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Version complète : Alexandre Ptouchko - Sa vie, son oeuvre
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ygrael
Je le tire de mon blog dans l'espoir d'en intéresser quelques un.

Le Géant de la Steppe / Ilya Mouromets.
d'Alexandre Ptouchko. URSS/1956.



Hâtivement défini comme un Disney russe ou un Spielberg soviétique, Alexandre Ptouchko est encore aujourd'hui un illustre inconnu dans nos contrés, alors que ces films ont eu un impact notable dans leurs pays d'origine où ils ont émerveillés des dizaines de millions de spectateurs et y sont considérés comme des classiques*. Malgré la sortie en occident des magnifiques La Fleur de Pierre (1946/primé a Cannes), Le Tour du Monde de Sadko (1953/Lion d'Argent a Venise) et plus récemment de la diffusion de Rouslan & Ludmila dans le cinéma de quartier de Dionnet, l'œuvre de Ptouchko semble aujourd'hui totalement ignoré de la quasi-totalité des cinéphiles, a l'instar de cet énorme pan qu'est la cinématographie russe qui apparait comme une forêt mystérieuse dont le regard semble obstrué par ces titans que sont Eisenstein, Poudovkine ou Tarkovski.

Né en 1900 en Ukraine et titulaire d'un diplôme d'ingénieur, Ptouchko va rapidement orienté sa carrière vers le cinéma et la fantaisie poétique après la vision du King Kong du duo Shoedsak/Cooper. Il réalise en 1934 Le Nouveau Gulliver en utilisant des techniques de stop motion qui, d'après les témoignages, sont nettement moins perfectionnés que ceux utilisé par Willis O'Brian pour un film plutôt réussi. Il récidive en 1939 avec La Clé d'Or, une adaptation de Pinocchio d'une qualité semble t'il équivalente. C'est en 1945 que Ptouchko réalise son premier film marquant, La Fleur de Pierre. Abandonnant la stop motion, Ptouchko opte pour des techniques plus classiques pour un résultat visuellement somptueux qui utilise avant tout décors et photographie afin d'illustrer un univers poétique, naïf et foncièrement optimiste qui matérialise sous les yeux ébahit du spectateur tout la substantiel moelle du conte et du merveilleux. Ptouchko continuera dans sa lancé avec ce qui est sans doute l'aboutissement de son oeuvre, Le Tour du Monde de Sadko. Narrant l'Odyssée d'un marchant à la recherche du bonheur, Ptouchko touche réellement au génie avec ce film ou le gigantisme des décors n'a d'égal que la perfection d'images tout droit sortie d'une toile de maître et qui pose Sadko comme l'équivalent russe au Voleur de Bagdad de Zoltan Korda.


C'est pas d'la tof qui claque sa race ça hein !!!

Viendra ensuite Le Géant des Steppes, fresque d'héroic fantasy qui nous intéresse ici, puis des œuvres de qualités variables et pas forcement fantastiques, tel que Les Voiles Ecarlates, histoire d'amour poétique presque totalement dénué d'aspect purement fantastiques. Ptouchko continuera sa carrière jusqu'en 1972, année ou il réalise son derniers film Rouslan & Ludmila, fresque de plus de 2h30 qui raconte la quête d'un jeune prince parti a la recherche de sa fiancé, enlevée par un sorcier. S'il n'atteint pas les sommets de sa carrière, R & L reste un film d'une beauté fascinante qui délivres des visions fantastiques d'une puissance évocatrices qui imprègnent les rétines d'une façon immédiate, des visions telles que la rencontre de Rouslan, dans une pleine éclairé par la Lune, avec la tête vivante d'un géant naguère décapité par le sorcier et la visite des combles de l'antre de celui ci par Ludmila qui y découvre des titans de pierres enchaîné dans la roche. Ptouchko décédera l'année d'après et laisse derrière lui un héritage qui fera le bonheur de ceux qui auront la curiosité et la chance de découvrir ces œuvres pour la première fois.

Inspiré des Bylines (chants épiques russe conté par des bardes puisant leurs inspirations au cœur du moyen âge) Le Géant des Steppes nous narre l'héroïque histoire d'Ilya de Mourom, paysan d'une inaltérable jovialité et d'une bonhomie a toutes épreuves, doté d'une force Herculéenne mais affligé d'une paralysie qui le clou sur une chaise, faisant de lui le témoin impuissant de l'invasion la Sainte Russie par les hordes mongol, peuple barbare et sanguinaire gouverné par le terrible Kaline Kahn. Des mendiants demandent a s'entretenir avec lui, le soigne et lui remette l'épée de Sviatogor, un géant qui a légué une partie de sa force au futur détenteur de l'arme. Ilya devient le nouveau défenseur de la Sainte Patrie. Il prend la route et chemin faisant défait un brigand du nom de Rossignol, un lutin qui sème la terreur grâce a un souffle équivalent à celui d'une tempête. Après ce fait d'arme, Ilya devient un héros et combat les forces de Kaline Kahn avec succès, mais sa femme et son fils sont enlevés par ce dernier. Kaline prend la femme pour épouse et entraîne le fils au combat. Presque aussi fort que son père, Fauconneau devient le chef des armés de l'impitoyable mongol. La confrontation entre père et fils devient inévitable.


Kaline (qui porte mal son nom), son armée, son antre et ces sbires ventrus.

Jusqu'ici concentré par l'illustration de contes merveilleux, Le Géant des Steppes tranche avec les précédentes œuvres de Ptouchko par l'introduction d'une imagerie guerrière et d'un bestiaire fantastique faisant du Géant le premier film d'héroic fantasy du cinéaste. Si la plupart des (rares) grands film du genre contiennent une part d'ombre plus ou moins importante, Le traitement du cinéaste reste dans la même tonalité que celui de ces films précédents, Le Géant est a l'image de son héros. Jovial et d'un optimisme a toute épreuve, Ilya est et reste un homme du peuple qui n'hésite jamais a fustiger les gouvernants dans leurs erreurs et a défendre le pauvre, l'opprimé. Sa simplicité et son attachement au peuple et a la Terre sont les deux composantes de son statut de héros. On pourrait même aller jusqu'à dire qu'il en est une représentation physique et positive, un peu comme le Tom Bombadil de Tolkien, a la différence qu'Ilya ne chante pas en faisant des saut de cabri mais prend une épée pour soigneusement la positionner dans le crane de son adversaire.

La simplicité du personnage, au delà du fait qu'elle lui octroie une valeur hautement symbolique, détermine celle du récit. Les cyniques auront sans doute a cœur d'en rire mais cette simplicité renvoie a une naïveté parfaitement assumé qui jamais ne se confond avec de la puérilité ou de la mièvrerie mais plutôt a une vision moral du monde. Cette vision archétypal associé a un univers largement construit en studio renvoie directement aux grands classiques du muet dont il possède la puissance pictural et l'envergure épique, car Le Géant des Steppes c'est avant tout du cinéma total. Doté d'un budget qu'on imagine colossal Ptouchko construit une œuvre d'un richesse visuel hallucinante ou la beauté des décors se dispute avec la grandeur des paysages, tout deux magnifiés par une photo qui enveloppe le tout dans une aura de magnificence qu'il est difficile de trouver ailleurs. Les passages du film montrant Ilya parcourir le pays sont a ce titres exemplaires, ils offrent de magnifiques moments qui combinées a un score majestueux donne au métrage des airs de poème cinématographique.


Et hop... Encore d'la tof qui déchire sa mère !

Mais le film, aussi réussi soit il, n'atteint pas la réussite de Sadko. Si la première demi heure est globalement réussi le rythme s'essouffle en cours de route dans de long tunnels qui grève le film de dialogues pensants au didactisme inutile. Le problème d'un film a la simplicité revendiqué c'est bien pour le spectateur de ne jamais douter de la finalité des nombreux enjeux dramatiques. Ainsi le duel entre le père et le fils est vite désamorcé, de même que les manigance du traître ne portent pas a conséquences et n'arriveront pas a stoper le triomphe final des héros. Mais cela n'empêche pas d'admirer ce spectacle aux nombreuses scènes de batailles qui réussissent bizarrement a traduire la violence des combats sans sortir le film de l'ornière du films familiale. C'est dans ces instants que le film déploie toute l'ampleur de ces moyens ( plus de 10 000 cavaliers ont participé a certains plans) ou le lyrisme russe se fusionnent a une imagerie tout droit sortie d'un tableau de Frazetta, tel que ces instant ou Ilya défonce les rangs ennemies en tuant des dizaines d'adversaires a chaque coups d'épée, ou les mongols servent de garnitures a brochettes sur les lances des valeureux combattants russes et ou Ilya fait face au Dragon tricéphales, arme ultime d'un Kaline Khan au aboie.

Si Le Seigneur des Anneaux de Jackson c'est imposé a juste titre comme LA référence mondial de l'héroic fantasy, il est tout de même fortement conseillé de faire preuve d'un chouilla de curiosité et d'aller fouiller un peu la filmographie de ce grand réalisateur qu'est Alexandre Ptouchko, qui mérite aujourd'hui largement sa place au milieu des autres Piliers du cinéma fantastique mondial.





Les captures sont issue du dvd édité par Ruscico, les photos d'exploitations viennent du site Monstrula.de.

*quoique cette classification quelque peu poussiéreuse est sans doute a remettre en cause tant la Russie de Poutine semble se foutre de son passé culturel.
** On peut penser notamment au Nibelungen de Lang. Kaline Kahn est un écho évident au Gensis Khan du film de Lang, tout comme les décors et le personnage de Fauconneau qui rappel celui de Siegfried.
Flying Totoro
CLAP! CLAP! CLAP!

Tichoux le topic !

(j'ai pas le temps mais je reviendrai plus tard avec des pirotchkis !)
profondo rosso
Les images sont assez renversante en tout cas et c'est vrai qu'on pense pas mal à la féérie et l'exubérance des productions Alexandre Korda. Le tour du Monde de sadko est dispo pour presque rien chez Bach Film je savais pas trop ce que ça valait je vais me prendre ça. Et le Geant des Steppes c'est trouvable quelque part ?
Yawp Solo
Ca à l'air intéressant tout ça mais c'est pas le genre de film qui passe en boucle à la tv malheureusement.Y a des éditions dvd potables avec des sous titres fr à un prix raisonnable?
Flying Totoro


Hop là ! (bon Dirty Flitchy devait ramener la vodka mais il s'est tout envoyé dans le gosier l'ivrogne !)

D'abord pour bien cerner le truc, il faut se réaliser que le conte dans la culture russe a à peu près la même place que le fromage et le vin chez nous. Qui plus est ce ne sont pas des petites histoires inconnues mais des récits folkloriques très familiers pour le public local lorsque ce ne sont pas carrément des adaptations d'auteurs connus (Rouslan et Ludmilla est une adaptation de Pouchkine par exemple).

Pour obtenir Alexandre Poutchko, il vous faut 2 mesures d'Inoshiro Honda, 2 mesures de Karel Zeman, une mesure de Mario Bava. Mélangez, rajoutez un max de vodka et voilà c'est prêt !
Mais matez plutôt cette petite présentation vidéo du monsieur made in russia et sous titrée anglais (c'est pas long : 3 minutes et demie !).

Souvent dans ses films, vous trouverez des trucs visuellements assez classieux qui cotoient d'autres trucs déja plus ringards mais funs mais toujours un goût certain pour l'imaginaire.

J'en ai pas vu tant que ça mais c'est plutôt sympatichoux. Reste que son travail qui m'a le plus marqué n'est pas dans un film qu'il a dirigé mais dont il est principalement responsable des séquences oniriques : il s'agit du premier vrai film d'horreur russe, Vij (Par contre si je me souviens bien ça c'est la fin du film dry.gif c'est édité en dvd avec des sous titres anglais et peut être même français je ne sais plus, ça vaut vraiment pas le Masque du Démon, librement adapté de la même nouvelle, mais y a quelques scènes comme celle ci qui marquent la rétine).

@Ygrael : moi c'est le genre de topic que je renommerai "Alexandre Poutchko - sa vie son oeuvre" avec pour sous titre "jeunes ukrainiennes nymphomanes perdues dans les steppes" : tu verrras, c'est le carton assuré !
ygrael
Je m'en voudrais de ne pas suivre tes conseils éclairés tu vient de m'assurer un succès qui, j'en suis sûr, fera date dans l'histoire. Aujourd'hui le forum, demain le monde, après demain l'univers AHAHAHAHAHAH !!!!

@ prof et yawp: l'édition ruscico propose des sous titres fr en plus d'être allzone. Tu peut la commander directement sur leurs sites. Ça fait déjà quelques temps que je n'ai pas commandé chez eux mais je n'ai pas eu de problèmes hormis lors de ma première commande, j'ai poussé une gueulante a cause d'un dvd que je n'avait pas reçu et de mail laissé sans réponses, ils m'en ont envoyé un autre exemplaire sans frais. En plus Ruscico c'est modernisé, plus besoin d'attendre un mois pour recevoir un paquet emballé dans un papier kraft 20 d'ages lié par une cordelettes de recup. T'as ton colis au bout de deux semaines dans un emballage normal (qui inspire moins la misère en fait).

Sinon Vij j'hésitais a le commander, là tu m'as convaincu wink.gif
profondo rosso
par contre rusico c'est pas des éditions hors de prix comme celle de Guerre et Paix j'espère sweat.gif
profondo rosso
ah cool ça merci dès réapprovisionnement du larfeuille je me chope ça en attendant je vais tenter le bach film à 5 euros du Tour du Monde de Sadko vive les disc king!
Flying Totoro
Plus de 200 visions en moins de 20 heures : le cul, ça marche !
Capytalium
CITATION(Flying Totoro @ 17 3 2008 - 13:47) *
Plus de 200 visions en moins de 20 heures : le cul, ça marche !



yep sauf que je les cherchent encore les jeunes ukrainiennes nymphomanes perdues dans les steppes...

la pub mensongère c'est pas tichoux Totti ! mad.gif

Sinon, c'est malgrés tout tres interréssant ninja.gif
ygrael
Bon sang mais c'est donc vrai, le cul ça vend...


Hum sweat.gif
vendetta
CITATION(Flying Totoro @ 16 3 2008 - 21:24) *
J'en ai pas vu tant que ça mais c'est plutôt sympatichoux. Reste que son travail qui m'a le plus marqué n'est pas dans un film qu'il a dirigé mais dont il est principalement responsable des séquences oniriques : il s'agit du premier vrai film d'horreur russe, Vij (Par contre si je me souviens bien ça c'est la fin du film dry.gif c'est édité en dvd avec des sous titres anglais et peut être même français je ne sais plus, ça vaut vraiment pas le Masque du Démon, librement adapté de la même nouvelle, mais y a quelques scènes comme celle ci qui marquent la rétine).


blink.gif
Extraordinaire! Une adaptation de l'excellente (et terrifiante!) nouvelle de Nicolas Gogol "Viy".
Viy, c'est le nom du Roi des Gnomes, fait de fer, aux paupières d'airain tombant jusque par terre... Oui, l'espèce de gros truc bizarre qui débarque à la fin.
Je dois dire que le petit film dont tu as filé le lien retranscrit à la perfection le dénouement du récit de Gogol. Je ne savais pas qu'un truc pareil avait été fait. Et j'adore!

Les maquillages sont saisissants (pour le coup et à certains moments, on y croit plus que dans le Dracula de Coppola...).
L'interprétation est impressionante, je trouve: il faut voir la jeune sorcière invoquer les démons et vampires ("Oupiris! Vourdalakis!") qui s'empressent d'accourir. blink.gif

Bref et en un mot, ça donne salement envie d'en voir plus.
Merci pour cette découverte en tout cas.


CITATION('Flying Totoro' )
moi c'est le genre de topic que je renommerai "Alexandre Poutchko - sa vie son oeuvre" avec pour sous titre "jeunes ukrainiennes nymphomanes perdues dans les steppes" : tu verrras, c'est le carton assuré !

En tout cas, ça a marché avec moi.
Flying Totoro
CITATION(ygrael @ 17 3 2008 - 22:29) *
Bon sang mais c'est donc vrai, le cul ça vend...


Hum sweat.gif



Y a deux constantes immuables qui marchent toujours : le cul et le totoro, deux valeurs sûres qui garantissent un thread à succès.
Waco
Plutôt chan-mé ton topic ygrael.


(il me tarde de découvrir toutes ces nymphomanes ukrainiennes nues peuplant les grandes steppes de l'Oural... wub.gif )
Elego
CITATION(Flying Totoro @ 19 3 2008 - 12:01) *
Y a deux constantes immuables qui marchent toujours : le cul et le totoro, deux valeurs sûres qui garantissent un thread à succès.


Et le cul de Totoro ça marche 2 fois plus ou bien les forces s'annulent mutuellement ? icon_mrgreen.gif
Flying Totoro
CITATION(Elego @ 28 3 2008 - 22:05) *
Et le cul de Totoro ça marche 2 fois plus ou bien les forces s'annulent mutuellement ? icon_mrgreen.gif


Un beau totoro à poils c'est tout bonnement irrésistible !
ygrael
CITATION(Waco @ 28 3 2008 - 19:03) *
Plutôt chan-mé ton topic ygrael.


(il me tarde de découvrir toutes ces nymphomanes ukrainiennes nues peuplant les grandes steppes de l'Oural... wub.gif )


Oui bravo ! faite comme waco et oser partir a la recherche de toutes ces nymphomanes qui n'attendent que vous, vous aller découvrir que la profondeur de l'Oural recel bien des mystères dont la révélation vous ouvrira la porte vers de nouvelles formes de plaisirs qui alimenteront pendant longtemps vos rêves les plus fou !
Waco
CITATION(ygrael @ 29 3 2008 - 14:27) *
(...) vous aller découvrir que la profondeur de l'Oural recel bien des mystères dont la révélation vous ouvrira la porte vers de nouvelles formes de plaisirs qui alimenteront pendant longtemps vos rêves les plus fou !

sweat.gif


Tout comme prof, je viens de me choper Le Tour du Monde de Sadko en édition prolétaire de chez Bach Films, histoire de me lancer dans le bain avec douceur. Si j'accroche vraiment à cet univers (et j'en suis sûr que ça le fera), j'irai voir du côté de chez Ruscico pour des éditions dignes de ce nom.


PS3 : je suis tombé sur ce mystérieux blog qui, à l'image de ce topic, est tout aussi chan-mé; je ne l'ai que rapidement survolé là mais à première vue, y'a tout ce dont le madnaute peut rêver !
ygrael
Merci pour la pub smile.gif

Et n'oubliaient pas de venir poster vos avis sur Sadko !
Waco
CITATION(ygrael @ 01 4 2008 - 12:28) *
Et n'oubliaient pas de venir poster vos avis sur Sadko !

Compte sur moi (j'ai reçu le dvd aujourd'hui; j'espère bien pouvoir le mater d'ici la fin de la semaine).
Waco

Le Tour du Monde de Sadko

Ayé, vu et conquis.

Une merveilleuse ballade en compagnie de Sadko, troubadour jeune et fougueux dont le rêve premier est de trouver L'oiseau du Bonheur afin d'apporter la paix dans les coeurs à tous les hommes de la Terre. Une quête idéaliste qui le mène lui et ses courageux compagnons de voyage aux quatre coins du monde, n'hésitant pas à braver les dangers de l'univers! C'est sûr, Sadko a foi en l'humanité, mais la foi n'est parfois pas suffisante lorsqu'il s'agit de soulever les montagnes, de triompher du septicisme, voir de l'hostilité de ses semblables... Heureusement, une douce et belle princesse issue du monde du silence lui apportera une aide précieuse.

Pour illustrer ce récit plein de fantaisie, de joie et de rebondissements, les moyens ne manquent visiblement pas. Utilisation du glorieux Sovcolor (la copie prolo de chez Bach est pourtant loin de lui rendre justice mais bon, passons...), figurants en masse, décors nombreux et variés, bestiaire fabuleux (des poissons rois de la piste de danse, des hippocampes en mode turbo, un oiseau super chelou qui maitrise le terrible secret ancestral de l'hypnose...), rythme soutenu, acteurs attachants (l'acteur principal Sergueï Stoliarov m'a d'ailleurs un peu fait penser à Errol Flynn), et, cerise sur le gâteau, des effets visuels de toute beauté (cf. la première apparition de la princesse des mers...) qui rendent pleinement justice à cette histoire qui ne pourra qu'envouter les amateurs de Jason et les Argonautes par exemple.

Bref, en un mot comme en mille, big up à ygrael pour ce topic.



(je balance des captures en 2e partie de soirée)
Waco
La 2e soirée...


Des poissons qui brillent comme le soleil !


Des poissons qui chantent ! (THRTW lui rendra hommage quelques années plus tard dans son merveilleux Zu - Les Guerriers de la Montagne Magique)


Des princesses nymphomanes !


Des amours impossibles !


Des Vikings qui se font botter le derrière !


Des moustachus ridicules et pathétiques !


Des nymphomanes ukrainiennes chaudes comme la braise !


Un oiseaux de malheur !


Un Sadko comblé (des femmes top models, du pognon, un 4x4 chromé et une Rolex) !


Un plan final plein de promesses !



C'était grand.
Sanjuro
Ah, rien que d'entrevoir ces images ça me donne envie de le revoir (maintenant, tout de suite !!!)

Du merveilleux à l'état pur ce film dont chaque photogramme possède une puissance d'évocation qui te fracture la rétine à tout jamais !
La scène sous marine -avec la chevauchée de l'hippocampe- c'est pile poil le genre de truc que je regarde comme un gamin émerveillé... Un film comme celui-ci, devant lequel on retrouve notre âme d'enfant (ouh, paye ta grosse expression galvaudée), est des plus précieux.

Amusant la petite référence à Zu, j'éprouve le même sentiment de béatitude devant les deux films (pourtant très différents).

[monomaniaque tordu] Tant qu'a faire dans le THRTWisme, quand j'ai découvert le plan final avec l'arc en ciel, j'ai tout de suite pensé à Histoires de fantômes chinois. [/monomaniaque tordu]

Sadko c'est bien (autant que Le voleur de bagdad de Walsh... Pas encore vu la version de Powell), mangez en !
(Faut vraiment que je voie Le géant des steppes un de ces 4 !!!)

Voila
ygrael
Bien vu le rapprochement avec Zu (honnêtement j'avais pas fait le rapport blush.gif).

Par contre, toujours pour parler de Tsui Hark, les gros poissons m'ont plutôt fait penser a ça...



biggrin.gif

Sanjuro -> Si tu n'as pas vu le Voleur de Bagdad de Powell/Korda Bros jette toi dessus ! Le Walsh est très bien mais celui ci est vraiment la plus belle version que j'ai voir de cette histoire.
MechaTakeshi
Puisque la brosse à reluire est de sortie, je poursuis le big up lancé par Waco pour Ygrael qui, au détour de caps dans le jeu du cinéphile, m'a ouvert un monde de fééries oculaires (mais rien de sale là-dedans) via Ilya Muromets.
(le dvd La Fleur de Pierre est en attente de visionnage.)
Waco
Petit HS pour confirmer les dires d'ygrael à propos du Voleur de Bagdad* version Powell / Korda / Berger : si l'on est dingue amoureux du cinoche qui met du baume au coeur et qui fait rire les yeux, c'est à voir absolument. Jete-toi dessus sans plus attendre Sanju ! Et les autres aussi si ce n'est déjà fait !



*(je lui consacrerais bien un topic un de ces 4 car il le vaut bien)
kea
Par principe (et crainte de la contamination), je refuse d'entrer en contact avec des topics atteints de monopagisme. (en plus, c'est interdit par ma religion)
J'ai donc évité celui-ci comme la peste. (en plus d'être horriblement mal fréquenté, il use et abuse de méthodes promotionnelles que la morale réprouve...Les topics monopagistes, c'est une chose, mais les jaunes ukrainiennes monopagistes, c'est juste glauque, bande de pervers...)
Ceci étant dit, celui-ci semble sur la voie de la convalescence, j'ai donc décidé de récupérer une boite de chocolats en promo au lidl du coin, et d'y faire une petite visite en prenant un air concerné. (on sait jamais, des fois qu'il y ait un héritage quelconque à récupérer...)

Bref, je viens de mater ça.
CITATION(Flying Totoro @ 16 3 2008 - 22:24) *
il s'agit du premier vrai film d'horreur russe, Vij (Par contre si je me souviens bien ça c'est la fin du film dry.gif c'est édité en dvd avec des sous titres anglais et peut être même français je ne sais plus, ça vaut vraiment pas le Masque du Démon, librement adapté de la même nouvelle, mais y a quelques scènes comme celle ci qui marquent la rétine).


C'est évidemment un méga spoiler de sa race mad.gif , mais je dois bien reconnaitre, à l'insu de mon plein gré, que c'est l'extrait de film le plus bandulatoire que j'aie vu depuis longtemps.
(Haxan en technicolor meets hellboy vs le masque du démon, nan mais juste FUCK YEAH, quoi !)

Il me le faut.

Du coup, j'ai surmonté ma répulsion, et parcouru l'intégralité du topic, bravant les odeurs de désinfectant et de vieille chose sale. Et j'ai la joie de vous annoncer que je viens de modifier intégralement ma liste de cadeaux d'anniv en conséquence. (ça va faire mal)

Merki. smile.gif
ogamiitto
CITATION(Flying Totoro @ 16 3 2008 - 22:24) *
J'en ai pas vu tant que ça mais c'est plutôt sympatichoux. Reste que son travail qui m'a le plus marqué n'est pas dans un film qu'il a dirigé mais dont il est principalement responsable des séquences oniriques : il s'agit du premier vrai film d'horreur russe, Vij (Par contre si je me souviens bien ça c'est la fin du film dry.gif c'est édité en dvd avec des sous titres anglais et peut être même français je ne sais plus, ça vaut vraiment pas le Masque du Démon, librement adapté de la même nouvelle, mais y a quelques scènes comme celle ci qui marquent la rétine).


C'est bô , ces éclairages , ces streumon , le jeux des acteurs...

Question trés con ( désolé ) , ça porte un nom particulier ce mouvement de la caméra qui tourne trés vite autour de l'acteur ? J'aime beaucoup .
kea
CITATION(ogamiitto @ 11 4 2008 - 23:15) *
ça porte un nom particulier ce mouvement de la caméra qui tourne trés vite autour de l'acteur ? J'aime beaucoup .


Je ne sais pas si ça porte un nom spécifique (dans le doute, je me permettrais de baptiser ça "panoramique inversé"); mais en l'occurrence, je ne pense pas que la caméra tourne autour du sujet. Je pense plutôt que le mec et son pupitre sont sur une estrade mobile (qui tourne, donc). Beaucoup plus simple et moins coûteux à mettre en place pour un mouvement fluide (un p'tit tour aux galleries lafayettes après les fêtes, histoire de récupérer le matos d'expo, et hop, t'as le méga effet du pauvre qui fout la honte aux Wachos... cool.gif )
Mais bon, après j'en sais rien, hein, j'y étais pas...(et c'est bien dommage)

(moi c'est le coup des mains que j'adore...Nan en fait, je surkiffe TOUS les effets de cette séquence, c'est trop ma came, on dirait que ça a été fait exprès pour moi...)
ogamiitto
CITATION(kea @ 11 4 2008 - 23:34) *
CITATION(ogamiitto @ 11 4 2008 - 23:15) *
ça porte un nom particulier ce mouvement de la caméra qui tourne trés vite autour de l'acteur ? J'aime beaucoup .


Je ne sais pas si ça porte un nom spécifique (dans le doute, je me permettrais de baptiser ça "panoramique inversé"); mais en l'occurrence, je ne pense pas que la caméra tourne autour du sujet. Je pense plutôt que le mec et son pupitre sont sur une estrade mobile (qui tourne, donc). Beaucoup plus simple et moins coûteux à mettre en place pour un mouvement fluide (un p'tit tour aux galleries lafayettes après les fêtes, histoire de récupérer le matos d'expo, et hop, t'as le méga effet du pauvre qui fout la honte aux Wachos... cool.gif )
Mais bon, après j'en sais rien, hein, j'y étais pas...(et c'est bien dommage)

(moi c'est le coup des mains que j'adore...Nan en fait, je surkiffe TOUS les effets de cette séquence, c'est trop ma came, on dirait que ça a été fait exprès pour moi...)


C'est ce que j'étais en train de me dire, une fois de plus j'ai pas réfléchi avant de poster...
Cette séquence déchire !
profondo rosso
CITATION(Waco @ 06 4 2008 - 19:52) *

Le Tour du Monde de Sadko

Ayé, vu et conquis.

Une merveilleuse ballade en compagnie de Sadko, troubadour jeune et fougueux dont le rêve premier est de trouver L'oiseau du Bonheur afin d'apporter la paix dans les coeurs à tous les hommes de la Terre. Une quête idéaliste qui le mène lui et ses courageux compagnons de voyage aux quatre coins du monde, n'hésitant pas à braver les dangers de l'univers! C'est sûr, Sadko a foi en l'humanité, mais la foi n'est parfois pas suffisante lorsqu'il s'agit de soulever les montagnes, de triompher du septicisme, voir de l'hostilité de ses semblables... Heureusement, une douce et belle princesse issue du monde du silence lui apportera une aide précieuse.

Pour illustrer ce récit plein de fantaisie, de joie et de rebondissements, les moyens ne manquent visiblement pas. Utilisation du glorieux Sovcolor (la copie prolo de chez Bach est pourtant loin de lui rendre justice mais bon, passons...), figurants en masse, décors nombreux et variés, bestiaire fabuleux (des poissons rois de la piste de danse, des hippocampes en mode turbo, un oiseau super chelou qui maitrise le terrible secret ancestral de l'hypnose...), rythme soutenu, acteurs attachants (l'acteur principal Sergueï Stoliarov m'a d'ailleurs un peu fait penser à Errol Flynn), et, cerise sur le gâteau, des effets visuels de toute beauté (cf. la première apparition de la princesse des mers...) qui rendent pleinement justice à cette histoire qui ne pourra qu'envouter les amateurs de Jason et les Argonautes par exemple.

Bref, en un mot comme en mille, big up à ygrael pour ce topic.



(je balance des captures en 2e partie de soirée)


Vu "Le Tour du Monde de Sadko" et tout pareil que Waco. Clairement un équivalent russe au productions anglaise d'Alexandre Korda avec ce récit plein de legereté, de fantaisie et au message positif et naïf. Très attachant héros que ce Sadko à la recherche du bonheur, débordant de joie de vivre et au parcours initiatique simple et touchant. Du plus kitch (toutes les scènes sous marine) au plus spectaculaire et impressionnant (toute la partie avec l'oiseau adepte de l'hypnose qui regorge de plan façon peplum ou bollywood) ça reste d'un charme fou avec une flopées d'images réellement somptueuse qui s'imprime durablement sur la rétine. Merci pour la découverte Ygrael !
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