Il ne faudra pas attendre 7 ans pour avoir le prochain long-métrage de Gray puisqu'il tourne actuellement (depuis novembre)
Two Lovers avec Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow. C'est un drame amoureux où un homme doit choisir entre sa famille et sa voisine névrosée. Donc encore un film qui tourne autour de la "famille". On espère que l'auteur de The Yards arrivera a se renouveler un peu (le gros défaut de La Nuit nous appartient à mon sens).

Sortie pour 2008 !
Evil Seb
24 12 2007 - 10:44
James Gray et Famille dans le même topic. C'est bon j'en serais
Batman Begins
08 5 2008 - 20:56
Un pitch :
CITATION
New York. Un homme hésite entre suivre son destin et épouser la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux.
Des images :
http://www.filmsactu.com/news-cine-two-lov...-photo-2569.htmEt une date ! : 26 Novembre 2008
(sans oublier que le film sera en compétion à Cannes)
Bien intéréssant tout ça, c'est pas le plus original des pitchs mais ca me plait.
Et bien c'est pas maintenant que Gray va se planter, offrant un film très proche des ces anciennes réalisations tout en s'en démarquant.
Plus de mafia, plus de flics pourris, plus tout ça, mais juste un mec un peu paumé entre un amour passionnel et l'amour que sa famille le force à avoir.
Donc oui, encore la famille, encore le choix impossible, encore la communauté (juive cette fois) et y'a toujours ce traitement intelligent et fin, c'est très bien écrit, on est proche des personnages, les acteurs sont excellents et on s'ennuie pas une seconde malgré la bonne heure cinquante que dure le film.
Niveau mise en scène c'est évidemment super, entre une caméra toujours proche de ses personnages dans de longs et beaux plans (beaucoup des plans séquences), avec une très belle lumière, et une ambiance très intimiste vraiment réussie.
L'atmosphère fait pas mal penser à Woody Allen avec le mariage New York + Jazz + Relations amoureuses compliquées, tout en ayant le style de Gray avec, comme j'ai dit précédemment, ses thèmes, son talent d'écriture et de traitement psychologique et surtout le côté dramatique très bien géré, sans en faire dix tonnes.
Phoenix porte le film sur ses épaules, il est parfait, à fleur de peau comme très souvent, on passe du rire aux larmes avec un seul regard, ce mec est incroyable. Palthrow trouve ici son meilleur rôle, belle et mystérieuse, elle est parfaite (et montre un sein, évènement). Ca fait aussi plaisir de revoir Isabelle Rossellini dans un bon rôle, et le reste du cast assure grave, comme toujours avec Gray.
Donc voilà, encore un excellent film, un beau drame "romantique" porté par des acteurs excellents et mis en scène par un James Gray au top, as usual.
5/6
dmonteil
05 9 2008 - 16:43
CITATION(Denver @ 05 9 2008 - 17:37)

Et bien c'est pas maintenant que Gray va se planter, offrant un film très proche des ces anciennes réalisations tout en s'en démarquant.
Plus de mafia, plus de flics pourris, plus tout ça, mais juste un mec un peu paumé entre un amour passionnel et l'amour que sa famille le force à avoir.
Donc oui, encore la famille, encore le choix impossible, encore la communauté (juive cette fois) et y'a toujours ce traitement intelligent et fin, c'est très bien écrit, on est proche des personnages, les acteurs sont excellents et on s'ennuie pas une seconde malgré la bonne heure cinquante que dure le film.
Niveau mise en scène c'est évidemment super, entre une caméra toujours proche de ses personnages dans de longs et beaux plans (beaucoup des plans séquences), avec une très belle lumière, et une ambiance très intimiste vraiment réussie.
L'atmosphère fait pas mal penser à Woody Allen avec le mariage New York + Jazz + Relations amoureuses compliquées, tout en ayant le style de Gray avec, comme j'ai dit précédemment, ses thèmes, son talent d'écriture et de traitement psychologique et surtout le côté dramatique très bien géré, sans en faire dix tonnes.
Phoenix porte le film sur ses épaules, il est parfait, à fleur de peau comme très souvent, on passe du rire aux larmes avec un seul regard, ce mec est incroyable. Palthrow trouve ici son meilleur rôle, belle et mystérieuse, elle est parfaite (et montre un sein, évènement). Ca fait aussi plaisir de revoir Isabelle Rossellini dans un bon rôle, et le reste du cast assure grave, comme toujours avec Gray.
Donc voilà, encore un excellent film, un beau drame "romantique" porté par des acteurs excellents et mis en scène par un James Gray au top, as usual.
5/6
Espèce d'enculé.
T'as fait comment pour le voir ?
(Tu vas bien me répondre quelque part, fumier de nazi)
J'ai couché avec l'ouvreuse.
dmonteil
05 9 2008 - 17:19
CITATION(Denver @ 05 9 2008 - 18:08)

J'ai couché avec l'ouvreuse.
Ouais, donc en fait tu t'est fait mettre par le projectionniste...
profondo rosso
05 9 2008 - 20:18
CITATION(Denver @ 05 9 2008 - 17:37)

Et bien c'est pas maintenant que Gray va se planter, offrant un film très proche des ces anciennes réalisations tout en s'en démarquant.
Plus de mafia, plus de flics pourris, plus tout ça, mais juste un mec un peu paumé entre un amour passionnel et l'amour que sa famille le force à avoir.
Donc oui, encore la famille, encore le choix impossible, encore la communauté (juive cette fois) et y'a toujours ce traitement intelligent et fin, c'est très bien écrit, on est proche des personnages, les acteurs sont excellents et on s'ennuie pas une seconde malgré la bonne heure cinquante que dure le film.
Niveau mise en scène c'est évidemment super, entre une caméra toujours proche de ses personnages dans de longs et beaux plans (beaucoup des plans séquences), avec une très belle lumière, et une ambiance très intimiste vraiment réussie.
L'atmosphère fait pas mal penser à Woody Allen avec le mariage New York + Jazz + Relations amoureuses compliquées, tout en ayant le style de Gray avec, comme j'ai dit précédemment, ses thèmes, son talent d'écriture et de traitement psychologique et surtout le côté dramatique très bien géré, sans en faire dix tonnes.
Phoenix porte le film sur ses épaules, il est parfait, à fleur de peau comme très souvent, on passe du rire aux larmes avec un seul regard, ce mec est incroyable. Palthrow trouve ici son meilleur rôle, belle et mystérieuse, elle est parfaite (et montre un sein, évènement). Ca fait aussi plaisir de revoir Isabelle Rossellini dans un bon rôle, et le reste du cast assure grave, comme toujours avec Gray.
Donc voilà, encore un excellent film, un beau drame "romantique" porté par des acteurs excellents et mis en scène par un James Gray au top, as usual.
5/6
Oui tout pareil très beau drame qui renouvelle bien l'imaginaire de James Gray (aussi bon soit il "La Nuit Nous appartient" faisait un peu du sur place et se répétait par rapport à ses films précédent). On retrouve les thèmes du respect des traditions et de la famille impossible à éviter, l'envie d'un ailleurs dans une veine plus réaliste et intime que ses polars. Excellent Joachin Phoenix dans un rôle voisin dans l'idée de "La Nuit nous appartient" (torturé, autodestructeur) mais à la fois plus léger et romantique aussi. Meilleur rôle de loin de Gwyneth Paltrow en jeune femme paumée par une liaison destructrice, vraiment attachante on aurait envie de partir avec elle aussi. Sinon sans doute la plus belle scène d'amour de l'année avec l'étreinte sur le toit entre Joachin Phoenix et Paltrow. 5,5/6
J'attends ce film avec beaucoup d'impatience, si l'atmosphère est proche d'un Woody à l'époque Annie Hall, Manhattan, je ne peux que me réjouir

un bon (beau) drame romantique à la sauce New-Yorkaise, où on sent la ville vivante, respirer à travers l'écran, avec ses bouches d'égout fumantes et cette faune urbaine, en plus la photo des films de Gray est toujours classieuse avec ce côté (grain) 70's. Que dire de Phoenix et Paltrow, ils ont l'air tout simplement ahurissants, la scène du metro, j'ai l'impression d'y être ! et le reste de la bande annonce promet beaucoup, ce genre bien que n'étant pas monnaie courante (dans l'approche selon moi, bien que n'ayant pas vu le film je m'avance un peu d'après ce que vous dites et c'est ce qui les rend si intéressants quelque part), devrait se démocratiser d'avantage...un véritable film travaillé, basé sur le jeu des acteurs et non pas un simple nom ou un budget faramineux

longue vie à James Gray qui a su en 4 films crée un véritable univers autours de la famille, la rédemption...un triangle entre père et fils qu'il brise aujourd'hui pour assurément nous offrir une perle dans le paysage cinématographique.
CITATION(Benta @ 07 9 2008 - 01:19)

J'attends ce film avec beaucoup d'impatience, si l'atmosphère est proche d'un Woody à l'époque Annie Hall, Manhattan, je ne peux que me réjouir

un bon (beau) drame romantique à la sauce New-Yorkaise, où on sent la ville vivante, respirer à travers l'écran, avec ses bouches d'égout fumantes et cette faune urbaine, en plus la photo des films de Gray est toujours classieuse avec ce côté (grain) 70's.
Tu vas être aux anges alors, parce que c'est tout à fait ça.
profondo rosso
04 10 2008 - 12:37
L'affiche vraiment hideuse pour un si beau film

Et un copié collé de ma petite critique plus détaillée
CITATION
Un an seulement après "La Nuit Nous appartient", et délaissant le polar au profit d'un drame romantique et intimiste, ce "Two Lovers" semble être le film du grand changement pour James Gray.
Habitué au long hiatus entre des films autant motivés par le bouclage de budget que par la quête du sujet idéal, Gray semblait légèrement marquer le pas avec son film précédent qui, aussi bon soit-il, faisait figure de redite par rapport aux mémorables Little Odessa et The Yards.
Dénué des ressorts du polar, Two Lovers renouvelle miraculeusement les thématiques du cinéaste en les inscrivant dans un cadre plus intimiste et réaliste, l’espace new yorkais évoquant le meilleur de la veine dramatique d’un Woody Allen.
On retrouve donc Joachin Phoenix, dans un rôle à la fois proche et éloigné de celui de La Nuit Nous Appartient : jeune adulte en pleine dépression suite à une rupture, le personnage se retrouve pris entre deux feux. D'un côté la sécurité, représentée par la douce et aimante Sandra, qui faciliterait grandement les affaires de ses parents, de l'autre le risque, incarné par la fantasque et belle Michelle, dont le cœur est pourtant déjà pris par un homme marié.
On retrouve cette idée, récurrente chez Gray, du choix difficile entre la tradition familiale, prison symbole de renoncement, et l’envie d’un ailleurs différent, d’horizons nouveaux, le héros se retrouvant toujours à devoir faire de terribles sacrifices.
Cependant, loin de la solennité de ses fresques policières, l’opposition de ces deux voies s’avère plus complexe que précédemment. Bien que présente, la pression familiale n’est pas si forte que cela, et ce n’est pas d’elle que proviendront les déboires de notre héros, mais plutôt du personnage ambivalent et troublé de Gwyneth Paltrow, qui trouve ici son meilleur rôle.
Tout comme Joachin Phoenix, le cœur du spectateur penche immédiatement pour Paltrow. Gray multiplie ainsi les idées pour apporter charme et candeur à leur relation : ainsi de cette belle trouvaille à la fois dramatique, drôle et romantique, qui fait s'épier et communiquer les personnages par les fenêtres de leurs immeubles en vis-à-vis. Gwyneth Paltrow se rend immédiatement attachante par sa légèreté et sa fragilité dans ce rôle magnifiquement écrit, et sa douleur, conjuguée à celle de Joachin Phoenix, donne naissance au moment le plus intense du film (ainsi qu'à une des plus belles scènes d’amour de l’année), lors de cette étreinte fiévreuse sur le toit d’un immeuble, au milieu du froid glacial.
Le personnage de Michelle revêt un rôle autant symbolique que dramatique au sein du récit. Cette position qu’elle occupe dans l’immeuble d’en face incarne un futur à la fois proche et inaccessible aux yeux de Leonard, loin de la cage dorée qu’est la demeure de ses parents. C’est le trouble et les atermoiements de Gwyneth Paltrow qui semblent réduire cet espoir à l’état de chimère ainsi que l’inégalité de leur relation, l’un n’apportant bienfait à l’autre que par ce qu’il représente (une ouverture, respiration pour Joachin Phoenix), et par le manque qu’il comble (une chaleur et une présence pour Paltrow ). En dépit de la sincérité de leurs sentiments, les deux héros ne font donc que se croiser, fuyant ou courant après quelqu’un (ou quelque chose), avant le terrible renoncement final. Cette nouvelle veine de Gray trouve son plus bel aboutissement dans l'habile association de la tragédie, propre à la filmographie du cinéaste, à un prosaïque récit d’amour non réciproque, la délicate alchimie offrant ce qu'un récit intime peut posséder de plus intemporel dans son déroulement.
Gray retrouve ici son directeur photo de La Nuit Nous appartient, Joachin Baca- Asay, mais leur association s’adapte au ton plus feutré de ce film. Ayant atteint le summum de l’emphase sur son film précédent, Gray se montre plus subtil ici, en focalisant essentiellement sa mise en scène sur l’interprétation de ses acteurs (le travail en amont avec Joachin Phoenix aurait été particulièrement intense), et leurs interactions. Loin d’être une régression, cette option fait naître l’émotion par la transfiguration de l’anodin, que ce soit un geste, un regard, toujours saisi avec justesse et humanité par Gray, qui rend belle la banalité de l'amour naissant. Le plus bel exemple de cette évolution serait l’échange sans paroles et lourd de sens des «two lovers» à travers leurs fenêtres, quelques instants après leur scène d’amour.
En bouleversant ses habitudes, Gray apporte un nouvel élan à son cinéma, qui gagne en chaleur et effectue en quelques sorte le parcours inverse d’un Paul Thomas Anderson perdu dans les méandres du grand récit mythologique. Gray s’ouvre, lui, à de nouvelles perspectives, et la suite de sa carrière s’annonce plus passionnante encore.
Denver
04 11 2008 - 23:57
Revu ce soir, en fait c'est le film de l'année, et un des plus beaux depuis longtemps.
6/6 cash.
(et James et Gwyneth
)
profondo rosso
05 11 2008 - 00:00
CITATION(Denver @ 04 11 2008 - 23:57)

Revu ce soir, en fait c'est le film de l'année, et un des plus beaux depuis longtemps.
Clair vivement la sortie salle hâte de le revoir aussi surtout que depuis
la scène sur le toit et tout ce qui suit me hante grave
Denver
05 11 2008 - 00:12
Ouais, c'est dingue à quel point cette scène est forte et fout des frissons, c'est rare.
Mais en fait tout le film et comme ça, et connaître l'issu rend la revoyure super intéressante.
DreamProphet
05 11 2008 - 00:15
La date de sortie a bien été avancée au 11 novembre ? Non, parce que je sais pas si je pourrais encore attendre une semaine après avoir lu vos avis... Par Crom, c'est bon d'être romantique !
profondo rosso
05 11 2008 - 00:17
ça a toujours l'air d'être pour le 19 bonne attente

edit : denver
même la première fois on se doute un peu de la fin mais Gray arrive à rendre ça tellement intense qu'on a envie d'y croire jusqu'au bout de toute façon on en avait déjà parlé
DreamProphet
05 11 2008 - 00:20
Merci
Entre celui-ci et le Baz Lurhmann, on peut dire que tu sais faire monter la pression. Mon petit coeur sensible de bourrin romantique n'y résistera pas ! Déjà que "Reviens-moi" m'a porté un sacré coup...
Starsky
05 11 2008 - 00:26
Voila sans doute le film que j'attends le plus pour cette fin d'année. Mais effectivement, quelle affiche horrible (du niveau de celle française de We own the night, là où l'émaricaine était tt simplement sublime)
profondo rosso
05 11 2008 - 00:29
CITATION(Starsky @ 05 11 2008 - 00:26)

Voila sans doute le film que j'attends le plus pour cette fin d'année. Mais effectivement, quelle affiche horrible (du niveau de celle française de We own the night, là où l'émaricaine était tt simplement sublime)
ah oui effectivement j'avais pas encore vue l'affiche ricaine carrément plus dans le ton

c'était si dur de reprendre la même ?

Je vais rechercher une toph de Kidman pour aider Dreamprophet à attendre sur un autre topic
Batman Begins
05 11 2008 - 00:34
Y'a l'affiche cannoise qu'est sumpa aussi :

(le film sort dans 2 semaines et denver l'a déjà vu 2 fois : ce type est cinglé)
(et chanceux)
Mr.Movie
05 11 2008 - 00:36
Ca va être génial, puisque Gray est un génie (y'a qu'a voir
Little Odessa et
We own the night).
Denver
05 11 2008 - 01:16
Putain l'affiche américaine est mortelle !
(moi aussi je t'aime BB, t'as qu'à avoir des relations.
)
goldfrapp
05 11 2008 - 12:32
Fucking awsome!
Two Lovers c' est juste le meilleur film de Gray (avec Little Odessa).
Cetta facon de filmer les apparts new-yorkais, cette fragilité à fleur de peau, et cette douce tristesse infinie de voir l' amour comme une maladie incurable qui tue le perso à petit feu...
C' est léger, c' est grave, c' est un grand film caché dans un petit film, c' est bouleversant et il n'y a pas une seul longueur (c' est assez court).
Et que dire de la mise en scéne, cette science du cadrage et cette photo à tomber.
Putain apres un Bond tout pourrie et un Mesrine bien terne tomber coups sur coups sur le nouveau Coen (quel film!) et le nouveau Gray aux sommets de leur art, bah ca décrasse.
C' est dingue ca, arrivé a faire du cinéma avec un "deux piéces, cuisine", cocorico?/6
Weng Weng
05 11 2008 - 15:03
ça s'annonce super bien ce film
j'avais adoré La Nuit nous appartient, donc je rempilerai pour celui-là. James Gray a un gros potentiel mais quand on se promène sur imdb, on se rend compte que les américains sont pas très fans du bonhomme. Dommage, mais moi en tout cas je le suis, et en plus ce film risquant d'être le dernier de Phoenix, j'espère au bas mot que ce soit au moins la romance ultime.
PS: BB, ton avatar est juste magnifique
dmonteil
05 11 2008 - 16:46
CITATION(Batman Begins @ 05 11 2008 - 00:34)

(le film sort dans 2 semaines et denver l'a déjà vu 2 fois : ce type est cinglé) (et chanceux)
Et accessoirement c'est une pourriture de raclure de nazi.
Et un fasciste de merde. UN FASCISTE DE MERDE!
Ah et ton avatar BB:
Et dire que ça sort le 13 février 2009 en Amérique du Nord... Je suis pas verni sur ce coup là
Batman Begins
05 11 2008 - 20:42
Quand vous aurez fini de vous moquer de mon avatar (bandes de putes

), vous serez peut-être intéresser de savoir que le dernier numéro des
Cahiers du Cinéma propose une interview de James Gray d'une petite dizaine de pages où ce dernier revient sur ses influences, ses acteurs, pleins de trucs prouvant qu'il est un excellent réal' et accessoirement ses projets (dont un film ambitieux sur l'explorateur Percy Harrison Fawcett avec Brad Pitt).
simidor
05 11 2008 - 21:26
Je le trouve excellent ton avatar (d'ailleurs si tu veux on peut switcher). Sinon j'attend ce film de pied ferme (1 des 3 que j'attend en cette fin d'année).
Milkshake
05 11 2008 - 22:48
CITATION(Batman Begins @ 05 11 2008 - 20:42)

Quand vous aurez fini de vous moquer de mon avatar (bandes de putes

), vous serez peut-être intéresser de savoir que le dernier numéro des
Cahiers du Cinéma propose une interview de James Gray d'une petite dizaine de pages où ce dernier revient sur ses influences, ses acteurs, pleins de trucs prouvant qu'il est un excellent réal' et accessoirement ses projets (dont un film ambitieux sur l'explorateur Percy Harrison Fawcett avec Brad Pitt).
Depuis quand James Gray doit réaliser Lost City Of Z

(le projet sur Percy Harrison Fawcett avec et financé par Brad Pitt) ça serait fort intéressant (Gray ne serait pas au scénario ça m'étonne) et c'est quoi ses autres projets ?
Batman Begins
06 11 2008 - 00:44
Gray vient de commencer à écrire le scénario, qu'il écrit
pour Brad Pitt et qu'il devrait réaliser dans un an environ (selon lui, s'il y arrive); le fait que le projet est d'abord été annoncé par la presse comme étant un truc made in Brad Pitt signifie sans doute que ce dernier a acheté les droits du bouquin pour mettre le projet à l'abri. (edit :
c'est d'ailleurs ainsi que l'a présenté allociné).
Il fait aussi mention d'un livre appelé
Let There Be Light, narrant "l'histoire d'un aveugle, un grand résistant", que Scorsese essaye de réaliser depuis 12 ans et que Gray essayerait donc de porter à l'écran (avec Scorsese comme producteur). Il précise aussi que le film serait tourné en français (?) mais pour être honnête je ne trouve aucune info sur un tel bouquin sur le net donc bref
Milkshake
06 11 2008 - 21:10
Merci pour les info, c'est bon à savoir tout ça.
Batman Begins
19 11 2008 - 19:21
SPOILERS
Il est effectivement difficile de ne pas penser aux Nuits Blanches de Dostoïevski et ses deux personnages perdus vivant une romance dépressive mais la grande qualité de James Gray est sans doute d'y avoir rajouté le personnage de Sandra (Vinessa Shaw, je t'aime) pour finir son film sur une note encore plus terrible que la nouvelle dont il s'inspire.
J'aurai sans doute du mal à en parler véritablement tant je me sens proche du personnage de Leonard et de son "trouble bipolaire", mais soulignons quand même la parfaite performance de Joaquin Phoenix, avec sa démarche lourde et son regard toujours triste, sa manière de sourire et de se dérober du monde qu'il l'entoure; son interprétation permet vraiment de rendre crédible son personnage et donne à la dernière scène une douleur incroyable.
Plus que le choix entre deux femmes, Leonard rencontre le choix entre deux modes de vies : une toute tracée avec sa famille, son travail, cette fille qu'il ne peut pas vraiment aimer et l'autre, le fantasme hitchcockien de la blonde inaccessible mais lui permettant de s'échapper de lui-même et d'être heureux.
Et c'est ainsi que se mêleront ces moments d'émotions, magnifiques mais terribles (Leonard gravant "i love you" sur le bras de Michelle alors que celle-çi s'est déjà endormie) et inexorablement mèneront aux tristes relations qu'entretiennent tous ces personnages cherchant un bout de bonheur. C'est déchirant, tout simplement.
James Gray prouve une fois de plus ses talents d'esthète, il faut voir ces subtiles ralentis, figeant certaines actions comme si elles sortaient d'un rêve, ou cette sublime photographie plongeant les personnages dans une sorte de nuit permanente d'où seules ressortent les ombres et les regards où l'amour ne peut émerger.
Plus qu'une tragédie, c'est une tragédie désespérée où l'ultime plan apparaît comme d'une cruauté monstrueuse de la part de Gray à l'encontre de son personnage principal, seul être du film à retomber dans sa vie cauchemardesque (il dit plus tôt se "sentir mort") et surtout à savoir qu'il n'en sortira jamais.
J'y retourne/6
Anakinfett
19 11 2008 - 19:29
SPOILERS
Sur le final, j'aurai plutot pensé qu'il se rendait compte qu'il s'était aveuglé, qu'il n'avait pas vu qu'une femme l'aimait vraiment et il est prêt à lui rendre cela.
Au sinon, il serait suicidé
Batman Begins
19 11 2008 - 20:14
SPOILERS
C'est un point de vue, mais je serais enclin à penser qu'au contraire il se réfugie chez lui et donc avec Sandra parce qu'il perd tout espoir et se résigne à ne jamais être heureux.
Un suicide aurait presque été un "happy end" : il perd Michelle mais se permet au moins de refuser la vie avec Sandra. Il aurait été "libéré" de toute cette vie qu'il déteste, il me semble que la fin choisi par James Gray est bien plus terrible pour son personnage.
Anakinfett
19 11 2008 - 20:55
Mais ce serait vachement brutal et cruel pour la femme qui l'aime "i want to take care of you", le personnage est certe "fou" mais pas cruel
Batman Begins
19 11 2008 - 21:12
SPOILERS
Mais la femme qu'il aime vient justement de lui briser le cœur et a détruit ses rêves par la même occasion, ce qu'elle peut ressentir c'est plus trop son problème AMHA.
Concernant le "I want to care of you" et toute la scène sur les toits, il est intéressant de remarquer que sa déclaration est très proche que celle que lui fit plus tôt Sandra au restaurant, comme si sa relation avec cette dernière ne faisait office que de "répétition" pour être avec Michelle; y'a qu'à voir l'aspect totalement absent qu'il arbore quand il est avec Sandra, il ne pense qu'à Michelle en permanence (il l'aime quoi).
Et c'est aussi pour ça que je trouve la fin terrible : il finit avec la fille pour qui il ne ressent rien, il restera donc éternellement malheureux.
(comment il tue ce film quand même)
DreamProphet
19 11 2008 - 21:28
CITATION(Batman Begins @ 19 11 2008 - 21:12)

(comment il tue ce film quand même)
Oui !
J'en sors tout juste, et j'avoue avoir un peu de mal à m'en remettre. Des acteurs absolument parfaits (et Vinessa Shaw est prodigieusement

) et un sens de la composition des cadres touchant au sublime. Encore plus que dans ses (excellents) polars, Gray semble ici toucher du doigt ce malaise, cette sensation déchirante de ne pas avoir le choix (quel qu'il soit), de ne pas être libre... Une histoire d'amours, tout simplement...
simidor
19 11 2008 - 21:59
C'est vraiment un très beau film/6.
profondo rosso
19 11 2008 - 22:05
Bon ben ça fait plaisir tout ces avis dithyrambique revu aujourd'hui aussi, toujours aussi fort même en connaissant l'issue et décidément la scène d'amour sur le toit est juste incroyable d'intensité...
DreamProphet
19 11 2008 - 22:12
CITATION(profondo rosso @ 19 11 2008 - 22:05)

Bon ben ça fait plaisir tout ces avis dithyrambique revu aujourd'hui aussi, toujours aussi fort même en connaissant l'issue et décidément la scène d'amour sur le toit est juste incroyable d'intensité...
C'est vrai. Par contre, elle m'a semblé incroyablement courte, puisque sans éllipse, à croire que l'intensité et le désir a pu couper tout moyens à Leonard...
M'enfin, je chipote là...
profondo rosso
19 11 2008 - 22:14
CITATION(DreamProphet @ 19 11 2008 - 22:12)

CITATION(profondo rosso @ 19 11 2008 - 22:05)

Bon ben ça fait plaisir tout ces avis dithyrambique revu aujourd'hui aussi, toujours aussi fort même en connaissant l'issue et décidément la scène d'amour sur le toit est juste incroyable d'intensité...
C'est vrai. Par contre, elle m'a semblé incroyablement courte, puisque sans éllipse, à croire que l'intensité et le désir a pu couper tout moyens à Leonard...
M'enfin, je chipote là...
Et le froid aussi ça calme bien
kitano
20 11 2008 - 00:10
C'est marrant je m'aperçois que bien qu'ayant adoré le film comme prof on a pas vécu le film tout à fait de la même façon...
CITATION(profondo rosso)
"Two Lovers renouvelle miraculeusement les thématiques du cinéaste"
Pas vraiment.
CITATION(profondo rosso)
"le cœur du spectateur penche immédiatement pour Paltrow"
Pas moi.
CITATION(profondo rosso)
"donne naissance au moment le plus intense du film (ainsi qu'à une des plus belles scènes d’amour de l’année), lors de cette étreinte fiévreuse sur le toit d’un immeuble, au milieu du froid glacial"
Ah ben non pour moi c'est sa première fois avec l'autre, avec le sublime passage qui commence devant les photos.
Comme quoi on aurait pas tous fait le même choix.
SPOILERTwo womensLa brune ou la blonde, qui choisir ? éternelle question au coeur du cinéma de Lynch ou d'hitchcock elle se fond ici dans le schémas Grayien.
Sur un ton plus léger (quoique) que ses précédents films il ancre toujours son histoire autour de la famille, une famille pesante, sorte d'aimant qui nous aimante vers une trajectoire prédestinée auquel on ne peut échapper.
J'aime beaucoup la fin que l'on peut trouver triste ou "heureuse" (c'est la même fin que we own the night) suivant la sensibilité de chacun, suivant si on privilégie la raison ou la passion. Moi j'étais partagé car si l'on est triste pour lui je ne vois pas comment résister à Vinessa Shaw, merde une fille qui est fan de la mélodie du bonheur quoi, qu'es ce qu'il te faut de plus ?
Comme toujours chez Gray les acteurs sont parfaitement dirigés et tous mis en valeur (magnifique le regard d'Isabella Rosselini quand elle le regarde partir), la mise en scène est superbe, la scène où il se retrouve comme un con sur la piste de danse soudainement seul au milieu de tous, ça m'a rappelé des trucs. Ce qui fait que ce genre de films fonctionne je pense c'est quand il touche à des questions presque universelles comme "pourquoi es-ce que l'on désire toujours ce que l'on ne peut pas avoir ?" ou " pourquoi quand la fille à priori parfaite sonne à ta porte es-ce que tu regardes ta voisine par la fenêtre ?"
Je savais pas trop ce que ça allait donner de voir Gray faire un film sans les armes et la violence, ben je crois qu'au final ça change pas grand chose, je ressors du film avec la même sensation d'avoir assisté à quelque chose de grand.
Oui le destin a encore gagné mais qu'es ce que c'était beau.

6/6
profondo rosso
20 11 2008 - 01:31
CITATION(kitano @ 20 11 2008 - 00:10)

C'est marrant je m'aperçois que bien qu'ayant adoré le film comme prof on a pas vécu le film tout à fait de la même façon...
CITATION(profondo rosso)
"Two Lovers renouvelle miraculeusement les thématiques du cinéaste"
Pas vraiment.
CITATION(profondo rosso)
"le cœur du spectateur penche immédiatement pour Paltrow"
Pas moi.
CITATION(profondo rosso)
"donne naissance au moment le plus intense du film (ainsi qu'à une des plus belles scènes d’amour de l’année), lors de cette étreinte fiévreuse sur le toit d’un immeuble, au milieu du froid glacial"
Ah ben non pour moi c'est sa première fois avec l'autre, avec le sublime passage qui commence devant les photos.
Comme quoi on aurait pas tous fait le même choix.
Plein de spoilers !
Je préfère les blondes

Sinon plus sérieusement il y a d'un côté effectivement la personnalité du spectateur qui joue et c'est clair que je serais plus enclin à me faire mener en bateau comme Joachin Phoenix par le personnage un peu paumé et attachant de Gwyneth Paltrow. Mais il y a aussi la place qu'occuppe le personnage de Vinessa Shaw qui malgré sa sincérité et la stabilité qu'elle peu représenter pour Leonard (au contraire de Paltrow) est synonyme d'enfermement à tout point de vue, c'est la fiancée rêvée pour les affaires des parents (même s'ils n'insistent pas là dessus) et comme le soulignent le dialogue sur la fin entre Leonard et Michael Cohen menerait le héros à enterrer ses rêves et son envie d'ailleurs dans une existence morne au sein du pressing familial. C'est un tout, même si le personnage de Vinessa Shaw est montrée sous un jour attachant par Gray, le côté plus fantasque de Paltrow est davantage une figure d'ouverture, d'aventure pour le Leonard. Après c'est vrai que leurs scène d'amour est remarquablement amenée, tout en tendresse et en pudeur mais pour moi elle n'a pas le caractère fulgurant et intense de celle sur les toits où on ressent l'amour fou et la passion comme rarement. D'ailleurs la scène avec Vinessa Shaw me semble aussi pas mal un moyen d'évacuer la déconvenue du moment précédent dans la boite de nuit. En fait tu préfère les gentilles filles rangées
kitano
20 11 2008 - 01:50
CITATION(profondo rosso @ 20 11 2008 - 01:31)

En fait tu préfère les gentilles filles rangées

Surtout je préfère les filles qui ont du goût, et qui n'ont pas de problèmes avec la lecture.
Mais pour le film je me dis qu'il y a peut être moyen de morceler le "pack" et de tout plaquer une fois la demoiselle épousé, après tout elle c'est pas un choix qu'on lui a imposée donc elle devrait le suivre n'importe où logiquement.
simidor
20 11 2008 - 13:35
Je préfère aussi nettement le perso de Vinessa. Gwynneth c'est la chieuse intégrale dans toute sa splendeur. Et puis elle est moins mignonne.
(Elle a pris un sacré coup de vieux Isabella).
DreamProphet
20 11 2008 - 23:08
Une deuxième vision (bientôt une troisième ?) aura été nécessaire, mais bon, voici ma
critique.
Quel beau film quand même...
profondo rosso
20 11 2008 - 23:22
CITATION(DreamProphet @ 20 11 2008 - 23:08)

Quel beau film quand même...

Tiens d'ailleurs un petit moment qui m'avais pas plus interpellé que ça la 1ere fois et carrément bien scotché la 2e quand
Leonard écrit "I love you" sur le bras de Gwyneth Paltrow pour qu'elle s'endorme, Gray arrive à conférer une belle grâce à cet instant là encore, pour moi les plus belles scènes sont vraiment entre Paltrow et Phoenix pour moi.
Jesus Gris
21 11 2008 - 09:39
Vu.
C'est un chef-d'oeuvre.
Voilà.
Tigelz
21 11 2008 - 10:58
Two lovers est un beau film, très réussit, quoi qu'imparfait, pourtant je ne suis jamais parvenu à me sentir impliqué, ni à m'intéresser à cette histoire un peu gonflante. Quelques touches d'humour et une véritable tendresse (la scène finale surtout) surnagent à mes yeux. Je préfère quand Gray verse dans le polar.
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