Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Attack ! - Robert Aldrich (1956)
Mad Movies > Forums Discussions > Cinéma
Waco


Une belle mandale dans la tronche. On en parle demain?


(je sais qu'il y a déjà le -super- topic consacré aux films de guerre mais bon, comme là il s'agit d'un film de Robert Aldrich, alors forcément, il lui faut son topic à lui tout seul)

(et puis y'a aussi que les fans de Big Bob pullulent en ces lieux donc forcément, ça aide)


(faut pas trop se fier à la jaquette du dvd car c'est plutôt une comédie sentimentale en fait)
Starsky


Un sacré chef d'oeuvre doublé d'un sacré coup de culot dans sa représentation des hommes en arme. Osé donc de représenter ainsi l'armée de l'oncle Sam dans sa période la plus glorieuse (et surtout glorifiée) et ce, avant même les années 60 et sa révolution contestatire. La guerre y est sale, et surtout révèle le pire de l'homme. Justice ou morale ne pourraient retirer le sale gout dans la bouche que procure peu à peu le métrage.Intéressant portrait de la guerre, en vérité, trés différent d'un Sentier de la Gloire où c'est le système hiérarchique qui est au centre de l'intérêt d'un Kubrick fasciné par l'échiquier institutionnel et judiciaire où les hommes ne sont que des pions; Aldrich lui se concentre sur les personnages et leur individualité, et au final leur responsabilité face au combat, face aux autres, face à eux-mêmes. Le constat pour les deux grands réalisateurs est tout de même dans les deux cas sans appel. Un Palance au sommet, qui trouve ici clairement son rôle le plus fort (face au tank...), opposé ici à un Eddie Albert tellement abject qu'il en devient savoureux.

Et en plus :



Bon, tu es pardonné, vieux sacripant.

icon_mrgreen.gif
Waco
Avec la première intervention signée Starsky, je trouve que ce topic démarre sur des bases vraiment solides.


(je crois que pour vous présenter le film, je vais me contenter de le paraphraser icon_mrgreen.gif )

redrocker
Idem que Starsky, sauf pour le personnage joué par Eddie Albert que je ne trouve pas abject mais plutôt pitoyable du fait de son caractère (pleutre, lâche), et qu'il est là à cause de son père, qui veut un héros de guerre dans sa famille alors qu'il semble evident qu'il n'avait pas sa place en un tel lieux.
Kurtz
clairement LE chef d'oeuvre d'Aldrich et mon film de guerre préféré.
la claque en pleine gueule que je me suis pris quand je l'ai vu...chaque situation est poussée à son paroxysme. je me souviens d'une mise en scène très stylisée pour le genre, Aldrich se dégage assez rapidement de tout réalisme pour hausser son film vers une dimension grandiose, avec des personnages absolument énormes.
Jack Palance est juste incroyable dans ce film.

j'ai appris récemment que c'est adapté d'une pièce de théâtre, j'aurais jamais cru.
profondo rosso


Tiens souvent entendu parler mais jamais vu ce Aldrich va falloir rattrapper ça... D'ailleurs HS mais découvert il n'y a pas longtemps Hus Hush Sweet Charlotte de lui un vrai film de fou furieux peut être un petit topic un de ses jours.
Kurtz
putain 43 pages pour Hitman et 5 messages pour Attaque! ...
monde de merde tiens.
Waco
[Bah oui Kurtz, ce forum est parfois cruel; la preuve, pire que Hitman, Perceval le Gallois fait déjà X pages alors que personne n'a encore posté d'avis sur le film (je serais modo, je le supprimerais cash direct tiens !). Enfin bon, ne soyons pas trop sévère sur le compteur pages que tel ou tel topic mériterait. D'ailleurs perso, ce qui me motive à la création de tel ou tel topic, c'est de donner envie aux madnautes qui ne l'ont pas vu de voir le film dont je cause. Si y'en a un ou 2 qui achètent le dvd et qui viennent ensuite faire part de leur satisfaction ici, alors je suis le plus heureux des madnautes smile.gif Oui, c'est un concept simple et naïf mais j'y crois. Et heureusement, je suis loin d'être le seul comme ça sur ce forum.].




Sur la base d’une pièce de théâtre de Norman Brooks, Fragile Fox, Robert Aldrich nous livre avec sa hargne habituelle (et que lui fera payé Hollywood au prix cher) une vision sans concession de la chose militaire.
Pour cela, il choisit de nous faire plonger en pleine bataille des Ardennes, un épisode de la seconde guerre durant laquelle l’armée US aura eut fort à faire avec l’offensive surprise déclenchée par les Allemands en décembre 44.
Attack ! s’ouvre donc de la manière la plus classique qui soit pour un film de guerre avec une scène d’exposition guerrière où l’on voit un groupe de Gi’s se faire faucher jusqu’au dernier par les mitrailleuses allemandes. A partir de cette séquence, on comprend très vite les intentions du réalisateur : il n’est pas ici pour célébrer avec trompettes et paillettes un haut fait d’arme de l’US Army mais plutôt pour observer les effets psychiques et physiques produits sur un groupe d’individus ordinaires mis en situation extraordinaire. Et d’en conclure que la guerre, même si c’est vieux comme le monde, même si certains pensent être nés pour la faire, c’est tout sauf naturel. Avec elle, la vie d’un homme ne se réduit plus qu’à la peur, une peur qui en pousse certains à s’affranchir de leur simple condition en affirmant ce qu’ils ont de plus noble en eux (les héros pour prendre une image simple), de plus vil (les criminels de guerre), ou, plus communément, de plus banal, de plus humain (les lâches)...

Tout le film, par des dialogues affutés comme des lames de rasoir ninjas* et une mise en scène électrique, est habité par une tension incroyable entre les protagonistes évoluant dans de ce drame étouffant (beaucoup de huis-clos ici, ce qui est sa force ; un exercice de style dans lequel le réalisateur est d’ailleurs à son aise ; cf. son tout aussi incroyable The Big Knife adapté lui aussi d’une pièce de théâtre). Des protagonistes dont l’état de santé mental et physique les fait constamment évoluer au bord du gouffre. Une situation due non pas tant aux balles et aux obus allemands qui pleuvent, mais plutôt à cause de luttes intestines qui, si elles pouvaient se matérialiser, prendraient à coup sûr non pas la forme d’une bête hideuse ("un prédalien ? non, trop grotesque ; suivant !") surgissant des entrailles mêmes de l’armée américaine ; la figure d’un mal intérieur en quelque sorte dont la montée en puissance met à mal l’une des institutions les plus sacrées encore à l’époque (la guerre s’est terminée il y a à peine 10 ans et, comme le signale Starsky, le souffle contestataire des 60s n’a pas encore frappé à la porte de la deuxième plus grande démocratie du monde). Et c’est là que le film se révèle être une oeuvre unique avec des thèmes traités de manière quasi-visionnaire puisque l’on peut dire avec le recul qu’Attack ! annonçait dès les années 50 toute cette future vague de films questionnant les certitudes du Amérique jeune et forte, sûre d’elle-même. La différence entre Aldrich et les jeunes cinéastes marqués par le conflit du Vietnam, c’est que lui n’aura pas eu à attendre le Nam pour pointer du doigt ce qui ne tournait pas en rond dans la société US d'après-guerre. On a donc là entre les mains un vrai brulot dans lequel Super Bob exprime sa haine vis-à-vis des puissants, des cyniques, de ceux qui n’hésitent pas à jouer avec la vie des autres, histoire de s’affirmer, de se prouver quelque chose, de gagner un peu plus de pouvoir, d’autorité, de prestige... bref, l’éternel jeu des affaires et des calculs politiques poussés à leur paroxysme.

Sur le plan purement artistique, Attack ! est un sans faute. Un noir et blanc aux contrastes violents et aux cadrages serrés qui font passer avec une aisance déconcertante les états d’âmes des différents personnages (dès les premières minutes du film, les plans sur le regard fiévreux de Jack Palance, sur les mains tremblantes d’Eddie Albert... où comment l’on comprend tout de suite à qui l’on a affaire par le simple jeu de la caméra; toute la puissance et la magie des images !). De l’action juste ce qu’il faut (mais ne vous attendez pas à un déluge de feu non plus car Attack !, même si il se déroule dans le cadre du conflit le plus meurtrier de tous les temps, est quand même une oeuvre guerrière atypique qui fait avant tout la part belle aux dialogues –adaptation théâtrale oblige je pense- ) et au jeu des acteurs. Des nazis (et même un salopard d’officier SS dans un rôle éclair mais que tout le monde reconnaîtra... hello Le Salaire de la Peur) ! Des panzers ! Du suspens ! Un Jack Palance que y’a pas de mots from this world pour décrire sa monstrueuse performance (plus d’une fois, il me fait l’effet d’être en transe). Pour moi, sa meilleure prestation avec celle de The Big Knife, tourné la même année (et là aussi par Aldrich ! qui, par la même occasion, aura réalisé l’année précédente En Quatrième Vitesse !! 2 années, 3 bombes tetratomiques !!!). Un Eddie Albert, surprenant et plus que convaincant dans un rôle à contre-emploi (si mes souvenirs sont bons, je crois jamais l’avoir vu autrement que dans la peau de braves types). Des seconds rôles qui assurent tous. Et, last but not least, le monstrueusement classe Lee Marvin, l’un des deux King Of Cool d'Hollywood (l’autre, tout le monde l’aura bien évidemment reconnu, étant le spectaculairement classe Robert Mitchum)...

Bref, pour tout ça, Attack ! est ce que l’on a communément l’habitude d’appeler ici un authentique 2/6 cash movie.



(je reviens avec des captures demain)



*(désolé mais la lecture du topic d’LMD consacré aux 13 Condors Ninjas m’a un peu perturbé)
Dirty Flichty
Mais finalement, le film il est bien ou pas ?
Waco
CITATION(Dirty Flichty @ 04 1 2008 - 23:52) *
Mais finalement, le film il est bien ou pas ?

Pas trop en fait (car en générale, j'aime bien causer des trucs que je déteste. Histoire de prévenir les madnautes, de les empêcher de choper le dvd et de leur éviter ainsi de venir ensuite ici hurler le dégoût qu'ils ont ressenti devant tel ou tel film. C'est un concept con comme la lune mais j'y crois de toutes mes forces wink.gif ).

(par contre, j'adore la carrière solo de Mikkke Patton; je vais d'ailleurs crier de ce pas mon amour pour la globalité de son oeuvre wub.gif ).


PS3 : le dvd zone 1 ne vaut pratiquement rien; c'est le moment de le choper (VOSTF en plus).
Starsky
CITATION(Waco @ 04 1 2008 - 23:49) *
Et, last but not least, le monstrueusement classe Lee Marvin, l’un des deux King Of Cool d'Hollywood (l’autre, tout le monde l’aura bien évidemment reconnu, étant le spectaculairement classe Robert Mitchum)...


Et Mcqueen, putain, et MCQUEEN!!!!

(aparté inutile mais au final indispensable)

Bon, sinon, + 1 chèque de mon père d'1 milliard, comme on dit de par chez nous. J'aimerais rajouter des choses (sur l'aspect "théatral" qui marche du tonnerre, car mettant bien le point sur les individus, sujet central) mais il faudrait que je le revois. Albert n'a pas fait grand chose d'autre, sinon je crois. Et Palance a eu son seul oscar pour La vie, l'amour, les vaches, quand même. N'oublions jamais.
Kurtz
je suis pas trop d'accord pour faire de Attack un film avant-gardiste ou je ne sais quoi. déja parce que ce n'est pas le meilleur compliment à faire à une oeuvre d'art que de l'encenser pour ses idées.
ensuite parce les cinéastes hollywoodiens n'ont pas attendu les années 50 pour critiquer l'Armée. J'en veux pour preuve le magnifique film de John Ford, Les sacrifiés, qui en 1945 (!) choisit de faire un film sur les laissés-pour compte de l'armée américaine. alors évidemment, c'est plus subtil qu'Aldrich, évidemment l'amiral Ford n'allait pas faire un film de vilain gauchiste mais sa lucidité quant aux sacrifices humains consentis par l'Armée pour assurer sa victoire est terrible et d'autant plus émouvante que le réalisateur soutient évidemment le combat contre les forces de l'Axe.
Starsky
Au-delà d'une vision "critique" de l'armée, je pense que le film vaut avant tout pour la formidable représentation d'hommes dans la guerre en tant que source de destruction tant physique que (surtout) psychologique et morale. Une sorte de condensé, de concentré de l'âme humaine, au final. Attack n'est selon moi pas tant un film pour ou contre l'armée mais bel et bien sur l'importance extrême de la responsabilité individuelle (tenue ou non) face à un phénomène guerrier implacable. Mais le Ford était lui aussi effectivement trés réaliste pour l'époque, mais la dimension héroïque (sacrificielle, on est totalement dans la défaite héroïque des "boys" amenée à être vengée -le film était tournée avant la fin de la guerre-) y est tout de même sacrement présente, beaucoup moins chez Aldrich, je trouve. Il faudrait que je revois les deux, en fait. Deux supers films.
Waco
CITATION(Kurtz @ 05 1 2008 - 00:21) *
je suis pas trop d'accord pour faire de Attack un film avant-gardiste ou je ne sais quoi. déja parce que ce n'est pas le meilleur compliment à faire à une oeuvre d'art que de l'encenser pour ses idées.
ensuite parce les cinéastes hollywoodiens n'ont pas attendu les années 50 pour critiquer l'Armée. J'en veux pour preuve le magnifique film de John Ford, Les sacrifiés, qui en 1945 (!) choisit de faire un film sur les laissés-pour compte de l'armée américaine. alors évidemment, c'est plus subtil qu'Aldrich, évidemment l'amiral Ford n'allait pas faire un film de vilain gauchiste mais sa lucidité quant aux sacrifices humains consentis par l'Armée pour assurer sa victoire est terrible et d'autant plus émouvante que le réalisateur soutient évidemment le combat contre les forces de l'Axe.

Argument totalement recevable certes et même si en écrivant mon texte, j'avais bien conscience du fait qu'on avait pas attendu Aldrich pour critiquer l'armée à Hollywood, je dois dire que j'ai plus vraiment le souvenir d'avoir vu du côté des classiques une approche aussi frontale dans le traitement du sujet (quoique avec Fuller par exemple...).
Sinon, le Ford, je l'ai jamais vu mais je te crois sur parole ^^

@Starsky : je savais que tu allais bondir pour cette sombre histoire de King Of Cool icon_mrgreen.gif
Starsky
CITATION(Waco @ 05 1 2008 - 00:49) *
@Starsky : je savais que tu allais bondir pour cette sombre histoire de King Of Cool icon_mrgreen.gif


IN-DIS-PEN-SA-BLE.

icon_mrgreen.gif



na.
ogamiitto
J'ai pas vu le film de Aldrich mais d'apres de ce que tu dis de son approche des soldats il me semble assez similaire à The big Red One de Fuller...
ygrael
Non pas vraiment !

Si on devait rapprocher Attack d'un autre film, je miserai plutôt sur Croix de Fer de Peckimpah (le Aldrich est un film a charge contre la guerre, ce que n'est pas vraiment Big Red One). Tu y retrouvera la même description de la guerre. Sale, violente, boueuse et dénuée d'héroïsme (dans le sens hollywoodien du terme) le conflit n'est qu'une grosse machine a broyer où la victoire n'est finalement qu'un truc relatif au vu des pertes engendré. Tu y retrouvera également la dualité entre un sous off lâche et carriériste et un trooper expérimenté et respecté. Et puis tant qu'a faire un parallèle les deux sont simplement de grosses gifles dans la tête. Sinon Eddie Albert a joué dans quelques films d'Aldrich, notamment dans Plein la gueule ou il reprend son personnage de salopard visqueux et suintant. D'ailleurs je conseil a ceux qui ne l'aurait pas encore vu de se procurer d'urgence cette grosse avalanche de bonheur, cette cascade de machisme outrancier, ce torrent d'humour ravageur dont le concept (en gros les 12 Salopards en prison) réchauffera le cœur de tout les amateurs de films qui sentent bon le slip de légionnaire après un parcourt commando. Sinon OUI Attack est un chef d'œuvre, OUI Palance est juste énorme et enfin OUI c'est clairement un des meilleurs films d'Aldrich mais après la pertinence de ce qui a été déjà dit je ne vois, pour ma part, pas grand chose d'autres a rajouter.
Cfury
OK, c'est gagné. A citer Fuller ou Peckinpah, Attack s'est retrouvé sur ma wishlist. Je me rends d'ailleurs compte qu'en dehors de ses gros classiques (Baby Jane, Vera Cruz, Dirty Dozen), je méconnais grave l'oeuvre d'Aldrich.
Plein la gueule, c'est pas avec l'acteur qui est un peu passé à côté d'une énorme carrière et qui joue Quaterback dans le film? ^^
Redux
CITATION(Starsky @ 05 1 2008 - 00:07) *
J'aimerais rajouter des choses (sur l'aspect "théatral" qui marche du tonnerre, car mettant bien le point sur les individus, sujet central) mais il faudrait que je le revois.


C'est justement son aspect un peu trop théâtral qui m'avait rebuté à l'époque. Je trouvais les échanges entre les personnages trop outrés pour me sentir véritablement concerné par le propos. Avec un peu plus de recul, et quelques autres Aldrich au compteur, il faudra que je songe à le revoir.

Quant à Lee Marvin, il était loin d'être considéré comme un "king of cool" par tout à chacun, comme l'illustre à merveille l'affiche dégotée par Waco et qui le baptise Lee Martin. C'est déjà moins classe.
ygrael
CITATION(Cfury @ 05 1 2008 - 11:57) *
OK, c'est gagné. A citer Fuller ou Peckinpah, Attack s'est retrouvé sur ma wishlist. Je me rends d'ailleurs compte qu'en dehors de ses gros classiques (Baby Jane, Vera Cruz, Dirty Dozen), je méconnais grave l'oeuvre d'Aldrich.
Plein la gueule, c'est pas avec l'acteur qui est un peu passé à côté d'une énorme carrière et qui joue Quaterback dans le film? ^^



Bonjour ! on m'as appelé ?
Waco
Lee Martin, Burt Reynolds à poil... nan franchement merci les gars mais fallait vraiment pas vous sentir obligés de balancer des trucs pareils ici sweat.gif

------------------------------------
Les captures sont arrivées sinon !


(bah oui, Nokia n'existait pas encore à l'époque)


(Lee Marvin magouillant avec un officier de l'état civil pour changer son patronyme en Martin)


(ouais, c'est bien lui avant sa fuite vers l'Amerique latine...)


(là, j'ai beau cherché un truc stupide à dire, y'a rien à faire, je reste sans voix devant ce plan tragiquement beau)


("Le 1er qui bouge, j'me butte !")


(un panzer de 90 tonnes qui vous fonce droit dessus à plus de 800 km/h, c'est un peu l'effet que fait ce plan)


Et lorsqu'il n'y a plus rien à sauver...

...y'a plus qu'à refermer la porte.
profondo rosso
Bon vu et grosse claque. Féroce charge contre l'armée où les petites ambitions de chacuns finissent par mener un incompétent au commandement et conduire au drame du sacrifice inutile de valeureux soldats. Jack Palance dans son plus grand rôle en soldat modèle essayant tant bien que mal de compenser les défaillances de son supérieur et Eddie Albert est juste énorme, une ordure lache et méprisable, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas souhaité si fort voir un personnage crever toute la séquence où palance à bout de forces essaie de le tuer et lui qui le nargue. N'oublions pas Lee marvin en salopard calculateur tout aussi dtestable et un belle brochette de seconds rôle doués qu'on retrouve souvent dans les films de guerre de l'époque (celui se cassant une jambe jouait déjà dans "Stalag 17" de Wilder). Réalisation alerte et nerveuse de Aldrich dans les scènes de combats (la fuite de la maison des plus tendues, la guerilla lors de l'assaut nazi) et d'une incroyable subtilité pour caractériser chacun des personnages. La pathétique boucherie d'ouverture et quelques scènes de dialogues dans les 10 premiers minutes suffisent pour définir Eddie Albert comme le fils à papa couard qu'il est (même si une scène appuie peut etre un peu trop là dessus plus tard), dee même pour son rapport avec Marvin goguenard (quelle classe cigare au bec !) et Palance stoïque et exalté. 6/6
Waco
Bien ouèj prof !

(au nom d'Aldrich, au nom du vrai cinéma, merci !)
Cfury
Moi aussi, j'ai reçu mon DVD avant-hier. Bientôt je mate tout ça (et pourquoi pas ce week-end, hein? Pourquoi pas?) smile.gif
En tout cas je suis rassuré, je pense avoir échappé au syndrome Gone In 60 Seconds
Waco
CITATION(Cfury @ 25 1 2008 - 19:31) *
(...) je pense avoir échappé au syndrome Gone In 60 Seconds

Ah ça c'est bas mec... c'est très très bas sad.gif

(si tu continues dans la provoc, je remonte le topic; tiens-le toi pour dit !)


Pour en revenir à ce qu'écrivait prof à propos de la scène où Eddie Albert nargue un Jack Palance mourrant, je la trouve bien puissante également car je ressens exactement la même chose à chaque fois que je la matte (à la différence près que j'aimerais bien me charger moi-même du sort de ce personnage gluant en passant de l'autre côté de l'écran, une grenade dans la main gauche, une machette dans la main droite). C'est ça la magie du cinéma : continuer, des années et des années après la sortie d'un film, à faire réagir sur des éléments bien précis (une scène, un regard, un mot, un geste...). Un pouvoir enivrant placé entre les mains d'un seul homme ! Wow !
Cfury
T'as effacé l'ardoise Gone In..., mec (je fais le malin, mais ça fait un moment que t'avais rattrapé le coup, à ce sujet encore merci pour Ces garçons...) c'était énorme. Pas juste "énorme", mais ENORME. Arrghh, ces cadrages sur ces visages, cette dynamique plastique, cette façon de converger les trajectoires que tout opposent (le sort réservé à Eddie Albert et Jack Palance), cette générosité dans le message délivré... ENORME je vous dis!

Aldrich, créateur d'Heros, de vrais!

Pour toi visiteur, le trailer!
Waco
Bien ouèj Sifu-ry, je te retrouve enfin !

(ton intervention me mettrait presque la larme à l'oeil tiens...)
Cfury
...Et ce pré-générique, bordel, CE PRE-GENERIQUE!!!

Prenage (sic) de tripes obligé!
Misterpursoup
Ca fait longtemps que je veux me le voir celui là.
Je le commanderai avec le Cote 465 de Mann sorti l'année suivante, qui m'a l'air tout aussi génial.
C'est bon de dire "Je n'ai vu presque aucun Aldrich, je peux me jeter corps et âmes dans l'oeuvre d'un génie" ohmy.gif
ygrael
CITATION(Misterpursoup @ 31 1 2008 - 22:35) *
Ca fait longtemps que je veux me le voir celui là.
Je le commanderai avec le Cote 465 de Mann sorti l'année suivante, qui m'a l'air tout aussi génial.
C'est bon de dire "Je n'ai vu presque aucun Aldrich, je peux me jeter corps et âmes dans l'oeuvre d'un génie" ohmy.gif


T'as du taf parce que la filmo de tonton Bob est assez conséquentes et riche en grosses bombasses. Mis a part Dirty Dozen, Baby Jane et Attack que tu as déjà vu je te conseille, dans la catégorie "énormes claques": En quatrième vitesse (un chef d'oeuvre du Film Noir), Vera Cruz (un chef d'oeuvre du Western) , The Grissom Gang (un chef d'oeuvre du film de gangster mâtiné de drame social), l'Empereur du Nord (un chef d'oeuvre du film d'aventure sur fond de crise social), Fureur apache (un chef d'œuvre du Western, crépusculaire et sans espoirs) et The Big Knife (une mise en boite du microcosme hollywoodien et un drame prenant sur les conséquences et zones d'ombre du star système ) et si après ça t'as encore un peu de fric tu pourrais être intéressé par Plein la gueule (un chef d'oeuvre du coup de latte dans les couilles) ou Chut, chut, chère Charlotte (un chef d'oeuvre du suspense macabre) qui sans être des chef d'œuvre (en fait si) sont d'excellents films qui mérite vraiment d'être vu et après, s'il te reste un fond de poche tu pourra peut être te payer un ticket de cinoche pour aller voir la reprise, le 18 Juin, du superbe dernier film d'Aldrich Deux filles au tapis, une ballade mélancolique et touchante dans l'Amérique des oubliés. Avec Peter Falk et Laurene Landon.

Par contre tu peut t'éviter El Perdido dont le controle a échappé a son réalisateur au profit de son producteur/acteur principal Kirk Douglas ainsi que Sodome et Gomorrhe qui, en regard du talent d'Aldrich n'est tout simplement pas a la hauteur. Je n'ai pas vu le reste de sa filmo mais je crois que tu peut sans hésiter suivre les conseils de waco ou de la peluche dans ta quête Aldrichienne.

Par contre je n'avait pas été marqué plus que ça par Twilight's Last Gleaming ou The Flight of the Phoenix mais peut être qu'un remattage serait nécessaire.
ouaisbiensur
CITATION(ygrael @ 31 1 2008 - 23:09) *
dans la catégorie "énormes claques": En quatrième vitesse (un chef d'oeuvre du Film Noir)


Houlà oui, ne fût-ce que pour le sourire vicieux de Mike Hammer avant qu'il se mette à l'interrogatoire à coup de tiroir.
Waco
CITATION(ygrael @ 31 1 2008 - 23:09) *
CITATION(Misterpursoup @ 31 1 2008 - 22:35) *
Ca fait longtemps que je veux me le voir celui là.
Je le commanderai avec le Cote 465 de Mann sorti l'année suivante, qui m'a l'air tout aussi génial.
C'est bon de dire "Je n'ai vu presque aucun Aldrich, je peux me jeter corps et âmes dans l'oeuvre d'un génie" ohmy.gif


T'as du taf parce que la filmo de tonton Bob est assez conséquentes et riche en grosses bombasses. Mis a part Dirty Dozen, Baby Jane et Attack que tu as déjà vu je te conseille, dans la catégorie "énormes claques": En quatrième vitesse (un chef d'oeuvre du Film Noir), Vera Cruz (un chef d'oeuvre du Western) , The Grissom Gang (un chef d'oeuvre du film de gangster mâtiné de drame social), l'Empereur du Nord (un chef d'oeuvre du film d'aventure sur fond de crise social), Fureur apache (un chef d'œuvre du Western, crépusculaire et sans espoirs) et The Big Knife (une mise en boite du microcosme hollywoodien et un drame prenant sur les conséquences et zones d'ombre du star système ) et si après ça t'as encore un peu de fric tu pourrais être intéressé par Plein la gueule (un chef d'oeuvre du coup de latte dans les couilles) ou Chut, chut, chère Charlotte (un chef d'oeuvre du suspense macabre) qui sans être des chef d'œuvre (en fait si) sont d'excellents films qui mérite vraiment d'être vu et après, s'il te reste un fond de poche tu pourra peut être te payer un ticket de cinoche pour aller voir la reprise, le 18 Juin, du superbe dernier film d'Aldrich Deux filles au tapis, une ballade mélancolique et touchante dans l'Amérique des oubliés. Avec Peter Falk et Laurene Landon.

Par contre tu peut t'éviter El Perdido dont le controle a échappé a son réalisateur au profit de son producteur/acteur principal Kirk Douglas ainsi que Sodome et Gomorrhe qui, en regard du talent d'Aldrich n'est tout simplement pas a la hauteur. Je n'ai pas vu le reste de sa filmo mais je crois que tu peut sans hésiter suivre les conseils de waco ou de la peluche dans ta quête Aldrichienne.

Par contre je n'avait pas été marqué plus que ça par Twilight's Last Gleaming ou The Flight of the Phoenix mais peut être qu'un remattage serait nécessaire.

C'est vraiment bizarre mais je pense la même chose mot pour mot (sauf pour The Flight of the Phoenix bien évidemment (matte-le dimanche ygrael, il passe sur arte; tu vas peut-être accrocher d'avantage au film cette fois-ci).
Sinon, ton post me fait réaliser qu'il manque encore au forum :
- un topic pour Vera Cruz
- un topic pour Fureur apache
- un topic pour The Big Knife
- un topic pour Chut, chut, chère Charlotte
- un topic pour Deux filles au tapis
- un topic pour Sodome et Gomorrhe (ah non pardon, pas celui-là)
- et, pourquoi pas, un topic pour El Perdido (que je n'ai pas vu) et Twilight's Last Gleaming (que je n'ai pas vu non plus)

La fin des travaux n'est pas pour demain donc.
Misterpursoup
Hey Waco, il s'agirait quand même pas d'oublier le sujet Chut Chut Chère Charlotte de l'ami Profondo Rosso smile.gif
(Hé Fureur Apache est pas cher sur CDiscount, j'me le prendrais bien là)
Starsky
Aaaah, Vera Cruz. Comme j'étais trop pour Lancaster dans ce film quand j'étais jeunot. Plus qu'un style pure classe, une vraie philosophie de vie!

(tout s'explique, entre ça et Juan Mijanda et Tuco....)
Waco
Bon bah voilà Starsky, t'as gagné, prochain Aldrich traité : Vera Cruz.

(comme si ailleurs, y'avait pas d'autres films auxquels s'intéresser !)

(Asterix 3 est actuellement en salle? le saviez-vous?)
profondo rosso
Ah Vera Cruz sans doute mon Aldrich préféré méchant, brutal et cynique du western spaghetti avant l'heure. Et Burt Lancaster effectivement quel classe ! Vivement le topic dessus ! Sinon pourquoi tant de haine envers Sodome et Gomorrhe loin d'être son meilleur mais ça reste un peplum biblique honorable dans mon souvenir enfin bon moi dès qu'il y a des gens en toges et en sandales icon_mrgreen.gif Et n'oublions pas le très sympathique Hustle j'en avais parlé dans le topic polar urbain
ouaisbiensur
CITATION(profondo rosso @ 02 2 2008 - 01:42) *
Sinon pourquoi tant de haine envers Sodome et Gomorrhe loin d'être son meilleur mais ça reste un peplum biblique honorable dans mon souvenir enfin bon moi dès qu'il y a des gens en toges et en sandales icon_mrgreen.gif


Vivement ton compte rendu d'Asterix sur le topic peplum.
profondo rosso
icon_mrgreen.gif ça risquerait d'y attirer du monde (bande de déviants) je ne veux pas gacher ma quiétude solitaire sur ce topic
Mechagodzilla
CITATION(Waco @ 01 2 2008 - 23:56) *
- et, pourquoi pas, un topic pour El Perdido (que je n'ai pas vu) et Twilight's Last Gleaming (que je n'ai pas vu non plus)


Allez hop...

http://www.mad-movies.com/forums/index.php...c=20683&hl=
Misterpursoup
Après Dirty Dozen et Qu'est il Arrivé à Baby Jane, j'ai visionné Attack! comme je voulais le faire depuis un bail,et...rhaaa, c'était génial!
D'une puissance dramatique qui n'a d'égal que l'efficacité redoutable de la mise en scène et l'intelligence du propos.
Voilà.
C'est génial quoi.
On en ressort amer, avec le gout du sang et de la poussière dans la bouche, mais relativement apaisé par la décision finale du personnage du Lieutenant.

Ce plan sur le casque qui roule au début...
Ces personnages magnifiquement développés, d'une justesse inouie -même le haissable Eddie Palert- illustrant constemment les propos du film mais ne tombant jamais dans la caricature...
Cette victoire bazooka/grenade sur le tank qui évoque un Soldat Ryan avec 40ans d'avance...
Ce Panzer qui nous écrase littéralement...
Ce soldat cloué au sol, laissé pour compte par ses camarades...
Le dénouement final dans la cave...
Ca tue!
Scalp
Un vrai petit bijoux ce film !!!! Jack Palance est vraiment enorme, pis bon Lee Marvin quoi.

5/6
Mechagodzilla
CITATION(Scalp @ 22 8 2008 - 11:03) *
Un vrai petit bijoux ce film !!!! Jack Palance est vraiment enorme, pis bon Lee Marvin quoi.

5/6



ben ouais, Lee Marvin, merde...
Ceci est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'informations, la mise en page et les images, veuillez cliquer ici.
Invision Power Board © 2001-2008 Invision Power Services, Inc.