(Drillbit Taylor dans 7 salles vous ratez pas grand chose. Enfin c'est assez dispensable. Pas comme Forgetting Sarah Marshall... Pardon, Sans Sarah rien ne va... Putain ça s'arrange pas les titres francais...)
Bon déjà
le trailer R-Rated, parce que c'est difficile de juger une comédie comme celle-la avec une BA PG (me souviendrai toujours du trailer pourri de Tenacious D).
Bon autant le dire tout de suite, si vous avez kiffé 40 ans Toujours Puceau ou Knocked Up (parce que c'est de ceux-la qu'il se rapproche le plus) vous allez aussi prendre votre pied devant Forgetting Sarah Marshall. Le scénario est peut-être un poil moins bien construit, et la réal est par moments honteuse (c'est quand même dommage de tourner a Hawaï sans jamais le mettre en valeur), mais qu'est-ce c'est drôle, et touchant, et jubilatoire, et émouvant.
Déjà les rôles principaux sont tous bien tenus : Segel arrive largement a porter le film sur ses épaules, notamment parce qu'il s'est écrit les scènes les plus difficiles (un autre acteur aurait-il accepté la
full frontal nudity ?), Mila Kunis est adorable (préparez-vous a tomber amoureux), et Kristen Bell s'en sort très bien, parce que la encore le scénar complexifie un personnage qui aurait pu être basique dans n'importe quelle comédie romantique...
Mais comme souvent chez Apatow, les plus gros fous rires viennent des personnages secondaires, et ici Russel Brand (en rock star ridicule mais d'une coolitude absolue) est absolument énorme. Si on rajoute Paul Rudd en prof de surf, Jonah Hill en groupie de Brand (
"- What did you think of my demo? Did you get it? - I was gonna listen to that, but then, um, I just carried on living my life." 
), Jack McBrayer en lune de miel qui n'arrive pas a contenter sa femme et Bill Hader et beau-frère de Segel, chacun a son moment de gloire hilarant.
Bon y'a bien quelques longueurs (mais c'était un peu déjà le cas des réals d'Apatow), mais ici j'ai eu plus l'impression qu'elles se trouvaient au début, avant que Segel décide de partir a Hawaï. Après ça s'enchaine bien, et certaines scènes sont absolument inoubliables (le diner ultra-gênant entre Segel, Kunis, Bell et Brand, le concours d'orgasmes...).
Pour les geeks que nous sommes, y'a des extraits de la série dans laquelle joue Sarah Marshall qui sont bien marrants (avec une guest star inattendue, remplacée dans le générique de fin par un des acteurs principaux d'Arrested Development, ne ratez pas ça !). Entre autres détails appréciables, il y a aussi des courts flash-backs soit drôles soit émouvants, toujours justes par rapport a ce qu'ils illustrent a ce moment la de l'histoire, et qui nous rappelle forcement des passages de notre propre vie (les cadeaux de Bell, la semaine en survet', vous comprendrez quand vous verrez...).
Bref ne vous fiez pas au titre français minable, Forgetting Sarah Marshall c'est très drôle, touchant, ça sait être bien graveleux quand c'est nécessaire (et ça l'est souvent

), et c'est finalement inoubliable (rires). Allez-y.
She's complicated, like the Da Vinci Code, except harder to crack. / 6