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Version complète : Eduardo Sanchez et Daniel Myrick : l’après Projet Blair Witch
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Zak
1999, un petit film d’horreur roublard cartonna dans le monde entier (250 millions de dollars). Je parle bien sûr du Projet Blair Witch. Mais qui aujourd’hui se rappelle du nom des deux réalisateurs ? Personne, car on en a plus entendu parlé depuis. Pourtant, ils refont surface dernièrement, séparément cette fois-ci dans des productions DTV à petits budgets inédites chez nous.

Eduardo Sanchez réalise en 2006 Altered, un film d’horreur mâtiné de science-fiction pour un budget de 8 millions de dollars.



15 ans après avoir été enlevés par des aliens pour servir de cobayes puis relâchés, 3 des 5 hommes enlevés continuent de les combattre et décident d'en capturer un. Ils l'amènent chez le 4ème et dernier rescapé, craint par les aliens pour ses capacités à résister à leurs pouvoirs, qui a décidé de tourner la page avec tout ça. Mais ses amis ne le lui laissent pas vraiment le choix et séquestrent l'alien chez lui. Ce dernier ne va pas tarder à s'échapper et commencer à massacrer tout le monde...

Croisement entre X-Files, Signes et Stephen King, Altered (co-écrit par Sanchez) est un huis clos horrifique avec un alien sournois croisement entre Roswell et un ennemi de Sentaï (plastoc powa !). Une bestiole dont la morsure cause une mort lente et atroce (la peau se détache au fur et à mesure). Une saloperie qui s’amuse littéralement à tirer les intestins de ses victimes (dans une scène aussi gol que flippante) ou à utiliser un pistolet à clou (véridique !). Mais est-ce que c’est bien au moins ? A vrai dire, pas vraiment. Le pitch a du mal à tenir une heure et demi (le format masters of horror aurait été idéal surtout avec un visuel aussi quelconque) et la tension s’avère au final très peu présente.

Actuellement, Sanchez finalise Seventh Moon, un autre film d’horreur avec Amy Smart.

Quant à Daniel Myrick, il est un peu plus prolifique avec 3 films (bientôt 4) et il officie aussi en tant que producteur (sur Rest Stop de John Shiban et Sublime de Tony Krantz dont j’évoquerais lors d’un prochain post). Après un The Strand pas du tout fantastique en 2006, il réalise l’année suivante pour moins de 2 millions de dollars, Believers avec Johnny Messner et Daniel Benzali.



Après avoir reçu un appel d’urgence, deux ambulanciers se rendent sur place. Pendant qu’ils essaient de réanimer une femme devant les yeux de sa fille, les ambulanciers se font enlever par les membres du culte auquel la femme appartient. Le chef de la secte, persuadé que la fin du monde approche, décide de garder et de convertir les deux hommes pour les emmener avec eux, dans leurs quêtes pour sauver l’humanité.

C’est cheap, mais alors très cheap ! On dirait qu’ils ont tourné sans autorisation dans un vieil entrepôt désaffecté. Encore un huis clos donc puisque nous allons suivre le calvaire des deux ambulanciers prisonniers d’une secte apocalyptique. Le film surprend par son parti pris, celui de montrer une secte d’un point de vue réaliste (il manque Tom Cruise). Believers est un drôle de film. On ne sait pas trop dans quel genre le classer. Le film pèche par son manque de moyens et par sa trop longue durée (comme Altered, une heure aurait suffit). Evidemment, on s’ennuie pas mal, d’autant que les péripéties ne sont pas très excitantes (une évasion foirée, une enquête molle pour retrouver les deux héros à l’extérieur). On passe une bonne partie du film à suivre nos héros enfermés dans des WC (rassurez-vous, personne ne chie à l’écran), ça limite rapidement l’intérêt. Et quand arrive le final, certes pessimiste, on se demande si on ne fout pas de notre gueule (finalement l’apocalypse arrive vraiment !).

Myrick enchaîne ensuite directement avec Solstice avec Shawn "Iceman" Ashmore, Tyler Hoechlin (le petit garçon des Sentier de la perdition de Sam Mendes) et l’indispensable R. Lee Ermey dans le rôle d’un cul terreux énigmatique. Le film est sorti le mois dernier en DVD aux USA.



Megan est accablée par la mort subite de sa soeur jumelle Sophie. Malgré cela, elle décide de passer la fête du solstice d'été de la St Jean dans la maison de famille du bayou en Louisiane avec ses amis et amies. A leur arrivée, les choses tournent mal et Megan s'imagine revoir sa sœur...

Après le petit film qui budget riquiqui, la commande des Weinstein avec ce remake de Midsommer, un film suédo-danois de 2003. Bon déjà, ça a plus la gueule d’un vrai film de cinéma. Myrick a le budget, un vrai chef-op et il a sorti le scope, magnifiant ainsi les paysages de Louisiane. Solstice est une ghost story qui ne brille pas par son originalité (on pense à Hypnose de David Koepp) doublé d’un agaçant film pour ados (machin veut sortir avec bidule...). Faut avouer aussi qu’il ne se passe pas grand-chose durant les 1h30. Le scénario est clairement le point faible. On essaye de faire croire tout le long du film au spectateur que le bouseux joué par Ermey est un psychopathe (attention il a une sale gueule ! un couteau ! un melon pourri ! un chien ! des pièges ! il a joué dans Massacre à la tronçonneuse !). C’est tellement grossier que je ne vois pas comment on peut tomber dans le panneau, même en n’ayant vu aucun film du genre. Reste un final glauque et touchant, certes déjà vu, mais qui fonctionne encore ici.

Actuellement, Daniel Myrick finit The Objective, une histoire d’un commando en mission en Afghanistan tombant sur une entité maléfique.

Si je devais noter les trois films, ça n’irait pas au-dessus de 2/6 avec une petite préférence pour Solstice tout de même (qui mériterait une sortie salle). Mais il faut se rendre à l’évidence, Le Projet Blair Witch était un coup de pot !
Mason
c'est marrant qu'il y ait un topic sur ses deux lascars. je repensais a eux quand je suis sorti de cloverfield, vu que le film de Reeves doit beaucoup, à mes yeux , au film de trouille de Myrick & sanchez.
je me suis toujours étonné qu'on leur ai pas filé des projets de plus grosse envergure plutôt que les films cités plus haut, apres le succès public et d'estime de blair witch project.

autant j'avais suivi les carrieres des acteurs qui ont fait quelques trucs sympas a coté ( la gonzesse du métrage a participé à " disparitions" de spielberg, et un des deux gars a joué dans quelques series z à sortie estivale)


les mecs doivent se mordre les doigts quand ils voient le buzz autour du film "cloverfield".. " ehhh mais ca fait 10 ans qu'on l'a fait ça!! sortir le camescope et se balader dans le noir en filmant nos pieds!!".

ca donne envie de revoir "blair witch project"? retrospectivement , je suis sûr que je le réévaluerait bien comme il faut. quand il est sorti j'avais 15ans et j'en garde un bon souvenir.
Zak
Heather Donahue a effectivement joué dans Taken (dans un épisode de FBI - portés disparus aussi).

Joshua Leonard (le blondinet) joue un petit rôle dans The Strand de Myrick mais sinon on l'a vu dans Cubbyhouse et Madhouse. Il joue aussi pas mal à la TV (New York Police Blues, Les Experts: Manhattan, Les Experts: Miami, Numb3rs ou Bones). Il a aussi fait une voix dans le jeu vidéo Riddick et la voix de Tyler Durden dans le jeu Fight Club ! Bientôt on le verra au générique de Prom Night, le remake du Bal de l'horreur.

Michael Williams tient un des rôles principaux de Altered de Sanchez et on le verra bientôt dans The Objective de Myrick. Il reste donc proche des réalisateurs qui l'ont lancé. Sinon il a joué à la TV dans New York - Police judiciaire et FBI - portés disparus.
ghili
Solstice ou à quoi ressemblerait Intuitions si Raimi était fan de Dawson.
Un exemple de scène terrifiante:
"Ahh je me suis cassé un ongle..."
L'héroine se réveille, ouf c'était un cauchemar.
"Mais euh... mon ongle est vraiment cassé, Ahhhhh...."
L'héroine se réveille une nouvelle fois, ouf c'était un c...(WTF) huh.gif
Fin rupin
Faire un carton pareil avec le projet blair witch pour finir par s'embourber dans des series z miteuses et des dtdvd, c'est triste !
vendetta
Ils n'avaient pas tenté de lancer une série fantastique, juste dans le sillage de leur succès Blairien?
Zak
CITATION(vendetta @ 16 2 2008 - 19:47) *
Ils n'avaient pas tenté de lancer une série fantastique, juste dans le sillage de leur succès Blairien?


Nope (du moins ils n'ont pas réussi a le concrétiser si c'était le cas). Je sais juste qu'ils avaient en revanche un projet de comédie romantique finalement abandonné par la suite.
boudou33
CITATION(vendetta @ 16 2 2008 - 19:47) *
Ils n'avaient pas tenté de lancer une série fantastique, juste dans le sillage de leur succès Blairien?


J'viens de me rendre compte qu'on m'avait dit que la série Freakylinks était effectivement produite par eux mais ça a pas l'air d'être le cas en fait.
babar
CITATION(Zak @ 17 2 2008 - 10:05) *
CITATION(vendetta @ 16 2 2008 - 19:47) *
Ils n'avaient pas tenté de lancer une série fantastique, juste dans le sillage de leur succès Blairien?


Nope (du moins ils n'ont pas réussi a le concrétiser si c'était le cas). Je sais juste qu'ils avaient en revanche un projet de comédie romantique finalement abandonné par la suite.


Exact, et après cette comedie romantique, ils voulaient faire une prequelle concernant le projet blair Witch ( le film aurait raconté en detail, l'histoire de la fameuse sorcière).

Mais ces cons de producteurs n'ont pas voulu les attendre et ils ont rapidement balancer un " blair witch II" qui fut un flop critique et aussi au box-office mondial( 47 millions de $).

Conclusion: on n'a plus jamais entendu parler de la prequelle d'Eduardo Sanchez et Daniel Myrick.



Je me suis toujours demander combien ils ont palpé (acteurs et réalisateurs) sur le film " le projet blair witch ?

Certains parlent d'un % blink.gif ( si c'est vrai, ils sont blindés pour un bon p'tit bout de temps).
Zak
C’est en 2006 que Daniel Myrick, John Shiban et Tony Krantz fondent Raw Feed, une filiale de la Warner dont le but est de produire des petits budgets de moins de 5 millions de dollars (Believers de Myrick dont je parlais plus haut est leur troisième film). Le premier titre produit par la nouvelle firme se nomme Rest Stop (arrêt pipi mortel en version québécoise) et c’est John Shiban qui s’y colle. Si ce nom vous dit quelque chose c’est normal, Shiban est derrière plusieurs séries à succès : X-Files, Harsh Realm, The Lone Gunmen, Entreprise, Agence Matrix et dernièrement Supernatural.



Si vous vous demandez pourquoi il y a la mention unrated sur le DVD, c’est qu’une version tronquée de 5 minutes est passée à la TV. Elle est d’ailleurs aussi disponible en DVD (va savoir pourquoi !).

Nicole et son petit ami Jess partent sur les routes en direction de la Californie. Après avoir failli être percuté par un chauffard conduisant un pick-up jaune, ils s’arrêtent en chemin sur une aire de repos qui semble abandonnée. Quand Nicole ressort des toilettes, Jess et sa voiture ont disparu. Commence alors un dangereux jeu du chat et de la souris entre Nicole et le conducteur du pick-up qui est revenu et qui s’avère être un dangereux psychopathe adepte de la torture...

Donc Rest Stop a tout du survival opportuniste et avec Shiban au scénario, on était en droit d’espérer un traitement de choix. Pas de bol, c’est raté dans les grandes largeurs. Encore une fois, ce film aurait fait un bon Masters of horror. L’héroïne (Jaimie Alexander) passe une bonne partie du film coincée dans les toilettes de l’aire de repos (véridique !) avec pour seul moment de stress, le psychopathe tapant sur la porte. C’est mince donc même si le scénario fait preuve de bonnes idées : tout d’abord l’intrusion du fantastique avec l’apparition d’une victime de 1971 et le passage glauque avec la famille de dégénéré qui cite la Bible (famille du psychopathe sûrement ?). De bonnes idées malheureusement pas du tout a fait justifiées par la suite, dommage. Arrive plus tard un moment crucial. Shiban essaye de relancer la machine à la moitié du métrage avec l’apparition d’un flic qui se fait vite mettre au tapis. Enfin pas tout a fait... il a une sacrée résistance le salaud ! Même sur le point de mourir il continue d’aider l’héroïne ! Il est tellement costaud qu’il est obligé a un moment de lui demander de le finir dans une séquence d’anthologie : même en lui ayant explosé la moitié du crâne avec son flingue, le flic le réveille et lui redemande de lui tirer dessus ! (j’ai failli me faire dessus tellement c’est con icon_mrgreen.gif). Bon voilà, Rest Stop c’est sympathiquement chiant mais pas totalement désagréable, surtout que la fin est pas mal du tout.

2/6

Plusieurs productions Raw Feed vont bientôt sortir aux USA donc une suite de Rest Stop, réalisée cette fois-ci par un certain Shawn Papazian (réal de la seconde équipe sur le premier mais aussi Sublime et Believers).
Zak
Après Rest Stop, la Raw Feed produit son second long-métrage en 2007, Sublime de Tony Krantz (producteur de 24 Heures Chrono, Felicity et de Mulholland Drive) pour 2 millions de dollars (un topic existe déjà dans la section DVD pour info). Malgré ce maigre budget, ce film annonce des ambitions hautement plus importantes que le précédent film de la firme. Même si encore une fois, les lieux où se déroulent l’action sont peu nombreux (principalement une chambre d’hôpital), Tony Krantz sort le scope, donne une vraie gueule de film de cinéma à l’ensemble et propose une durée inhabituelle pour une production DTV (quasiment deux heures). Pas question non plus de proposer un vulgaire shocker sur la peur de l’opération chirurgicale, le script d’Erik Jendresen (auteur d’un épisode de Band of Brothers) se veut métaphorique et réflexif sur notre société.



George Grieves vient de fêter ses 40 ans. Un âge où il faut commencer à penser à sa santé et à subir quelques examens de routine pour s’assurer que tout va bien et qu’on ne développe pas de vilaines maladies. Guère rassuré, il se rend donc en compagnie de sa femme à l’hôpital Mt Abaddon pour passer une simple coloscopie. A son réveil, il découvre qu’il a changé d’étage et qu’il a une cicatrice sur le bas du ventre, qui ne devrait pas être là. Un vrai cauchemar commence pour George, qui va tenter d’en savoir plus sur cet hôpital…

Ce film nous rappelle qu’il existe une chose indéniablement jouissive avec le cinéma : celui de découvrir des perles rares et de se prendre des baffes alors qu’on ne s’y attendait pas du tout. Pourtant, Sublime ne risque sûrement jamais de débarquer en France alors qu’il le mériterait amplement. Absolument pas gaulé comme un DTV, le film de Tony Krantz est un authentique cauchemar sur pellicule, un cauchemar que va subir George Grieves (excellent Thomas Cavanagh), père de famille et mari attentionné. Véritable étude des mécanismes de la peur (comme Spielberg à l’époque des Dents de la mer), Sublime est une expérience quasi unique à l’atmosphère évoquant les meilleurs David Lynch (oui carrément) et Silent Hill par moment (les passages dans la partie désaffectée de l’hôpital). Notre pauvre George va découvrir qu’une simple erreur médicale pour entraîner d’horribles conséquences. Outre son état, il devra faire attention au croquemitaine qui hante l’hôpital, à l’infirmière nymphomane (qui nous donne la séquence de baise la plus bandante depuis belle lurette !), aux médecins incompétents et pire que tout, sa propre famille. Un cauchemar qui trouvera son apogée lors d’un final dérangeant, transgressif et bouleversant qui finit de nous mettre sur les rotules. A la fois réflexion sur la déshumanisation de notre société, sur l’euthanasie, en plus d’être un pamphlet antiraciste, Sublime est un authentique bijou d’une noirceur et d’une radicalité absolue. Si avec tout cela, je ne vous aie pas donné envie, c’est clairement qu’il faut vous faire soigner (si possible dans le même hôpital que celui du film icon_mrgreen.gif).

5/6

Tony Krantz vient de finir sur nouveau long-métrage, Otis (toujours scénarisé par Jendresen) avec Kevin Pollak, Illeana Douglas et Daniel Stern. Quant à la Raw Feed, on n’a pas fini d’en entendre parler puisque outre Otis et Rest Stop 2 dont je parlais précédemment, on attend aussi Supermarket de Ben Rock. Alors si Rest Stop et Believers sont foncièrement ratés, rien que Sublime mérite que l’on s’intéresse aux prochaines productions de la Raw Feed. Les petits budgets permettent aux auteurs une totale liberté dans leur travail et donc d’accoucher d’œuvres atypiques tout sauf mainstream. C’est assez rare pour être souligné.
Zak
Petit remontage pour la bande-annonce d'Otis dont mad parlait il y a peu : http://www.mad-movies.com/mad/bande-annonc...ADER-STORY.html

Voilà, c'est tout. icon_mrgreen.gif
Scalp
j'espere que ce sera moins chiant que Sublime ninja.gif
Zak


L'histoire suit un loser nommé Otis, qui un jour, kidnappe une jolie pom-pom girl pour la séquestrer dans sa cave. Lassée de voir la police piétiner, la famille de la jeune fille décide de prendre les armes et de régler une bonne fois pour toute son compte à son geôlier...

Dernière production Raw Feed en date et second long-métrage pour Tony Krantz après son génial Sublime, Otis surfe sur la vague des torture flick à la Saw en jouant avec les codes du genre et en y ajoutant une dose d’humour noir bienvenue. On suit ici le calvaire de Riley (Ashley Johnson), kidnappée par ce taré d’Otis, un quarantenaire benêt livreur de pizza et martyrisé par son frère (Kevin Pollak). N’ayant, on le devine, une adolescence ratée, Otis kidnappe des jeunes filles pour refaire les moments clés d’une vie adolescente idéale pour expier une très grosse frustration sexuelle (fausse drague après un faux match de football, fausse virée en voiture, faux bal de fin d’année). Otis met tout en scène et oblige ses victimes à se déguiser en pom pom girl et à se faire appeler Kim. Un vrai psychopathe qui va jusqu’à téléphoner aux parents (Daniel Stern et Illeana Douglas) pour leur demander s’il peut emmener leur fille au bal de fin d’année. Des parents aidés par un profiler du FBI complètement à la masse joué par le sosie foireux de William Sadler (Jere Burns, excellent).

Le film joue la carte de la dérision avec une première heure qui vire à la parodie de films comme Captivity tout en restant un authentique thriller, tandis que la dernière demi-heure se concentre sur la vengeance de la famille à la Dernière Maison sur la gauche où papa, maman et fiston deviennent encore plus timbrés que le psychopathe Otis. Le mélange humour et horreur ne fonctionne malheureusement pas tout le temps et ce malgré certaines répliques tordantes (un flic demande au fils "tu as des problèmes avec la drogue ?" ,"Oui j’ai du mal à en trouver de la bonne" icon_mrgreen.gif) et une atmosphère générale qui rappelle parfois le cinéma de Tim Burton (banlieue colorée remplie de freaks !). Malgré une nouvelle fois la présence d’un joli scope et d’un budget plus confortable que pour Sublime le film tourne rapidement en rond, voir à vide. Ni dérangeant, ni drôle à s’étouffer, Otis est une nouvelle preuve que le mélange des genres est un exercice de style très compliqué et que rare sont ceux qui y arrive avec succès...

3/6
Scalp
tient y a une suite à Rest stop qui va sortir :

Zak
Trailer du nouveau Sanchez : http://www.mad-movies.com/mad/bande-annonc...do-sanchez.html
Zak
Trailer du nouveau Myrick : http://fr.youtube.com/watch?v=fjz-J4Tq218&...feature=related (ça donne plus envie que La Colline a des yeux 2)

Et celui de Alien Raiders que Mad évoque ce mois-ci en preview : http://www.quietearth.us/articles/2008/07/...s-ALIEN-RAIDERS
Zak
Seul film de la Raw Feed à prétendre pouvoir démarrer une franchise, Rest Stop continue aujourd’hui avec Rest Stop: Don't Look Back de Shawn Papazian (réal de la seconde équipe sur Believers, Sublime et Rest Stop) et toujours écrit par John Shiban.


Un an après la disparition de Nicole et son copain Jess, le frère de ce dernier et deux de ses amis partent à leur recherche. Leur périple les mène tout droit à une halte routière, là où tout à débuté pour le couple du premier opus. En plus de devoir faire face au mystérieux camionneur qui hante les lieux, les trois amis devront tenter d’apporter un sens aux apparitions des fantômes de Nicole et Jess qui tentent maladroitement de les guider vers la vérité.

Cette suite démarre bien pour trois raisons : la première est de garder un lien avec les personnages du premier opus, la seconde de développer la mythologie autour de cet arrêt pipi mortel et la troisième de passer en scope (qui plus est, superbement photographié). Ainsi, la séquence d’ouverture nous narre la naissance de ce croquemitaine qui parcourt cette route paumée au volant de son pick-up jaune via une vieille légende indienne qui voudrait que si on est enterré sans ses yeux, on est condamné à errer tel un fantôme. Malheureusement, ça se gâte dès la présentation des nouveaux héros avec le beau gosse qui revient d’Irak, la blondasse aux gros nichons et le puceau moche comme un pou. C’est dingue de voir encore aujourd’hui un tel concentré de clichés (surtout que le couple dans le premier opus était crédible lui). Pourtant, ce Don't Look Back est plus plaisant à suivre dans sa première moitié car les personnages se retrouvent séparés et on les suit chacun de leur côtés (dans le premier, on se cantonnait à l’héroïne coincée dans les toilettes pendant un bonne partie). Finalement le film vire plus au torture porn qu’au véritable survival (dont un rebondissement piqué sur le twist final de Saw). Ainsi on assiste à deux séquences gentiment gore à la perceuse. Le film enchaîne alors les coups de théâtre téléphonés, tandis que Steve Railsback cachetonne dans le rôle d’un pompiste énigmatique. On a même une séquence débile dans les chiottes digne de La Colline a des yeux 2 (et presque aussi conne que celle du flic dans le premier opus). Mieux vaut s’arrêter là pour la franchise...

2/6
DreamProphet
C'était plutôt sympa "Rest Stop", dans le genre survival sans prétention, notamment grâce aux acteurs et à une certaine tension constante. Dommage que le scénario ne suive pas, déjà raconté 10000 fois, et que l'équipe ne sa ratrappe pas sur le gore.

Faire une suite ? Why not. S'il change le décors, et passe au scope, ça peut le faire.
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