Diary of the Dead (2007) Je n'ai pas encore vu le film et je ne l'attends pas comme le messie. Ce sera sans doute une petite série B bien fichue mais la dimension politique me passe un peu au dessus de la tête.
Land of the Dead (2005)Quinze premières minutes impréssionnantes, un film extrêmement bien mis en scène mais trop d'ambition et un message tellement lourdement asséné qu'il en devient risible. En tant que tel, "Land of the dead" est un film agréable à regarder, divertissant mais ne se hisse pas au-delà de ça.
3/6
Bruiser (2000)Jeson Flemmyng est excellent et le film se suit également comme une série B avec quelques intentions auteurisantes. Cela vole un peu plus haut que le standard du cinéma horrifique à bas prix mais n'a aucune dimension particulière.
3/6
The Dark Half (1993)Comme mentionné pus haut par molasar, c'est une bonne adaptation de Stephen King, à la mise en scène classieuse et à l'écriture fine.
4/6
Two Evil Eyes (1991)J'ai vu le film mais je ne souviens plus du sketch de Dario Argento que de celui de Monsieur Romero. Ce n'est pas bon signe. Je ne donnerai aucune note au bénéfice du doute.
?/6
Monkey Shines (1988)Un sujet génial, plus abouti que le "Link" de Richard Franklin, Jason Beghe est formidable, Romero maitrise encore une fois sa direction artistique mais l'on sent que les studios Orion ne lui ont pas laissé une complète autionomie. Mais c'est un bon moment de suspense.
4.5/6
Day of the Dead (1985)Sur le plan moral, sur le fond des choses à dires, "Le jour des morts-vivants" est le meilleur film de George Romero. Angoissant, subtil, dénonciateur, parfois même assez drôle et très bien interpreté (je ne suis pas d'accord avec le madnaute qui a dit que les acteursz n'étaient pas bons : la VF n'est pas bonne, pas les acteurs tant Lori Cardille me semble imprégnée par son rôle et le côté grandiloquent du capitaine Rhodes sied très bien au personnage). Une réflexion sur l'état du monde qui soulève de nombreuses questions et emploie très bien la métaphore.
6/6
Creepshow (1982) Un grand film fantastique tellement respectueux du matériau d'origine qu'il en devient presque noble. Le sketch de la caisse sous l'escalier de l'université est terrible d'angoisse et l'integration de la bande dessinée dans le montage donne un cachet si particulier au film. C'est unique, c'est indemodable, c'est "Creepshow". De toute façon le meilleur titre de toute sa filmographie" juste devant son premier film.
6/6
Knightriders (1981)Unique ! Un film choral qui démontre que George Romero sait (savait ?) choisir ses acteurs. Sa dimension exclusive donne à "Knightriders" une émotivité de tous les instants. En abandonnant le fantastique et l'horreur, Romero parvient à créer un univers fantaisiste d'exception. Dommage qu'il n'ait pas réitieré l'experience.
5/6
Dawn of the Dead (1978)Bon, sujet casse-gueule que le tant adoré, estimé, encensé "Zombie". Alors je dirais qu'en tant que film d'exploitation (de film "Grindhouse" si vous voulez un terme à la mode), c'est un chef d'oeuvre. On y retrouve tous les ingredients qui participaient aux réussites des petits films d'horreur des années 70 avec le poing levé et la verve contestataire si fréquente à l'époque, même si je pense que certains y voient plus que ce que Romero a bien voulou montrer. Pour le reste, le film est loin d'être un chef d'oeuvre du cinéma. Bourré de défauts, monté avec les pieds (les Schtroumpfs, des zombies "morts" qui reviennent, des héros qu'on voit avec les clefs des portes vitrées dans les mains et qui essayent de retirer les clefs coincées dans une serrure le plan suivant, un trampoline bien visible lorsqu'un zombie vient se jeter contre le camion, une caméra qui ne sait pas toujours où elle doit se placer et surtout ce montage qui part un peu dans tous les sens !!!), "Zombie" est un petit film de série B nerveux, gore, jouissif, galvanisant mais ça s'arrête ici. Je lui mettrai une double note donc :
"Zombie" film d'exploitation pour les drive-ins du Samedi soir : 6/6.
"Zombie" film politique important et métaphorique des années 70 possèdant toujours une raisonnance très forte aujourd'hui : 2/6.
Martin (1977)Un petit film à l'ambiance malsaine, glauque, misérabiliste richement interpreté par un John Amplas à qui l'on aurait souhaité une grande carrière. Des problèmes de rythme viennent plomber l'interet global mais on y croise déjà des visages connus de l'oeuvre de Romero.
4/6
The Crazies (1973)On croirait à un film de commande tant il s'agit d'un remake (parodie ?) de "La nuit des morts-vivants". Contrairement à ce qu'on pourra apprécier par la suite le plus souvent chez le bonhomme, Romero s'est compètement trompé dans le casting tant il frise le zéro absolu ! C'est peut-être le film dans lequel la charge anti-militariste est la plus maladroite. Même Matteï fait mieux avec "Virus Cannibale" ! Le plus mauvais film de George Romero.
1/6
Hungry Wives (1972)Bien que filmé comme l'un des premiers épisodes de "Columbo", "Season of the Witch/Hungry Wives" aurait gagné à ne pas introduire de fantastique et de se concentrer uniquement sur le quotidien de "ménagères desésperées". Etrangement, j'ai l'impression qu'on sent déjà que Romero voulait se dédouaner du cinéma gore qui l'a fait connaitre. Malheureusement, la suite nous prouvera qu'il n'y parviendra pas.
3/6
There's Always Vanilla (1971)Le film étant inachevé, je n'en ai vu qu'une scène, celle proposée en bonus sur l'édition américaine du dvd de "la nuit des morts-vivants". Je n'ai donc rien à dire sur le sujet si ce n'est que, comme pour "Hungry wives", on dirait que Romero voulait faire une comédie afin que l'on dise pas de luis qu'il n'était qu'un "maitre de l'horreur" !
Night of the Living Dead (1968)Film matrice, oeuvre fondamentale, une date dans l'histoire du cinéma...tout à été dit sur le premier film mais force est de reconnaitre que toutes ces éloges sont tout à fait fondées. "La nuit des morts-vivants" est un évenement dans l'histoire du cinéma, le troisème film après "les oiseaux" et "Psychose" qui permettra d'imposer un vrai respect du cinéma horrifique. Tendu, glaçant, tétanisant, très maitrisé et spectaculaire compte-tenu du budget microscopique déniché pour le financer, cette nuit d'épouvante sans précedents impose un titre, un nom, une légende. Quarante ans plus tard, la force de "la nuit..." tient toujours debout et pourrait en remontrer à bon nombre de films d'horreur plus contemporains. Oui, un chef d'oeuvre...
6/6
Voilà. George A.Romero, auteur independant ayant toujours tenté de le demeurer, chantre d'une horreur qui ne se contente pas d'effrayer mais aussi de démontrer, cinéaste associé pour l'eternité aux morts qui reviennent sur terre suite à l'accrochage du panneau "complet" sur la serrure de la porte de l'enfer, qui montre qu'il ne fait jamais bon vouloir crier "liberté" face aux studios américains.
Cinéaste galvaudé, AMHA surestimé, passé maitre parfois malgré lui dans l'art de faire passer un message politique, moral, vindicatif pointant du doigt les travers de la societé. Cinéaste qui "victime" du statut d'auteur a vu son oeuvre souvent affublée de tentatives de reflexions alors que lui ne voulait peut-être finalement que divertir en apportant pourquoi pas un petit quelque chose à l'esprit et qui se voit aujourd'hui contraint d'accepter cette etiquette de dénonciateur de tort en gorgeant son cinéma d'une morale utopiste qui peut preter parfois à sourire.
C'est aussi un metteur en scène pas toujours très habile et peut-être même un peu fainéant (cf."Zombie"et
son jeu des 200 erreurs !) mais généreux (même si le terme plait moyennement sur le forum ces temps-ci

), sincère et entouré d'une équipe toute aussi amoureuse du cinéma que lui. Quelqu'un que l'on a envie d'aimer même s'il est imparfait (et que c'est séduisant, l'imperfection !) et qui n'a pas à rougir de sa filmographie, même si peut-être faudrait-il commencer à penser à raccrocher les gants de la rebellion et à ne plus faire que du cinéma ce qui en soi, n'est déjà pas si mal !