même une bière gratuite. Dommage car Harrison Ford habite encore parfaitement son rôle et parvient, par un regard, une expression, à nous rappeler le personnage tant apprécié, faillible et enfantin.
Arnaud Bordas
CITATION(uhu @ 22 5 2008 - 19:19) *
Mais tu y a eu accès à son scénar?
Parce que hélas, on n'en a que des infos éparses à droite et à gauche sur le net, que j'ai trouvées assez excitantes.
Et en règle générale vous les critiques vous en savez plus que nous sur ce genre de sujets(l'article de l'archi sur I am Legend).


Eh non uhu, je n'y ai pas accès et je ne sais pas si on pourra y avoir accès un jour (Lucas a dû brûler toutes les copies existantes icon_mrgreen.gif ). N'empêche, j'aimerais bien lire ça un jour. (ne serait-ce que pour savoir si je dois manger la couille de Mad Doctor ou pas)

CITATION(Randall Flagg @ 22 5 2008 - 20:26) *
(C'est triste à dire, mais La momie et sa suite sont bien mieux...)


Ouhla faudrait voir à pas trop exagérer quand même...
Alexandre Poncet
CITATION(Arnaud Bordas @ 23 5 2008 - 08:37) *
Eh non uhu, je n'y ai pas accès et je ne sais pas si on pourra y avoir accès un jour (Lucas a dû brûler toutes les copies existantes icon_mrgreen.gif ). N'empêche, j'aimerais bien lire ça un jour.


Et moi donc.
Surtout que Spielberg et Ford l'adoraient ce script...
rod0411
CITATION(john mclane @ 23 5 2008 - 00:13) *
Bon c'est bon là? Ils ont flingué toutes les bonnes franchises avec leurs 4e épisodes minables? On va pouvoir être tranquille?



Non!!! Attends Terminator 4 icon_twisted.gif
Evil Seb
Wé z'allé voir qu'ils vont aussi nous pourrir Universal Soldier 4 et Starship Tropers 4!! Comment c'est déja pourri depuis le 2? Ah autant pour moi icon_mrgreen.gif
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