Un des films les moins connu de "Dieu" comme certain l'appellent ici avec les Carradine père et fils (John et David). L'histoire : "Boxcar" Bertha Thomson (Barbara Herscher ravissante comme tout et qui pourrait faire l'objet d'une capture pour le Quota de Fesses Féminine... hein Roger...

) et son amant "Big" Billy Shelly, syndicaliste de son état, accompagné de leur bande, ont décidé de s'en prendre à la compagnie du rail. On est dans les années 30 et c'est la lutte de David contre Goliath, d'une certaine jeunesse pleine de l'énergie de la révolte et de la bourgeoisie raciste et conservatrice, ici incarné par John Carradine en patron de la dite compagnie, de l'époque. Pas seulement des années 30 évidemment mais celle des années 70, puisque c'est évident Scorcese qui n'a pas encore fait Mean Street parle bien de la jeunesse en révolte de son époque, même si le scénario est très librement inspiré de l'autobiographie de la véritable Bertha Thomson "Sister of the Road". Le père de Boxcar Bertha a été tué à cause d'un employeur tyrannique, suite à cette mort elle part vagabonder grâce aux trains de marchandise et au cours de son voyage rencontrera Billy Shelly et ses compagnons (un joueur pro maladroit puis un mécanicien noir rencontré en prison). A eux quatre ils deviendront un gang plus ou moins anar comme il en pullulait à cette même époque, et bien entendu tout ça finira bien mal (figure christique à l'appuis, comme souvent chez Scorcese, mais je ne vous spoil pas cette partie là vous verrez). Un film typique de son époque, violent, prônant plus ou moins l'amour libre et né de la rencontre entre Roger Corman et Scorcese. A cette époque là Corman surf sur la vague lancé par Penn et son Bonny and Clyde, il a produit Bloody Mama (l'histoire de Ma Baker et ses fils) et l'Affaire Al Capone, Scorcese l'a séduit par son travail sur Woodstock, il lui confie donc ce film de commande qui n'est pas vraiment aujourd'hui considéré comme un de ses boulots majeurs, et à raison. Les scènes sont un peu répétitives, Carradine fait le poseur dans son rôle de syndicaliste concerné, le cul de Herscher est là pour réveiller le spectateur tout comme les scènes de violence avec ces gerbes de gros sang bien rouge (j'adore du reste comment on représentait le sang à cette époque !) mais pour de la série B seventee assurément ça se laisse regarder, très typique du cinéma AIP. Une curiosité disponible en ce moment sur le câble, pour ceux qui voudrait voir Scorcese dans ces premiers pas et pour les amateurs de film AIP (American International Picture, la boîte de Corman)